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Correspondance des routes croisées, Nicolas Bouvier, Thierry Vernet -le C.D (extraits) (Éditions Zoé 2011)

La version sonore de la correspondance Nicolas Bouvier, Thierry Vernet

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Écrivains voyageurs : Ces vagabonds qui disent le monde de Laurent Maréchaux (Arthaud-2011)


Voyageurs, ils devinrent écrivains... Écrivains, ils se firent voyageurs, Les uns - Loti, Conrad, Segalen ou Bouvier - partent au bout du monde pour courir après les rêves nés de leurs lectures d'enfance ; les autres - Kipling, London, Kessel, Cendrars, Kerouac, ou Chatwin - prennent la route pour nourrir leurs pages blanches. Les arpenteurs d'océans - Slocum, Kavvadias ou Moitessier -, de déserts - Thesiger - et de cimes enneigées - Alexandra David-Neel - font leurs les propos de Stevenson : « Je ne voyage pas pour aller quelque part, mais pour voyager. Je voyage pour le plaisir du voyage. » Quant aux plumitifs en herbe - Cendrars, Simenon ou Gary -, ils proclament, à l'instar de Kerouac : « Écrire est mon boulot... Alors il faut que je bouge ! » .
Les bourlingueurs finissent, pour combler leurs poches vides, par coucher sur le papier le récit de leur périple ; les romanciers, en devenir, commencent par écrire, puis, quand l'imagination leur fait défaut, partent se confronter au monde pour s'en inspirer. Curieux infatigables, la plupart notent les épreuves qu'ils endurent, les rencontres qui les bouleversent et les belles histoires glanées ici ou là. Le voyage les transforme, ils décrivent leur métamorphose, cet autre qui naît en eux. De retour, ces vagabonds retracent, souvent en les magnifiant, les aventures qu'ils ont vécues.
Tous - sans se préoccuper de savoir s'ils sont voyageurs avant d'être écrivains, ou l'inverse - entendent dire le monde, transmettre leur passion pour la littérature d'aventure, et inciter leurs lecteurs à boucler leur sac pour emprunter leurs pas.
Deux regrets cependant dans ce magnifique ouvrage.
D'abord un oubli étonnant, celui d'Ella Maillart.
Ensuite Laurent Maréchaux, dans un dernier chapitre, en guise de conclusion: "Être écrivain voyageur au XXIème siècle", semble estimer que, de nos jours, les écrivains voyageurs seraient en voie d'extinction.
Si Laurent Maréchaux cite tout de même Colin Thubron et Kenneth White pour les étrangers et Michel Le Bris, Jean Rolin et Sylvain Tesson pour les français, il en oublie un grand nombre.
Ceux-ci occupent une place de choix, dans notre librairie à savoir: Paul Theroux, Lieve Joris, Naipaul et Tarquin Hall pour les étrangers, et en France, Olivier Germain-Thomas, Christian Garcin, Olivier Rolin, Patrick Deville et Jean-Luc Coatalem qui offrent tous, à ceux qui fréquentent encore notre librairie, de grands plaisirs de lectures et d'évasion.

