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En Afrique d’Éric Fottorino, photographies de Raymond Depardon (Denoël – 2014) et Partout sauf en Afrique d’Éric Fottorino, Photographies de Marc Riboud (Denoël – 2014)


Éric Fottorino a sillonné l'Afrique ou plutôt les Afriques. Il y a appris le questionnement, donc le journalisme. Rien n'est jamais tout noir, rien n'est jamais tout blanc. Ce continent était l'endroit privilégié pour s'en convaincre.
C'est là-bas que, pendant plus d'une décennie, il a été un "envoyé spécial" du Monde, témoin des soubresauts, des drames et des espoirs de populations inoubliables.
Dans ce recueil d'enquêtes et de reportages, il a voulu saisir au plus près ce qui faisait le quotidien d'un reporter au milieu des années 1980, avant la révolution numérique, avant les mails et les portables, quand le temps gardait son épaisseur, et les distances leur longueur. Si le journalisme a changé de forme, il n'a pas changé de sens : informer, expliquer, trier, raconter.
Éric Fottorino a voulu remonter à la source de son métier, le contact irremplaçable avec le réel. Et la lutte permanente pour préserver son indépendance.


Jeune reporter, Éric Fottorino croyait qu'il fallait empiler les kilomètres sur son passeport pour mériter cette appellation. Alors, au hasard du monde et de l'actualité, il s’est retrouvé dans les campagnes russes ou sur le canal de Panamá, dans les plantations d'hévéas de Malaisie, dans les mines de nickel de Calédonie ou au plus profond des îles de Guyane, quand ce n'était pas à Bakou, Mexico, Hanoï ou Varsovie.
Puis il a compris que l'aventure était au coin de la rue ou presque, et la France est devenue un champ infini de découvertes.
Ce recueil, qui vient après le premier volume titré En Afrique, tente de saisir par petites touches les transformations du monde à la fin du XXe siècle, en particulier la lame de fond du libéralisme après la chute du mur de Berlin. Mais aussi, en vrac, la vie des tortues de Mayotte, les tribulations du général Noriega et de sa Légion d'honneur française, les tempêtes sur l'Atlantique et bien d'autres sujets d'étonnement.

Éric Fottorino est né le 26 août 1960 à Nice. Licencié en droit et diplômé en sciences politiques, il entre en 1986 au journal Le Monde, où il mène l’essentiel de sa carrière jusqu’en décembre 2010.
Entre 1992 et 1995, Éric Fottorino a été maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris.
Chroniqueur, essayiste (Le Festin de la terre, 1988, Prix du meilleur livre d'économie, La France en friches, 1989), il a publié une dizaine de romans, notamment Cœur d'Afrique (1998, Prix Amerigo Vespucci), Nordeste (1999), Un territoire fragile (2000, Prix Europe 1 et Prix des Bibliothécaires), Je pars demain (2001, Prix Louis Nucera), Caresse de rouge (2004, Prix François Mauriac) ou Baisers de cinéma (2007, Prix Femina).
En 2012, dans Mon tour du Monde, il raconte ses trente ans de journalisme.
L'ancien directeur du Monde, lance en avril 2014, Le 1, un hebdomadaire d'idées.
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La jeune fille dans le jardin de Kamela Nair (Belfond, 2014)

