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Le Courrier, la courroie, ta bonne lettre de Nicolas Bouvier et Thierry Vernet (Zoé – 2017)


Ce titre énigmatique est tiré d’une lettre écrite par Nicolas Bouvier à Thierry Vernet en Octobre 1954 : « Le courrier, la courroie, ta bonne lettre, trois objets de transmission, de communication, qui assurent le fonctionnement, la bonne marche d’une machine qui, sans eux, serait en panne… »
Depuis l’âge du collège, Nicolas Bouvier (1929-1998) et Thierry Vernet (1927-1993) ont rêvé ensemble d’accords majeurs avec le monde, par le voyage et par la création. L’un devient écrivain, l’autre peintre : en mots et en images, ils diront ce que l’on ne peut connaître qu’une fois.
La Correspondance des routes croisées (Zoé), l’ensemble des lettres que Nicolas Bouvier et Thierry Vernet se sont écrites dès le lycée à Genève jusqu’à la parution de L’Usage du monde en 1964 à Paris, a rencontré un vif succès.
Au cœur de cette correspondance, donc, l'Usage du Monde, son élaboration, sa genèse, le travail d'écriture et de peinture, le tout dans une liberté de conception absolue doublée d'une assurance inébranlable. Cette liberté qui sera sans doute pour beaucoup dans l'accueil enthousiaste que le public fait au récit, de nos jours encore.
De Cologny à Paris, de Kaboul à Colombo, de Tokyo à Genève, leur correspondance est un fil tendu entre deux vies mises en commun. Nourrie de l’expérience de la route, elle exprime aussi la beauté d’une aventure humaine, celle d’une amitié sans réserve.
Cette correspondance, exceptionnellement fournie, qui unit les deux compagnons voyageurs, témoigne de cette relation constante, intense et marquée au sceau d'une fidélité sans faille.
Afin d’en rendre l’accès plus large encore à ceux qui découvrent Nicolas Bouvier et ne souhaitent pas se lancer dans un volume complet de correspondance, les éditions Zoé publie, en poche, les lettres que s’écrivent les deux amis dès que leurs routes se séparent, à Kaboul, jusqu’au moment où ils se retrouvent à Ceylan, c’est-à-dire d’Octobre 1954 à Mars 1955. Dès lors, leurs lettres, qui se font « chronique », « journal » ou « récit », sont destinées à combler un manque, à rétablir le contact, à entretenir la relation.
La descente de l’Inde par Nicolas Bouvier, la découverte de Colombo et Galle par Thierry Vernet qui souhaite rejoindre sa fiancée Floristella Stephanie à Galles pour s’y marier, sont racontés dans le cadre de leur forte amitié et de leur stimulation mutuelle pour l'écriture du côté de Nicolas et l'image pour Thierry Vernet.
Vernet arrive le 26 Octobre 1954 à Colombo, où Floristella débarque le 16 Novembre. Ensemble, ils s’installent à Galle, dans le sud de l’île, logeant d’abord dans la famille de Nandadara, un Ceylanais qu’ils ont rencontré dans la capitale, puis à la Guest House du fort de Galle, au 22, Hospital Street. La date du mariage est fixée au 16 Mars 1955. Bouvier a prévu d’y assister et de rester quelques semaines avec le couple. L’enjeu, pour lui, sera de parvenir à temps à Galle pour être le témoin de la cérémonie. La « descente de l’Inde » se fait haletante….
Thierry et Floristella laisseront Nicolas Bouvier seul à Galle à partir d’Avril 1955.
Le cas des lettres de Ceylan (de mai à octobre 1955), passionnantes lorsqu'elles retracent, à son complice, de quoi sont faites ses journées à Galle, est sans doute le plus intéressant, parce que Bouvier les a utilisées pour l’écriture du Poisson-Scorpion, opérant des réécritures à partir des lignes qu’il avait envoyées à Vernet plus de vingt ans auparavant, et qu’il avait demandé à son correspondant de lui restituer dans ce but.
Les lettres de Bouvier à Vernet ne sont donc pas seulement des traces d’événements vécus, ou des sources de renseignements sur le contexte de production de l’œuvre, mais bien une ressource que l’écrivain a employée pour la composition de son œuvre littéraire, à l’instar de carnets de notes ou d’un véritable journal, dont elles ne sont, stylistiquement, pas si éloignées.
On peut dès lors mesurer l’écart qui sépare un texte appartenant à la sphère intime d’un texte plus strictement littéraire, destiné à la publication.
Cet ouvrage est un aperçu du « Making of » de L’Usage du monde de Nicolas Bouvier, l’oeuvre du XXe siècle choisie pour l’agrégation 2018.
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Norilsk de Caryl Ferey (Guerin – 2017)


