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Au cœur de l'Inde, 4 400 kilomètres à pied du Kerala à l’Himalaya d'Amandine et Éric Chapuis (Transboréal-2009)

 

Jeunes mariés, Amandine et Éric Chapuis s’offrent un voyage de noces d’un an, pour vivre pleinement leur engagement sans confort ni artifice.
Pour cela, ils choisissent l’Inde, qu’ils souhaitent traverser pas à pas, du sud au nord. Ils trouvent le sens de leur marche dans les rencontres, le long du chemin. De simples sourires en longues confidences échangées le temps d’un thé, d’un repas ou d’une nuit, ils pénètrent au cœur de l’Inde, dans toute sa diversité.
La route les conduit aussi bien chez le propriétaire d’une vaste exploitation de thé que dans le modeste logis d’ouvriers agricoles, dans un hameau d’intouchables cerné de dunes ou encore à l’abri d’un village où hindous et musulmans vivent en paix malgré les tensions qui agitent les villes voisines.
Il faut huit mois de marche au couple pour traverser les plaines du Tamil Nadu, gravir les Ghâts occidentaux du Kerala et longer la côte du Karnataka jusqu’à Goa. Amandine et Éric Chapuis s’enfoncent ensuite dans les terres du Maharastra, poursuivent dans le Gujarat, puis sur les terres arides du Rajasthan, et retrouvent enfin les rizières du Penjab pour finir par l’ascension de cols à 5 000 mètres d’altitude dans l’Himachal Pradesh. C’est là qu’ils s’arrêtent, de peur que leur aventure humaine se transforme en défi sportif.
Ces 4 400 kilomètres à pied leur ont offert plus de rencontres que leur jeune vie ne leur en avait proposée jusqu’alors. Cette marche leur a permis de mettre des visages derrière une population, souvent présentée d’un seul bloc, pourtant aussi diverse que nombreuse ! Ils ont aussi rencontré une multitude de divinités, observé la ferveur et la sagesse tout comme le scepticisme et la déraison, et, surtout, ils ont développé une foi en la nature humaine.

Né à Puteaux en 1975, Éric Chapuis passe la majeure partie de son enfance et de son adolescence à Antibes, avant de monter à Paris en 1996 pour ses études d’ingénieur dans le domaine de l’environnement, notamment le traitement des eaux. Il s’élance sur une voie toute tracée (ingénieur-travaux pour un groupe de traitement des eaux) mais regrette que ses activités professionnelles lui laissent peu de temps pour rêver et s’ouvrir aux autres.
Son mariage, et peut-être aussi l’envie de quitter un itinéraire balisé, le poussent à s’envoler en voyage de noces avec sa femme Amandine pour l’Inde, afin d’entreprendre une marche de huit mois et 4 400 kilomètres.

Née à Aix-en-Provence en 1980, Amandine Chapuis traverse la France pendant toute son enfance, pour passer les vacances estivales sur la côte nord-finistérienne. Cette migration familiale annuelle suffit à lui donner le goût pour les grands départs, le défilement des paysages et les voyages à contre-courant. Mais ce sont surtout ses études en géographie humaine (à Nanterre puis Paris IV-Sorbonne) qui attisent définitivement sa soif de connaissance et de compréhension.
Un premier voyage en licence, en 2003, lui permet de découvrir le Vietnam. Puis elle étudie durant trois mois les changements consécutifs à la fin de l’apartheid dans la vie des ouvriers et des propriétaires terriens sur trois exploitations viticoles de Stellenbosh, dans la région du Cap en Afrique du Sud. Dans le cadre de son DEA, elle arpente l’année suivante la région népalaise du Khumbu, accessible uniquement à pied : elle étudie l’impact du tourisme sur la population sherpa dans cette région de trekking située au pied de l’Everest.
De ces travaux de terrain, ayant donné lieu à des rapports avec soutenance, naît le désir de concilier voyage et témoignage par le biais de l’écriture et de la photographie. D’où l’envie de se tourner vers le reportage journalistique, tout d’abord en France, en collaborant au magazine Balades, et plus localement encore, en tant que correspondante de presse.
Son mariage avec Éric Chapuis en août 2005 lui offre l’occasion de fouler une nouvelle terre, en couple cette fois. En octobre, le voyage à pied qu’ils entreprennent en Inde les mène, en huit mois et sur 4 400 kilomètres de Kanniyâkumari – le cap Comorin, à la pointe sud du Tamil Nadu – à l’Himachal Pradesh – dans l’Himalaya. Sans l’avoir consciemment recherché, cette « marche de noces » prend finalement des allures de pèlerinage en terre sacrée.

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Balade en Himalaya indien.....

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