D’abord, il a rêvé d’être torero. Finalement, il est devenu apprenti révolutionnaire, puis forestier dans le grand nord américain, compagnon de route des moudjahidins afghans, et, écrivain baroudeur.
Né en 1952 à Nogent-sur-Marne, Laurent Maréchaux, diplômé de Sciences-Po Paris, est écrivain.
Il parcourt le monde et les océans en quête de rencontres insolites et d’inspiration, arpentant ceux-ci d’Est en Ouest, passant par le Cap Horn, les côtes africaines et les montagnes d’Orient. Après s’être initié aux affaires et avoir fréquenté le monde de la publicité, il décide de se consacrer à l’écriture et au voyage.
En 2005, il publie son premier roman, Les sept peurs (Le Dilettante), un récit largement autobiographique, dans lequel le narrateur, Babour, se remémore son passé et ses années "torero", "militantes", "spaghetti", "Appalaches", "moudjahidin", "fric", "Horn".
Son second ouvrage, Le fils du dragon, paraît en 2006. Très remarqué par la critique, ce roman d’aventure et de mer, où la route d’Arthur Rimbaud croise celle de Joseph Conrad, reçoit le Prix Écume de Mer, décerné par la Fédération Nationale du Mérite Maritime et de la Médaille d'Honneur des Marins.
Bijoux de familles (Le Dilettante) est publié en 2008 ; l’auteur y retrace, à partir de 1907, la saga d’une famille d’émigrés russes blancs à travers le globe et l’histoire tumultueuse du XXe siècle (révolution russe, première guerre mondiale, résistance dès 1940, puis déportation, guerres d’Indochine et d’Algérie, conflit afghan). Une fresque désabusée et joyeuse qui mélange exploits héroïques et affres sexuelles et s’attarde sur la part d'ombre qui ne cesse de hanter, génération après génération, les descendants Ivanov.
Sa fascination pour les hors la loi et les chemins de traverse l’amène à s’intéresser aux "assoiffés de liberté". Dans un livre illustré publié chez Arthaud, intitulé Hors la loi - Anarchistes, illégalistes, as de la gâchette....ils ont choisi la liberté, il dresse à travers 42 biographies de rebelles connus et méconnus - au rang desquels figurent Villon, Mandrin, Olivier Misson - le pirate philosophe -, Calamity Jane, Butch Cassidy, Rimbaud, Henri de Monfreid, Marius Jacob, Phoolan Devi ou Bonnie and Clyde -, une fresque historique, du VIIéme siécle à nos jours, des "Robins des bois au grand cœur". L’auteur rend hommage à ces personnages de la lumière et de l’ombre qui ont enfiévré son imaginaire.
Écrivain-voyageur adepte du récit narratif, Laurent Maréchaux contribue régulièrement à différentes revues (le Journal des lointains, Impur ou XXI)
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Le masque de l'Afrique de V.S. Naipaul (Grasset-2011)

Le nouveau livre du Prix Nobel de littérature....

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Dans les roues de Jack Kerouac, portrait d'une Amérique nomade de Matthieu Paley et Christophe Cousin (Éditions de La Martinière-2011)


Christophe Cousin - écrivain-voyageur-réalisateur - et Matthieu Paley - photographe - sont repartis sur les traces et dans les roues de Jack Kerouac, pour une traversée d'Est en Ouest, de New York à San Francisco, avec Sur la route entre les mains et l'Amérique sous le plancher de leur voiture.
Afin de rendre hommage comme il se devrait aux héros assoiffés de liberté de la "beat generation", ils se sont laissé guider par le bitume et leurs désirs de rencontres en laissant résonner les mots de Jack Kérouac sur les paysages du présent. L'appareil photo par la fenêtre, la plume réservée à l'urgence de l'instant, et surtout leur rêve en bandoulière d'atteindre la Côte ouest à toute blinde, ils ont accompagné les vagabonds du rail, les moissonneurs des Grandes Plaines, les cow-boys itinérants du Nevada, les bergers navajos, les utopistes et autres furieux de la vie.
Au compteur, plus de 8.000 kilomètres d'aventures au coeur de l'Amérique nomade d'aujourd'hui.

Écrivain-voyageur et réalisateur, Christophe Cousin a décidé de consacrer sa vie à l’aventure, à l’écriture, à l’image et aux voyages.
À la recherche de sa propre géographie, le mystère des contrées lointaines est son terrain de jeu, les modes de transport lent son moyen, la diversité et la richesse de la nature humaine la source de son témoignage. Il revendique la subjectivité du regard du voyageur tant à l’écrit qu’à l’image. Se plaçant à hauteur d’homme. S’intéressant à ceux qui vivent du côté le moins éclairé du monde.
De 2003 à 2005, il réalise un tour de la Terre en vélo de plus de 30.000 km, véritable voyage initiatique à l’issue duquel il est remarqué par les Editions Arthaud chez qui il publie Le bonheur au bout du guidon.
De 2005 à 2007, il arpente la planète de la Lituanie à Madagascar, du Danemark à l’Inde, aux Etats-Unis sur les traces de Kerouac, en quête de sociétés utopiques, à la rencontre de ceux qui désirent semer les promesses d’un monde meilleur. En 2007, il écrit pour VSD une série de reportages sur les communautés américaines et pour son éditeur Arthaud, le récit de son voyage qu’il consigne dans Sur la route des Utopies.
Christophe Cousin vit entre Paris, son Gâtinais natal et le bout du monde. Depuis 2007, il produit la série de documentaires “Nomades Land” (13 x 52mn) dans le cadre des « Nouveaux Explorateurs » diffusés sur Canal+. Il s’intéresse aux rapports des hommes à l’espace et au nomadisme. Il fait route avec ceux qui vivent en plein nulle part, qu’ils soient Touaregs à leur caravane de sel, Evenks éleveurs de rennes en Yakoutie, bushmen chasseurs de chameaux dans l’outback australien ou missionnaires salésiens sur le Rio Negro.
L’aventure, qu’elle soit au coin de la route ou au bout du chemin est sa quête.