 
Rakhee Singh, architecte américaine dont les parents sont d'origine indienne, s'apprête à dire oui à son fiancé. Mais le bonheur de la jeune femme est bientôt troublé par l'arrivée d'une mystérieuse lettre en provenance d'Inde.
Après toutes ces années, l'heure est venue pour Rakhee d'affronter son passé. Mais trouvera-t-elle la force de retourner dans ce petit village indien, là où tout a commencé ? De dévoiler ses secrets à l'homme qu'elle aime ? De pardonner à celle qui a brisé son enfance pour reconstruire sa vie, enfin ?
Cette affaire urgente l’oblige à quitter sa vie paisible pour se rendre en Inde. Elle part en laissant un mot à son fiancé, lui révélant enfin son secret à propos de sa mère.
Retour dans le passé ...
Rakhee va avoir 11 ans, elle vit dans le quartier de Plainfield dans le Minnesota. Son père est chercheur dans un laboratoire et sa mère s'occupe de la maison et de son fabuleux jardin. Un jour à son retour de l'école, une lettre bleue se trouve dans la boîte aux lettres, première d'une longue série.
Toutes ces lettres venaient d’Inde et étaient adressées à sa mère. À compter de la première, sa mère "Amma" change, elle devient distante, parfois triste, comme si le passé venait de ressurgir, mais lequel ? Car Rakhee ne connaît rien de l'Inde et très peu sur le passé de ses parents.
Amma décide subitement de passer l'été en Inde auprès de sa famille en emmenant Rakhee, son mari étant occupé au travail.
Amma, dont le nom est Chitra Varma, est originaire de Malanad au Kerala. La maison familiale s'appelle Ashoka, le nom d'un arbre, où vit toute sa famille : sa soeur Sadhana et ses 3 filles; son frère Vijay, sa femme et leur petit garçon; et sa mère dit "Mutashi". La famille est la plus riche du village et possède l'hôpital du village, un hôpital ayurvédique. Rakhee découvre peu à peu cette vie à l'indienne, mais surtout de nombreux personnages entrent en scène : Prem dont sa mère est très proche peut-être un peu trop, Dev qui domine sa famille, Hema une servante pas tout à fait clair dans sa tête, et d'autres personnages tout aussi mystérieux. Raskhee devient très proche de ses cousines Meena et surtout Krishna, qui a son âge, avec qui elle passera ses journées.
Mais le sentiment de mystère devient de plus en plus fort, surtout au vu du comportement de sa mère très absente psychologiquement. Et pourquoi, est-il interdit d'aller dans la forêt derrière ce mur ?
Rakhee se mettra en quête de découvrir ce que chaque personne de sa famille maternelle cache derrière son dos et ce qu'il y a derrière ce mur ? Quel est leur jardin secret à tous ? Rakhee y trouva bien plus qu'elle aurait pu imaginer et sa vie ne sera plus jamais la même.
Kamala Nair tisse un récit complexe autour des liens familiaux, des secrets enfouis, et la douleur qui vient lorsque nous devons laisser l'innocence de l'enfance derrière nous.
La jeune fille dans le jardin est un roman magnifiquement écrit, évoquant des images luxuriantes de la maison de famille dans le Kerala, les jungles, les jardins et les temples qui l'entourent.
Des plaines enneigées du Minnesota aux ruelles écrasées de chaleur d'un petit village du sud de l'Inde, cette fresque familiale poignante relate le destin d'une jeune femme en quête de vérité et de pardon. Un superbe premier roman, plein de souffle, de passion et d'exotisme.
« Beaucoup de lecteurs me demandent : « Êtes-vous Rakhee ? » Quand j’ai été capable d’envisager la question sans orgueil ni naïveté, j’ai compris combien j’avais mis de mon histoire et de celle de ma famille dans le personnage de Rakhee, et combien, en retour, elle avait influencé la femme que j’étais devenue en écrivant sur elle. J’ai mis beaucoup de moi-même dans le personnage de Rakhee même si elle a grandi pour devenir une personnalité distincte. Elle est plus sage, plus entêtée, courageuse et sensible que je l’étais à son âge. Elle est aussi beaucoup plus solitaire. En fin de compte, Rakhee est une version très romantique de moi-même et quelque chose de beaucoup plus grand. Elle a pu dire beaucoup de choses sur la vie que moi, cachée dans son ombre, je n’aurais pas eu la possibilité, ou le droit, de dire. Elle a vécu une vie que je n’ai fait que rêver. »

Kamala Nair est né à Londres et a grandi aux États-Unis.
Diplômé de l'université de Wellesley, elle a étudié la littérature à l'Université d'Oxford et a reçu une maîtrise en philosophie en création littéraire du Trinity College de Dublin en 2005, elle vit actuellement à New York, où elle a travaillé à Elle Décor.

