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Sur les ailes du dragon, Voyages entre l'Afrique et la Chine de Lieve Joris (Actes Sud – 2014)


Née en 1953 en Belgique, Lieve Joris a beaucoup voyagé au Moyen-Orient et en Europe de l'Est, mais elle a surtout effectué de longs séjours en Afrique.
Lieve Joris fait partie des grands voyageurs, elle appartient au monde littéraire construit par Blaise Cendrars, Bruce Chatwin, Nicolas Bouvier, V. S. Naipaul ou Paul Edward Theroux : ces chercheurs d'ailleurs et de vérités quand la géopolitique, et plus récemment la mondialisation, lissent et détournent la pensée très loin de la réalité des peuples, celle de leurs territoires, de leur patrimoine et de leur culture.
Lieve Joris voyage depuis plus de trente années, en Afrique et au Moyen-Orient notamment pour tenter de saisir l’extrême complexité du monde.
En Afrique elle marcha tout d'abord sur les traces d'un oncle qui enchantait son enfance en lui adressant des cartes postales. Puis par amitié, fidélité, pour ceux qu'elle rencontrait chaque fois et que peu à peu elle suivait dans les collines du Congo ou celles du Mali entre violence et terreur. Avec eux Lieve Joris découvrait des pans entiers d'humanité aux passés de paradoxes et de pesanteurs mêlées.
Sur les ailes du dragon raconte ses plus récents voyages, son va-et-vient entre Dubaï, la Chine, l’Afrique du Sud et le Congo afin de rencontrer Africains et Chinois – pour tenter de comprendre leurs échanges, leurs singulières trajectoires de commerce, qui depuis des années se prolongent, se complexifient, s’affinent et s’étendent de Kinshasa et Lagos à Guangzhou et Beijing en passant par Dubaï, construisant le nouvel empire de la mondialisation, cette entité qui surgit de dépendances, de profits, d’audaces et de pouvoirs. Et qui oblitère le passé colonial.
“La tête, les bras et les jambes de mes personnages dépassent de mes livres, c’est une incitation toujours renouvelée à quitter ma zone de confort et à partir à la découverte d’un monde qui dépasse le mien.” Ainsi Lieve Joris exprime-t-elle son désir d’ouverture sur l’ailleurs, ce désir qui la conduit inlassablement à écrire ce qu’elle seule sait dire du monde en marche.
Ce livre foisonnant de vies et d'émotions nous révèle un monde tourbillonnant où l'Europe n'est plus qu'un musée.

