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Robinson volontaire de Gauthier Toulemonde ( Arthaud – 2015)


Qui n’a pas rêvé un jour de larguer les amarres, de partir pour un paradis insulaire ? Une fascination qui ne date pas d’aujourd’hui avec le Jardin d’Eden au Moyen Age, sans oublier l’énigmatique Atlantide. La littérature s’est emparée du sujet. L’île déserte devient celle aux trésors mais se fait aussi mystérieuse avec Jules Verne, un lieu où l’on survit avec le Robinson de Daniel Defoe.
L’insularité attire aussi ceux qui rejettent une forme de civilisation comme ce fut le cas de Paul Gauguin ou de Jacques Brel. Elle fut une prison pour Napoléon 1er ou le capitaine Dreyfus. Des philosophes ont aussi réfléchi à la problématique de l’île, à l’instar de Tournier ou encore Deleuze. Dans un monde moderne trop formaté et donc en quête d’exceptionnel, cette thématique est reprise au cinéma avec Seul au monde, de Robert Zemeckis, magistralement interprété par Tom Hanks, des séries télévisées comme Lost ou encore certaines émissions de télé-réalité comme KohLanta.

Le 10 octobre 2013, Gauthier Toulemonde décide de suivre les traces du héros de Daniel Defoe et s'exile sur une île déserte inhabitée en Indonésie.
L'expédition Web Robinson a commencé.
Jusqu'au 20 novembre, ce grand voyageur revit les expériences légendaires de naufragés solitaires. Equipé seulement d'un hamac et d'une tente destinée à abriter son matériel électronique, ce robinson des temps moderne souhaite promouvoir le télétravail et l'énergie solaire.
Malgré des conditions difficiles, liées notamment à la saison des pluies, deux numéros de Timbres magazine et un de l'Activité immobilière sont publiés.
G. Toulemonde raconte son séjour sur l'île. Il dévoile dans ce livre son quotidien, souvent difficile, avec pour toute compagnie un chien, deux chats et quelques poules et simplement muni de quatre petits panneaux solaires, un ordinateur et un téléphone satellitaire.
L’expédition est un succès notamment du point de vue du télétravail, même si Gauthier a perdu 14 kilos.
Il a fallu en revenir à l’essentiel : trouver de la nourriture.
Gauthier Toulemonde a été amené à faire des quarts comme sur un bateau, en tenant compte d’un décalage horaire important. Le soleil ne se couchait jamais véritablement sur cette île volcanique.
L’expérience a répondu à de nombreuses questions comme : éprouve-t-on un réel sentiment de solitude lorsque l’on est raccordé au reste du monde par les seules nouvelles technologies ? Un citadin peut-il réellement se passer de confort moderne ? Comment s’organise la journée d’un Robinson du XXIe siècle travaillant dans le secteur de la presse et obligé de se tenir informé de l’actualité ? Quelle est alors sa perception de la société dont il s’est temporairement et volontairement détaché physiquement ? Quid de ses relations avec l’équipe de Timbropresse, société porteuse du projet, dont il est le directeur ?
Sa prochaine expédition, toujours en solitaire, devrait avoir lieu sur une nouvelle île déserte.
Gautier Toulemonde est aujourd'hui membre de la mission SolarStratos (un avion solaire qui devrait atteindre la stratosphère en 2017).

Bercé dès son enfance par les aventures extraordinaires des personnages de Jules Verne, Gauthier Toulemonde se passionne très tôt pour les voyages.
C'est à partir de 2005 que cet entrepreneur français aujourd'hui directeur de Timbopresse et rédacteur en chef de Timbres magazine ainsi que de L'Activité Immobilière, se lance dans l'aventure. Il écrit dès lors de nombreux articles consacrés à l'histoire des explorations et produit également des films dont l'un pour l'Adresse - Musée de La Poste à Paris dévoué à l'Afrique et l'Océan Indien.
Sa première expédition en compagnie de Jean-Louis Etienne se déroule sur l'Île de Clipperton, une île française et inhabitée située à plus de 1 200 kilomètres d'Acapulco. C'est en grande partie grâce à cette première expérience sur ce "petit anneau de terre flottant dans les immensités du Pacifique", selon les propres mots de l'auteur, que naît le projet web Robinson.
Gauthier Toulemonde s’est ensuite rendu en 2006 au pôle Nord géographique puis en Amazonie en pirogue en remontant vers le pays amérindien.
En 2010, il rejoint durant une étape le Planetsolar, premier bateau à avoir réalisé une circumnavigation autour de la terre avec pour seule énergie le soleil.
Il est aujourd’hui le rédacteur en chef de Timbres magazine et de L’Activité immobilière.