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Va’a de Benjamin Flao et Troub’s (éditions Futuropolis – 2014)

le Grand Prix Fondation d'Entreprise Michelin 2014 à la dernière Biennale du carnet de voyages de Clermont-Ferrand.

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Siberia, En canoë du lac Baïkal à l’océan Glacial Arctique de Philippe Sauve (Transboreal – 2014)


Cinq mois durant, seul à bord d’un rudimentaire canoë en toile, Philippe Sauve traverse la Sibérie sur son deuxième plus long fleuve, la Lena. Depuis la chaîne du Baïkal jusqu’aux rivages de l’océan Glacial arctique, il parcourt ainsi 3 800 kilomètres à la force des bras. Il fait le gros dos sous l’orage estival, endure la morsure des insectes au bivouac sous les mélèzes ou les bouleaux, fraternise avec les habitants évenks ou iakoutes des hameaux isolés puis reprend goût à la solitude, extrême dans ces régions reculées, après la rencontre avec des brigands.
Au cœur de la majestueuse taïga russe, qui se dévoile au fil de l’eau, ou sur la toundra qui borde les monts de Verkhoïansk, la nature s’offre au voyageur, le défie ou bien l’épuise. Mais gardant le Nord pour horizon, Philippe Sauve pagaye sans faiblir jusqu’aux rivages déserts et ventés de la mer des Laptev, qu’il atteint au seuil de l’hiver, étanchant pour un temps sa soif de liberté.