Disciple de Ryszard Kapuscinski et de V.S. Naipaul, la belge Lieve Joris s’est imposée comme une référence de la littérature voyageuse néerlandophone.
Amoureuse du Congo, auquel est consacrée une grande part de son oeuvre, cette coureuse de chemins prête l’oreille à tous ceux qui croisent sa route, et met sa plume de portraitiste au service d’une inlassable exploration des hommes et du monde.
Cinquième d’une fratrie de neuf enfants, Lieve Joris est née en 1953 en Belgique. A 19 ans, elle a choisi de fuir le milieu étouffant de son petit village belge de Neerpelt pour s’en aller sillonner les routes du monde. Comme jeune fille au-pair, puis grand-reporter pendant 13 ans pour un hebdomadaire d’Amsterdam, elle ne cesse de traverser la planète, des Etats-Unis au Caire en passant par Budapest, Damas, Trinidad, le Congo, le Sénégal ou Zanzibar.
Mon oncle du Congo puis Les Portes de Damas l’imposent très vite comme un des auteurs vedettes de la collection " Aventures " d’Actes Sud, aux côtés de Théodore Monod, de Cees Nooteboom et d’Adriaan Van Dis.
“ J’ai eu la chance d’avoir des gens comme Kapuscinski et Naipaul qui m’ont précédée et qui montrent le chemin avec une torche bien forte. »
En 1995, avec La chanteuse de Zanzibar, elle trace le portrait doux-amer de son père spirituel, V.S Naipaul, croise un autre grand des lettres, médaillé à Stockholm lui, Naguib Mahfouz, évoque le monde, et ceux qui l’habitent, avec un talent rare.
En 1999, elle reçoit le Prix de l’Astrolabe-Etonnants Voyageurs pour son récit de voyage à travers l’Afrique de l’Ouest, Mali Blues et autres histoires (Actes Sud), dans lequel on suit notamment le grand bluesman malien Boubakar Traoré.
Trois ans plus tard, à travers un choeur de voix congolaises, Danse du léopard dresse un état des lieux écoeuré des dégâts infligés au Congo par le règne de Mobutu et témoigne de l’espoir que fit naître en 1997 l’arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila.
Avec ce livre, commence une trilogie close en 2009, par Les hauts-plateaux (2009 ; Babel n° 1061), qui obtient le Prix Nicolas Bouvier 2009 lors du festival Etonnants Voyageurs.
Recueil de textes dont certains remontent aux années 1980, Ma cabine téléphonique africaine, paru en 2011, offre un condensé de la méthode de Lieve Joris : celle d’une collectionneuse de destins, construisant son oeuvre comme une immense galerie de portraits, denses et vivants, dont chacun laisse deviner un peu de la grande Histoire. On y croise notamment le grand reporter Ryszard Kapuscinski, aux côtés duquel Lieve Joris a découvert la Pologne communiste à la fin des années 1980.
Il y a chez Lieve Joris comme une déraisonnable soif d’englober le monde, de le dire toujours plus grand, en utilisant à plein et avec justesse les outils de la fiction : "En tant que journaliste, je n’ai jamais écrit autrement. Je sais que cela paraît étrange aux Français, qui tiennent beaucoup au clivage entre littérature et journalisme, fiction et véracité. Quand j’avais été invitée au festival “Etonnants voyageurs” pour Les Portes de Damas, un Français s’était levé dans la salle pour dénoncer ma présence à la tribune, en affirmant que j’étais journaliste, pas écrivain ! Ça m’avait fait beaucoup rire. "
