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MARIE-ÉDITH LAVAL À MONTPELLIER


Marie-Édith Laval était, Lundi dernier, notre invitée.
De belles et chaleureuses retrouvailles, après la dernière « Comédie du livre », à l'occasion de la parution au Livre de poche de Comme une feuille de thé à Shikoku.
Plus de 135 personnes sont venues à la M.J.C André Malraux de Castelnau-le-Lez pour découvrir, à travers un diaporama commenté, ce chemin de pèlerinage aux 88 temples magnifiques, où la beauté des lieux, l’accueil des habitants, le passage de grandes villes à une nature sauvage, la découverte du bouddhisme Shingon sont, pour la pèlerine « Henro », des moments inoubliables.
Une belle soirée de découverte et de sérénité au coeur d’un Japon inoubliable et passionnant.
C'est dans le cadre de l'émission "Gulliver" de la radio montpelliéraine Divergence FM, qu’Alain Vacquié a rencontré notre invitée.

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Qat, honneur et volupté, Nouvelles du Yémen de Sébastien Deledicque (Transboreal – 2016)

Des nouvelles du Yemen...

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Rencontre du Lundi 28 Novembre 2016

Les Amis de La Librairie les cinq continents

vous proposent

Une rencontre-projection

Avec

Marie-Édith Laval

Le Lundi 28 Novembre 2016

à 20h30

M.J.C Centre André Malraux, 10 Av.de la Moutte, Castelnau-le-lez

(tramway ligne 2: station la Galine)

Entrée libre


En 2013, Marie-Édith Laval, orthophoniste passionnée de méditation et de voyage, se lance dans une aventure hors du commun: le pèlerinage de Shikoku, ce légendaire chemin sacré du Japon, surnommé le "Compostelle japonais".
1 200 kilomètres à pied, emplis de vie, de fraîcheur, d'émerveillement et d'épreuves, dans les pas de Kûkai, fondateur du bouddhisme Shingon.
Un tour de l'âme en quatre-vingt-huit temples et quatre provinces - Éveil, Ascèse, Illumination et Nirvana.
Ses pérégrinations géographiques et intérieures sont une invitation à avancer avec confiance sur le chemin de la vie. Un récit de sagesse qui mêle sincérité, humour et profondeur.

Conférence-Diaporama, suivie d'une dédicace du livre "Comme une feuille de thé à Shikoku" (Le livre de poche)

Affiche de la rencontre

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Un parfum de mousson, Nouvelles du Sud-Est asiatique de Matthieu Delauney (Transboreal, voyage en poche – 2016)

Un recueil de nouvelles en Asie du Sud-Est.....

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Elle lui bâtira une ville de Raj Kamal Jha (Actes Sud – 2016)