Né à Toulon en 1974, Philippe Sauve, impressionné par le film La Vie au bout des doigts de Patrick Edlinger, a découvert l’escalade à l’âge de 10 ans. À 16 ans, il atteint déjà le niveau 7C-8A et songe à s’engager dans la voie de la compétition. Il poursuit cette activité jusqu’à sa majorité, grimpant dans le sud de la France, équipant des falaises pour le Comité d’escalade du Var et gravissant ses premières grandes parois en tête de cordée telle l’Escalès dans les gorges du Verdon, haute de 300 mètres. Il obtient ainsi les brevets d’initiateur d’escalade et d’équipeur de falaise.
En 1992, Philippe Sauve abandonne, au grand dam de sa famille à laquelle il est très attaché, son poste d’électricien à l’arsenal de Toulon et décide d’effectuer un voyage sans se donner de date de retour. Quelques jours avant son départ, il décroche une bourse Défi Jeunes puis s’engage dans un périple en solitaire de deux années autour de la planète. À la recherche d’une adaptation perpétuelle et d’une vie proche de la nature, il alterne des modes de progression simples : marche sur plus de 6 000 kilomètres à travers quatorze États des USA, canoë sur 5 000 kilomètres de Winnipeg à Inuvik, au Canada, marche hivernale sur 2 000 kilomètres d’Inuvik, dans les territoires du Nord-Ouest, à Anchorage, en Alaska.
Dans le cadre de ce voyage, il côtoie les SDF du Mississippi, partage le chant des Indiens sioux, s’initie à l’art de la pêche et de la chasse avec les Inuit ; il se découvre en outre une passion pour l’écriture, dans laquelle sa rencontre ultérieure avec l’auteur de polars à succès Maurice Périsset le confirmera.
C’est par le Transsibérien, de Khabarovsk à Moscou, qu’en juin 1994 il s’en revient en France à l’issue de ses deux années de pérégrinations. À son retour, il fait connaissance avec la littérature en rencontrant plusieurs écrivains et entreprend la rédaction de son premier récit, La Marche de vie.
Retourné plusieurs fois dans le sud du Dakota pour retrouver son ami Ernest, un vieil Indien sioux qui a entrepris de réécrire l’histoire américaine, Philippe Sauve, afin d’approfondir sa connaissance des Amérindiens, réalise en 1999 un voyage en Amazonie, de la Guyane française au centre du Brésil, dans la région d’Altamira où vivent les Xingu qui n’ont été que fort tardivement en contact avec les Blancs.
C’est aussi cette époque qu’il aide un ami à se sortir de sa dépendance à l’héroïne, mais en est lui-même devenu dépendant. Pour s’en libérer, il effectue au printemps de l’année 2000 un voyage solitaire à travers les États-Unis, de La Nouvelle-Orléans aux plaines des Indiens sioux du Dakota du Sud. C’est durant ce voyage qu’il a écrit le récit Errance amérindienne. Un an plus tard, conscient que seule la nature pouvait sauver son ami, il a organisé pour lui une expédition dans l’Ouest américain : après 6 000 kilomètres en voiture et 600 mètres de falaises escaladées, l’équipe revient en France avec le film À l’Ouest.
En 2005, Philippe Sauve descend la Lena sur 3 800 kilomètres depuis sa source jusqu’à son delta, à bord d’un canoë en toile. Dès son retour, il publie Siberia aux Presses de la Renaissance et obtient deux prix littéraires, le Prix Pierre Loti 2007 à Hendaye et le Prix René Caillé 2007 pour le meilleur récit de voyage paru en 2006.
Muni d’une caméra, il a filmé, seul, son aventure et réalisé un documentaire original lui aussi primé à plusieurs reprises.
À l’été 2008, Philippe Sauve embarque de nouveau à bord de son canoë, cette fois sur la rivière Missouri, à la rencontre de la Nation sioux. Il parcourt 2 000 km à la pagaie à la recherche de son vieil ami Ernest Big Tobacco, des montagnes Rocheuses du Montana aux plaines amérindiennes du Dakota. Au fil de l’eau et des rencontres, il constate la situation des Sioux, et le déclin progressif de ce peuple qui vivait en harmonie avec la nature. La sortie de son livre Horizon Dakota, publié aux Presses de la Renaissance en avril 2009, lui fournit l’occasion de faire venir en France Dakota High Hawk, un arrière-petit-fils de Sitting Bull, pour une tournée commune de conférences.
En septembre 2010, Philippe Sauve traverse à pied l’Islande, des champs de lave de la région d’Husavik jusqu’au pied du plus grand glacier d’Europe, le Vatnajökull, en passant par les territoires désolés des Highlands. Il marche en compagnie de son ami non-voyant Georges Nicolas et réalise le documentaire Huis clos islandais.
Les années 2012 et 2013 voient Philippe Sauve travailler à la réalisation de son premier long-métrage, intitulé À l’ouest, L’aventure extraordinaire de Markus Petit, qui, au fil de l’Ardèche, emporte le héros dans une autre dimension, angoissante et solitaire.
Le concernant, on pourrait lui décerner le Prix de la gentillesse, de la simplicité et de l'authenticité sans oublier un esprit d'aventure tel que nous l'apprécions chez cet aventurier au grand cœur et à l'humilité admirable.

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Rajasthan – Shekhawati, Puits et réservoirs sous la direction de Christine Estève et Jérémy Cheval (Édition Mon cher Watson – 2014)

Une originalité éditoriale de qualité....