Un grand auteur de la Série noire découvre la Russie dans un contexte extrême : une cité minière que l'on dit la plus polluée au monde et à -30°C...
Grand voyageur, Caryl Ferey n'avait pourtant jamais été en Russie. Encore moins en Sibérie. Il n'aime pas le froid. Mais il a dit oui à deux jeunes éditrices.
Et il s'est retrouvé embarqué dans une aventure sans égal : découvrir Norilsk, cité minière, considérée comme la ville la plus polluée du monde, la plus froide, à trois cents kilomètres au-dessus du cercle polaire. Un ancien goulag, fermé aux touristes et aux Russes, accessible uniquement sur autorisation du FSB. Et avec dans son bagage un livre de Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie.
Au retour de ce voyage pas comme les autres, Caryl Ferey livre un récit qui oscille entre l’enquête gonzo et le roman noir au ton très enlevé.
Avec « la Bête », son fidèle compagnon de voyage et incroyable personnage de roman, borgne muni d’un bandeau de pirate, grand buveur d’alcools, s’excitant volontiers dès qu’une femme est dans les parages, et guidés par leur jeune interprète affectueusement rebaptisée Bambi, ils montent sur les toits pour voir l’âcre fumée envahir la ville, écument l’unique bar de la ville, se découvrent de nouveaux amis auprès des mineurs de fond (dont certains se révèlent d’impressionnants artistes photo), recrachent du renne séché et se laissent envahir par l’ambiance émouvante de cette ville où tant d’âmes sacrifiées les entourent intensément.
Norilsk est un livre très drôle, un peu déjanté et franchement caustique. On y retrouve un Caryl Ferey au mieux de sa forme et de son écriture.

Dopé au rock Caryl Ferey se lance à 17 ans dans l’écriture d’une saga "romantico-destroy" : un pavé impubliable, sorte de road-movie à la Mad Max, magnifiant les aventures et les excès de son adolescence bretonne. L’excès est l’un des leitmotiv de sa vie : il en fera l’éloge en 2006 dans un court recueil de textes publié par Gallimard.
Méprisant le "confort bourgeois", avide de mouvement, de rencontres, Caryl Ferey s’embarque sitôt majeur dans un tour du monde qui le conduira en Océanie, sur les traces du grand Brel, autre figure importante de son panthéon personnel.
Il tombe alors amoureux de la Nouvelle-Zélande : le "pays du long nuage blanc" sera dix ans plus tard le décor des deux thrillers au lyrisme brutal et aux dialogues ciselés, Haka (1998, "ressuscité" chez Folio Policier en 2003) et Utu (2004), qui l’imposent dans le milieu du polar français. Loin des clichés édéniques, ces deux romans mettent en scène les durs à cuire Jack Fitzgerald et Paul Osbourne, flics des antipodes, en butte aux relents du passé colonial du pays du "kiwi" et aux violences du libéralisme à tout crin des années 1980.
Après le Prix SNCF du polar français reçu en 2005 pour Utu, Zulu, dont l’action se situe cette fois dans l’Afrique du Sud post-apartheid, lui vaut en 2008 une ribambelle de distinctions : Prix des Lecteurs des Quais du Polar de Lyon, Grand Prix du Roman Noir Français au festival du film policier de Beaune, Prix Nouvel Obs du roman noir, Prix des lectrice du magazine Elle... Une adaptation pour le cinéma est présentée a Cannes en 2013, gros succès.
Caryl Ferey sévit régulièrement sur les ondes : il écrit de nombreuses pièces radiophoniques pour France Culture. En novembre 2008, la station a notamment diffusé en direct sa fiction « Crevasses », une création post-apocalyptique mêlant théâtre, musique, rap et slam, à laquelle ont collaboré la rappeuse Casey et l’écrivain Jean-Bernard Pouy.
Friand d’expérimentations, Caryl Ferey s’est également frotté à Internet, en écrivant le texte de la web-fiction Muti proposé sur le site du Monde lors de la Coupe du Monde de football de 2010 : un véritable roman-feuilleton interactif entrainant l’internaute dans les bas-fonds de Cape Town...
Après Mapuche en 2013, un nouvel opus noir et déjanté sur la communauté indigène Mapuche en France et en Amérique du Sud, il publie une « suite » qui n’est pas une suite mais un prolongement de l’univers sud-américain avec un nouveau polar Condor (Gallimard – 2016), roman engagé entre résistance et poésie, écrit dans une très belle langue, transportant dans une enquête menée à tombeau ouvert dans les grands espaces chiliens…
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Aux sources du Nil, Carnet de voyages en Ouganda et en Éthiopie de Nicolas Jolivot (Elytis – 2017)

Une merveille de carnet de voyage....

