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Le bal des glaces, Voyage au Groenland de Gildas Flahault (Paulsen – 2016/04)


De retour du Grand Nord, Gildas Flahault partage son carnet de voyage, ses pensées, ses illustrations. Une véritable invitation à prendre le large sous les hautes latitudes…
Bourlingueur nourri aux embruns, Gildas Flahault est un marin et un artiste. Ses peintures, dessins et sérigraphies prennent appui sur son travail d’observation comme sur ses impressions. Il a installé, cette fois, son atelier grandeur nature en baie de Disko, au large de la côte ouest du Groenland.

Sur le voilier Atka, il a glissé parmi les myriades d’icebergs, au pied des glaciers géants et entre les cathédrales de cristal. Il a débarqué dans des villages chamarrés de couleurs vives, découvert le théâtre grandiose d’un cimetière mystérieux, aperçu la cabane de Paul-Émile Victor, cheminé sous les colossales falaises de basalte et sur les tapis de lichens de la toundra fleurie.

Il est parti à la rencontre des pêcheurs, des chasseurs, des enfants de Qeqertaq, mais aussi des phoques, des baleines, des rennes et des bœufs musqués. De retour du Grand Nord, il a traduit en images les humeurs changeantes du ciel et de l’océan, la majesté de la lumière, la géométrie variable des icebergs.

Né à Nantes, Gildas Flahault fait très tôt l’apprentissage de la voile. Après avoir étudié les arts décoratifs, dans les années 70, à l’Institut de St Luc de Tournai en Belgique, il effectue sa première transatlantique à dix-huit ans, en 1975, en tant qu’équipier et fait la traversée vers les Antilles.
Il vit ensuite de petits boulots sur les ports, toujours attiré par l’univers maritime. Il n’a cessé de fendre les flots, pratique la course au large, mais aussi le kayak de mer, et embarque sur des navires d’expédition.
Sa toute première exposition a lieu en 1979, alors qu’il n’a que 22 ans et est un véritable succès. La peinture s’impose ainsi comme mode d’expression légitime et premier, et comme manière de gagner sa vie.
Entre temps, l’artiste voyage aux Etats-Unis, en Antarctique, Irlande, Mongolie, Mali, participe à diverses traversées…
De ses longs voyages, il revient toujours les bras chargés de carnets de croquis, d’aquarelles, d’huiles sur toiles : face à la splendeur des paysages, son langage à lui, c’est la peinture.
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Vivante Égypte, de Gizeh à Philae de Florence Quentin (DDB - 2016)

Un récit de voyage au coeur d'une très ancienne civilisation....

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Le Galop du vent sous le ciel infini, chroniques des terres australes de David Lefèvre (Le Passeur – 2016)


Le premier voyage de David Lefèvre vers la Patagonie a eu lieu en 2003 à Buenos Aires, et il n’a jamais véritablement pris fin. Au point que ce jeune homme s’est installé dans ses marges, sur l’île de Chiloé, où il est allé vivre au cœur de la nature.
Le Galop du vent sous le ciel infini est un ouvrage aux accents multiples, où le récit se mêle à l’essai, la réflexion à l’hommage poétique. Il révèle une Patagonie méconnue, intime par-delà les clichés, une Patagonie qui rend hommage aux hommes, ceux d’aujourd’hui et d’hier, qui font la singularité de ce monde tout de vent, de mystères et de rencontres improbables.
L’auteur a découvert la Patagonie dans les livres, à une époque où l’appel du large mûrissait en lui, et il cherche à comprendre pourquoi cette terre de mythes et d’aventures a été de tout temps l’objet d’une attirance énigmatique.
Il relate aussi bien la fuite épique du croiseur allemand Dresden, pourchassé par la marine de guerre anglaise dans les canaux de Patagonie en 1914, qu’une enquête sur les traces du marin Charley Milward, le parent éloigné de l’écrivain Bruce Chatwin, source d’inspiration pour l’écrivain.
Ailleurs le ciel, la pluie, le vent deviennent les personnages d’une aventure poétique et l’on croise des hommes hors du commun dont les vies sont dignes des meilleurs romans.

