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Paul-Émile Victor de Stéphane Dugast et Daphné Victor (Laffont -2015)

La vie d'un grand explorateur racontée par sa fille....

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Making friends in Bangalore - Un carnet de voyage à travers l'Inde de Sébastian Lörscher (Cambourakis – 2015)

 
L'illustrateur et auteur Sebastian Lörscher a voyagé avec son carnet de croquis à Bangalore, en Inde, afin de connaître le pays et ses habitants. Il voulait savoir comment les gens y vivent, comment ils fonctionnent, ce qu'ils pensent, ce qui les remue.
Durant ce voyage, il était toujours entouré par d'innombrables spectateurs qui étaient curieux de savoir ce qu'il faisait et qui voulaient être dessinés. De cette façon, il a beaucoup appris des gens de différents horizons qui lui ont montré leur ville et ont raconté leur histoire.
 
Le résultat est un voyage graphique très personnel et authentique.
Pourquoi exactement Bangalore? "Bangalore est une ville en transition. Elle a connu un boom économique, qui est en contraste frappant avec la pauvreté omniprésente - des complexes modernes d’entreprises émergentes sont juste à côté de quartiers de taudis. Une autre zone de conflit est la juxtaposition des trois religions l’hindouisme, l'islam et le christianisme. Ainsi, vous pouvez regarder des chiites qui se flagellent en commémoration de la mort du petit-fils de Mahomet alors même que l'on entend les chants d'une chorale d'enfants, près d'un temple dédié à Ganesha. Sinon Bangalore est tout simplement une ville dans laquelle la folie quotidienne normale de l'Inde prévaut - plus de 8 millions d'habitants, un trafic en plein essor, une mer de couleurs vives, des habitants accueillants, souriants, des aliments épicés et des adolescents fanatiques de cricket ", explique Sebastian Lörscher.
 
Un mois après, Sebastian Lörscher revient avec un carnet de croquis et en a fait un voyage graphique pour nous offrir une véritable mosaïque de portraits, à travers des dialogues cocasses et des situations atypiques.
 
Dans ce livre mélangeant bande dessinée et illustrations, lauréat du Prix du Carnet de Voyage international à Clermont-Ferrand en 2014, Sebastian Lörscher dépeint un pays en pleine mutation, entre tradition et influence occidentale.

Sebastian Loerscher, né à Paris en 1985, a grandi à Munich et a étudié la communication visuelle à l’École Supérieure de Würzburg ainsi qu’aux Beaux-Arts de Berlin.
Quand il ne parcourt pas de lointains pays avec son carnet de croquis (après son séjour à Bangalore, il a ainsi passé cinq mois en Haïti), il vit et travaille comme illustrateur et auteur à Berlin.
Son travail comprend de courts récits, des bandes dessinées et des reportages illustrés, parus chez plusieurs éditeurs en Allemagne.
Son travail est visible sur le site www.sebastian-loerscher.de.
 
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Anagrammes à la folie, de Sylvain Tesson et Jacques Perry-Salkow, illustrations de Michel Pinosa. (Pocket - 2015)

Il arrive que deux folies se rencontrent pour le meilleur...

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Le Tour du monde en vélo d’appartement de Fabien Palmari et Éric Tournaire (Elytis – 2015/11)


Après avoir relaté des aventures non vécues lors d’un séjour jamais effectué dans un pays qui n’existe pas, Éric Tournaire et Fabien Palmari ont entrepris l’aventure insensée de faire le tour du monde en vélo d’appartement.
De fantaisie, l’histoire devient tragédie lorsque Parkinson décide de jeter son dévolu sur Éric qui doit alors entamer un combat contre l’atrophie musculaire liée à la maladie.
« Auteur de carnets de voyage, j’ai appris en novembre 2012 que j’étais atteint de la maladie de Parkinson. Physiquement, les symptômes se traduisent, entre autres, par une déperdition musculaire, des difficultés à se mouvoir et une grande vulnérabilité à la fatigue, ce qui remet fortement en question ma capacité à voyager… Pour lutter contre la perte musculaire, je dois pratiquer assidûment le vélo d’appartement. Pour lutter contre le marasme émotionnel et les symptômes dépressifs, je devais trouver une motivation : je vais donc faire le tour du monde en vélo d’appartement. »
Le tour du monde, fut-il en vélo d’appartement, prend tout son sens. Éric consigne donc pendant treize mois sa relation avec Parkinson et illustre ce voyage de 40 000 kilomètres rédigé par Fabien.
Éric va donc pédaler sur place pendant un an, régulièrement, en tentant de « parcourir » le nombre de kilomètres nécessaire pour boucler un tour du monde et réaliser le carnet de voyage de cette action, avec, dans le même livre, le récit réel de cette aventure, le voyage virtuel, illustré de photos, de photos-montages, et de dessins des pays virtuellement traversés et des gens rencontrés.
Rencontres réalisées grâce à un site internet et qui lui a permis d’entrer en contact avec des personnes habitant les pays « traversés », et de réaliser des dessins et peintures à partir des photos qu’ils envoyaient sur le site.
Le résultat est un carnet de voyage hybride, pétri d’observations et d’états d’âme ethnographico-parkinsonienne.