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Voyage ordinaire de Christian Garcin, Denis Dailleux, Charles Fréger, Ambroise Tézenas, Jérôme Blin (Le Bec en L’Air – 2017/09) SORTI


Quatre photographes, Charles Fréger, portraitiste des communautés et de leurs signes d'appartenance (Yokainoshima, Actes Sud, 2016) ; Ambroise Tézenas, reconnu pour son travail sur les mutations urbaines et sociétales (Tourisme de la désolation, Actes Sud, 2014) ; Denis Dailleux qui poursuit un travail passionné sur l’Égypte (Mères et fils, Le Bec en l’air, 2015) ; Jérôme Blin, remarqué pour sa série « Les Adolescents » en 2013 et un écrivain, Christian Garcin publié en cette rentrée chez Actes Sud, livrent leur vision du « voyage ordinaire », de New Delhi au Caire.
Chaque jour, partout dans le monde, des voyageurs ordinaires se déplacent à pied, à vélo, à moto, en auto, en métro, en rickshaw… Ils ont inspiré quatre photographes et un écrivain qui interrogent la notion de « voyage ordinaire ».
Charles Fréger poursuit son inventaire des groupes sociaux et religieux en photographiant les rickshaws scolaires de New Delhi.

Ambroise Tézenas trace la route entre Bangalore et Bombay dont il fait émerger l’ordinaire beauté.

Denis Dailleux révèle la banlieue chaotique du Caire avec sa série de « portraits au tuk-tuk ».

Jérôme Blin dessine un Saint-Nazaire nocturne et mystérieux entre docks et lotissements.

Quant à Christian Garcin, avec une nouvelle inédite, il nous transporte dans les rues de Jaipur où il fait d’étranges rencontres…
Un livre de voyage original, qui met en avant les modes de transport quotidiens de différents pays avec 60 photographies en couleurs.


Né en 1975, Charles Fréger est diplômé des beaux-arts de Rouen. Il se consacre à la représentation poétique et anthropologique des groupes sociaux tels que les sportifs, les écoliers, les militaires, etc. Ses travaux proposent une réflexion sur l'image de la jeunesse contemporaine.
Fondateur du réseau Piece of Cake (www.pocproject.com) et de la maison d’édition POC.


Né à Paris en 1972, Ambroise Tézenas est diplômé de l’Ecole d’Arts Appliqués de Vevey (Suisse) en 1994. Basé à Londres puis Paris, il travaille en tant que photojournaliste pour la presse française et internationale, voyageant à de nombreuses reprises en Asie du Sud Est, en Amérique Centrale et Amérique du Sud.
À partir de 2001, il choisit de se consacrer à la photographie de paysage et commence un travail de longue haleine sur la ville de Pékin alors en pleine mutation à la veille des Jeux Olympiques de 2008.
Son livre Pékin, théâtre du peuple, reçoit le Leica European Publishers Award for Photography en 2006 et lui apporte une reconnaissance internationale.
Publié par plusieurs éditeurs européens et traduit en sept langues, ce projet fut exposé à de nombreuses reprises en Europe et en Asie, notamment au Rencontres d’Arles ou au Kunsthal Museum de Rotterdam.
En 2009, il reçoit le Nikon Story Teller Award lors du PDN Photo Annual (USA) pour ses photographies de Cuba, reportage commandé par le New York Times Magazine dont il est un collaborateur régulier depuis 2007.
Finaliste du Prix de l’Académie des Beaux Arts et nominé au Prix Pictet en 2012, le travail d’Ambroise Tézenas fait partie de nombreuses collections privées à travers le monde ainsi que de la collection publique de la Bibliothèque Nationale de France et du Musée Français de la Photographie de Bièvres.
Sa dernière monographie I was here, tourisme de la désolation qui explore l’intérêt croissant pour les lieux de drames à la lueur du monde contemporain, est publié en 2014 en coédition franco-anglaise chez Actes Sud et Dewi Lewis Publishing.
Représenté par la galerie Mélanie Rio, son travail est régulièrement publié dans la presse internationale dont le New York Times ou le New Yorker et apparait dans plusieurs ouvrages collectifs sur le paysage européen.