Né à Fougères en 1973, David Lefèvre interrompt ses études à 20 ans après une licence d’histoire-géographie. Après avoir travaillé un an comme gestionnaire dans une grande entreprise d’électronique, il boucle son sac avec l’idée d’aller chercher son université sur les routes.
Un premier départ le conduit en Amérique du Nord. Après une traversée coast to coast des États-Unis, il randonne dans de nombreux parcs nationaux. Il parcourt notamment une partie de l’Arizona en compagnie d’un sculpteur de kashinas hopi qui cherche des racines de cotton wood dans les sables.
En octobre 1994, il se rend au Mexique, dans la région du Chiapas alors en plein soulèvement zapatiste. Il côtoie les Indiens tzotzil en lutte contre le gouvernement central pour la défense de leurs droits.
Il parcourt plusieurs régions de France au rythme saisonnier des cueillettes et des récoltes de fruits. Il alterne ensuite divers petits boulots alimentaires dans l’idée de se frotter à la réalité précaire d’un monde pénible et des séjours en Asie (Turquie, Iran, Syrie, Ouzbékistan, Kirghizistan, Chine, Pakistan, Népal, Inde, Thaïlande, Malaisie). Il randonne en solitaire en Anatolie, au Rajasthan, dans le désert iranien du Dasht-e Kevir, réalise des treks classiques au Népal et excursionne sur d’anciens sentiers muletiers dans les monts Deosai, au nord du Pakistan. Une rencontre avec les aigliers des contreforts des Tian Shan constitue une autre expérience marquante.
En 2003, David Lefèvre se rend en Irlande sur les traces de Nicolas Bouvier qui y avait séjourné presque vingt plus tôt. Sur l’île d’Inishmore, il rencontre les deux personnages principaux du Journal d’Aran et recueille leurs souvenirs. Il se rend ensuite à la Bibliothèque publique de Genève et, sous l’égide d’Éliane Bouvier, explore les archives manuscrites et iconographiques de l’écrivain suisse. Cette escapade irlandaise associée à ce travail de recherche donne naissance à l’écriture d’un essai intitulé Dans le sillage d’un saumon genevois remontant à ses sources, qui sera publié dans la prestigieuse revue Europe en 2007. Auparavant, un autre séjour à Genève avait donné naissance à l’exposition Nicolas Bouvier, flâneur planétaire donnant à connaître à un large public le parcours multiple et l’oeuvre de l’auteur genevois.
Parallèlement, David Lefèvre continue à alterner voyages au long cours et sédentarité. Il exerce alors divers métiers. Il est initié aux techniques de la photographie à Udaipur, en Inde. Il est cuisinier en Angleterre et en Allemagne, barman puis berger en Irlande. Il commerce des pierres semi-précieuses.
De plus en plus attiré par les grands espaces, en 2003, il effectue un premier voyage en Amérique du Sud, au cours duquel il marche deux semaines dans les salars du Nord argentin et traverse le désert d’Atacama, au Chili, jusqu’à la côte Pacifique.
Entre 2005 et 2010, son attirance affirmée pour les forêts et les steppes argentines le pousse vers la Patagonie, où il effectue plusieurs séjours de trois à six mois.
Depuis 2010, il réside au Chili, où il exerce d’abord une activité de photographe. Installé au bord d’un lac de l’île de Chiloé, dans une région où la nature demeure intacte, il s’adonne à une vie frugale proche de l’autosubsistance. Il s’interroge notamment sur les limites du concept de pauvreté volontaire. C’est une expérience propice à la réflexion, à la contemplation et donc à l’écriture. Parmi ses engagements, il entend sensibiliser le public aux dangers d’un projet de mégacentrales hydroélectriques par des entreprises privées sur les deux principaux fleuves de la Patagonie chilienne.
Dans ses récits, David Lefèvre aime faire office de cueilleur de mémoire. Il privilégie l’enquête, le témoignage et, en particulier, la parole donnée aux anonymes.
Il est l’auteur de plusieurs ouvrages aux éditions Transboréal : La Vie en Cabane, Solitudes australes et Aux quatre vents de la Patagonie.

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Rio Nosso, 1 ville, 2 filles, 3 ans de Camille Lebon et Johanna Thome de Souza ( La Martinière – 2016)

Un pays en pleine turbulence......

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Rupture d’Olaf Candau (Guérin – 2016)


Quand un événement vous rappelle à l’ordre de votre propre vie, il est possible de subir ou d’agir, voire de partir. Loin, longtemps, seul.
Mais peut-on jamais remettre à zéro les compteurs de son histoire ?
Rupture est le récit d’un refus, d’une fuite, d’un retour à la nature et à soi.
C’est le quatrième livre d'Olaf Candau, l’auteur fétiche de l’éditeur Guérin qui nous a donné le privilège de vivre ses rêves.
Récit ou roman ? Olaf Candau brouille habilement les cartes de cette échappée salvatrice d’un Robinson moderne qui s’est donné le temps de la réflexion.

