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Les huit montagnes de Paolo Cognetti (Stock – 2017)


Il y a une filiation naturelle entre Le garçon sauvage : carnet de montagne (Zoé, 2016) qui reparaît en 10/18, la chronique d’une retraite volontaire dans un chalet d’alpage du Val d’Aoste qui nous avait tellement enthousiasmés (une excellente raison pour recevoir Paolo Cognetti en Mai 2016), et Les huit montagnes, roman d’initiation situé lui aussi dans ce coin des Alpes et qui célèbre à travers des souvenirs à la première personne, la montagne et les montagnards.
L'histoire se déroule des années 80 à nos jours.
L'ouvrage de Paolo Cognetti relate l'histoire de Pietro, un jeune garçon solitaire et rebelle. Il vit à Milan avec sa mère, qui travaille comme conseillère sanitaire en banlieue, et son père, chimiste. Des parents unis par une passion commune, fondatrice: les montagnes, où ils se sont rencontrés et mariés.
L’été de ses 11 ans, ses parents louent une maison à Grana, dans le Val d’Aoste, la vallée que surplombe le majestueux Mont Rose. Là-bas, Pietro se lie d’amitié avec Bruno, un jeune vacher, qui n'a jamais quitté ces hauteurs et qui l’initie aux secrets de la montagne. Tous deux parcourent inlassablement les alpages, forêts et chemins escarpés, explorant les maisons abandonnées et les sentiers secrets de la montagne. Des marches source d’une indéfectible amitié, reprise à l'âge adulte, après une longue interruption d'une bonne quinzaine d'années, sans qu'elle ait rien perdu de sa ferveur ni de son intensité.
Cette parenthèse estivale est aussi l’occasion de découvrir une autre facette de son père : homme taciturne et colérique à Milan, celui-ci se transforme en père attentionné et montagnard passionné dès qu’il franchit le col du Grenon.
À 16 ans, Pietro passe un dernier été à Grana avant de prendre ses distances avec son père, Bruno et la montagne pour aller chercher d'autres montagnes et d'autres défis à travers le monde.
C'est après la mort de son père, qui lui a légué un terrain dans la montagne, que Pietro construira une maison traditionnelle en compagnie de Bruno devenu maçon. L'occasion pour lui de marcher et grimper dans les traces de ce père qu'il va redécouvrir au gré de ses pérégrinations dans ces belles montagnes du Val d'Aoste.
Ce texte d’inspiration autobiographique, hymne à l’amitié et à la nature, nous plonge au cœur de la montagne, personnage à part entière, devenue refuge pour ceux qui rejettent le monde moderne.
Dans une langue à la fois lyrique, précise, poétique, évocatrice et dépouillée, Paolo Cognetti mêle l’intime à l’universel et signe un magnifique roman d’apprentissage et de filiation qui touchera le cœur de tous ceux qui, un jour, ont cherché leur place dans le monde.
Un texte aussi beau que ceux de Mario Rigoni Stern, à qui on pense en le lisant et dont Paolo Cognetti parle avec ferveur, souvent, dans ses interventions publiques.

Né en 1978 à Milan, Paolo Cognetti est un des plus prometteurs représentants de la nouvelle génération d’écrivains italiens.
Après des études de mathématiques, il s’oriente vers le cinéma et produit plusieurs documentaires littéraires et sociologiques. C’est en 2004 qu’il se tourne résolument vers l’écriture et publie son premier recueil de nouvelles : Manuale per ragazze di successo.
Souvent parti en vadrouille, le jeune Milanais a deux points de chutes favoris, pourtant très différents : Aoste et ses montagnes, où il aime passer de longues périodes loin de la vie urbaine et de la modernité, et New-York, décor final de son premier roman et ville à laquelle il a consacré un guide et un récit de fiction.
Paru en italien en 2012 et finaliste du prestigieux Prix Strega, Sofia s’habille toujours en noir est publié en France par les éditions Liana Levi en 2013. Au cours de dix chapitres qui sont autant d’instantanés autonomes de la vie de Sofia et de son entourage, l’écrivain joue avec son lecteur en changeant systématiquement de point de vue, l’invitant à suivre cette femme complexe, angoissée et fascinante, dressant également le portrait contrasté de l’Italie des 30 dernières années.
Le garçon sauvage : carnet de montagne aux éditions Zoé est résultat de l’une de ces fuites en montagne qui ponctuent la vie de l’auteur. Paolo Cognetti, 30 ans, étouffe dans le quotidien stressant de la vie milanaise, et décide de s’échapper : paysages de printemps, sommets enneigés, solitude méditative et rencontres de montagne constituent les étapes de ce court récit et nous invitent à une évasion bienvenue, une respiration d’une grande beauté.
Pour les italianophones impatients, Paolo Cognetti a récemment publié un art poétique de la nouvelle, une réflexion sur l’acte d’écriture: A pesca nelle pozze più.

Un jury de 400 jeunes âgés de 16 à 18 ans a décerné le Strega Giovani, l’équivalent italien du Goncourt des lycéens au livre Les huits montagnes de Paolo Cognetti en Juin dernier, suivi du prestigieux Prix Strega, l’équivalent du Goncourt en Italie, le 6 juillet. Un sans faute pour ce magnifique livre.
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POUR "STUPÉFIANTS" (FLAMMARION)

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Rencontre du Jeudi 14 Septembre 2017

Les Amis de La Librairie les cinq continents

vous proposent

Une rencontre-projection

Avec

Clara Arnaud

Le Jeudi 14 Septembre 2017

à 19h00

Centre Lacordaire, 6 Rue des Augustins, Montpellier

Entrée libre


Avec ce second récit de voyage, Clara Arnaud nous entraîne, en compagnie de ses chevaux de bât achetés pour l’occasion, Boy pour la partie arménienne, et Davaï pour la partie georgienne, à travers des paysages sauvages, à la rencontre de personnages hauts en couleurs, rencontrés le long de ce périple en terre caucasienne.
Au rythme de la marche, les pas claquent, ceux du cheval répondent, et la pensée chemine, loin de la cacophonie et de l'urgence du monde.
Clara Arnaud est également l'auteur de Sur les chemins de Chine, Prix René Caillé des écrits de voyage 2011 et d'un premier roman, L’orage (2015), tous deux chez Gaïa.

Projection - rencontre, suivie d'une dédicace de son livre "Au détour du Caucase, conversations avec un cheval" (Éditions Gaïa).

Affiche de la rencontre

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