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Carnet de Colombie de Céline Roussel et Samuel Chardon (Éditions L'Oiseau Porte-Plume - 2015)


Voilà bientôt 20 ans que Samuel Chardon – illustrateur – et Céline Roussel – auteur(e) – parcourent le monde avec passion, et une curiosité toujours intacte.
En 1997, les Éditions de la Bohème publient « Carnet d’Inde », leur premier Carnet de Voyage, avant que le genre ne soit reconnu dans l’édition. Depuis, ils créent une belle collection.
De janvier à avril 2014, en famille comme à leur habitude, ils sont allés en Amérique Latine, visiter la Colombie, via le Venezuela.
La Colombie, un pays méconnu, réputé dangereux, fortement déconseillé… Et pourtant, ils vont découvrir un pays authentique et passionnant, riche et diversifié quant à sa palette de paysages, des Caraïbes au Pacifique, des reliefs andins à la jungle amazonienne ; quant à son histoire, pré-hispanique, coloniale et moderne ; et surtout quant à son peuple, chaleureux, serviable et amical. À l’opposé de leurs derniers périples principalement itinérants, ils ont choisi cette fois-ci de faire un voyage semi-sédentaire : s’installer quelque temps à Santa Marta, puis à Carthagène, sur la côte Caraïbe ; ensuite à Cali, plus au sud ; sans oublier plusieurs étapes, à Bogota, la capitale, à Salento, dans la région caféière, et à Popayan, non loin de l’Équateur.
Trois mois d’immersion en terre colombienne, pour apprendre, tenter de comprendre, partager et témoigner.
Leur 10ème ouvrage  "Carnet de Colombie, via le Venezuela ", retrace leur voyage grâce au récit et aux très nombreuses illustrations, réalisées sur place, au crayon, à l’encre, à la gouache ou à l’aquarelle.

Céline Roussel et Samuel Chardon, depuis longtemps voyageurs, réalisent leur premier voyage ensemble au Maroc puis en Inde. Au retour de celui-ci, emplis de fascination pour l'Inde et grâce aux nombreux dessins de Samuel, ils décident de réaliser leur premier Carnet d'Inde, un livre regroupant des dessins faits sur place et des petits textes de Céline sur le mode de vie, les coutumes, les religions de ce pays.
Commence alors pour eux une vie de voyages, et de Carnets de Voyages: découvrir de nouveaux paysages, de nouvelles façons de vivre, de personnes aux coeurs riches.
De nombreux carnets s'enchaînent au fil des ans et des voyages (de 3 à 14 mois). Ils voyagent simplement, avec leurs enfants, en camion parfois, au contact des habitants.
Céline écrit d'ailleurs dans un de leur carnet "Nous acceptons toujours les cadeaux et les invitations car pour nous, le voyage c'est avant tout la rencontre de l'autre. Plus que les sites touristiques ou les paysages, c'est cette rencontre avec l'autochtone que nous aimons, avec lui que l'on apprend, à toute vitesse, l'essentiel: sa langue, sa façon de vivre, cuisiner, élever des enfants, son rapport à l'environnement, le jardinage, l'élevage, l'habitat, la religion, l'habillement, etc."
Le voyage, la découverte font partie intégrante de leur mode de vie.
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Le livre des Égypte, sous la direction de Florence Quentin (Laffont, collection Bouquins – 2015)

Une somme sur l'un des plus vieux pays de l'humanité....