Depuis trois ans, Lieve Joris se rend régulièrement en Chine, dans des villes comme Canton où se concentre la diaspora africaine. Pour nourrir son prochain livre, elle y scrute à hauteur d’homme les destins de ceux qui bâtissent les relations naissantes entre la Chine et l’Afrique.

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Navigateur solidaire d’Yves Marre (Isabelle Le Goff – 2014)

Une aventure humaine au coeur du Bangladesh.....

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Enfant d’éléphants de Stéphanie Ledoux (dessin) et Prajna Chowta (Élytis – 2014/10)

 
Enfant d’éléphant est l’histoire vraie d’Ojas, petite fille de quatre ans qui vit parmi les éléphants, retirée dans le décor sauvage d’une forêt du sud de l’Inde, tel Mowgli, héros du Livre de la Jungle. Cette enfance singulière, elle la doit à sa mère, Prajna, qui a quitté la société pour retrouver les racines de sa culture, en allant vivre avec les éléphants, suivant l’exemple d’un ermite de la mythologie indienne, Palakapya dont l’histoire la hante.
 
En faisant ce choix, Prajna renonce alors à une thèse de doctorat, au confort matériel et même à l’idée d’un enfant.
L’arrivée d’Ojas bouleverse ses résolutions.
Enfant d’éléphant, enfant de la forêt, Ojas grandit dans un environnement qui marquera son imaginaire et forgera son identité. Pourtant, le devoir de mère de Prajna lui rappelle, qu’elle devra aussi préparer sa fille à rencontrer la société humaine et elle redoute ce moment où elle devra revenir vers ce monde qu’elle avait choisi de quitter…

Née en 1983, Stéphanie Ledoux est passée sans transision du métier d’ingénieur-agronome à celui de globe-trotteuse / carnettiste / peintre.
Elle partage son temps entre sa ville natale, Toulouse, et des voyages au long cours. Elle a gardé de ses études de biologiste un penchant certain pour les bestioles, mais s’est fait une spécialité des rencontres humaines dessinées, dont résultent des portraits aux regards saisissants. Elle voit la pratique du dessin sur le vif comme un formidable prétexte pour rencontrer les gens…
 
Depuis ses 13 ans elle a accumulé plus de 80 carnets de voyage qui regorgent d'anecdotes, de croquis, d'aquarelles, de petits trésors glanés sur la route... Ces véritables livres-objets, patinés par la route, sont riches de matières, embaument le thé à la menthe ou les épices, foisonnent de couleurs, d'échantillons divers et de croquis pris à la volée... ils sont de véritables concentrés de souvenirs.
Au retour de voyage, dans le confort de l’atelier, ces simples croquis reprennent vie et couleurs sur des toiles en plus grands formats, nourries par le souvenir des rencontres et des instants partagés.
 