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Passer par le Nord d'Erik Orsenna et Isabelle Autissier (Paulsen – 2014)


Isabelle Autissier et Erik Orsenna ont eu le privilège d'embarquer dans un voyage au long cours dans les eaux boréales. Objectif : le détroit de Béring, un passage étroit et extrême entre l'Alaska et la Sibérie orientale, raconté dans un livre à quatre mains.
La route maritime du Nord, qui permet de relier l’Atlantique au Pacifique en longeant les côtes de la Sibérie, est aujourd’hui le plus court chemin navigable entre l’Europe et l’Asie. Un passage forcément très convoité...
Quel est le point commun entre une navigatrice romancière, Isabelle Autissier, et un académicien globe-trotteur, Erik Orsenna ?
Ils sont tous les deux marins depuis l'enfance, Isabelle en a même fait un métier. Tous les deux sont aussi animés d'une grande curiosité et d'une passion pour les régions polaires. Isabelle et Erik avaient déjà navigué ensemble en péninsule Antarctique en 2006. Ils en avaient ramené un récit de leurs pérégrinations sous le titre Salut au Grand Sud (Le livre de Poche, 2007) et souhaitaient renouveler l'expérience dans la région boréale. Isabelle connaissait déjà l'Alaska pour y avoir navigué et Erik était fasciné par le personnage de Vitus Béring.
Après donc ce premier voyage, la navigatrice et ingénieur Isabelle Autissier et l’écrivain voyageur économiste Erik Orsenna se sont penchés sur cette région du monde où richesses naturelles, routes commerciales et gigantesques ports en construction attisent les convoitises, tandis que la banquise est la première victime du réchauffement climatique.
Ils sont partis à trois reprises dans ces froides contrées pour mieux comprendre, sur place, les enjeux géopolitiques, économiques et écologiques de cette région et nous rappeler que notre avenir se joue aussi au pôle Nord.

Membre de l'Académie française, Erik Orsenna a enseigné la finance internationale et l’économie du développement à l'Université de Paris I et à l'École normale supérieure.
Conseiller culturel à l'Élysée de 1983 à 1984, maître des requêtes au Conseil d'État en décembre 1985, il est conseiller d'État en 2000. Il fait partie du Haut Conseil de la Francophonie.
Il a notamment publié Salut au Grand Sud, avec Isabelle Autissier (Stock, 2006).
Parallèlement, il écrit notamment des romans, dont La Vie comme à Lausanne, Prix Roger Nimier 1978, L’Exposition coloniale, Prix Goncourt 1988, Madame Bâ (2003). Ses contes, dont La grammaire est une chanson douce (2001), traitent de la langue française.
D’autres livres abordent des sujets plus scientifiques (Portrait du Gulf Stream, 2004) ou économiques (Voyage aux pays du coton, 2006 ; L’Avenir de l’eau, 2008 ; Sur la route du papier, 2012).
Il préside le Centre de la mer (Corderie royale, à Rochefort).

Première femme à avoir bouclé un tour du monde en solitaire, Isabelle Autissier a sillonné les mers du monde et passé des milliers d'heures à scruter les flots, les icebergs et les constellations de tous les cieux.
Ingénieur de formation, elle a publié plusieurs ouvrages dont Kerguelen, Salut au grand Sud avec Erik Orsenna, Seule la mer s'en souviendra, et L'Amant de Patagonie.
Depuis 2009, elle est présidente de la branche française de WWF.

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Fils de Berbères d’Éric Fottorino (Philippe Rey – 2014)

À la recherche de nos racines......

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Rencontre du Lundi 24 Novembre 2014


La rencontre du 24 Novembre, aura pour thème principal À la découverte de l'Oural.

Nous accueillerons, pour l'occasion Astrid Wendlandt .

Passionnée par les peuples en sursis, Astrid Wendlandt se lance sur les traces des derniers autochtones de l’Oural, vaste chaîne de montagnes qui sépare l’Europe de l’Asie.
Partie pour retrouver son ancien amour, elle va s’aventurer dans une recherche qui peu à peu déjoue ses plans, échappe à ses objectifs.
À la place d’une civilisation ancienne, elle trouve un monde en devenir. Des mois durant, elle côtoie des familles qui ont fait un bras d’honneur à la société, des communautés vivant en semi-autarcie, des esprits libres et des âmes échouées.
L’Oural semble être le conservatoire des folies et des espoirs d’une humanité russe qui se cherche.