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Vertige du Transsibérien de Gwenaëlle Abolivier (Naïve – 2015)


Vertige du Transsibérien est un récit de voyage – à la fois poétique et documentaire – sur le Transsibérien.
Après, Un ticket pour le Transsibérien, un reportage qui a fait l’objet d’une série radiophonique de dix émissions diffusée sur France Inter, Gwenaëlle Abolivier revient sur ce train mythique au travers d’un récit où « les destins s’entrelacent, les vies se croisent » et où elle nous offre de beaux portraits de femmes. Des femmes qui hantent le Transsibérien ou des régions austères, comme Irène qui avoue : « toute ma vie passée ici n’a été qu’une vie de mensonges ».
Le texte prend la forme d’une grande lettre d’amour où l’auteure elle-même s’adresse à l’être aimé. Tout au long du récit, elle exprime aussi sa dette envers Blaise Cendrars qui lui a inspiré le goût du voyage et ce départ à travers l’Europe et l’Asie. Cendrars qui « se drogue à l’encre d’imprimerie ». Cendrars qui est l’un des phares de ce récit.
Avec Vertige du Transsibérien, le lecteur prend le train, appréhende des paysages majesteux, se confronte à des cultures riches et lointaines, à un continent dévasté par des problématiques d’ordre climatiques, sociales, économiques.
Photographie littéraire de la Russie contemporaine, avec ses blessures, sa démesure, sa poésie baroque, ce récit est aussi perpétuellement irrigué par un questionnement « Faut-il avoir beaucoup vécu pour écrire, beaucoup aimé, beaucoup pleuré aussi ? »
Un panorama qu’on ne regarde pas, cette fois, avec les yeux mais qui se révèle à nos sens au gré de l’écriture de Gwenaëlle Abolivier.

Gwenaëlle Abolivier est journaliste et auteure. Pendant près de vingt ans, elle a présenté sur France Inter, des émissions de reportages où elle a raconté ses grands voyages à travers le monde : Un ticket pour le Transsibérien (série radiophonique de dix émissions), Le courrier des Marquises.
Plus récemment, elle a écrit des pièces radiophoniques « La nuit en ce jardin » puis s’est consacrée à la littérature de voyage « Heureux qui comme Ulysse » et aux relations épistolaires « Correspondances » ainsi qu’aux grandes voix du XXème siècle « Partir Avec » et « À portée de voix ». Elle continue d’intervenir dans Interception, le magazine de grands reportages ainsi que dans des revues littéraires.
Gwenaëlle Abolivier est également l’auteure de Lettres océanes (Glénat, 2010), Alexandra David-Néel, une exploratrice sur le toit du monde ( À dos d’âne, 2012 ), De Saint-Malo ( Les petites Allées, 2013 ), Écrire d'amour à 20 ans ( À dos d'âne, 2014 )
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Là-bas, au loin, si loin de Jean Raspail (Laffont, collection Bouquins – 2015)

Cinq textes de Jean Raspail, réunis pour la première fois en un volume...

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Esprit des lieux, chroniques nomades de Tristan Savin (La Table Ronde – 2015)


Esprit des lieux réunit les 100 chroniques du critique littéraire et grand reporter Tristan Savin, publiées dans le magazine Lire entre 2004 et 2014.
En une centaine de chroniques donc, Tristan Savin nous embarque pour un tour du monde des lettres, à la recherche des lieux qui ont fait les grands esprits. Avec finesse et complicité, il nous entretient de leurs petites obsessions « touristiques » à eux : l’Orient pour Segalen, l’Afrique noire pour Conrad... Celles qui ont fasciné leurs yeux et façonné leurs plumes.
Ici, on entre en littérature comme dans un port, toujours prêt à reprendre la Mer rouge, la Manche ou le fleuve Pô.
Pour des régions aux noms merveilleux (Laponie, Carpates, Rajasthan), fabuleux (« À la recherche de l’Atlantide »), cosmique (« on a mis le pied sur la lune ») ! Et le voyage n’est jamais une régate en solitaire.
Notre équipage ? Jules Verne, Stevenson, Dafoe... Quelquefois, on débarque sur le continent, histoire de rencontrer, à Berlin, l’intelligentsia européenne des années 1920, ou de flâner avec la beat génération dans la baie de San Francisco.
Ce recueil, préfacé par François Busnel, est un pèlerinage littéraire. Une évasion en beauté pour voyageurs immobiles et nomades confirmés. Une rencontre avec l’esprit des lieux : celui, parfois, de son propre pays !