Denis Dailleux, né en 1958 à Angers, vit au Caire depuis une quinzaine d’années, une ville qui inspire inlassablement son travail photographique. Artiste représenté par l’agence VU’, la galerie Camera Obscura à Paris et la Galerie 127 à Marrakech, il a reçu de nombreux prix nationaux et internationaux (World Press Photo, Prix Hasselblad).
Il est l’auteur remarqué de plusieurs livres sur l’Égypte : Habibi Cairo. Le Caire mon amour (Filigranes, 1997), Le Caire (Le Chêne, 2001), Fils de rois. Portraits d’Égypte (Gallimard, 2008), Impressions d’Égypte (La Martinière, 2011), Égypte. Les Martyrs de la révolution (Le Bec en l’air, 2014), Mères et fils (Le Bec en l’air, 2014), Ghana (Le Bec en l’air, 2016).
Portraitiste confirmé, il travaille la plupart du temps au format 6 x 6, en couleurs ou en noir et blanc.


Né en 1973, Jérôme Blin vit et travaille à Nantes. Issu du monde paysan, il a travaillé quelques années dans le milieu industriel, avant de devenir photographe.
Il est co-fondateur du collectif de photographes bellavieza, qui oeuvre sur Nantes et sa région depuis 2008. Son travail photographique se développe autour de deux univers qui parfois se rencontrent.
Dans le quotidien et l'intimité de la cellule familiale, ses photographies interrogent la notion de filiation et sont des reflets sensibles pour chacun.
Il aime à mettre en scène et valoriser les "héros ordinaires", il parvient à faire émerger de ces personnes au quotidien « quelconque », une poésie et une singularité forte. Après avoir rendu hommage au monde rural, par son regard délicat et sensible, en photographiant ses parents, ses grands-parents et sa famille en général, il a effectué plusieurs séjours en Chine, au Québec, au Togo, au Sahara Occidental, qui furent l'occasion d'autres explorations photographiques.
Depuis peu, il revient travailler en milieu rural ou dans ces zones péri-urbaines, « ces non-zones » aux abords des grandes métropoles, pour y construire des histoires sensibles peuplées de sa propre histoire, des rencontres qu'il y fait. Sa photographie, alors, navigue entre réel et fiction. Le doux parfum de l'ennui ressort de ces adolescents que l'on croise, ses tableaux révèlent une certaine mélancolie, et de certaines images ou suite d'images, se dégage une tension liée aux lieux, aux objets qui construisent le récit.
Sa série Les adolescents a reçu le Prix du jury des Zooms 2013, a été projetée aux Rencontres d'Arles 2014 et a été exposée à au Japon.
Il a intégré le studio Hans Lucas en juin 2015.

Christian Garcin est né en 1959 à Marseille. Son œuvre, publiée essentiellement chez Gallimard, Stock et Verdier, est constituée de romans qui tissent entre eux de subtils liens narratifs, de recueils de nouvelles, de récits de voyage, de poèmes, d’essais ainsi que quelques livres inclassables (lexiques, évocations littéraires ou picturales…).
Au Bec en l’air, il est l’auteur d’un livre de photographies, Le Minimum visible (2011) et d’un texte qui accompagne les photographies de Yusuf Sevinçli (collection Marseille(s), 2014).
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De la ville à la jungle, une aventure au Pérou de Slovia ROGINSKI (Elytis – 2017/10) SORTI


