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Pondichéry-Goa de Franck Pavloff (Carnets Nord-2010)

Un carnet de route sur ce pays aux antipodes du guide de voyage.....

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La saison des mangues introuvables de Daniyal Mueenuddin (Buchet-Chastel-2010)

 
Dans les huit histoires pakistanaises entrelacées de La Saison des mangues introuvables, la poussière, la luxure, les doux parfums du jasmin et des mangues côtoient la lutte des classes, la pauvreté et la puanteur de la corruption.
Entre Lahore et Islamabad alors que décline l’ordre féodal du Pakistan à la fin des années soixante-dix, gravitent les multiples personnages d’une véritable comédie humaine autour de K.K Harouni, un vieux et digne propriétaire terrien distant, passif et négligent.
Ce n’est pas tant lui qui inspire de l’empathie à l’auteur que la chronique multicolore des ouvriers, des serviteurs, des contremaîtres et des comptables qui font marcher la ferme, la maison en ville et la maison de vacances, dont les existences sont peu à peu détruites par l’échec des traditions : à vingt-quatre ans, Saleema tombe enceinte d’un domestique bien plus âgé qui l’abandonne dans les rues de Lahore avec son fils, à la mort du vieux Harouni. Un vieux jardinier est emprisonné et torturé par la police parce que l’épouse américaine d’un neveu de KK Harouni le surpaie et installe l’électricité dans sa cabane.
La jeunesse dorée n’est pas oubliée non plus avec la vie dissolue de Lily qui tente de trouver sa place dans un Pakistan postcolonial en train d’imploser, ou encore les tensions entre un riche Pakistanais et sa fiancée américaine à Paris où elle rencontre les parents indopakistanais du garçon.
À la lecture de ces histoires ciselées sur le Pakistan moderne où le bonheur est rare et le destin inévitable, on n’est pas sans penser à Shakespeare, à Tchekhov et aux Gens de Dublin de Joyce ; avec ce même art subtil du détail et cette passion pour la complexité de ses personnages, Mueenuddin fait une entrée fracassante en littérature.

Danyal Mueenuddin est américano-pakistanais. Il a été élevé entre Lahore et Elroy dans le Wisconsin. Diplômé en droit de l’université de Yale, ses histoires ont été remarquées par Salman Rushdie et publiées par les plus grands magazines littéraires américains.
Il partage sa vie entre sa ferme du Pendjab pakistanais où il vit avec son épouse, et l’écriture.

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Planning familial de Karan Mahajan (Picquier-2010)

L'humour à l'indienne....

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Le bureau de mariage de Monsieur Ali de Farahad Zama (J.C.Lattès-2010)

 
Que faire de son temps quand on se lasse de la retraite, surtout si l’on a du bon sens à revendre ? Ouvrir une agence matrimoniale, bien sûr !
Aussi monsieur Ali, originaire de la ravissante ville de Vizag, dans le sud de l’Inde, voit-il son affaire prospérer sous les regards attentifs de son indomptable épouse et d’Aruna, son assistante hors pair, une jeune femme, forcée à abandonner ses études de troisième cycle et à aller travailler à cause de l'effondrement financier de sa famille.
Celle-ci, alors qu'elle travaille dans une agence matrimoniale, ne peut pas se marier en raison des problèmes financiers de ses parents. Elle travaille pour les soutenir et sans son salaire, ils ne pourraient pas s'en sortir. Et sans argent, ils ne peuvent pas payer la dot pour le mariage de leur fille…
Si la plupart de leurs clients s’en retournent satisfaits, des problèmes ne s’en profilent pas moins à l’horizon, tel le terrible secret que cache Aruna. Sans compter que monsieur Ali ne se rend pas toujours compte qu’il peine à appliquer les sages conseils qu’il prodigue à qui veut les entendre.
Les clients qui fréquentent le bureau de M. Ali sont essentiellement pragmatiques: ils cherchent des compagnons ou compagnes en fonction de leurs exigences particulières basées sur la taille, le teint, la caste, le statut économique et religieux, le montant de la dot, l'âge ou la hauteur. Autant de valeurs traditionnelles essentielles à l'harmonie d'un couple en Inde.
Mais lorsque l’amour viendra frapper à la porte d’Aruna, elle se trouvera confrontée à un impossible dilemme…
Une pittoresque ville côtière et une agence matrimoniale moderne offrent une toile de fond idéale à une foison de personnages truculents, dont M. Ali, le chef d'entreprise prudent et nature; Mme Ali, sa femme forte et maternelle; leur fils, militant des grandes causes; Aruna l'assistante à plein temps et les nombreux clients de l'Agence qui offrent une image précise de la société indienne, le tout dans une version à l’orientale d’Orgueil et préjugés, d’où il ressortira que l’amour sincère ne s’avoue jamais vaincu.
Cette comédie tendre et joyeuse sur le mariage et l’amour dans l’Inde d’aujourd’hui nous plonge, à travers cette fresque haute en couleur, dans la modernisation fulgurante de ce pays qui met parfois à mal des principes enracinés de longue date.