 
Qu'ont en commun, l'homme, la femme et l'enfant anonymes, dont les bribes d'existence se succèdent en d'intenses touches contrastées ? Ce n'est pas la seule énigme de ce quatrième roman de Raj Kamal Jha qui a pour cadre une mégapole - Delhi -, aux tréfonds regorgeant de blessures non cicatrisées, et qui n'hésite pas à bousculer les canons de la littérature.
Alors que la nuit tombe sur New City, une mère se remémore la séparation dramatique d’avec sa fille enfin retrouvée, mais qui semble brisée.
Femme est une mère vieillissante, perturbée par le retour de sa fille qui cherche un asile où on ne lui demandera rien. Que lui est-il arrivé pour qu’elle soit si triste et fatiguée? Elle qui, toute petite remerciait sa mère d’être toujours là pour elle et voulait qu’une dame de quatre mètres puisse à son tour câliner la mère. Jusqu’au jour, où le père décède.
Pendant ce temps, dans le dernier métro, un jeune homme, très riche, rêve de meurtre.
Homme est devenu riche en sélectionnant des projets immobiliers pour les banques. Il habite un 2000 mètres carrés à Appartment Complex à proximité du Mall, le plus grand centre commercial de l’Inde au coeur de New City. Dans le métro, dans sa voiture avec chauffeur, il observe et s’évade souvent dans des délires macabres, des idées de viol ou de meurtre, des ballades irréelles à Paris, Singapour où habitent ses meilleurs amis.
Homme se désintègre au lendemain d'un événement traumatisant, isolé dans son milieu aisé et sujet à des états de fugue où ni lui ni le lecteur ne sont sûrs de ce qui est réel. Il apparaît tout au long du roman comme une âme endommagée et nuisible rendue plus puissante par l'atomisation croissante de la société dans laquelle il vit.
À un autre bout de la ville, un nouveau-né, enveloppé dans une serviette rouge sang, est déposé sur les marches d’un orphelinat par une femme qui se hâte de remonter dans le rickshaw qui l’a amenée, sous le seul regard d’une chienne Bhow.
Le directeur n’en revient pas, un garçon en bonne santé abandonné. Il n’y avait alors qu’un seul garçon trisomique dans cet orphelinat.
Kalyani Das, une infirmière stagiaire de vingt quatre ans dont toute la famille vit dans un bidonville, s’en occupe avec amour. Kalyani utilise le temps où il dort pour étudier, son ambition ultime étant de partir en Amérique. Ses plans sont remis en question lorsqu’elle est atteinte d’une grave maladie. C'est elle qui a besoin de soins infirmiers, ainsi que d’aliments frais et prohibitifs.
Ce qu’ont en commun ces trois protagonistes, désignés sous l’appellation générique d’Homme, de Femme, d’Enfant, ne se révèlera que progressivement. Car à ce trio viendront s’adjoindre une grande diversité de personnages : la Fille au Ballon (inspirée du film d’Albert Lamorisse), Bhow, la maternelle chienne des rues, une présentatrice vedette de la télévision en quête d’adoption, une ouvreuse de cinéma dotée de singuliers pouvoirs, et même un cafard en quête de réincarnation qui a élu domicile au fond d’une piscine d’un club huppé.
Comme dans l'œuvre de Dickens, Elle lui bâtira une ville pose le problème de la coexistence, dans une grande métropole, de la santé et de la maladie, de la pauvreté et de la richesse, de la naissance et de la mort avec ses cadavres, sa folie, ses grandes institutions et ses petits sanctuaires de luxe.
L’auteur développe les trois histoires qui semblent ne jamais se rejoindre. Il nous perd dans le mystère, la poésie, le rêve, les hallucinations sans jamais nous lâcher vraiment. Si la virée glaçante, mais non dénuée de tendresse, à laquelle nous convie le journaliste-écrivain Raj Kamal Jha, mobilise toutes les ressources de la littérature et s’autorise même parfois à égratigner la syntaxe, ce n’est pas par goût de la démonstration, mais afin de donner à sa mise en garde le maximum de chances d’être entendue : une mégalopole édifiée sur des blessures ouvertes ne peut que s’effondrer.
Elle lui bâtira une ville est un émouvant livre-mosaïque, en quatre-vingt tableaux où un réalisme impitoyable et un récit fabuleux se mêlent pour brosser le portrait édifiant et d’autant plus saisissant de l’effrayante Dehli contemporaine en proie à ses rues pleines de prédateurs, à la pauvreté, aux préjugés et où des êtres fragiles (des enfants notamment) se confrontent sans trêve à la violence des rapports sociaux et aux inégalités.
Un roman audacieux tant sur le plan formel que thématique et dont les « révélations » ont été qualifiées d’explosives par une presse indienne unanime.

Raj Kamal Jha est né en 1966 dans le Bihar et a grandi à Calcutta. Il a étudié le génie mécanique à l'Institut indien de technologie de Kharagpur. C’est à cette époque qu’il commence à écrire dans le magazine étudiant.
Après ses études, il décide de demander une bourse auprès de l’école de journalisme de l’Université de Californie-du-Sud à Los Angeles, pour parfaire sa technique d’écriture et où il obtiendra en 1990 une maîtrise.
Dans les années suivantes, il travaille pour divers journaux américains, le "Los Angeles Times" et le "Washington Post".
À son retour en Inde, Raj Kamal Jha est rédacteur au journal de langue anglaise "The Statesman", et ensuite travaille pour "India Today" et enfin "The Indian Express" où il est actuellement directeur de publication.
En plus de ses activités journalistiques, il a déjà publié trois romans, qui ont été reçus avec enthousiasme par les critiques et les lecteurs.
Son premier roman, Le Couvre-lit bleu (Gallimard, 2001), a obtenu le Prix des Écrivains du Commonwealth.
Son second n’est pas traduit actuellement.
Son troisième, Et les morts nous abandonnent (Actes Sud, 2008) retraçait les évènements de 2002 au Gujarat.
Elle lui bâtira une ville a été finaliste de l’édition 2015 du DSC Prize South Asian Literature.
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Le Condor et la Momie, Nouvelles du Pérou de Julie Baudin (Transboreal, voyage en poche – 2016)

Les premières nouvelles d'une aventurière photographe amoureuse des Andes.....