C’est à un voyage sans concessions, au plus près de l’âme du Pérou, que nous convie Slovia Roginski.
Après avoir effectué un long périple de six mois en Asie du Sud-Est, pour saisir l’architecture des villages traditionnels, la carnettiste-voyageuse décide de s’immerger dans une culture dont elle ignore tout.
Son ambition est de vivre au contact de la population et de comprendre les méthodes de construction de l’habitat ancestral, en évitant toujours les sentiers balisés où le tourisme s’engouffre.
La carnettiste voyage à l’instinct, une boîte d’aquarelle et des feuilles volantes sous le bras. Elle aime prendre le temps d’observer, de s’éloigner. Il lui faut en effet partir explorer les lieux les plus reculés et difficiles d’accès pour découvrir ces maisons fascinantes et des traditions restées authentiques. Le dessin lui ouvre les portes des villages où les habitants lui offrent généreusement l’hospitalité, un repas au coin du feu, ou pourquoi pas de l’alcool de yucca servi dans une carapace de tortue !
Pourtant, rien ne se passera comme prévu. Le voyage la guide vers des chemins escarpés où les tourments seront nombreux. L’aventure est bien au rendez-vous.
De la descente hasardeuse des rivières à l’attaque de loup, des conditions climatiques difficiles dans les hauteurs jusqu’à une expérience chamanique déroutante en forêt tropicale, Slovia Roginski vivra un voyage intense où les rencontres humaines dépassent les frontières linguistiques et culturelles.
Slovia Roginski est une dessinatrice de grand talent alliant rigueur et sensibilité. Elle restitue ici avec crayons et couleurs toute la lumière de cette aventure péruvienne.

En 2012, son diplôme d’architecte d’intérieur de l’école Boulle de Paris en poche, Slovia Roginski part pour 6 mois en Asie du Sud-Est. Elle parcourt Malaisie, Thaïlande, Cambodge, Laos et Vietnam afin d’y étudier les différents habitats traditionnels. C’est avec un regard sensible aux usages qu’elle a tenté de restituer une architecture vernaculaire qui tend à disparaître, remplacée par la tôle ondulée et le béton. De ce voyage, elle a rapporté plus de 200 croquis et aquarelles, rassemblant architecture et habitants, instants de vie et traditions.
Un carnet de voyage a été réalisé à partir de cette expérience, « Au coeur du Laos », publié aux éditions Elytis en 2015. Il plonge le lecteur dans la vie quotidienne du pays et tente de saisir l’âme de ces maisons fascinantes, à l’aide de textes explicatifs, de croquis, de plans ou encore de photographies.
Slovia Roginski a reçu pour ce livre le Prix spécial du jury 2015 au festival du Carnet de Voyage de Clermont-Ferrand, puis le Prix Phileas Fogg de Pessac en 2016.
Installée aujourd’hui à Paris comme architecte d’intérieur, la globe-trotter a poursuivi son exploration des modes de vie en Amérique latine au cours de l’été 2015. Son carnet de croquis en poche, elle a traversé le Pérou et la Bolivie, loin des sentiers battus et dans des environnements contrastés, des hauts plateaux à la forêt amazonienne.
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Trois coqs sur la banquise de Dominique Potard (Paulsen Guerin – 2017)

La suite du "Port de la mer de glace"....

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Tokaido 53, À scooter, sur les traces de Hiroshige de Philippe Delord (Élytis – 2017)


Philippe Delord enfourche son scooter pour nous faire découvrir la mythique route du Tokaido et ses cinquante-trois étapes. Cette Route 66 du Japon qui relie Tokyo – anciennement Edo – à Kyoto serpente au centre du Japon sur près de cinq cents kilomètres.
Pèlerins, nobles et travailleurs journaliers qui empruntaient cette route ont été immortalisés dans deux ouvrages emblématiques de la culture japonaise à l’époque Edo que Philippe Delord emmène avec lui : le livre de Jippensha Ikku, À pied sur le Tôkaidô et le recueil d’estampes de Hiroshige, Les cinquante-trois vues du Tôkaidô.
Le vieux Tokaido est encore très présent dans la mémoire japonaise. Pourtant, sa trace physique se perd aujourd’hui dans le labyrinthe urbain.
Au fil de son voyage, Philippe Delord recherche les traces du vieux Tokaido dans le Japon contemporain, et dessine sur ses carnets les cinquante-trois étapes du trajet. Le carnettiste évoque sa perception du nouveau Tokaido sous forme de dessins réalisés au jour le jour.
Ces dessins accompagnés de textes nous entrainent sur le « chemin d'un monde flottant », entre la mémoire d'un passé qui s'efface et la réalité du Japon d'aujourd'hui. Entre reportage et journal de voyage, ces planches s’assemblent à la manière des meishozue ; ces guides des lieux célèbres illustrés de gravures, très populaires à l’époque Edo.

Philippe Delord est peintre et illustrateur, il travaille et habite à Tours. Il a déjà publié plusieurs ouvrages consacrés à sa région ou à ses voyages.
Carnettiste de grand talent, travaillant essentiellement sur le vif, il a réalisé de nombreux carnets de voyages et expose régulièrement.
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