Son premier livre, Portraits de voyage, était un recueil de plusieurs de ses carnets (Birmanie, Madagascar, Yémen et Vanuatu). Il est paru aux Editions Elytis en octobre 2012.
Son second beau-livre illustré, Enfant d’Eléphants, rassemble les carnets remplis en Inde lors d’un séjour dans une famille qui vit dans la forêt avec les éléphants.

D’origine indienne, Prajna Chowta, est née en 1970 au Ghana. Après des études d’ethnologie à Londres, elle crée la Fondation Aane Mane pour mener des projets de recherche et de conservation des éléphants d’Asie.
Depuis 1994, elle vit avec des éléphants sauvages ou apprivoisés dans une forêt du sud de l’Inde.
De cette expérience, son mari français, Philippe Gauthier tire le film Enfant d’éléphant, sur lequel ce livre est basé.


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Prague, faubourgs est de Timothée Demeillers (Asphalte éditions – 2014)

Prague, à l'heure de la mondialisation......

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La vie, c'est la vie - J'étais un enfant des rues à Bombay D’Amin Sheikh (Marabout – 2014)

 
Amin Sheikh revient de loin. Il n'a oublié ni le chemin parcouru ni ceux qui l'ont aidé à devenir l'homme fourmillant de projets qu'il est aujourd'hui. Ancien enfant des rues de Bombay, Amin, à 30 ans, souhaite, par son expérience, venir en aide à d'autres enfants et grâce à ce livre, financer un projet de café-bibliothèque solidaire à Bombay.
Comme des milliers d’enfants indiens, Amin a connu la survie au quotidien dans les rues et les gares de Bombay. Élevé, avec ses deux petites soeurs, par un père absent et alcoolique, puis par un beau-père violent et une mère aimante mais qui, oppressée par la pauvreté, le poussait à travailler, Amin s’enfuit un jour du foyer familial.
Il a à peine six ans quand il se retrouve seul dans Bombay, une ville belle à ses yeux, mais cruelle aussi. Autour de lui, des centaines d’enfants ont déjà pris le pli de cette vie. Ils survivent de petits emplois, de la mendicité, du vol. Amin les observe, les imite.
Ses premières années dans la rue, à dormir sous les lampadaires pour tenter d’éviter le dépouillement, les rapts, les coups, les viols, sont extrêmement durs. Mais à chaque fois qu’il retourne dans les bras de sa mère, la violence quotidienne le fait fuir de nouveau. La rue offre, malgré tout, une liberté.
Alors que sa petite soeur, Sabira, quitte à son tour le foyer et le retrouve dans la ville, une première apparition survient dans la vie d’Amin. Son existence sera dès lors peuplée de ceux qu’il appelle ses anges. Dans une gare, Soeur Séraphine lui propose de séjourner à l’orphelinat Snehasadan, la maison où l’on est aimé.
Mais le petit garçon se méfie. Il ne connaît pas encore cette ONG indienne, le travail et l’attention de ceux qui la dirigent. Il ignore qu’on y propose non seulement un toit, des repas et l’accès à l’éducation et à une formation professionnelle aux enfants sans abri, mais aussi la présence et les conseils d’adultes bienveillants et protecteurs.
Il ignore qu’il va y couler des jours heureux et doux, que ses plus beaux souvenirs vont s’enraciner dans la maison n°1, entouré de dix neuf autres garçons et d’un couple et leur enfant. Là, on lui apprend à rêver, à faire confiance, à fomenter des projets enthousiasmants et à ne pas baisser les bras.
Grâce à Snehasadan, Amin fait des rencontres déterminantes. Les dirigeants de l’orphelinat le laissent travailler en ville, tout en lui assurant un point de repère. Il cumule l’école (où il n’est cela dit guère assidu), les petits emplois. Puis, adolescent, il monte sa première société de distribution de journaux. C’est encore grâce aux membres de Snehasadan qu’Amin entre, à 18 ans, au service d’Eustace Fernandes, l’homme qui lui offrira l’ultime élan nécessaire à son envol.
Amin est pour Eustace plus qu’un simple chauffeur, il est comme son fils. Intégré dans son cercle familial et amical, il est défendu bec et ongles quand l’entourage d’Eustace le regarde d’un mauvais œil. Petit à petit, Amin s’ouvre au monde et touche du doigt ce qu’il n’avait jamais imaginé possible. Ses rêves prennent de l’ampleur. Il inaugure alors son entreprise de taxis, Sneha Travels. Puis, en 2003, Eustace Fernandes concrétise un autre de ses rêves : voyager. Il découvre alors l’Espagne. C’est le début d’une série de voyages et de bien d’autres projets…
De ce parcours semé d’embuches et de violences, Amin Sheikh tire sa force de vivre, son indestructible espoir et sa bonne humeur à toutes épreuves. À aucun moment il ne se plaint. Ainsi va la vie, il faut la vivre, quelle qu’elle soit. Émaillé de photographies et de dessins, ce récit de vie est un tourbillon à la joie communicative.
Conscient d’avoir été bien entouré, guidé et épaulé, Amin Sheikh désire œuvrer à son tour pour les enfants de Snehasadan. En cinquante ans, 40 000 enfants sont déjà passés par cet orphelinat.
Avec son autobiographie, Amin espère récolter des fonds pour ouvrir à Bombay un café-bibliothèque où pourront travailler les jeunes de Snehasadan. Mais pas seulement ! Amin conçoit ce café comme un véritable lieu de rendez-vous, de rencontres, notamment pour des emplois spécialisés, un lieu d’exposition et de vente des créations des artistes élevés à Snehasadan, un lieu de dons aussi: « Il y aura au mur un grand tableau où on trouvera les coordonnées de tous les jeunes de Snehasadan qui ont acquis un métier : menuisier, électricien, soudeur ou quoi que ce soit d’autre. Ainsi, les clients pourront les embaucher. »

