:: Accueil site :: :: Accueil info ::

MEILLEURS VOEUX DE LA LIBRAIRIE

Christine et Alain, vos libraires, vous souhaitent santé, sérénité, et beaucoup de nouvelles découvertes littéraires pour l'année 2016.
Et également une

lu 490 fois

Le restaurant de l'amour retrouvé de Ogawa Ito, Traduit par Myriam Dartois-Ako (Picquier poche – 2015)


Rinco vit depuis plusieurs années à Tokyo. Elle y partage un appartement avec son petit ami indien et travaille dans des restaurants où elle développe sa passion pour la cuisine. Mais cette douce routine va se retrouver complètement chamboulée quand, un jour, elle retrouve son appartement vide. Plus de meubles, plus d'objets, juste les clés de son petit ami laissées au centre de la pièce. Toute une vie réduite à néant en quelques secondes.
Sous le choc de cette sordide rupture, Rinco perd sa voix, incapable désormais de prononcer le moindre mot. Elle décide alors de retourner dans son village natal, auprès de la mère qu'elle avait quittée sans regret dix ans plus tôt. Une mère qu'elle n'a jamais réussi à comprendre.
Celle-ci l'héberge à condition qu'elle accepte de s'occuper d'Hermès, sa truie apprivoisée.
Elle demande à sa mère de lui laisser un petit local inoccupé pour en faire un restaurant. Monter un restaurant, c’est le rêve de Rinco depuis des années. Elle économisait patiemment, avec son amoureux. Se privait sur tout pour réaliser son rêve.
Le lieu qu’elle va créer sera tout simple, enfoui dans le petit village japonais où elle a grandi. Chaque jour, elle recevra une seule tablée. D’une, deux, six personnes… Elle s’adaptera aux demandes de ses client-e-s, qui la contacteront par mail en lui expliquant ce qu’ils souhaitent. Premier dîner en amoureux, repas en famille, et même sauvetage de lapin anorexique, autant de missions qu’elle va prendre à cœur de mener à bien.
Et bientôt, L'Escargotouvre ses portes; un endroit cosy où elle prépare une cuisine raffinée et personnalisée. Très vite les villageois se bousculent pour s'assoir à l'unique table du restaurant où paraît-il on peut trouver l'amour, résoudre ses problèmes, réaliser ses voeux.


Car Rinco découvre ses dons insoupçonnés dans l’art de rendre les gens heureux en cuisinant pour eux des mets médités et préparés comme une prière en inventant pour ses convives des plats uniques qui se préparent et se dégustent dans la lenteur en réveillant leurs émotions enfouies.
Chaque plat concocté, mijoté ou rôti est un assemblage divin de parfums qui transporte le corps et l'âme.
Rinco, personnage en plein doute, va se reconstruire en donnant du plaisir aux autres. Ce retour aux sources sera aussi l'occasion de se rapprocher d'une mère qu'elle jugeait sans la connaître.
Le restaurant de l’amour retrouvé est un livre lumineux sur le partage et le don, à savourer comme la cuisine de la jeune Rinco, dont l’épice secrète est l’amour.

Née en 1973, Ogawa Ito est l’auteur de livres pour enfants et écrit des chansons pour le groupe de musique Fairlife.
Le
 Restaurant de l’amour retrouvé, son premier roman, est un bestseller au Japon et a été adapté au cinéma en 2010 par la réalisatrice Mai Tominaga.

lu 482 fois

Les Enfants de Sal Mal Lane, Traduit de l'anglais par Christine Raguet de Ru Freeman (Zoé – 2015)