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La Nuit commence au cap Horn de SAINT-LOUP (Transboreal – 2015)

Le roman d'un écrivain méconnu.....

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Berezina de Sylvain Tesson (Guérin – 2015)


Dès les premières pages, le nouveau récit littéraire de Sylvain Tesson commence par sa définition du voyage, suite à une question de son excellent ami et russophone Cédric Gras, écrivain, aventurier et partenaire privilégié de tous les récents déplacements de Sylvain :
« - un vrai voyage, c’est quoi ? dit-il
- Une folie qui nous obsède, dis-je, nous emporte dans le mythe ; une dérive, un délire quoi, traversé d’histoire, de géographie, irrigué de vodka, une glissade à la Kerouac, un truc qui laissera pantelants le soir, en larmes sur le bord d’un fossé. Dans la fièvre…. »

En octobre 1812, littéralement piégé dans Moscou en flammes, Napoléon replie la Grande Armée vers la France. Commence la retraite de Russie, l’une des plus tragiques épopées de l’histoire humaine.
L’immense tragédie collective de 1812 fut ponctuée d’épisodes individuels où la flamme de l’humanité, de l’héroïsme, du courage luisait encore dans la nuit. La retraite fut une course à la mort, une marche des fous, une échappée d’enfer. Sur 450.000 hommes partis en campagne, 45.000 à peine rentreront vivants, début 1813.
Deux cents ans plus tard, Sylvain Tesson décide de répéter l’itinéraire de l’armée agonisante, de ces cavaliers désarçonnés, de ces fantassins squelettiques, de ces hommes à plumets qui avaient préjugé de l’invincibilité de l’Aigle.
L’écrivain-voyageur Cédric Gras, mais aussi le photographe Thomas Goisque et deux amis russes, Vassili et Vitaly « des ouralistes radicalistes », sont de la partie.

Pour cette aventure, ils enfourchent des side-cars soviétiques de marque Ural : « Nos trois side-cars Ural, de fabrication russe, ronronnent dans l’aube froide. Nous préférons donner le nom plus soviétique de « motocyclettes à panier adjacent » à ces - machines reproduites à l’identique, depuis la Seconde Guerre mondiale, dans une usine sibérienne. La mécanique est aléatoire mais rien ne saurait arrêter une Oural, pas même ses freins. »
Au long de quatre mille kilomètres, en plein hiver, ils vont dérouler le fil de la mémoire entre Moscou et Paris où l’Empereur arrivera le 18 Décembre 1812, laissant derrière lui son armée en lambeaux.

Sur le side-car de tête sont fixés un drapeau de la Garde ainsi que la réplique du bicorne impérial.
Ils auront mis treize jours et treize nuits, de Moscou aux Invalides, en passant par la rivière Bérézina, Boridono, Wiazma ou Vilnius, pour accomplir leur périple.
Le jour, les mains luisantes de cambouis, nos aventuriers lisent les Mémoires du général de Caulaincourt, ambassadeur à Moscou et aide de camp de l’Empereur, dans lesquelles ils trouvent le détail du raid vers Paris, repèrent le nom des étapes où Caulaincourt égraine le nom des relais jusqu’à l’arrivée, découvrent les descriptions de paysages inchangés. Et aussi celles de l’humble sergent Bourgogne. Le soir, ils s’assomment de vodka pour éloigner les fantômes.
Napoléon était-il un antéchrist qui précipita l’Europe dans l’abîme ou bien un visionnaire génial dont le seul tort fut de croire qu’il suffisait de vouloir pour triompher et que les contingences se pliaient toujours aux rêves? Etait-il ce tyran mégalomaniaque qui a saigné l’Europe ? Ou bien ce souverain de génie qui croyait à des choses dont on ne fait plus cas aujourd’hui : le destin des peuples, le roman collectif, l’énergie des conquêtes ?
Mais très vite, ils doivent abandonner ces questions métaphysiques : « Nous vivons dans les stations-service, épuisés, couverts de boue. Mais de quoi se plaindre ? Il y aurait de l’inélégance à prétendre honorer la mémoire des soldats de 1812 en geignant sur les conditions climatiques de l’hiver 2012. »

Ils gagnerons Paris le 15 décembre, deux cents ans moins trois jours après Napoléon. A minuit, le 18 décembre 1812, Caulaincourt frappait à la porte des Tuileries. Eux entrerons dans la cour d’honneur des Invalides. Sous la statue de Napoléon, à quelques mètres de son tombeau : « Les compteurs affichent 3 500 kilomètres. On dirait que l’Empereur considère d’un œil circonspect ces machines à bord desquelles il serait arrivé à peine plus vite que dans son traîneau. Nous pensons à cet homme qui rêvait d’emmener ses soldats vers la gloire, les conduisit au désastre, mais leur offrit de vivre l’aventure et d’écrire une geste inégalée que nous nous refusons d’oublier. »
Le nouveau récit de Sylvain Tesson, cette épopée aus confins des steppes et de l’histoire est, comme à son habitude, plein de fulgurances littéraires sur fond d’histoire et d’autodérision...
C’est un grand texte sur la retraite de Russie, Napoléon, l’hiver russe, l’aventure, l’amitié, l’héroïsme et « la vie qui ne suffit pas ».