Il est parti. Il a quitté sa famille, sa maison et son métier de guide, sa maison. Sa vie était devenue trop étroite, sa douleur trop vertigineuse. Il a fermé la porte, enterré son passé et ses vêtements sous une pierre, puis marché, marché droit devant lui, vers l’est, là où l’horizon est plus vaste et les possibilités plus nombreuses.
Il a dormi avec un loup, s’est nourri de cueillettes, a traversé des forêts, des nuits, des pays, croisé des destins et ses propres frontières et fait des rencontres.
Dans ce quatrième ouvrage, il est toujours question d’aventures, de rencontres, c'est un voyage à nu, une errance farouche autour de la Terre, jusqu’aux sommets de l’Himalaya.

Olaf Candau est un ancien compétiteur de ski alpin, de ski de fond et de VTT. Voyageur, cordiste, il est actuellement alpiniste et constructeur de maisons.
Encordé à Marianne, ils ont deux filles, Namou et Ayla, plus deux chats rares : Pétiole et Mimichon, plus à l'aise au salon qu'à l'action.
Il vit en Savoie, dans le Massif des Bauges.
En 2003, sans autre technologie qu'une scie, une hache et un fusil, Olaf Candau s'est enfoncé dans le Yukon, vers le mythe du Grand Nord canadien. Au pays de James Oliver Curwood et Jack London, il a construit une cabane. Un an de silence, de conflits avec les martres et les ours, un an d'échecs avec les poissons, un an à bâtir et à se protéger. Un an de vie, de la vie la plus simple qui soit. L'expérience donnera Un an de cabane (Guérin - 2004).
Deux ans plus tard et pendant un an et demi, Olaf et Marianne ont fait le tour du monde en vélo pour entendre battre le cœur des hommes et à pieds, pour escalader les montagnes et voir la vie d'en haut. Pour dénicher, en passant par les petites routes, une vérité peu connue : " celui qui va pieds nus ne va pas forcément mal ". Récit raconté dans Un an de cavale (Guérin - 2007)
En 2010, c'est avec Narcisse qu'il trace le portrait attachant de son père, son héros, un guide, alpiniste hors pair qui a passé sa vie à ouvrir des voies. Un chasseur acharné et féroce qui parlait aux bêtes mais pas à ses congénères.

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Devenir invincible, Un grand voyage vers l'Inde, en 1978 de Michel Guay (Elytis – 2016)

Un héritier de la Beat Generation devenu l'un des plus grands joueur de sitar en France...

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Rencontre du Lundi 11 Avril 2016

la LR2L et La librairie les cinq continents

vous proposent

Une rencontre-conférence

"Podemos, sûr que nous pouvons !"

Avec

SYLVIE CROSSMAN

Le Lundi 11 Avril 2016

à 19H00

Centre Lacordaire, 6 Rue des Augustins, Montpellier

Entrée libre



« Nous étions fatigués d’être fatigués. Alors, nous nous sommes mis en marche. » En 2010, quatre "utopistes" créent La Tuerka, leur propre émission de débat politique, à la télévision. Alors que déferle sur Madrid la marée des Indignés, ils se raccordent au sens commun avec pour objectif, le pouvoir citoyen. En janvier 2014, ils fondent Podemos, leur « mouvement-parti ». En mai, ils obtiennent cinq sièges au Parlement européen. Une autre Europe est possible, disent-ils. Dans ce livre, ils racontent comment leur jeune bande a pu bouleverser le paysage politique. Pour réussir ils théorisent l’utilité des médias et introduisent leurs émissions par des monologues précis. Ils y dépassent la thématique gauche-droite (le PSOE et le Parti populaire - droite), sont invités sur le plateau avec ravissement. Quoi que chacun ait voté par le passé, il est invité à construire ce nouveau futur car il faut se persuader que "tout le monde est pour la démocratie" et peut y participer. Le 20 décembre 2015, aux élections législatives, ils remportent 21% des suffrages, à deux doigts de battre les socialistes.