Farahad Zama est né à Vizag, sur la côte orientale de l'Inde, en 1966.
Après avoir obtenu une maîtrise en génie électrique de l'Indian Institute of Engineering de Kharagpur, près de Kolkata, il s'installe à Mumbai pour y travailler pour une banque d'investissement. Un mariage arrangé avec une fille native de Vizag suivra. Sa carrière l'amène à New York, Zurich et au Luxembourg et finalement à Londres pour six mois.
Seize ans plus tard, Farahad habite toujours dans le sud de Londres avec sa petite famille.
Le Bureau de mariage pour des gens riches (le véritable titre en anglais) est son premier roman.
Il est ravi de son succès. Son roman a remporté de nombreux prix: Élu livre du mois par le Daily Mail, sélectionné sur la liste restreinte pour le meilleur nouvel auteur de l'année aux British Book Awards, élu meilleur ouvrage de fiction à la Muslim Writers Awards et il a reçu le Prix Melissa Nathan pour la comédie et la romance.
Le livre est actuellement traduit en huit langues. L’auteur vient de finir le deuxième opus des aventures de Monsieur Ali.

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Une bonne épouse indienne d'Anne Cherian(Mercure de France-2010)

 
À la base de la vie de famille en Inde, il y a les mariages arrangés. C’est une des traditions à peu près immuables encore aujourd’hui maintenue par les mères, les grand-mères, les tantes et les belles-mères, très soigneusement à l’insu ou presque des principaux intéressés.
Suneel Sarath, Neel comme il préfère qu'on l'appelle, est né en Inde. Il a beau avoir étudié aux Etats-Unis et être devenu un brillant anesthésiste dans le plus grand hôpital de San Francisco, il n’y échappera pas — malgré son passeport américain et sa pétulante maîtresse californienne.
Au cours d’un bref voyage en Inde - il retourne à la maison familiale située dans un village rural quand il apprend que son grand-père est gravement malade - le piège se referme sur lui à l'instigation de ses parents et le voilà marié à Leila, une professeur de littérature anglaise, qu’il n’a vu qu’une fois.
Leila est une vieille fille par rapport aux normes du village et elle est heureuse d'avoir enfin un nouveau mari. Certes, elle est belle, douce, cultivée, intelligente— bien plus qu’il ne l’imagine — mais il n’en veut pas.
Obligé de la ramener avec lui à San Francisco, Neel va lui mener la vie dure, avec comme seule idée de s’en débarrasser alors que Leila s'adapte à l'idée de la formidable aventure que propose son nouveau pays.
Mais — et c’est tout le charme et la puissance de cet excellent roman — Leila va attendre son heure. D’abord apeurée, soumise, perdue dans un univers dont elle ignore les codes, elle va se reprendre, deviner, comprendre, refuser d’accepter — et gagner sur toute la ligne.
Sans bruit, sans drame, sans scènes, elle va peu à peu prouver à son insupportable mari qu’on ne se coupe pas aussi facilement de ses racines et qu’avoir une bonne épouse indienne, c’est sûrement ce qui pouvait lui arriver de mieux. Émotion et humour garantis !

Anne Cherian est née en Inde et a étudié aux universités de Bombay, de Bangalore et, finalement, de Berkeley en Californie. Elle vit aujourd’hui à Los Angeles. Une bonne épouse indienne est son premier roman.

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