Tristan Savin, né le 10 octobre 1963, est un journaliste et écrivain français qui a la passion des antipodes et celle de l’histoire littéraire.
Il est chroniqueur littéraire au magazine Lire depuis 2004 et signe, chaque mois, "L'Esprit des lieux". Il collabore aussi à Géo, L'Express, Styles et lexpress.fr et est rédacteur en chef de la revue Long Cours.
On lui doit des reportages littéraires (Les écrivains de Nouvelle Zélande, l'Ethiopie sur les traces d'Hugo Pratt, l'édition japonaise), des enquêtes (Françoise Sagan, JMG Le Clézio, Jean d'Ormesson), des portraits fleuves (Boris Vian, Albert Camus, Frédéric Dard, Hemingway, Victor Hugo), de grands entretiens (Francis Lacassin, Henning Mankell) et de nombreux "univers d'un écrivain" (Michel Déon, Mario Vargas Llosa, Jean-Claude Carrière, Frédéric Vitoux, Pierre Pelot, Jean-Marie Laclavetine, etc.).
Avant tout spécialiste de l'histoire littéraire, il se distingua en obtenant, en exclusivité, la première interview du fils de Boris Vian.
Plusieurs fois nominé au Prix Hennessy de la critique littéraire, il fut finaliste en 2009. Il a été par ailleurs en charge de la rédaction en chef des hors-série du magazine Lire : Tintin, Goscinny, Proust, Saint-Exupéry, Agatha Christie, etc.
Il fut aussi critique pour Start Up (L'esprit des vieux), Asia magazine et reporter pour Saisons d'Alsace.
En tant qu'auteur, Tristan Savin a publié une nouvelle dans la revue Le Journal des lointains (Buchet Chastel), et présenté deux anthologie parues au Mercure de France: Le Goût de l'Abyssinie (2009) et Le Goût de Tahiti (2012). Il est aussi l'auteur de dictionnaires aux éditions L'Express : Nyctalope ? Ta mère (2011, préfacé par Alain Rey et réédité au Seuil, dans la collection de Philippe Delerm Le Goût des mots) et Constitutionnel? Ta soeur... (2012), préfacé par Christophe Barbier.
En 2011, il animait une chronique consacrée aux mots savants, sur France Info.
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REVUE ULTREÏA ! N°3

Le nouveau numéro de cette excellente revue...

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Transgressions de Vaiju Naravane, traduit de l’Anglais par Dominique Vitalyos (Seuil – 2015)

 
La cinquantaine passée, Kranti Goray de Lorel, styliste et jet-setteuse indienne, esprit libre et indépendant, et qui a réussi à pénétrer dans la haute société française en utilisant ses charmes féminins, met en scène sa propre mort dans son superbe appartement parisien qu’elle lègue, avec ses écrits et ses œuvres d’art, à son amant Robert-Pierre, homme marié et psychiatre de renom.
À mesure qu’il cherche à élucider le mystère du suicide de Kranti, sa réputation et sa propre existence subissent les contrecoups de ce geste fatal. Cependant, Shanti, la sœur de Kranti, décide de faire le voyage depuis l’Inde pour contester le testament, sans savoir que Robert-Pierre a exhumé des secrets de famille longtemps bien gardés.
Que révèle Kranti dans ses carnets ? Un journal intime plein de détails sordides sur son passé, qui révèle une enfance et une adolescence tragiques.
Comment les turbulences d’une existence bousculée d’une ville à l’autre, écartelée entre deux continents et deux cultures, comment l’histoire et les comportements déviants de ses proches ont-ils influencé ses choix d’adulte jusqu’à sa décision ultime ?
Les voix narratives fortes, le rythme enlevé et l’écriture précise de Transgressions entraînent le lecteur dans la spirale complexe du désir en mélangeant des thèmes comme la violence faite aux femmes (à la fois physique et émotionnelle), l'adultère, la trahison, la solitude intense, les frictions et les lourds secrets de famille, l’inceste, la maladie et la mort.