Né à Paris en1972, Sylvain Tesson est un écrivain, qui ne cesse de parcourir le monde tout en le racontant. Il est l'auteur de nombreux récits de voyage, mais aussi de recueils de nouvelles et d'essais.
Sylvain Tesson est géographe de formation. Après ses premiers voyages, il décide de partir en 1993 durant un an autour du monde, à bicyclette, avec son ami de lycée Alexandre Poussin. Les deux jeunes hommes viennent de finir leurs études et n'ont qu'un budget restreint, mais parcourent plusieurs continents et 25 000 kilomètres. Ils en tirent un livre paru en 1996, On a roulé sur la terre (Pocket, 2008), qui reçoit le Prix de l'Institut national géographique.
Ils repartent ensemble en 1997 pour traverser l'Himalaya à pied, durant cinq mois. Suivra la publication de La Marche dans le ciel : 5 000 kilomètres à pied à travers l'Himalaya (Pocket).
En 1999, accompagné cette fois de la photographe et aventurière Priscilla Telmon, Sylvain Tesson parcourt à cheval les steppes d'Asie centrale et coécrit deux ouvrages avec cette dernière dont La chevauchée des steppes (Pocket, 2013).
De 2003 à 2004, il entreprend de suivre le périple d'évadés du goulag retracé dans le livre À marche forcée de Slawomir Rawicz. Il parcourt la Sibérie jusqu'à atteindre l'Inde et relate ce voyage dans L'Axe du loup (Pocket).
En 2010, il décide de vivre en ermite durant six mois en Sibérie, au bord du lac Baïkal. Il publie un essai tiré des notes de son journal, Dans les forêts de Sibérie (Folio, 2013), qui reçoit le Prix Médicis en 2011.
En plus de ses voyages et des récits qu'il en tire, Sylvain Tesson est également l'auteur de nombreuses nouvelles : le recueil Une vie à coucher dehors, publié chez (Gallimard-Folio) en 2009, a reçu le Prix Goncourt de la nouvelle.
Son dernier recueil, S'abandonner à vivre, est sorti en 2014 chez Gallimard. Sans oublier ses fabuleux recueils d’aphorismes édités par les éditions des Équateurs (2013 et 2014).

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India Express de Constantin Simon (éditions Le Passage – 2015)

 
Constantin Simon vit depuis sept ans à New Delhi, où il est reporter télé.
India Express, son premier livre, largement romancé, retrace, avec un indéniable talent de conteur et un certain humour décalé façon British, comment il en est arrivé là.
« Caméra à la main, je sillonnais l’Asie avec pour jardin l’Hindoustan. Parfois mon métier me désespérait tant il confinait à l’absurde, jouait de l’obscène. D’autres fois il me remplissait de bonheur. Sacrée cuisine tout de même que cette affaire de caméra… un objet magnétique. Sortez un crayon, personne n’y fait attention. Ouvrez votre caméra, les gens viennent se coller. La vertu de l’aimant. Le monde en boîte. »
Derrière sa caméra-revolver, Pierrot gamberge un peu trop… C’est qu’il en rêvait depuis l’adolescence : devenir reporter de guerre. Alors lorsque se présente le choix entre travailler pour TV Bresse ou remplacer au pied levé le caméraman de Béatrice Astruc pour un reportage de deux semaines au Sri Lanka, Pierrot n'hésite pas. Il fonce donc, emmené par une journaliste un peu loufoque, voire hystérique, dont il est le caméraman, l’esclave puis l’associé.
Entre reportages, beuveries, fumettes diverses, négociations et péripéties en tous genres, le couple journaliste coure les routes à la recherche de nouvelles histoires pittoresques à mettre en boîte pour des chaînes audiovisuelles de plus en plus gourmandes d'images fortes.
Des fumeurs de cannabis de l’Himalaya aux être-bigorneaux du Japon de l’après-tsunami, des sâdhus nus du Gange aux vrais-faux talibans de Karachi, des tondeurs de cheveux aux décharges à ciel ouvert, Pierrot croisera des personnages originaux, démoniaques ou célestes, rencontrera l’amour et la mort.
« En fait les personnages sont des additions comme on fait je crois souvent dans un livre. On se nourrit de personnages qui existent vraiment mais on les mélange… »
India express est un roman avec des personnages truculents dans des situations drôles, cocasses, originales et une plongée fascinante à la découverte de l’Inde, de l’Asie et du métier de reporter dont Constantin Simon connaît parfaitement les hypocrisies et les limites ….