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La Naufragée du lac des Dents Blanches de Patrice Gain (Le Mot et le Reste – 2016)


Ce roman décrit l’incroyable périple d’un quatuor dépenaillé qui les conduira d’un lac alpin jusque dans le Grand Nord canadien.
Deux marins Bretons bons vivants, sortis indemnes d'un naufrage, s’installent dans les Alpes pour se ressourcer à grand renfort de Muscadet et d’huîtres aux côtés d'un nouveau compagnon, un guide de montagne, rencontré sur place.
Un soir ils trouvent au bord d’un lac, Saamiya, une jeune femme à bout de force. Cette jeune Somalienne a fui son pays pour partir à la recherche de sa fille Sahra, enlevée par une O.N.G humanitaire suisse, dans le but de la faire adopter par une famille occidentale contre une belle somme.
Elle trouvera les mots pour leur confier son indicible histoire et ensemble ils iront au bout de cette quête dont l’issue restera jusqu’au bout incertaine.
Patrice Gain nous embarque au coeur de l’hiver, dans une nature éblouissante et sauvage dans les Alpes, puis en plein océan atlantique, dans un vieux chalutier chahuté par une mer démontée et enfin dans le Quebec profond pour un voyage extraordinaire avec des personnages attachants, un rien déjantés mais doués pour la vie.
Un road-movie à l’humour décalé, un livre haletant qui se lit d’une traite, un périple extravagant et absorbant, tout à fait d'actualité puisqu'il aborde en toile de fond le destin incertain des migrants.

Patrice Gain est né à Nantes en 1961 et habite un chalet dans la vallée du Giffre, en Haute-Savoie.
Professionnel de la montagne, ingénieur en environnement, les territoires d’altitudes et les grands espaces l’attirent depuis toujours.
Des voyages pour voir plus large. Du blues pour écrire, comme une béquille.
La Naufragée du lac des Dents Blanches est le premier roman de Patrice Gain, directeur du Syndicat intercommunal de la vallée du Haut-Giffre. L'auteur avait déjà publié quelques ouvrages d'un autre type : topo-guides de randonnée et articles pour des magazines de montagne.
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L’ours est mon maître de Valentin Pajetnov, Préface et traduction d’Yves Gauthier (Transboreal – 2016)

L'homme qui chuchotait à l'oreille de l'ours.......

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Trois saisons à Venise de Matthias Zschokke (Zoé – 2016)


En 2012, Matthias Zschokke passe trois saisons à Venise, invité par une discrète fondation suisse qui met à sa disposition un appartement au cœur de la ville.
De sa résidence, il écrit quotidiennement à son frère, à sa tante de Palerme, à son éditeur, à sa traductrice, à une chanteuse d’opéra, à une directrice de musée, à son fidèle ami de Cologne, parmi d'autres de ses connaissances et relations professionnelles. Ces lettres par mail s’enchaînent comme un roman dense, drôle, désopilant même, qui donne à voir Venise à travers un kaléidoscope malicieux et philosophique.

03.06.