Basé à Hong Kong depuis 8 ans, Matthieu Paley est un jeune photographe qui sillonne l’Asie pour les plus grands magazines : National Geographic, Géo, Geographical Magazine, Discovery, Outside et Vanity Fair. Il a également publié un livre aux Éditions du Chêne sur la Sibérie, Serko, en 2006.
Après 3 années d’école de photographie à New York, il part vivre 4 ans avec sa femme dans le nord du Pakistan puis dans les régions montagneuses d’Asie centrale (Hindukush, Karakorum, Pamir). En explorant une ancienne branche de la route de la soie, il a suivi la caravane de yacks d’une communauté kirghize isolée dans le corridor afghan du Wakhan, ce qui l’a mené dans des contrées inexplorées du Pamir.
Il a participé à de nombreux festivals de photographies dont : Visa pour L’image à Perpignan, le Grand Bivouac d’Albertville, le Vancouver Mountain Festival au Canada.
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La Vie est un chemin qui a du cœur de Jéromine Pasteur, Entretien avec Gilles Vanderpooten (L'Aube-2011)

Une aventurière et exploratrice hors du commun....

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Lettre ouverte aux lecteurs, aux clients potentiels, à ceux qui ne passent que devant la librairie et à ceux qui pensent que nouvelles technologies riment avec progrès.

