De retour du Grand Nord, Gildas Flahault partage son carnet de voyage, ses pensées, ses illustrations. Une véritable invitation à prendre le large sous les hautes latitudes…
Bourlingueur nourri aux embruns, Gildas Flahault est un marin et un artiste. Ses peintures, dessins et sérigraphies prennent appui sur son travail d’observation comme sur ses impressions. Il a installé, cette fois, son atelier grandeur nature en baie de Disko, au large de la côte ouest du Groenland.

Sur le voilier Atka, il a glissé parmi les myriades d’icebergs, au pied des glaciers géants et entre les cathédrales de cristal. Il a débarqué dans des villages chamarrés de couleurs vives, découvert le théâtre grandiose d’un cimetière mystérieux, aperçu la cabane de Paul-Émile Victor, cheminé sous les colossales falaises de basalte et sur les tapis de lichens de la toundra fleurie.

Il est parti à la rencontre des pêcheurs, des chasseurs, des enfants de Qeqertaq, mais aussi des phoques, des baleines, des rennes et des bœufs musqués. De retour du Grand Nord, il a traduit en images les humeurs changeantes du ciel et de l’océan, la majesté de la lumière, la géométrie variable des icebergs.

Né à Nantes, Gildas Flahault fait très tôt l’apprentissage de la voile. Après avoir étudié les arts décoratifs, dans les années 70, à l’Institut de St Luc de Tournai en Belgique, il effectue sa première transatlantique à dix-huit ans, en 1975, en tant qu’équipier et fait la traversée vers les Antilles.
Il vit ensuite de petits boulots sur les ports, toujours attiré par l’univers maritime. Il n’a cessé de fendre les flots, pratique la course au large, mais aussi le kayak de mer, et embarque sur des navires d’expédition.
Sa toute première exposition a lieu en 1979, alors qu’il n’a que 22 ans et est un véritable succès. La peinture s’impose ainsi comme mode d’expression légitime et premier, et comme manière de gagner sa vie.
Entre temps, l’artiste voyage aux Etats-Unis, en Antarctique, Irlande, Mongolie, Mali, participe à diverses traversées…
De ses longs voyages, il revient toujours les bras chargés de carnets de croquis, d’aquarelles, d’huiles sur toiles : face à la splendeur des paysages, son langage à lui, c’est la peinture.