Projection numérique, suivie d'une dédicace du livre " L'Oural en plein coeur" (Éditions Albin Michel)



Affiche de la rencontre

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L'Esprit du Chemin Compostelle Rome Jérusalem d’Édouard Cortès (Arthaud – 2014)


Partir en pèlerinage, une pratique désuète et incongrue ? Sans doute pas autant qu'il y paraît, si l'on en juge par le regain d'intérêt que suscite aujourd'hui l'emblématique Compostelle. À croire que l'on peut être un homme du XXIe siècle, marié et père de trois enfants, bien de son temps, mais avec une foi chevillée au corps, qui ferait se déplacer des montagnes…
Par son expérience, Édouard Cortès témoigne avec force que la tradition séculaire du pèlerinage a encore de beaux jours devant elle, tant elle est à la source de la religion chrétienne.
Mais pourquoi partir aujourd'hui ? qui cherche-t-on sur les routes sinueuses de Toscane, de Cappadoce ou de Galice ? Dieu, soi-même, les autres ? Quel sens y a-t-il à s'inscrire dans la tradition millénaire des pèlerinages et pourquoi cette pratique connaît-elle un renouveau ?
Fort des kilomètres parcourus jusqu'à Compostelle, Jérusalem et Rome, Édouard Cortès juxtapose les regards de pèlerins d'autrefois et le sien propre, pour tenter de mettre en lumière l'esprit du chemin que l'on découvre en marchant. Grâce à lui, le lecteur plonge dans le quotidien d'un pèlerin, fait de petites misères et de grandes joies et retrouve « l'urgence de l'essentiel ».

Né en 1980, journaliste reporter d’images, membre de la Guilde européenne du Raid et de la Société des Explorateurs Français, Édouard Cortès organise et participe à plusieurs expéditions dont la traversée du Caucase à pied, la découverte du patrimoine de l’Afghanistan, un raid en 2 CV de Paris à Saïgon, une enquête sur l’Arche de Noé dans la région du Mont Ararat.
Il a créé en 2002, avec Sylvain Tesson et Olivier Archambeau, les Cafés de l’Aventure, qui se tiennent à Paris chaque premier mardi du mois avec la Guilde et la Société des Explorateur Français.
En 2003, il organise avec Olivier Weber (grand reporter au Point, écrivain) l’expédition scientifique et culturelle Paris-Kaboul sous le patronage de la Guilde, de l’Unesco et du Point.
En tant que journaliste indépendant, il participe à différentes parutions dans la presse écrite (Grands Reportages, La Croix, Match du monde, Sud Ouest, etc.) et à la télévision ( France 5, France 3, Voyage, TMC, TV 7).
Il participe et anime des débats et conférences dans différents festivals de voyages et d’aventure.
Le 17 juin 2007 , avec Mathilde son épouse, il part en voyage de noces à pied, depuis le parvis de Notre Dame à Paris, au kilomètre zéro, pour rejoindre Jérusalem (6000 kms).
En 2012, et trois enfants plus tard, ils partent en famille en compagnie de l’âne Octave pour une marche vers Rome via la Vià Francigena.

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Été rouge de Daniel Quiros (L'aube Noire – 2014/11)

Un polar au Costa Rica.....

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Naga, portrait hors frontières d’Yvan Travert et Ivana Travert-Lavelle ( Magellan & Cie – 2014)


Quelque part entre ciel et terre, à la frontière entre Inde et Myanmar, le « Pays des Collines » semble n’avoir jamais existé. Longtemps interdit au tourisme, il évoque tout juste pour quelques privilégiés l’insaisissable peuple des Naga, coupeurs de têtes christianisés par des missionnaires américains du XIXe siècle.
Le Nagaland est pourtant l’un des vingt-neuf États de l’Union indienne, mais ses deux millions d’habitants, sans communauté ethnique, linguistique ou culturelle avec ses puissants voisins, se laissent facilement oublier.