Vaiju Naravane est née en 1952, en Inde, à Poona, dans une famille d’écrivains, d’historiens et de philosophes. Après des études de journalisme, elle bénéficie en 1979 d’une bourse du World Press Institute qui la mène un an aux États-Unis.
Le Hindustan Times (quotidien indien) lui propose de devenir correspondante à Paris en 1980 : « Lorsque j’ai débarqué, je ne parlais pas un mot de français. Cela m’a valu bien des surprises, comme cet interview surréaliste de Coluche. A chacune de mes questions, il répondait des horreurs, avec le plus grand sérieux du monde. Et je recopiais tout sans avoir la moindre idée de ce qu’il racontait. » Une lacune bien vite comblée grâce… aux dessins animés : « Le meilleur moyen pour s’initier à une langue. En deux mois, j’avais appris le français et tous les génériques de dessins animés ! »
La correspondante parisienne devient rapidement européenne et part suivre l’actualité dans les Balkans à la fin des années 80, puis s’installe en Italie, avant de finalement revenir en France. En 1996, elle commence à travailler pour le quotidien The Hindu, quotidien national, dont le siège est à Madras, devenant sa correspondante européenne.
En 1997, elle saisit sa chance et accepte un poste à l’Organisation mondiale de la santé, aux relations publiques. « Ce fut une vraie perte de temps. Je me suis retrouvée coincée à Genève, ensevelie sous une tonne de paperasse, sans réellement travailler. Et tout cet argent qui part dans les salaires… Le fonctionnement bureaucratique des Nations Unis est criminel ! »
L’expérience tourne court et Vaiju Naravane est de retour en France en 1999, The Hindu lui ayant immédiatement rendu son poste.
Elle s’est fait un nom dans le milieu audiovisuel et apparaît régulièrement dans des émissions de télévision et de radio internationales, notamment Kiosque (TV5), C dans l’air (France 5), JT – (iTELE), Arte, France 2, France 3, LCP, LCI et BBC World Service Radio.
En tant que Maître de conférences, elle a enseigné à l’école de journalisme de Science Po, à Paris. Elle a été récemment nommée professeur de journalisme à l’université Ashoka de Delhi.
À ses nombreuses casquettes, elle ajoute celle d’éditrice de fiction étrangère pour la maison d’édition française Albin Michel, où elle a notamment publié les auteurs suivants : Vikram Seth, Manil Suri, Alan Hollinghurst, Esther Freud, Daniel Alarcon, Anita Nair et Anita Brookner.
En avril 2014, le président François Hollande a remis à Mlle Naravane l’insigne de Chevalier de la Légion d’Honneur.
Transgressions est son premier roman.

Dominique Vitalyos est depuis bientôt vingt ans traductrice littéraire de l’anglais et du malayalam, spécialisée dans le domaine indien. Elle traduit fiction, poésie, essais, et partage son temps entre le versant ensoleillé de la France et le Kerala, en Inde.
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Dans l’ombre de Gengis Khan, Sur la trace des conquérants de l’Asie de Julien Peltier (Transboreal, Collection Voyage en poche – 2015)

Une aventure de huit mois de Samarcande à Ôsaka, sur les traces des conquérants mongols...