Rencontre avec Sylvie Crossman, éditrice du livre Podemos, sûr que nous pouvons !(Éditions Indigène)

Affiche de la rencontre

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Manuel d'exil, Comment réussir son exil en trente-cinq leçons de Velibor Colic (Gallimard – 2016)


Le narrateur raconte ses premières années d’exil, de 1992 à 2000. Le récit commence avec son arrivée à Rennes où il débarque totalement démuni après avoir déserté l’armée bosniaque, dans les rangs de laquelle il a vécu cinq mois d’enfer. Désespéré, sans argent ni amis, ne parlant pas le français, il se retrouve dans un foyer pour réfugiés parmi une population disparate : familles africaines, ex-soldats russes, paumés de toute espèce.
L’alcool l’aide à tenir, il lui arrive de rencontrer des femmes, mais la misère est tenace. Il s’accroche à son rêve d’écriture – il a déjà publié trois livres en ex-Yougoslavie, et son expérience de la guerre fournira la matière de son premier livre en français.
Après Rennes, il dérivera en Europe, à Budapest, à Prague, puis à Strasbourg où il trouvera enfin un équilibre grâce au parlement des écrivains qui lui fournit un logement stable.
Velibor Čolić habite aujourd’hui la langue française. Entre orient et occident, sur la frontière, jetant des ponts par l’écriture, il n’a pas la langue dans sa poche.
Exilé politique, Il n’a de cesse de revenir sur l’histoire complexe des Balkans, à travers son histoire, celle d’un enfant sous Tito, l’évocation des personnes tuées lors de la guerre, des récits de la barbarie de la guerre civile, … et d’interroger les frontières, plaies ouvertes sur le territoire européen.
Écriture mosaïque, d’où émerge l’histoire complexe d’un territoire, d’une ville, d’un pays, celui de la Yougoslavie, d’un continent européen, à travers des histoires singulières.
Avec une écriture poétique, pleine de fantaisie et d’humour, Velibor Čolić aborde un sujet d’une grande actualité et décrit sans apitoiement la condition des réfugiés, avec une ironie féroce et tendre.

Né en Bosnie en 1964, Velibor Čolić fait des études de lettres et de langues yougoslaves à Sarajevo et Zagreb. De 1989 à 1991, il travaille comme critique littéraire et critique rock à la radio régionale de Modrica.
En 1991, après l’arrivée au pouvoir du parti nationaliste d’extrême droite, il est renvoyé de la radio. Enrôlé dans l’armée bosniaque, il déserte en mai 1992, s’échappe et se réfugie en France.
Velibor Čolić a vécu une dizaine d’années à Strasbourg, durant laquelle il a notamment collaboré aux chroniques musicales du quotidien régional, avant de s’installer en Bretagne où il vit actuellement. Par son écriture, il évoque et exorcise son expérience de soldat, de prisonnier et de réfugié. En serbo-croate, puis directement en français depuis 2008, il se penche sur sa jeunesse avec tendresse et drôlerie, évoquant sa propre histoire et celle de la Yougoslavie d’avant guerre.
« J’ai loué une langue, le français. Ce n’est pas la mienne, je n’en suis pas le propriétaire, mais c’est comme dans une maison qu’on loue : on finit par s’y sentir à l’aise. »
Il a déjà publié aux Éditions Gallimard Sarajevo omnibus, Prix littéraire européen de l’Association des écrivains de langue française (collection blanche, 2012) et Ederlezi (collection blanche, 2014).

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Le tour du Monde en 72 Jours de Nellie Bly (Éditions du sous-sol – 2016)

L'icône américaine du journalisme d'investigation.......

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Cuba, année zéro sous la direction de Orlando Luis Pardo Lazo, Traduit de l’espagnol par François Gaudry (Hoëbeke, 2016/04) SORTI