Fabien Palmari est né près de Marseille, à la fin des Trente Glorieuses. Il passe sa scolarité à dessiner en marge de ses cahiers, meilleur moyen de distraire ses camarades et de désoler ses enseignants, en restant à l’écart de brillantes études. Il est aujourd’hui graphiste.

Éric Tournaire est né en 1958 à Casablanca, au Maroc. Il habite depuis 5 ans dans l’Allier. Il peint, dessine et a déjà publié plusieurs ouvrages. Il apprend en 2013 qu’il est atteint de la maladie de Parkinson.
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De l’art d’ennuyer en racontant ses voyages de Matthias Debureaux (Allary éditions – 2015)

Chiant qui comme Ulysse a fait un beau voyage...

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En d’autres mots de Jhumpa Lahiri, traduit de l'italien par Jérôme Orsoni (Actes Sud, collection « Un endroit où aller » - 2015)

 
Chutney, hamburger ou pizza ? Indienne, Américaine ou Européenne ? "Ce genre de question n'est plus un problème pour moi, et je me fiche de ne pas avoir de réponse", ironise Jhumpa Lahiri, que les vents de la diaspora ont poussée jusqu'en Italie, très loin des rizières du Bengale où s'enracine son arbre généalogique.
Comme l’a si bien écrit Cioran « On n’habite pas un pays, on habite une langue ». illustration manifeste de cet adage, ce texte, écrit pour la première fois en italien, de l’américaine d’origine bengalie dont la trajectoire personnelle riche et internationale, embrasse plusieurs pays et cultures.
En d’autres mots est un récit autobiographique constitué, à l’origine, d’articles que Jhumpa Lahiri a publiés dans le magasine italien Internazionale, et qui retrace son long cheminement vers la langue italienne. Depuis les années 1990 où elle découvre le pays par Florence avec un dictionnaire en guise de guide de voyage, puis Rome, Venise, jusqu’à son installation dans la capitale italienne en 2013 avec ses deux enfants et son mari, un journaliste gréco-guatémaltèque, et son acclimatation en tant qu’écrivain.
Un glissement progressif vers l’italien, qu’elle avait étudié depuis une vingtaine d’années lorsqu’elle vivait aux Etats-Unis. Elle était capable de le lire, de le parler moyennement, de rédiger même quelques articles. Mais de là à écrire tout un livre dans cette langue difficile, le pas était immense. Le franchir s’est imposé à elle comme une évidence et En d’autres mots en est l’heureux résultat, qui ne pouvait que figurer au catalogue de la collection « Un endroit où aller ».
Née en 1967 à Londres dans une famille originaire de la région de Calcutta, Jhumpa Lahiri avait 3 ans lorsque ses parents s’installèrent aux Etats-Unis. Elle y fut une brillante étudiante et tourna sa boussole vers les arts de la Renaissance – sujet de sa thèse de doctorat – tandis que son père libraire l’abreuvait de bonne littérature. Elle sut prendre de la graine, anima un atelier d’écriture à Boston et déposa ensuite le fardeau de son métissage sur le divan d’un analyste.
La vénération de la mémoire familiale, le culte des racines et des origines, elle en parle certes dans ses livres mais elle se sent, elle, parfaitement assimilée à la culture occidentale. " C’est cette culture-là qui me nourrit ", dit cette migratrice.
Quant à la littérature, elle est sans doute la seule vraie patrie de Jhumpa Lahiri: c’est à la fois un refuge, un observatoire et une belle façon de confronter, par-delà les océans, des civilisations qui passent pour antagonistes. " Après mes études, je me suis peu à peu retirée dans l’écriture. Et si je réfléchis dans mes livres aux problèmes de l’identité, c’est pour cesser de m’en inquiéter ", poursuit Jhumpa Lahiri, qui compare son travail à l’art de «peler un fruit». Afin d’aller à l’essentiel et de plonger dans la chair vive de ses personnages, au plus profond de leurs secrets.
De cette spéléologie intime, elle a donné une illustration éclatante dès son premier recueil de nouvelles, L’Interprète des maladies, couronné en 2000 par le Prix Pulitzer, et aussitôt traduit au Mercure de France: des récits où se confessent des êtres à deux visages, écartelés entre la dure réalité de l’exil en Occident et la nostalgie d’un Orient enluminé d’exotisme.
Après ce livre si prometteur, Jhumpa Lahiri a taillé dans la même étoffe un roman traduit en 2006 chez Robert Laffont: Un Nom pour un autre, portrait d’un écolier bengali de Boston qui piétine rageusement ses racines afin de ressembler à un Yankee pure souche. Roman adapté au cinéma par Mira Nair en 2007.
Vent d’est, vent d’ouest, la girouette des identités ébréchées a continué de tourner tout au long de Sur une terre étrangère (Robert Laffont, 2010), recueil de nouvelles qui mettent en scène des personnages appartenant à la seconde génération de migrants, comme Jhumpa Lahiri: si leurs parents se calfeutrent encore entre les bras de Mother India, ils refusent, eux, de se réfugier dans le passé et brûlent de s’intégrer, coûte que coûte.
Prose méticuleuse, art du travelling et de la reconstitution historique, Longues Distances, son dernier roman, paru cette année, renoue avec ces problématiques pour jeter un nouveau pont entre l’Inde et l’Amérique, cinq décennies durant.
En d’autres mots est le journal d’une passion clandestine pour la langue italienne, une histoire d’amour et d’initiation qui nous plonge dans les pages limpides de cette traversée linguistique et métamorphique vers une langue étrangère.
Si V. S. Naipaul a un héritier en littérature, c’est elle Jhumpa Lahiri, habile funambule entre les cultures d’Orient et d’Occident.
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Aborigènes, Avec les derniers nomades d’Australie de Eddie Mittelette (Transboréal, Sillages -2015)