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LE JAPON DE NICOLAS BOUVIER (1955 - 1970) - EXPOSITION DU 17 AVRIL AU 31 MAI 2015


Nicolas Bouvier (1929-1998) était un écrivain, photographe, iconographe et voyageur suisse, originaire de Genève. Son oeuvre littéraire, traduite dans de nombreuses langues étrangères, est aujourd’hui considérée comme majeure, avec notamment L’usage du monde, publié à compte d’auteur en 1963, qui a contribué à redéfinir la littérature de voyage au 20e siècle et demeure une référence pour bon nombre de voyageurs et d’écrivains.
C’est à Tokyo dans les années 50 que Nicolas Bouvier devient photographe pour « survivre », se prenant vite au jeu, captant tous les sujets de la culture populaire nippone. Portraitiste sensible, aujourd’hui encore plus célèbre pour ses textes que pour ses clichés, Nicolas Bouvier aura pourtant été autant un homme d’images que de mots, ce qu’il restera jusqu’à la fin de sa vie.
L’exposition « Voyages au Japon » relate de ses deux longs séjours (1955-56 et 1964-66). Une sélection de ses photographies en noir et blanc résonne en écho avec des extraits de ses textes au sujet du pays du Soleil Levant, parus dans Japon (1967), Chronique japonaise (1975) et Le vide et le plein (2004).
Exposition inédite sur ce thème et dans ce format, elle a d’abord été créée en collaboration avec le Musée de l’Élysée de Lausanne pour le festival Kyotographie en 2013 puis présentée sur le stand du Japon au Salon du Livre à Genève en 2014 dans le cadre du 150e anniversaire des relations diplomatique entre la Suisse et le Japon et au festival Confrontations Photo à Gex.
Cette exposition a pour but de faire découvrir une oeuvre photographique de qualité mais encore relativement méconnue et qui mérite de sortir de l’ombre pour être enfin appréciée à sa juste valeur. L’exposition invite au voyage à travers des images et des textes témoignant d’un Japon typique mais néanmoins révolu.

La Librairie les Cinq Continents et La Galerie "La Fenêtre" vous proposent dans le cadre de cette exposition trois évènement.



La librairie Les Cinq Continents vous proposera, tout particulièrement une rencontre sur L'HÉRITAGE LITTÉRAIRE DE NICOLAS BOUVIER.

"L’Usage du Monde", publié en 1963, est un livre qui révèle un écrivain: Nicolas Bouvier, grâce à un regard acéré et à une plume aussi précise qu’aérienne sur le monde.
Le voyage pour Nicolas Bouvier est une forme d’ascèse : s’arracher à tout ce qui enferme, chercher dans le dénuement la disponibilité nécessaire pour rencontrer l’autre, s’ouvrir à la polyphonie du monde, accéder à des lieux privilégiés.
Depuis plus de 50 ans, "L’Usage du monde" a contribué à redéfinir la littérature de voyage et Nicolas Bouvier ne cesse d’inspirer d’innombrables écrivains voyageurs.
Que reste-t-il de l’héritage littéraire de Nicolas Bouvier ?

Pour en parler:

Marc Wiltz, directeur et fondateur des Éditions Magellan & Cie et membre actif de "L’Union des éditeurs de voyage indépendants" qui fédère sept éditeurs dont l’essentiel de la production tourne autour du voyage.

Et

Alain Londner, co-fondateur de la librairie Les Cinq Continents à Montpellier.

Rencontre animée par Alain Vacquié.

Mercredi 13 Mai 2015

à 19h00

Galerie La Fenêtre, 27 rue Frédéric Peyson , 34000 Montpellier

Affiche de la rencontre

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Première personne du singulier de Patrice Franceschi ( Seuil, collection Points - 2015)

Un recueil de nouvelles d'un aventurier......

