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Quinze cents kilomètres à pied à travers l’Amérique profonde de John Muir, Traduit par André Fayot (Corti, Nouvelle édition en Massicotés -2017)


«John Muir – Planète Terre – Univers» Tels sont les mots inscrits sur la face intérieure de la couverture du carnet de route dont est issu ce volume. Ils reflètent l’état d’esprit dans lequel son auteur entreprit sa marche de quinze cents kilomètres en direction du golfe du Mexique, via le Kentucky, en 1867.
Il s’agit là, de loin, de la plus longue excursion botanique que John Muir ait faite au cours de sa jeunesse. Sa pérégrination a lieu dans une Amérique sauvage dans les deux acceptions du terme : des pans immenses de territoire sont intouchés par l’homme dans le même temps où les soubresauts de l’histoire – la guerre de Sécession vient de s’achever – rend les routes incertaines.
Les conditions sont donc rudes, les rencontres aléatoires, mais le naturaliste reste ferme sur ses jambes, et prend les étoiles pour couverture.
Mi-naturaliste (il note, classe, repère les espèces endémiques), mi-prophète, toujours en extase devant la «wilderness», son amour de la nature est une véritable religion et ses rares incursions dans les villes (il n’entrera même pas dans New York lors d’un transit entre la Floride et Cuba) sont purement fonctionnelles.
«Souvent, il me fallait coucher dehors sans couverture, mais aussi sans souper ni déjeuner. Pourtant, je n’avais d’ordinaire guère de difficulté à trouver une miche de pain dans les clairières largement espacées les unes des autres où étaient installés les fermiers. Muni de l’un de ces gros pains de la forêt, j’étais capable de vagabonder durant des kilomètres au sein de la nature sauvage, libre comme les vents dans les bois radieux.»
Frédéric Badé, l’éditeur de l’édition originale parue en 1913, aux États-Unis, a utilisé trois sources pour préparer le volume : le journal original, une copie dactylographiée qui n’est que légèrement révisée et deux récits distincts de ses aventures à Savannah, où, pendant une semaine, dans l’attente improbable d’un mandat, il campa, sans un penny, dans le cimetière Bonaventure.
Ce livre fait suite, de façon chronologique aux Souvenirs d’enfance et de jeunesse (Corti, 2004) qui se terminait sur son arrivée à San Francisco. Si l’écriture du premier est fatalement plus élaborée, puisque pensée a posteriori, ce récit sur le vif passionnera non seulement les pérégrins nostalgiques d’une terre sauvage, mais aussi les amateurs de la vie et de l’œuvre du Thoreau de l’Ouest, dont le nom, vénéré aux Etats-Unis, commence doucement à s’imposer de ce côté de l’Atlantique.

John Muir (1838-1914) est un écrivain américain, né en Écosse. Il fut l’un des premiers naturalistes modernes, militant de la protection de la nature. Ses lettres, essais et livres racontent ses aventures et la vie sauvage, notamment dans les montagnes de la Sierra Nevada en Californie.
Très lus à son époque, ils sont encore très populaires aujourd’hui.
Son action a contribué à sauver la vallée de Yosémite et d’autres espaces sauvages.
Il est considéré comme le père des Parcs Nationaux et l’un des premiers hommes à avoir perçu les dangers de l’exploitation de la nature – par essence sauvage.
Le Sierra Club, qu’il a fondé, est à ce jour une des plus importantes organisations de protection de l’environnement aux Etats-Unis.
Ses écrits et sa philosophie ont fortement influencé la naissance du mouvement environnemental moderne.
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Au pays des Sherpas d’Ella Maillart (Zoé – 2017)

Une des grandes aventurières du XXème siècle.....

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Rencontre du Lundi 13 Mars 2017

Les Amis de La Librairie les cinq continents

vous proposent

Une rencontre-projection

Avec

Brian Mathe, Morgan Monchaud et Siphay Vera

Le Lundi 13 Mars 2017

à 20h30

M.J.C Centre André Malraux, 10 Av.de la Moutte, Castelnau-le-lez

(tramway ligne 2: station la Galine)

Entrée libre


De juin à septembre 2015, dans les montagnes isolées du Pamir, au Tadjikistan, trois amis, Brian Mathé, Morgan Monchaud et Siphay Vera mettent à l’épreuve un concept original de vélo en bambou fabriqué par de jeunes artisans-ingénieurs français.
Sur leur chemin, en plus de parcourir des sommets enneigés à près de 6 000 m, ils sont allés à la rencontre d'hommes et de femmes qui ont décidé de réinventer un savoir-faire local et regagner en autonomie, en liberté.
Depuis la France jusque dans les montagnes du Tadjikistan, leur aventure invite à se questionner sur le sens et la portée de nos actions.

Projection du film "Les oeuvres du Pamir" (52mn) (Grand Prix de l’Environnement du Festival International du Film d’Aventure de La Rochelle 2016), suivie d'une dédicace de leurs livres et DVD.

Affiche de la rencontre




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