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Des déserts aux prisons d’Orient de Donald Campbell, Introduction, Établissement du texte et Rédaction des notes par François Lantz ( Transboreal, collection Voyage en poche – 2014)

Une grandiose épopée à l'aube du XIXème siècle.....

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L'orage de Clara Arnaud (Gaia – 2015)


L’orage, le premier roman de Clara Arnaud, raconte des évènements qui vont se dérouler dans une Kinshasa, capitale congolaise, tropicale et électrique, transformée en un huit-clos et qui impliquent 4 personnages principaux que l’on va suivre durant 24h à travers les rues défoncées de cette ville sous le déluge.
À la veille d’un sommet international, un enfant des rues croise la route d’une patrouille, et l’anonymat urbain explose en un chaos de drames individuels.
En distillant une foule de détails sur la ville et ses habitants, et en dressant les portraits de personnages très convaincants, Clara Arnaud insuffle, dès les premières pages, un rythme soutenu à son récit.
Li, un homme d’affaires chinois, comprends la profondeur de son attachement pour Merveille, sa compagne congolaise, au moment où il risque de la perdre et découvre, à la faveur de cette inquiétude naissante, une brusque passion pour son pays d’accueil.
Peter, haut fonctionnaire de l’ONU, a laissé les désillusions l’éloigner de sa vocation humanitaire. Diplomate en charge du sommet, il observe la colère croissante du peuple.
Désiré vit au jour le jour, en bande, le ventre creux et l’esprit embrumé. La pauvreté, la quête quotidienne de nourriture, sont illustrées par ce groupe de jeunes, encore enfants, qui erre dans les rues.
Enfin nostalgique des collines de son enfance, Mado a trouvé refuge auprès d’une Église évangélique.
Ainsi tient la force du récit, cet orage grondant dans une Kinshasa crépusculaire et envoûtante, entre fête d’initiés riches et démerdes du peuple, entre volonté politique et chaos populaire. Tel l’orage, la colère monte, telle la pluie, elle s’abattra dans la moiteur de la capitale. Une très belle découverte et un premier essai réussi dans la littérature romanesque.

Née à Fontainebleau en 1986, Clara Arnaud grandit à deux pas de la forêt, entourée de chevaux. La lecture de récits d’aventure exacerbe ses rêves de voyage et, à 15 ans, elle découvre la langue chinoise.
Quelques années plus tard, sur les bancs de l’Institut de géographie, Clara Arnaud prend conscience de la démesure du territoire chinois et s’interroge sur son unité : à quel prix administrer de si vastes espaces ? Mais son premier voyage en Chine n’est pas pour tout de suite : à 16 ans, elle traverse l’Europe en train, du sud au nord ; à 17 ans, elle pédale seule au Québec et réitère l’expérience cycliste dans l’Ouest irlandais un an plus tard. Puis, c’est au Kirghizistan que la porte sa farouche passion pour les montagnes et les chevaux. Elle atterrit à Bichkek chez la cavalière émérite Jacqueline Ripart avec pour projet de chevaucher dans les monts Célestes. Elle passe finalement l’été sous la yourte d’un berger, en toute liberté, à se nourrir de lait de jument et de poisson pêché dans les torrents.
En 2008, après une année de préparation durant laquelle Patrick Fortier lui apprend la maréchalerie, Clara Arnaud s’envole seule pour la Chine avec pour projet de cheminer en compagnie de chevaux de bât, des monts Célestes jusqu’aux confins orientaux du plateau tibétain. Durant cinq mois, ce pays lui offre une expérience bouleversante qui culmine au Tibet et dont elle tire un récit aux éditions Gaïa, Sur les chemins de Chine, Grand Prix de la fondation Zellidja, 2009.
Entre ses voyages, Clara Arnaud se consacre à ses études de géographie, de chinois et d’économie à Sciences-Po, ainsi qu’à sa passion pour la course à pied et l’équitation. Une fois terminée ses études, ses premières missions en Afrique l’amènent au Sénégal, au Bénin et au Ghana, avant la République Démocratique du Congo. Basée à Kinshasa, elle y travaille durant deux ans sur des projets de développement international.

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