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Entre deux mers d’Axel Kahn (Stock – 2015/04)


Comme en 2013 (parcours depuis les Ardennes jusqu’au Pays basque), Axel Kahn a parcouru au printemps 2014 la France en diagonale : depuis la Pointe du Raz (quittée le huit mai), en Bretagne, jusqu’à Menton (atteint le vingt-deux juillet 2014) et la Méditerranée, cette fois.
Tout diffère cependant entre ces deux périples, à commencer par la difficulté du second, qui s’est apparenté à une épreuve physique que le marcheur n’a pas toujours été certain de mener à son terme. Il a parcouru, souvent hors tout chemin balisé, 2 057 km, et, surtout, il a gravi 43 000 m... et descendu autant ! Cette fois, le périple a été un vrai « voyage au bout de soi », que des genoux douloureux et une épaule déboîtée ne sont pourtant pas parvenus à écourter. Un voyage intérieur, aussi.
Par ailleurs, les régions traversées cette année sont apparues moins éprouvées par les crises que celles du nord-est de la France, leur dynamisme mieux conservé semblant aller de pair avec la vigueur de l’attachement des habitants à l’identité de leurs territoires.
Comme Pensées en chemin, Entre deux mers est un récit de voyage passionnant, poétique et drôle, celui d’un marcheur épris de beauté. Axel Kahn ne manque aucune occasion de rencontres et de débats, à chaque étape. Son livre est riche de réflexions politiques sur la France réelle, celle des gens, ses difficultés mais aussi ses atouts et ses espoirs.

Né en 1944 au Petit-Pressigny (Indre-et-Loire), Axel Kahn est le fils du philosophe Jean Kahn-Dessertenne et le frère du journaliste Jean-François Kahn et du chimiste Olivier Kahn.
Après des études secondaires au lycée Buffon (Paris), il s’oriente vers des études de médecine, devient interne des Hôpitaux de Paris et se spécialise en hématologie. Chercheur à l’Inserm (biochimie) il entre à l’Institut de Pathologie moléculaire de l’hôpital Cochin auprès du Professeur Jean-Claude Dreyfus. Docteur en médecine et Docteur ès sciences, il fut directeur de recherche à l’INSERM et a dirigé l’Institut de 2002 à 2008.
Président de la Commission du Génie Biomoléculaire de 1987 à 1997, il a été rédacteur en chef de la revue Médecine Sciences de 1986 à 1998 et membre du Comité Consultatif National d’Ethique de 1992 à 2004.
Entre 2007 et 2008, il préside la Fondation Internationale du Handicap ainsi que le Comité d’Ethique de la Ligue du Cancer et Paris Biotech Santé.
Il a été le Président de l’Université Paris Descartes de fin 2007 à fin 2011 ainsi que Président de la Commission recherche de la Conférence des Présidents d’Universités.
Ses travaux scientifiques publiés dans des revues internationales, portent notamment sur le contrôle des gènes, les maladies génétiques, le cancer et la nutrition.
Outre ces activités scientifiques, Axel Kahn intervient fréquemment sur des sujets touchant aux aspects moraux et sociaux de la médecine, de la génétique et des biotechnologies. Guidé par des valeurs teintées de christianisme et de communisme, l’homme de science est opposé au clonage, à l’euthanasie et à la légalisation des mères porteuses.
En 2011, à 67 ans, Axel Kahn se lance dans la politique en se présentant aux législatives sous la bannière PS contre François Fillon. Malgré son enracinement dans la deuxième circonscription parisienne, son nom recueille seulement 43,54% des voix contre 56,46 en faveur de son adversaire.
En 2013, loin des villes irrespirables, le généticien a entrepris une longue pérégrination au cœur de la France, exactement des Ardennes au Pays basque, soit près de 1600 kms de chemins où chaque matin il éprouve « une impression renouvelée d’allégresse et de liberté » qu’il essaie de retransmettre fidèlement sur son blog.
Axel Kahn est l’auteur d’une vingtaine de livres dont plusieurs ont été des best-sellers, notamment Et l’homme dans tout ça ? (NiL, 2000), L’Homme, ce roseau pensant (NiL, 2007), et Pensées en chemin (Stock, 2014).


Axel Kahn achève à Menton sa "rencontre avec la... par nice-matin
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Mitteleuropa de Olivier Barrot (Gallimard – 2015)

Le nouveau récit d'un amoureux des livres....