Né en 1981, Constantin Simon est reporter pour la télévision française, notamment pour France 24, installé depuis sept ans à New Delhi.
India Express est son premier roman.
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À toute vapeur vers Samarcande de Eugène-Melchior De Vogüé et Napoléon Ney, Introduction, Établissement du texte et Rédaction des notes par François Lantz (Transboreal, collection Voyage en poche – 2014)

L'Asie Centrale en train......en 1888.....

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REVUE ULTREÏA ! N°2

Dans ce second numéro, on retiendra tout particulièrement les articles de Christophe Boisvieux à Lalibela en Éthiopie, lors de l'épiphanie, le portfolio de Roland et Sabrina Michaud sur la Magie de l'Inde, de François Lehn sur le Karaté, voie du guerrier pacifique, de Charles Hervé-Gruyer, sur la pratique de la permaculture, de Florence Quentin à la rencontre de Stomu Yamash'ta, percussionniste soliste de musique classique et célèbre compositeur dans le jazz-rock fusion, de Blanche de Richemont pour un périple de Siwa à Barhein, sans oublier les formidables carnettistes Sonia Privat, Stéphanie Ledoux et Reno Marca, qui illustrent, au fil des pages, ce numéro. Et encore Olivier Germain-Thomas pour une excellente chronique.
À remarquer les 4 pages illustrées de Stéphanie Ledoux sur la symbolique universelle d’un signe, d’une gestuelle, d’un rite ou d’un mythe.

Lalibela, l'épiphanie éthiopienne par Christophe Boisvieux, Carnet de voyage illustré de Stéphanie Ledoux, Photos Éric Lafforge et Christophe Boisvieux


Célébré chaque année autour du 19 janvier, le Timkat, ou fête de l’Épiphanie, met en scène le baptême du Christ dans le Jourdain. Un voyage dans le temps à Lalibela, au cœur des hauts plateaux d’Éthiopie, dans la “Jérusalem noire” fondée au XIIe siècle.
Christophe Boisvieux est photographe et auteur. Il arpente le monde depuis plus de vingt ans et collabore à de nombreux magazines et ouvrages de voyage ayant comme objet central le rapport entre l’homme et le sacré. Il a notamment écrit et illustré Enfances du monde, et réalisé les photographies de Lumières du Bouddha (avec Olivier Germain-Thomas), aux éditions De Lodi/Edl.
Stéphanie Ledoux est une dessinatrice globe-trotteuse passionnée de destinations lointaines. Elle a collectionné plus de 60 carnets de voyage qui sont une source d’inspiration pour un travail d’atelier réalisé dans sa ville natale, Toulouse, et souvent exposé en galerie. Portraitiste talentueuse et illustratrice, elle a publié Portraits de voyages et Enfant d’éléphants aux éditions Elytis.

La Magie de l'Inde par Roland et Sabrina Michaud

Photographes légendaires, Roland et Sabrina Michaud parcourent le monde depuis soixante ans.
Dans les années 1970, leur regard singulier ,sur l’Afghanistan et sur ses dernières Caravanes de Tartarie, a ouvert une voie dans l’art photographique et conduit de nombreux photographes, cinéastes et écrivains à prendre la route. On les retrouvera sur la Grande Muraille de Chine, dans les montagnes de la Corée de jade, en Perse ou à Samarcande…
Mais s’il est une destination qui a su gagner leurs cœurs, c’est à coup sûr l’Inde.


Le Karaté, voie du guerrier pacifique par François Lehn

Le karaté-do plonge ses racines dans les mystères et légendes d’Extrême-Orient. Art martial traditionnel japonais devenu budô, ou “voie du guerrier”, c’est un chemin à part entière permettant connaissance et perfectionnement de soi, maîtrise du corps et de l’esprit.
« La légende raconte que c’est un moine indien du nom de Bodhidharma qui importa au VI ème siècle le bouddhisme en Chine. Lorsqu’il fut autorisé à enseigner la voie du Bouddha dans le célèbre temple de Shaolin, il se rendit compte que ses élèves ne pouvaient soutenir les longues heures de méditation, leur corps étant trop faible. Il chercha alors une solution, et c’est en observant la nature qu’il mit au point des enchaînements de mouvements reproduisant ceux des animaux : tigre, grue, singe, etc. Ces enchaînements destinés à renforcer les pratiquants seraient à la racine de ce qui est devenu le kung-fu en Chine puis le karaté-do au Japon. Rien ne confirme cette histoire. Ce que l’on peut retenir, en revanche, c’est qu’il existe une racine commune à ces deux arts, qui relie spiritualité et pratique martiale dans un temple. »
Après une maîtrise de philosophie et un passage en DEA à l’École pratique des hautes études, François Lehn se tourne vers le journalisme. Il pratique le karaté-do de style shotokan Kase-Ha depuis vingt ans et l’enseigne à Paris.