À vélo sur l'île-continent.......

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Maxence Fermine à Montpellier

C'est avec grand bonheur que nous avons retrouvé Maxence Fermine, à l'occasion de la sortie de son nouveau roman Zen.

Devant des habitués et fidèles de son oeuvre, il s'est livré, avec gentillesse, aux questions de ses lectrices et lecteurs, nous narrant la genèse de l'ouvrage et son travail d'écriture.

Renouant avec le Japon, qui l'a fait connaître avec Neige, Maxence Fermine nous a proposé un moment d'authenticité, de poésie et de littérature grâce à la complicité du comédien Patrick Vendrin qui a lu des extraits des deux livres, le premier et le dernier.

Un grand merci à cet écrivain, qui nous propose, toujours, des histoires élégantes et profondes à la plume aérienne et concise.
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Caroline Riegel et les Nonnes de Tungri à Montpellier


Présenté Lundi dernier sous les ovations du public, Semeuses de Joie, le premier film de Caroline Riegel (Envol Production) a enchanté les personnes venues nombreuses à ce rendez-vous exceptionnel que la librairie Les Cinq Continents avait pu organiser grâce à l'amitié de Caroline et à la complicité d'amies montpelliéraines prêtes à nourrir et à loger tout ce petit monde.

Ce récit d’un périple de onze nonnes du Zanskar à la découverte de l’Inde, première réalisation de Caroline Riegel, grande voyageuse, écrivain, a conquis les gens présents à la fois par son originalité et sa grande sincérité : ce voyage a été, en effet, proposé par Caroline Riegel elle-même pour ses amies zanskari du petit village de Tungri situé dans l’une des plus hautes vallées habitées de l’Himalaya. Objectif : découvrir le propre pays.
Présentes dans la salle lors de la projection, neuf des onze nonnes voyageuses ont témoigné de leurs surprises, de leurs émotions, plus fortes en Inde – leur propre pays – qu’en France.
Après un séjour de deux mois en France où le film sera présenté dans différents festivals et lieux amicaux, ces nonnes espiègles, chaleureuses et pleine de bienveillance, retourneront dans leur monastère, au coeur de l'Himalaya.

Nous ne pouvons que remercier vivement Caroline et les nonnes de Tungri pour ce passage à Montpellier, malgré leur emploi du temps chargé et aussi la direction de l'hôtel Mercure Centre pour leur accueil et leur professionnalisme.
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Vagabond : une famille, la banquise et des rêves, d'Eric Brossier et France Pinczon du Sel, avec Isabelle Marrier (Le Passeur – 2015)

Une famille sur un voilier......

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