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Black museum d’Alexandre Kauffmann (Flammarion – 2015)


Écrit à la première personne, avec un sacré cynisme et un humour mordant ce Black Museum est à la fois un récit de voyage décalé sous de tristes tropiques et un examen de conscience sans indulgence dont le héros narrateur ne sort guère grandi.
Un jour, donc, Alexandre, reporter free-lance se fait envoyer par un magazine ( Long Cours ?) en Tanzanie, dans le pays des Hadza, l’une des dernières tribus nomades de Tanzanie qui vivent de la chasse et de la cueillette sur les rives du lac Eyasi. Apparemment imperméables au monde contemporain, ils sont à peine mille, et leur langue « à clics » est incompréhensible.
Belle occasion de partir en reportage et de damer le pion à tous ses concurrents: les Hadza ne sont guère connus que d’un journaliste américain qui leur a consacré un livre, et de Frank Marlowe, un anthropologue, également américain, qui traîne encore sur place avec son assistante, Coren.
Dès l’abord, le chasseur de scoop va déchanter : Ce peuple chasse en effet, mais vit selon un mode occidental. Les Hadza sont complètement shootés à la marijuana, pas du tout coopératifs, totalement vénaux et ivrognes ; leurs jeunes portent des casquettes de rappeurs, roulent en moto et ont des téléphones portables. Le Blanc, le Mzungu, n’est pour eux qu’un gogo à plumer, surtout cornaqué par Matayo, un guide bidonneur devenu caïd local au cœur de tous les trafics.
Et en effet, des groupes de touristes viennent de loin pour assister à un spectacle fantasmé. Vêtements traditionnels, chasse… tout est mis en scène pour satisfaire la curiosité des occidentaux et reproduire une véritable comédie de brousse. Ce "primitive business", installé au milieu des années 90, a fructifié et est devenu pour les Hadza, et la population locale, un moyen facile de gagner de l’argent. Une triste réalité qui en dit long sur l’état d’esprit des spectateurs.
Il faudra au narrateur faire preuve de patience et retourner sur place vivre en compagnie de Grace, une photographe, pour trouver enfin un peu d’authenticité et une raison à toute cette aventure.
Le récit africain est entrecoupé par les problèmes d'Alexandre, à Paris, avec sa colocataire Marie, une musicienne invivable, radine, parasite et mythomane et qui envahit sa vie.
Au bout de reportage Alexandre aura surtout rompu les amarres avec son pays d’origine, pour se déraciner, tenter de s’oublier.
Black Museum est beau livre mélancolique qui déconstruit pas mal de nos fantasmes ethnologiques et de tourismes authentiques.
Quant aux Hadzas, existeront-ils encore dans dix ans ?

Alexandre Kauffmann est né en 1975 à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).
Il passe son enfance dans le 14e arrondissement de Paris. À la fin des années 1980, il se passionne pour le mouvement des graffitis qui envahit la capitale. Il suit des études de philosophie à la Sorbonne, puis rejoint l'Institut d'Études Politiques de Paris.
En 1999, dans la continuité de ses études, il se rend à Madagascar pour apprendre la langue de l'Île Rouge. Sur les hauts-plateaux, il rédige un recueil de nouvelles retraçant le destin brisé de cinq Malgaches, Mauvais Numéro (Arléa, Prix Alexandre Vialatte 2001).
En 2003, à la recherche des racines africaines, il sillonne le Mozambique pendant plusieurs mois. Ce voyage sera à l'origine d'un premier roman, Le faux-fuyant (Arléa).
En 2004, il part à Bangkok pour enquêter sur les backpackers, routards du nouveau millénaire. Cette enquête fera l'objet d'un excellent récit, Travellers (Des Équateurs).
En 2006, il achève un second roman, Influenza (Des Équateurs).
Il vit à Paris et travaille comme reporter free-lance dans le domaine du voyage et du tourisme (Géo, Grands Reportages, Long Cours, Senso, Air France Magazine, VSD…).
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