De l'Amazonie à la Ferme de Bec Hellouin, entretien avec Charles Hervé-Gruyer par Bernard Chevillat


Charles Hervé-Gruyer a navigué aux quatre coins de la planète pendant plus de vingt ans, à la rencontre des peuples premiers, avant de jeter l’ancre pour créer, avec son épouse Perrine, une ferme exemplaire vouée à la permaculture. Retour sur un singulier parcours.
Il est également Directeur de la publication du magazine-livre Ultreia! et Fondateur des Editions Hozhoni (2014).
« Biologiste de formation, amoureux de la nature et de la beauté, j’ai fondé puis dirigé l’entreprise Melvita pendant plus de trente ans. Dans le même temps, fasciné de longue date par les sagesses et les savoirs traditionnels, je me suis immergé dans l’étude de la métaphysique, de la philosophie et des sciences tout en collaborant à la revue Connaissance des Religions. En créant aujourd’hui Ultreïa ! avec Nûriël, la compagne de tous mes rêves, nous conjuguons plusieurs de nos passions, dont celle de la photographie, pour les mettre en partage.»


Lorsque les pierres chantent, rencontre avec Stomu Yamash'ta par Florence quentin

Percussionniste soliste de musique classique, Stomu Yamash’ta a été un célèbre compositeur dans le jazz-rock fusion. Mais au sommet de sa gloire, il décide de rejoindre le temple shingon Tô-ji.
Après trois ans de pratique et d’étude, le musicien fait une “rencontre” décisive : la pierre sanukite, dont il joue aujourd’hui dans l’esprit du zen pour déployer une œuvre envoûtante.
Florence Quentin est la rédactrice en chef du magazine-livre ULTREIA !
« Passionnée d’Egypte depuis l’enfance, j’ai suivi un cursus universitaire d’égyptologie, avec comme spécialité, l’étude des textes religieux. Elevée dans une famille de journalistes, j’ai épousé ce métier avec le même enthousiasme et contribué aux hors-séries du Nouvel Observateur, du Point et du Monde des religions. C’est à ce dernier titre que j’ai collaboré pendant 9 ans et assuré les fonctions de rédactrice en chef en 2012. L’égyptomanie étant inguérissable, j’ai par ailleurs écrit plusieurs essais sur la fascination qu’exerce cette civilisation sur l’Occident. Amatrice d’art et mélomane – je pratique le chant lyrique – Ultreïa ! réunit plusieurs de mes centres d’intérêt, dont la métaphysique traitée tant dans son fond que dans sa forme. »

Vers l'Oasis de Siwa à Bahrein par Blanche de Richemont

L’auteure aguerrie d’Éloge du désert a accompagné des marcheurs dans le désert égyptien, de Siwa jusqu’à l’oasis de Barhein perdue au cœur de la mer de sable. Son but : aider ces hommes et ces femmes à entrer dans l’âme du désert.
« Après avoir marché huit cents kilomètres dans le désert du Mali en quête de la mine de sdesertel de Taoudenni, après avoir vécu avec des contrebandiers à la frontière du Mali et de l’Algérie, je retourne dans le désert avec un groupe, une logistique, un certain “confort”. Je ne vais plus affronter la solitude, mais la vie en communauté dans une terre de solitude. Je vais tenter de raconter à ces hommes et ces femmes des histoires qui accompagnent, nourrissent, et leur poser des questions qui réveillent. Ces questions sont nées de cette terre que j’arpente depuis quinze ans. »
Après un D.E.A. de philosophie de l’art, Blanche de Richemont s’est consacrée à l’écriture et aux voyages. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages dont Éloge du désert, Éloge du désir, Pourquoi pas le silence, Les passions interdites, Harmonie.
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WEEK-END HIMALAYA, 30 JANVIER - 01 FÉVRIER 2015



L’Association « Connaissance et Partage » et « Les Amis de la Librairie Les Cinq Continents » organisent un week-end thématique consacré à l’Himalaya du Vendredi 30 Janvier au Dimanche 01 Février 2015, au Palais des sports de Castelnau-le-Lez.