À l’ami de Cologne,

Du point de vue technique, tout a marché du premier coup, du point de vue de la technique existentielle, non. Coucher dans un lit inhabituel me met au martyre. En plus, cette nuit, un moustique bourdonnait effectivement à mon oreille. Par la présente, j’envisage de déclarer que l’expérience est un échec et de rentrer à Berlin. Pas à cause du moustique. À cause du dos tordu non plus. Seulement à cause des finances. Je ne peux pas me permettre Venise. Ici, impossible d’avoir envie de boire un café, un apéritif, de lécher une glace, de manger dehors. Tout ça est hors de prix. Qu’ai-je à faire ici? À Berlin, c’est beaucoup plus facile de n’avoir droit à rien. Là-bas, j’ai mon fauteuil et un climat qui ne permet que de lire, de penser et de se languir d’un ailleurs.
Si je restais, je devrais descendre et remonter plusieurs fois par jour ce qu’on appelle un escalier da Vinci, un escalier sur lequel, avant mon arrivée, il paraît qu’une femme d’un certain âge a glissé et s’est presque tuée. Depuis lors, à l’intérieur de la porte d’entrée, figure: Attenzione! Scala pericolosa.


Zschokke note, raconte, commente avec passion tout ce qu’il voit, entend ou sent. Les touristes ne le dérangent pas, ils sont amusants à observer, avec les murs et les canaux qu’ils longent, les piazzette où ils se serrent, les palazzi, les musées, le Lido, les ponts. Lui, le résident, zigzague à travers eux, relève leurs particularités avec une hilarité joyeuse.
La beauté de Venise l’empêche de travailler, la déambulation continuelle devient une drogue d’où surgissent les scènes les plus mélancoliques et les plus humoristiques.
À travers les phrases de Matthias Zschokke, faisant la description de ce qui est vivant et changeant à partir d’un lieu presque éternel, Venise n’est que musique et rythmes, une oeuvre en soi.
Ce livre deviendra, certainement, un classique sur Venise.

Matthias Zschokke, né à Berne en 1954, a d’abord choisi une carrière de comédien. Mais les quelques années qu’il passera au Schauspielhaus de Bochum, dirigé à l'époque par Peter Zadek, le convaincront à tout jamais qu'il n'est pas fait pour cet art-là.
En 1980, il part s'installer à Berlin et se lance à corps perdu dans trois autres activités artistiques, écrivain, dramaturge et cinéaste.
Ces trois professions, il les mène de front, "comme on assaille une forteresse, en attaquant de tous les côtés". Jour après jour, il se rend dans une usine désaffectée où il dispose d'un étage entier pour réfléchir au monde qui l'entoure. C’est là qu’il écrit six œuvres en prose, sept pièces de théâtre et trois films. Des œuvres que la critique, immédiatement séduite par son style reconnaissable entre mille, commente et encense abondamment, à commencer par Max, son premier roman, qui lui vaudra le Prix Robert Walser en 1981.
Cinq ans plus tard, son talent du cinéaste lui vaut le Prix de la Critique allemande pour son film Edvige Scimitt.
Puis en 1989, tandis que la prestigieuse revue théâtrale allemande Theater heute l’élit meilleur jeune auteur de l’année après la création de sa pièce Brut à Bonn, son second film, Der wilde Mann, se voit primé à Berne.
Prix Gerhard Hauptmann en 1992 pour sa pièce Die Alphabeten, et plus récemment, Grand Prix bernois de littérature pour l'ensemble de son œuvre, Matthias Zschokke n'a pourtant jamais été un auteur "en vogue".
Son roman Maurice à la poule a reçu le Prix Femina Étranger en 2009.
Son nid, c'est en marge des phénomènes de mode en tous genres qu'il a choisi de le faire et c'est de là qu'il observe le monde.
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SYLVAIN TESSON À MONTPELLIER


Sylvain Tesson était, Vendredi dernier, notre invité.
De belles et chaleureuses retrouvailles, pour la huitième fois en 20 ans, à l'occasion de la parution de son dernier ouvrage Sur les chemins noirs (Gallimard).
Occasion aussi de le retrouver en pleine forme après son accident d'Août 2014.
230 personnes s'étaient blotties dans la Salle Petrarque pour l'écouter nous conter sa traversée de la France à pied du Mercantour au Cotentin.
Sylvain nous a proposé un grand moment de partage où ses thèmes de prédilection furent abordés.
La rencontre était animée par Alain Vacquié et c'est Solange Albet qui a lu des extraits du livre.
C'est dans le cadre de l'émission "Gulliver" de la radio montpelliéraine Divergence FM, que cette rencontre a été enregistrée.
Vous pouvez la découvrir ou la re-découvrir maintenant.
Celle-ci est, pour plus de commodité, en deux parties.

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