 
Dans Les Enfants de Sal Mal Lane, Ru Freeman raconte l'harmonie qui règne entre les différents habitants d'une impasse de Colombo, au Sri Lanka. Dans ce microcosme vivent des Cingalais, des Tamouls, des Burghers (descendants d'Européens).
Les Cingalais de Sal Mal Lane sont bouddhistes, les Tamouls hindouistes. Une autre famille est musulmane, une autre encore catholique.
Le récit commence en 1979, soit quelques années avant la guerre civile qui ensanglantera le pays à partir d'un attentat commis en juillet 1983 par des extrémistes tamouls « le mouvement des Tigres tamouls » contre des militaires cingalais et qui se traduira dès cette année-là par des troubles qui atteindront cette ruelle de Colombo, décrits à travers les magnifiques derniers chapitre du livre.
En 1979 la famille Herath s'installe à Sal Mal Lane. Ils sont cingalais bouddhistes. Mr. Herath est un haut fonctionnaire du gouvernement. Il a des affinités communistes. Sa femme est enseignante dans une école privée et ne partage pas les idéaux de son mari.
Les Herath sont tous deux d'une classe sociale plus élevée que celles des autres habitants, qu'il s'agisse des Silva, des Nadesan, des Tissera, des Sansoni, des Niles, des Joseph, des Bolling ou des Bin Ahmed.
Les Herath ont quatre jeunes enfants, deux garçons, Suren (12 ans), et Nihil (9 ans), et deux filles, Rashmi (10 ans), et l’énergique et irrésistible Devi (7 ans). Ils sont très éveillés et bourrés d’imagination, ce qui va renforcer les liens entre tous.
À Sal Mal Lane, deux autres familles ont des jeunes enfants: les Silva ont deux garçons, Mohan et Jith; les Bolling, un garçon, Sonna, et trois filles, Sophia qui a quitté la maison familiale, et deux jumelles, Rose et Dolly.
Tous les personnages de Sal Mal Lane, quelle que soit leur importance, quels que soient leurs défauts ou leurs qualités, prennent de la consistance sous la plume de Ru Freeman. Qu'ils commettent des méfaits ou de bonnes actions, ils ne sont jamais vus de manière manichéenne. Ils sont humains tout simplement, et par là même attachants.
Ce roman raconte essentiellement du point de vue des enfants les cinq années de coexistence paisible, joyeuse, sensuelle, colorée, néanmoins pleine de petites cicatrices et de méchancetés humaines. C’est aussi une histoire sur la capacité qu’ont les hommes à surmonter les tragédies, un roman de résilience qui se lit comme une grande saga familiale et historique.

Ru Freeman est née à Colombo dans une famille d’écrivains et de garçons.
Elle fait ses études aux Etats-Unis. Elle écrit pour l’Asian American Literary Review et le Huffington Post.
On Sal Mal Lane est son deuxième roman.


lu 486 fois

L' Usage du monde de Nicolas Bouvier de Salazar-Ferrer Olivier (Infolio – 2015)


Olivier Salazar-Ferrer nous fait redécouvrir le récit fondateur de Nicolas Bouvier que l'on croit connaître.
L'Usage du monde est une oeuvre phare pour le récit de voyage au XXe siècle. Récit d'un voyage jubilatoire ou angoissé, drôle ou dramatique, effectué par Nicolas Bouvier en 1953-1954 à bord d'une Fiat Topolino de la Yougoslavie au Pakistan, en compagnie d'un ami peintre, Thierry Vernet, il devient une expérience existentielle revécue à travers un superbe travail sur le langage.
L'auteur retrace la genèse passionnante des images et de l'art du conteur, montre comment Bouvier renouvelle le genre du récit de voyage avec une fraîcheur et une liberté incomparables, et vise à définir l'humanisme nomade inspiré par cette pérégrination sensible à travers la polyphonie du monde.

Olivier Salazar-Ferrer (né en 1962) est écrivain, essayiste et poète, auteur de récits, romans, adaptations théâtrales et maître de conférences depuis 2007 en littérature française au sein de l'Ecole des langues et des Cultures Modernes (Collège des arts) de l'Université de Glasgow au Royaume-Uni depuis 2007.
Du 1er août 2011 au 1er août 2015, il a exercé les fonctions de directeur du Département de français et de littérature française.
De formation à la fois philosophique et littéraire, ses publications (une centaine d'articles et plusieurs ouvrages) portent sur les XIXe et XXe siècles, la littérature d'avant-garde, l'esthétique, la littérature féminine (Yourcenar, Cixous, Duras, Colette), la littérature existentielle (Fondane, Bespaloff, Chestov, Camus, Grenier, Jankélévitch, Michel Henry, Bonnefoy), la littérature de voyage (Le Clézio, Bouvier, Lacarrière, Gide, Segalen), les croisements entre arts visuels, poésie, littérature et philosophie.
Il est reconnu au niveau international comme spécialiste de l'œuvre de Benjamin Fondane et de l'avant-garde roumaine des années trente, mais est également spécialiste de la littérature de voyage (Nicolas Bouvier, J.M.G. Le Clézio, Victor Segalen) et prépare des études sur les liens entre la littérature de l'Asie du Sud-est et la littérature française.
Il a, également, publier un roman, Les Possessions transparentes (De Corlevour, 2014)
lu 605 fois