Ce pays est un artifice, une invention, un mythe, une réalité hors limite, tardivement identifié et intégré par la Pax Britannica, puis par la Pax India, qui pouvaient difficilement laisser sans contrôle les périphéries de leur empire. Le Nagaland regroupe des groupes ethniques hétérogènes, qui n’ont guère en commun que leur passé de petit agriculteur-chasseur-cueilleur-guerrier, d’être de type physique « mongoloïde », et d’appartenir à la famille linguistique tibéto-birmane.
Yvan Travert, par ses splendides photographies en noir et blanc, et Ivana sa fille, par un texte de référence sur leur histoire et leur culture, donnent ensemble un sens aux visages des Lothas, des Konya, des Chakhesang qui débordent les frontières du Nagaland vers l’Assam, l’Arunachal Pradesh, Manipur et la Birmanie.

Chacun d’eux nous rappelle une vérité qui nous échappe sans cesse : ici un guerrier mohican, des révolutionnaires péruviens ou quelque chamane sibérien, là une vieille Chinoise ou une délicate Javanaise. La peau est brune, blanche, dorée, tatouée… ou pas, les yeux sont ronds, fendus ou bridés.
Et même si le tee-shirt et le jean ont remplacé depuis longtemps les plumes, les parures en bronze, ou les tissages végétaux et si l’Anglais est la langue officielle.

Les deux auteurs témoignent superbement de ce peuple oublié. Un peuple qui accepte la tutelle indienne comme un mal nécessaire, sans jamais cesser tout à fait d’être en conflit avec lui-même (les combats interethniques sont une donnée constante du Nagaland), ou avec l’Etat central (qui serait tenté de le folkloriser). Un peuple qui se redécouvre et réinvente ses propres traditions pour son seul bénéfice – le touriste espéré restant rare. Un peuple qui essaie de se constituer en tant que peuple.

Un peuple, enfin, qui aime le blues, le téléphone portable, les 4/4, autant que les danses tribales, l’opium, et le souvenir lointain des têtes coupées. Un peuple turbulent, vindicatif, courtois, joyeux drille, en train de s’inventer une modernité, sans vraiment quitter ses montagnes, et sans ignorer le reste du monde ui ne lui rend guère. Un peuple hors frontière.

Originaire du Cotentin, Yvan Travert rejoint très tôt Paris où les chanteurs de la diaspora africaine lui offrent ses premiers sujets de publication. Il a à peine vingt ans lorsqu’il part chez les Surmas, en Ethiopie, pour son premier grand reportage.
Un concours de jeunes reporters-photographes organisé en 1977 par Larousse lui ouvre quelques portes dont celle de la compagnie aérienne UTA, avec laquelle il collaborera jusqu’à son rachat dans les années 80, et celle de Kodak pour une exposition.
D’autres expositions suivront : « Ballade en Val d’Oise » pour le Conseil général, la « région Centre » pour la mutuelle d’assurance Macif, le Sri-Lanka pour l’Unesco…
Photographe indépendant, il travaille aussi sur commande avec plusieurs rédactions ( Bunté, Figaro Magazine, Larousse, Nouvelles Frontières …). L’Afrique, le Moyen-Orient et, plus récemment, l’Asie, sont ses terres de prédilection ; le religieux, les questions de développement ou tout simplement les instantanés colorés et surprenants de la vie quotidienne, ses objets de curiosité privilégiés. Des rives du Niger aux confins du Bosphore, du Tchad au Myanmar ou de l’Inde à l’Egypte, son regard amusé saisit avec délicatesse la beauté la plus évidente ou la plus inattendue.
Déjà paru, en 2013, chez Magellan et Cie, son premier livre photographique, Fraternités.

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L'Aventure de Tara Tari de Corentin de Chatelperron (La découvrance - 2011)

Quand les projets d'Yves Marre aboutissent à.......

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