L'Himalaya est la plus haute chaîne de montagnes du monde, en Asie, s'étendant sur le Pakistan, l'Inde, le Népal, la Chine (Tibet), le Bhoutan.
Elle s'allonge sur 2 800 km, de l'Indus au Brahmapoutre, entre le Karakorum et l'Arakan. Sa largeur, variable, atteint 280 km entre la plaine gangétique et la chaîne transhimalayenne du Kailas. Le point culminant est l'Everest, 8 848 m.
On y distingue, du sud au nord : une zone couverte d'une jungle épaisse (le terai) ; une zone de collines et de moyennes montagnes (les Siwalik) ; au-dessus de 5 000 m, la zone des glaciers et des neiges éternelles qui forme l'Himalaya proprement dit, limité par les hautes vallées de l'Indus et du Brahmapoutre ; celle-ci est dominée au Nord par le Transhimalaya, qui borde les plateaux du Tibet.
Chaîne plissée, d'âge alpin, l'Himalaya est une importante barrière climatique et humaine. C'est aussi un haut lieu de l'alpinisme mondial et de la randonnée.

Nous vous invitons , durant trois jours, à découvrir cette région en compagnie de voyageurs et photographes.
Au programme: Expositions photographiques, Conférences, Projections, Partage d’expériences, Espace librairie et stands associatifs.

Télécharger, en cliquant ici, notre programme du week-end Himalaya
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Notre famille d’Akhil Sharma, traduit de l’anglais (États-Unis) par Paule Guivarch (L’Olivier – 2015/01)

 
Années 70. La famille d'Ajay habite Delhi. Le père est comptable, la mère professeur d'économie dans un lycée.
Fiers et attachés à l'indépendance de leur pays, les parents d'Ajay, le père surtout, songent pourtant à émigrer vers l'Occident. Quand en 1975 Indira Gandhi suspend la Constitution et déclare l'État d'urgence, la décision d'émigrer se précise. En 1978, le père d'Ajay quitte l'Inde et part pour l'Amérique.
Un an plus tard, le reste de la famille, Ajay avec sa mère et son frère aîné Birju, le rejoignent. Ajay à 8 ans, Birju 12.
Le contraste entre le Delhi des années 70 et la ville de New York que découvre Ajay a de quoi créer un choc. Et Ajay n'est pas au bout de ses surprises. La richesse de l'Amérique ne cesse de le stupéfier, la télévision et la bibliothèque étant les deux choses qu'il préfère.
Puis la vie de la famille prend racine dans le Queens. Ajay entre à l'école, étonné de se retrouver "au milieu de tant de Blancs qui se ressemblent tous". Il subit des brimades, mais s'en sort en racontant des histoires.
Son frère Birju, travaille dur pour passer le concours d'entrée à la Bronx High School of Sciences, une école secondaire prestigieuse. Ajay et Birju découvrent, ainsi, émerveillés, ce pays étonnant, promesse d’un avenir radieux.
Birju travaille dur et obtient son ticket d’entrée à la Bronx, mais pour Birju, le destin va en décider autrement.
Lors d’une sortie à la piscine, sa tête cogne sur le fond de la piscine. Restant inconscient pendant trois minutes, ce choc entraînera des lésions cérébrales irréversibles qui le laisseront aveugle et incapable de communiquer ou se déplacer. Ainsi sera sa vie désormais, dépendant des autres pour survivre.
«Je pris le chemin du retour, tête baissée, en longeant le trottoir. J’étais agacé. Birju avait réussi à entrer à la Bronx High School of Science et voilà que maintenant il allait être hospitalisé. J’étais certain que ma mère aurait pitié de lui et lui ferait un cadeau. Je me demandai s’il était mort. Ça, c’était excitant. S’il mourait, je deviendrais fils unique. Le soleil était accablant. Vu que Birju entrait à l’hôpital, je me dis qu’il était sans doute de mon devoir de pleurer.»
Dans l’ombre de son frère aîné, Ajay reste seul, désormais, à porter les espoirs de ses parents, même si son père tombe de plus en plus profondément dans l'alcoolisme, sa mère s’enfermant dans le silence.
Adolescent rêveur trouvant refuge dans la littérature, tiraillé entre deux cultures, Ajay va devoir lutter pour trouver sa voie – sans jamais oublier les siens.
Sa culpabilité d'être le frère survivant est le réel centre émotionnel et littéraire du projet d’Akhil Sharma qui ne nous cache rien des pensées d’Ajay, y compris les plus dérangeantes.
Déroulé à la première personne, le roman d'Akhil Sharma fait le récit d'une immigration, celle particulière d'Ajay, mais à travers elle celle de tous ceux qui un jour décident de quitter leur pays et de tenter une nouvelle vie ailleurs, contraints d'en apprendre vite les codes et d'abandonner une partie d'eux-mêmes.
Que ressent on en quittant son pays ? Comment s'adapte-t-on en arrivant dans un autre? On suit pas à pas cette aventure, et l'on entre dans la profondeur des sentiments de son personnage.
Akhil Sharma pose un regard acéré, sans concession mais plein de tendresse sur les deux mondes qu'il décrit : celui d'avant, l'Inde et ses coutumes ancestrales et celui d'après, l'Amérique des gagnants, de l'énergie, mais aussi sa cruauté envers les plus faibles. On suit les enthousiasmes, les déchirements et les désenchantements, la solitude aussi d'Ajay, et aussi la naissance d'une vocation littéraire qui lui rend la vie plus supportable.
Akhil Sharma livre avec Notre famille un récit d’une sobriété bouleversante, marqué par un humour et une force de vie inextinguibles.