Les temps sont durs pour la librairie.
L’étude réalisée pour le Syndicat de la librairie française et le Ministère de la culture et de la communication – dont les conclusions ont été présentées lors des Rencontres nationales de la librairie à Lyon en mai dernier, souligne une accélération du déclin économique depuis 2009, des librairies indépendantes.
Il l’explique par l’essor des librairies en ligne, la puissance d’attraction de la grande distribution et le développement du commerce sous enseigne. Le livre numérique encore balbutiant risque fort de constituer dans un futur proche une menace supplémentaire.
Moins 5,4% de chiffre d’affaires entre 2003 et 2010 avec un net décrochage au cours des deux derniers exercices (-2,5% en 2009 et -3,0% en 2010). Et 2011 devrait être dans cette tendance.
- La poussée d’Internet : les web-librairies captent des revenus qui échappent très largement aux détaillants traditionnels du livre. Le canal Internet s’est ainsi accaparé plus de 11% du marché en 2010.
- La migration vers les temples de consommation : la grande distribution est l’autre vainqueur de la restructuration du commerce de livre. À eux deux, les hypermarchés et les grandes surfaces culturelles (GSC) ont gagné plus de 7 points de parts de marché entre 2000 et 2010. L’évolution des modes de consommation et le besoin croissant des clients de se retrouver face à des offres de distribution standardisées favorisent en effet le transfert des ventes de livres vers les zones commerciales et les lieux de transit (gares, aéroports, etc.) ;
-L’émergence tardive du livre numérique : encore insignifiant en 2008, il représente désormais plus de 1% du chiffre d’affaires des éditeurs. De par son caractère dématérialisé, il pourrait constituer une menace à moyen terme pour le secteur, à l’image de l’impact qu’a pu avoir le téléchargement de musique sur les ventes de disques.
Dans ce contexte, gérer l’absence de croissance devient très difficile pour les librairies. Car les dépenses d’exploitation augmentent naturellement à un rythme de 2 à 3% par an, sans que les dirigeants aient de marges de manoeuvre pour en inverser la tendance. Le poids des charges externes dans le chiffre d’affaires des librairies s’est ainsi accru de plus de 2 points entre 2003 et 2010, conséquence de la hausse chronique des loyers commerciaux en centre-ville et de l’envolée des coûts de transport. Côté frais de personnel, le constat est identique.
Le taux du bénéfice brut d'exploitation de la profession a ainsi été divisé par 3 en l’espace de 7 ans, atteignant le seuil critique de 1,1% en 2010. Idem pour le résultat net qui s’est établi à 0,3% en 2010. De piètres performances qui font aujourd’hui de la vente de livres en magasins spécialisés un des secteurs les moins rentables du commerce de détail.
Conséquence, dans les plus petites structures, la situation est devenue critique au point que c’est la rémunération des dirigeants qui fait fréquemment figure de variable d’ajustement pour équilibrer les comptes. Autrement dit, le travail de certains libraires n'est plus rémunéré.
Dès lors, il faut s’attendre à une accélération de l’érosion du tissu de librairies où comme en Grande-Bretagne, 50% des librairies indépendantes ont disparu ces cinq dernières années.
Car si la politique du prix unique du livre a longtemps permis de maintenir un parc dense de boutiques dans l’Hexagone, l’effondrement récent de leurs performances financières devrait faire de nombreuses victimes :
- Réduction de la taille des magasins et des effectifs,
- Non renouvellement des baux commerciaux,
- Départs à la retraite non compensés,
- Défaillances de sociétés.
Pour redresser leur rentabilité et éviter un tel scénario, les plus résistantes devront avant tout compter sur une amélioration de leur marge commerciale. Une équation qui pourrait avant tout passer par l’obtention de meilleures conditions tarifaires auprès des éditeurs et des distributeurs et donc par une nouvelle réflexion sur le partage de la valeur au sein de la filière du livre. Mais à l’heure de l’émergence du livre numérique et du combat contre les géants Google ou Amazon, est-ce une priorité pour les éditeurs de venir au chevet de la librairie ? On en doute.
Seulement voilà, le relèvement du taux de T.V.A de 5,5% à 7%, que vient de décider le gouvernement en y incluant le livre, alors qu'il bénéficiait d'une exception culturelle depuis plus de 10 ans, va encore plus pénaliser la librairie en imposant au libraire de prélever sur sa maigre marge ses 1,5% de différence sur tout le stock acheté avant le 31 Décembre 2011.
Et surtout est-ce une priorité pour les lecteurs que vous êtes, de préserver ce tissu de librairies indépendantes au cœur de vos villes? Car sans vous en rendre compte, vous contribuez largement, par vos nouvelles habitudes d'achat de livres sur Internet et de téléchargement pour vos liseuses, à la disparition des librairies au cœur des villes où vous vivez.
Imaginez un instant une ville sans librairies, sans la diversité culturelle qu'elles proposent!

Alors que faire? Il faudrait déjà commencer par peut-être:
- Cesser d'acheter et souvent commander des ouvrages, chez des libraires en ligne, que vous pourriez, au même prix, obtenir chez votre libraire avec un accueil personnalisé et des conseils de passionnés.
- Venir à nos rencontres littéraires gratuites, où vous pouvez assister à une projection, rencontrer des écrivains formidables (une place de cinéma, de théâtre, de concert sont-elles gratuites?), en sachant que la signature d'ouvrages qui suit ces rencontres est importante pour l'auteur mais surtout primordiale financièrement pour le libraire qui a consacré du temps et de l'argent à la programmation et à l'organisation de celles-ci pour votre plaisir.
- Ne pas tomber dans le piège des opérations commerciales de liseuses numériques, proposées par de grands groupes dont le but n'est pas de défendre le livre dans sa diversité mais de plonger le consommateur dans une course effrénée à l'achat de produits très vite obsolètes donc renouvelables et cela dans le but de réduire les effectifs sur les surfaces de ventes.
- Ne plus acheter dans des lieux, hors des centres-villes, où le livre n'est qu'un alibi culturel.
- Venir flâner dans une librairie (éloge de la marche, convivialité) plutôt que zapper devant votre écran (immobilisme, renfermement sur soi).
- Et surtout continuer à lire tout simplement des livres papier, facile à manipuler, à transporter, à s'échanger, en somme faire un véritable choix de société qui vous engage sur l'avenir.
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Le Grand Partout de William T.Wollmann (Actes Sud-2011)

On the train again....

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