Fidel Castro, en 1961, posant son Browning sur la table, à la Bibliothèque nationale, devant des centaines d’intellectuels : « Dans la Révolution, tout, contre la Révolution, rien » – et dès lors la Révolution est conçue comme roman national avec Fidel en narrateur Maximo. Avec pour les écrivains le choix entre le silence ou l’exil. Souvent, entre le silence et l’exil.
Mais tout bouge – ce que nous invite à découvrir cette anthologie décapante sur un Cuba que nous ne connaissons pas.
Cuba, année Zéro est un mouvement littéraire de jeunes écrivains émergents, qui vivent et écrivent à Cuba. Un mouvement essentiellement urbain puisque presque tous vivent à La Havane, et les sujets de leurs textes parlent aussi de la ville. Une autre similitude les rassemble, celle de n’accepter aucune étiquette.
Leur nom de groupe « génération zéro », n’est pas lié à leur âge, mais à la date où ils commencent à publier, essentiellement sur des blogs ou dans des revues alternatives : l’année 2000.
Cette anthologie réunit 11 écrivains, « Une bande de hors-la-loi, d’́électrons libres, de miracles du regard marginal, de ré́sidus d’auteurs qui n’appartiennent pas au monde litté́raire et se comportent comme des squatters ou des texterroristes », qui partagent un même univers littéraire raréfié par les interdits et les compromis et s’insurgent contre toute instrumentalisation et dénoncent la fiction du nationalisme, qui pèse comme une chape de plomb sur la création.
Le castrisme n’a pas seulement mis en place une double monnaie et favorisé la double morale. Le « machisme-léninisme » a provoqué une scission du langage, une véritable schizophrénie verbale. Les Cubains ont beau utiliser tous l’espagnol, ils ne parlent plus la même langue. La rhétorique de la pensée unique a contaminé les mots, qui n’ont plus le même sens parmi les privilégiés et dans les rues.
« Cuba reste une île plutôt claustrophobe, même aujourd’hui, dans ces temps postrévolutionnaires, où le général Raul Castro tente de réformer toute la vie sociale pour mieux préserver tout le contrôle sur elle », écrit Orlando Luis Pardo Loza dans sa préface.
À travers onze nouvelles qui parlent aussi bien de prostitution, de drogue, de combats ou encore de zombies, Orlando Luis Pardo Lazo a réussi à mettre sur pied une sélection étonnante pleine d’histoires tout à fait uniques, au style très vif fait d’argot cubain, jeux de mots, un langage proche du slam, qui, ensemble, créent une image forte d’un Cuba loin de la salsa, des cigares et du rhum...
Chacun à leur manière, ces écrivains et artistes sont des résistants, des hérétiques, des indignés, des insurgés.
Le Cuba d’aujourd’hui tel que le vivent les vrais Cubains.

Écrivain, blogueur, éditeur de revues numériques et photographe, Orlando Luis Pardo Lazo, né à la Havane en 1971, est une figure de la scène culturelle alternative à La Havane. Il est à la fois un individualiste imbu de sa singularité et un organisateur de manifestations collectives, convaincu que les choses bougent uniquement si elles ont un effet d’entraînement. Tout comme les jeunes qui sont en train de changer le visage de la dissidence, il s’est approprié les nouvelles technologies de communication.
Avec la blogueuse Yoani Sanchez et le journaliste Reinaldo Escobar, il édite la revue Voces.
Du point de vue de son écriture, Orlando Luis Pardo Lazo se situe dans la lignée d’un Guillermo Cabrera Infante, disposé à triturer le langage et à faire rendre gorge aux mots, pour retrouver des sens submergés par les lieux communs. L’œil de sa caméra est à l’affût des surprises ou des métamorphoses et contamine ses propres histoires.
Il produit également le blog Boring Home Utopics, qu’il décrit lui même comme "the Collective Memories from a Unique Man in the Brave New Zoociety".
Son roman Boring Home, censuré en 2009, malheureusement non traduit en français, a reçu le Prix Franz Kafka de Prague.
Arrêté trois fois à Cuba, sa famille harcelée, il enseigne aujourd’hui aux Etats-Unis et en Islande.

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Nicolas Bouvier, passeur pour notre temps de Nadine Laporte (Le Passeur – 2016)


Amoureux du monde nomade, infatigable arpenteur des Balkans, de l’Afghanistan, de l’Inde et du Japon, Nicolas Bouvier nourrit les rêves de tous les voyageurs d’aujourd’hui.
Sa foi amusée dans le monde, son incroyable énergie d’observateur et l’inexplicable magie de ses textes forment une boussole quotidienne dans la vie de chacun de ses lecteurs.
Le lire et le relire , c’est réenchanter à chaque fois notre regard sur tout ce qui nous entoure.
Ce portrait suit les périples de ce grand voyageur en proposant des points de repères chronologiques et géographiques. Au fil des anecdotes se dessine une manière singulière de voyager emplie d’énergie, de curiosité, de lenteur, de frugalité, d’humour, de solitude et de rencontres.
Le livre évoque les grandes thématiques inscrites au cœur de l’œuvre et de la vie de Nicolas Bouvier : la musique, l’amitié, l’iconographie, le temps, les images, la mémoire, la poésie, les couleurs, les décalages exotiques, l’espace et les leçons de vie.
Ce texte cherche à répondre à une question : que nous transmet Nicolas Bouvier sur ce voyage particulier que constitue notre vie ?
Un portrait sensible de Nicolas Bouvier, voyageur insatiable, curieux du monde et des hommes, une véritable source d'inspiration et de réenchantement pour nos vies d'aujourd'hui.