Né en Inde en 1971, Akhil Sharma émigre aux États-Unis à l'âge de huit ans. Après des études de lettres, il sort diplômé de la Harvard Law School et entre dans une banque d'affaires dont il démissionne pour se consacrer exclusivement à l'écriture.
Il a publié des nouvelles dans de nombreuses revues, ainsi que Un père obéissant (L'Olivier, 2002) et, plus récemment, Notre famille (L'Olivier, 2015) qui a reçu aux États-Unis un grand succès critique et public.

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Rencontre du Jeudi 22 Janvier 2015

LES RENCONTRES LITTÉRAIRES : MIGUEL DE CERVANTES



La Comédie du Livre 2015 mettra à l'honneur les littératures de la péninsule ibérique.
Afin de préparer ensemble ce grand événement, l'association Cœur de Livres vous propose un cycle de rencontres consacré aux grands auteurs de cette région géographique. Écrivains du Portugal et d'Espagne sont mis à l'honneur à travers 5 rencontres, à partir de Janvier et jusqu'à la Comédie du Livre.
Pour cette première rencontre qui aura lieu le Jeudi 22 Janvier à 19h00, salle Pétrarque (entrée libre), l'Association Cœur de Livres et la Librairie Les Cinq Continents vous invitent à découvrir l'un des auteurs les plus importants de la littérature espagnole, Miguel de Cervantes, pour une rencontre

Avec

Olivier Weber


Alger, 1575 ; Miguel de Cervantes, à vingt-huit ans, est l'otage des Barbaresques qui l'ont capturé en Méditerranée. Dans cette prison à ciel ouvert, il fait la connaissance de Zorha, dont il tombe éperdument amoureux. Fille du puissant Hadji Mourad envoyé par le Sultan pour rétablir l'ordre au royaume des pirates, elle initie le futur auteur de Don Quichotte à l'imagination, la prière et la découverte de lui-même. Voyage dans les marges du Siècle d'or et de la chrétienté, cette épopée baroque nous restitue le mystère Cervantes.

Pour en parler, Olivier Weber, écrivain-voyageur et romancier, qui a obtenu pour ses livres et reportages le Prix Albert Londres, le Prix Lazareff, le Prix Amerigo Vespucci, le Prix Joseph Kessel, le Prix de l’Aventure, le Prix spécial des Correspondants de guerre et le Trophée de l’Aventure.
Président du Prix Joseph Kessel, il est par ailleurs maître de conférences à Sciences Po et enseignant à Paris II. En 2008, il a été nommé ambassadeur de France itinérant. Après cinq ans de mission à travers le monde et auprès de l’ONU, il a décidé de se consacrer à nouveau à l’écriture.

La librairie "les Cinq continents" s'associe à cette soirée en proposant durant la rencontre, une sélection d'ouvrages d'Olivier Weber et d'ouvrages choisis sur Miguel de Cervantes.

La brochure de la rencontre, éditée par l'association Cœur de Livres, sera disponible le soir de la rencontre et en amont dans les librairies. Cette brochure contient une biographie de Miguel de Cervantes, une biographie d'Olivier Weber, deux extraits de textes ainsi qu'une bibliographie pour poursuivre la découverte des oeuvres de Cervantes, au-delà de la rencontre.

Affiche de la rencontre

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Rencontre du Mercredi 21 Janvier 2015

l'Association Coeur de livres , le Cinema Utopia et La Librairie Les Cinq Continents

vous proposent

LA FIÈVRE DE L'OR

Un film documentaire d'Olivier Weber

à 20h00

Séance unique

Cinema Utopia
3 Av. du Docteur Pezet, Montpellier
Entrée: Tarif habituel


En France, au coeur de la forêt guyanaise, entre le Brésil et le Surinam, sévissent les chercheurs d’or clandestins.
Au coeur de cette jungle sans frontières se joue le drame des Amérindiens Wayanas, pollués par le mercure nécessaire à l’amalgame de l’or et voués à une disparition prochaine.
Cet Eldorado est devenu l'un des pires théâtre de la mondialisation.
À la fois récit de voyage, exploration subtile du mythe de l'or dans l'histoire, violent réquisitoire contre la pègre de la forêt, La fièvre de l'or est une inquiétante remontée au coeur de nouvelles ténèbres.

Pour en parler Olivier Weber, écrivain-voyageur et romancier, qui a obtenu pour ses livres et reportages le Prix Albert Londres, le Prix Lazareff, le Prix Amerigo Vespucci, le Prix Joseph Kessel, le Prix de l’Aventure, le Prix spécial des Correspondants de guerre et le Trophée de l’Aventure.
Président du Prix Joseph Kessel, il est par ailleurs maître de conférences à Sciences Po et enseignant à Paris II. En 2008, il a été nommé ambassadeur de France itinérant.
Après cinq ans de mission à travers le monde et auprès de l’ONU, il a décidé de se consacrer à nouveau à l’écriture.

La librairie "les Cinq continents" s'associe à cette soirée en proposant avant et après la projection, une sélection d'ouvrages d'Olivier Weber.

Affiche de la rencontre


LA FIEVRE DE L'OR - Bande-annonce VF
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Déja 20 ans


Déjà 20 ans !
Le 02 Janvier 1995, installée rue Jacques Coeur à deux pas de la Place de la Comédie, la librairie ouvrait ses portes. Une librairie de voyages mais surtout une librairie littéraire de voyages où les mots, les textes, les idées se devaient de dire le monde à travers les auteurs que nous aimions et que nous voulions recevoir.
Déjà 20 ans !
Pendant toutes ces années, nous avons programmé deux petites centaines de rencontres, projections de films ou diaporamas, débats, conférences, lectures et concerts.
Nous avons noué des relations privilégiées avec des partenaires locaux, Associations, M.J.C, Médiathèques pour co-organiser des évènements et pour faire connaître les écrivains que nous apprécions.
Déjà 20 ans !
La librairie a aussi reçu, depuis tout ce temps, tous les grands voyageurs, aventuriers, écrivains, écrivains-voyageurs, peintres-voyageurs de notre époque, qui sont devenus des amis.
Difficile de tous les nommer. Cependant nous retiendrons :
Pour leur indéfectible fidélité : Sylvain Tesson, Jean-Claude Perrier, Maxence Fermine, Bernard Ollivier, Olivier Weber, Olga et Arnaud de Turkheim, Claire et Reno Marca, Sophie Ladame, Olivier Germain-Thomas, Olivier Lemire, Samuel Chardon, Céline Roussel, Arnaud Devillard, Julien Leblay, Philippe Frey, Yann Gourmelin et Isabelle Autissier.
Pour avoir traversé le monde pour venir jusqu’à nous: Radhika Jha, Abha Dawesar, Kavita Daswani, Preeta Samarasan et Qiu Xiaolong.
Pour des moments inoubliables : Bernard Giraudeau, Claude Levenson, Priscilla Telmon, Bernard Chambaz, Dominique Fernandez, Jean-Noël Schifano, Sarah Dars et Caroline Riegel.
Déjà 20 ans !
Notre librairie a réussi grâce à notre persévérance et à notre travail à se positionner, en Languedoc-Roussillon, comme une librairie de tourisme et de littérature de voyages, mêlant, en plus des guides et des cartes de tourisme, des romans, récits et essais sur le Monde entier.
Déjà 20 ans !
L'Association des Amis de la Librairie les Cinq Continents a été créée, 6 mois plus tard, dans le but de promouvoir la connaissance culturelle des pays du monde à travers l'organisation de diaporamas et projections de films.
Elle a organisé plus de 150 projections, favorisant les rencontres, les échanges et ainsi rester fidèle à sa démarche éthique: s'ouvrir vers le monde, vers les autres, vers la culture des autres.
Déjà 20 ans !
Nous voulons remercier les institutions qui nous ont aidé : la Banque Populaire du Midi, la Drac Languedoc-Roussillon, La Région Languedoc-Roussillon, la Ville de Montpellier.
Nous remercions nos confrères libraires avec qui, dans le cadre de l’Association Cœur de livres, année après année, nous défendons l’existence d’un réseau de librairies indépendantes à Montpellier.
Enfin nous remercions celles et ceux, qui depuis le début soutiennent notre librairie avec fidélité et amitié.
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