Après des études de lettres, Nadine Laporte a vécu en Chine Populaire avant de devenir maître de conférences en littérature à l’université de Pau et des pays de l’Adour.
Elle a organisé en 1999 les premières rencontres autour de l’œuvre de Nicolas Bouvier.
Elle est l’auteur de plusieurs livres, notamment, Cent vues de Shanghaï (Gallimard, 1998, Prix Fémina du premier roman), Le Rebord du monde (Gallimard, 2001) et Les Carnets d’Icare (Impeccables, 2015).

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Hôtel Arcadia, de Sunny Singh, traduit de l’anglais par Maïa Bharati (Galaade – 2016)

 
Au retour d’une mission, Sam, photographe de guerre, a choisi de se reposer dans l’hôtel de luxe Arcadia. Elle est connue pour ses portraits et corps saisis dans la mort. Et la voilà piégée dans une attaque terroriste ! La direction demande aux clients de rester dans leurs chambres, de ne pas ouvrir. Mais pour elle, c’est impossible.
Après être restée aux aguets un long moment, Sam finit par ouvrir la porte et se dirige vers les étages supérieurs, à la recherche, peut-être, de cadavres photogéniques, tandis que, enfoui dans les profondeurs de l’Arcadia, Abhi, le directeur de l’hôtel qui a accès aux caméras de surveillance enregistrant les mouvements des terroristes, ne peut s’empêcher de la suivre à la trace.
Hôtel Arcadia est un récit haletant, un thriller parfaitement maîtrisé : la narration, sous-tendue par l’urgence, suit le décompte des soixante-sept heures, de la prise de l’hôtel jusqu’aux lueurs du jour, précédant l’assaut des forces de police.
Sunny Singh nous fait vivre une cinématographie où le lecteur-otage-spectateur assiste à la folie meurtrière du monde.
C’est aussi un roman sur l’identité, la solitude et le deuil : deux témoins pris dans une tourmente qu’ils n’ont pas créée, contraints par le danger, la mort qui rôde et l’impuissance, à faire face aux blessures de l’enfance, aux humiliations, à l’aspiration à l’amour et à la reconnaissance.
Loin des clichés de l’Inde éternelle des maharadjahs, c’est une Inde politique et résolument contemporaine que Sunny Singh nous fait découvrir. Une Inde explosive, celle des clivages sociaux et des conflits.

Sunny Singh est née à Varanasi en Inde. Pendant son enfance, elle suit son père diplomate au Pakistan, aux États-Unis et en Namibie.
Diplômée en Littérature anglaise et américaine à l’université de Brandeis et titulaire d’un doctorat de littérature espagnole de l’université de Barcelone, elle travaille comme journaliste au Mexique, au Chili et en Afrique du Sud, avant de retourner en Inde en 1995 pour se consacrer à l’écriture.
Après Nani’s Book of Suicides (Harper Collins, 2003, lauréat du Prix Mar de letras en 2003), Single in the City (Penguin Books 2003) et With Krishna’s Eyes (Rupa & Co 2006), Hôtel Arcadia est son quatrième roman.
Elle est actuellement professeur à la London Metropolitan University où elle enseigne la création littéraire. Outre ses activités d’auteur et son poste d’enseignante, elle poursuit des recherches académiques sur le genre, le néocolonialisme et le cinéma.
Elle participe également activement à la promotion de la culture sud-asiatique au sein de l’organisation Club Masala et est co-fondatrice de la fondation Jhalak qui œuvre pour faciliter l’accès aux soins médicaux d’enfants défavorisées en Inde.

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Le Kabuliwallah de Rabindranath Tagore, Nouvelles traduites du bengali (Inde) et présentées par Bee Formentelli (Zulma – 2016)

Un recueil de nouvelles du seul Prix Nobel de littérature indien.....

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