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Le mur et la peur, Inde-Bangladesh de Gaël Turine (Actes Sud, Photo Poche – 2014)

Un mur de la honte inconnu.....

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Arnaud Devillard à Montpellier

Quel plaisir de recevoir des écrivains voyageurs dans notre librairie. Ce moment de partage, dont nous faisons profiter nos clients fidèles, à travers nos rencontres, est formidable.
Et ce plaisir fut grand pour la rencontre avec Arnaud Devillard, durant laquelle, sous la conduite d'Alain Vacquié, des textes furent lus par le comédien Patrick Vendrin.
Nous avons pu apprécier son humour, sa connaissance des espaces et parcs nationaux des États-Unis, son talent pour raconter ce pays avec ses grandes qualités et ses nombreux défauts, comportementaux surtout.
Ah! les joies du camping et de la randonnée dans ces grands parcs, quand elles sont racontées avec auto-dérision, simplicité et talent.
Nous attendons avec impatience le prochain récit d'Arnaud et nous remercions les excellentes éditions Le Mot et le Reste pour leur soutien à notre librairie et pour leurs choix éditoriaux.

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Les matins de Bangalore de Lavanya Sankaran (Liana Levi – 2014/10)

 
Tous les soirs, Kamala lave son riz dans la petite cour de son immeuble, profitant de ce moment de quiétude pour discuter avec ses voisins. Puis quand le repas est prêt, son fils débarque, plein de l’insouciance et de l’énergie de ses douze ans. Le matin, à l’aube, elle doit aller faire le ménage dans la demeure d’Anand, le patron d’une petite entreprise en expansion. Lui se demande tous les jours comment développer son affaire sans verser de pots-de-vin.
Anand et Kamala vivent tous deux à Bangalore, cette ville du Sud de l'Inde en constante expansion, plus connu dans le monde comme la Silicon Valley de l'Inde. C’est là que réside Infosys, société de logiciels d'avant-garde de l'Inde, et une multitude croissante de sociétés qui fournissent des services de sous-traitance, de télémarketing, de conseil aux entreprises et de génie informatique.
Le roman de Lavanya Sankaran est donc fait de deux histoires parallèles. Celui d’un homme qui a apparemment tout et en veut plus. Celui d’une femme qui a pratiquement rien et en veut plus aussi mais pour son fils. Leurs vies entrelacées racontent une histoire fascinante.
La première est l'histoire d'Anand, un homme d'affaires prospère.
Chef d'une entreprise de pièces détachées automobiles, marié à Vidya la fille gâtée d'un homme d'affaires, Anand mène une vie active et ordonnée. Sa femme est une mondaine typique, dont les besoins sont sans fin. Anand prévoit de développer son activité et pour cela il a besoin de terres et d'argent.
Mais le jour où il décide d'acheter un terrain afin d'agrandir son entreprise et conquérir le marché japonais, il se heurte au harcèlement exercé par un ami influent de son beau-père, furieux de ne pas s'être vu confier la transaction. Cette situation périlleuse va peu à peu remettre en question tout son équilibre professionnel et familial.
Veuve, analphabète, élevant seule son fils, Kamala loue un modeste appartement dans un quartier pauvre de Bangalore. Son arrivée en ville a été synonyme de misère, jusqu'au jour où elle a décroché un poste de femme de chambre, justement chez monsieur Anand.
En tant que veuve, les espoirs et les rêves de Kamala tournent autour de son fils Narayan. Elle veut lui donner une bonne éducation afin qu’il puisse apprendre l'anglais et obtenir un emploi, peut-être, dans l’informatique.
Mais elle est menacée d'expulsion de son logement, et chez son employeur, la vie n'est pas des plus simples avec les deux autres domestiques au service de Vidya, la cuisinière Shanta et l'autre domestique, Thangam.
Mais Kamala est une femme courageuse qui sait saisir le taureau par les cornes.
Ni Anand, ni Kamala n’ont le choix. Ils doivent aller de l’avant, vaille que vaille. Lavanya Sankaran concentre son attention sur les petits détails qui rendent le récit vivant: les conflits incessants du personnel de ménage, le zèle des employés de Anand, les caprices fréquents de Vidya, les relations entre Anand et ses deux enfants et les travers de la société indienne.
À travers ces deux destins croisés, Lavanya Sankaran brosse le portrait réaliste et vivant de cette Inde en pleine croissance économique, mais rongée par la corruption et la précarité et le portrait de la vibrante ville de Bangalore, porteuse de tous les espoirs mais aussi des pires déconvenues.

Après une carrière dans la finance à New York, Lavania Sankaran est revenue à Bangalore pour se consacrer à l’écriture.
Elle publie Tapis rouge (Mercure de France, 2006), un recueil de nouvelles et remporte le Prix de la meilleure fiction du magazine Poets and Writers pour ce titre. Elle écrit, également, pour différents journaux.
Les matins de Bangalore est son premier roman.

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Carnets d'Orient de Christian Garcin (L’Escampette – 2014)

Toute la saveur des récits de Christian Garcin....

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Revue ULTREÏA ! N°1

La mission de cette nouvelle revue-livre (on parle désormais de « mook ») de 220 pages, est d’embarquer le lecteur dans un voyage terrestre et spirituel, offrant un nouvel espace de parole, de pérégrination et de méditation à l’attention de ceux et celles qui cheminent de par le monde. Et qui, sans préjugés ni frontières intérieures, embrassent l’inconnu.
Richement illustrée, entre autres par un portfolio qui révèle le regard singulier d’un photographe invité, la revue ouvre ses colonnes à des chroniques, des reportages, des récits de voyage; elle fait la part belle aux rencontres et aux longs entretiens, aux livres et à l’art mais accorde aussi de larges espaces à des articles plus exigeants. Et cela sans pages de publicité qui rompraient le rythme de lecture et le plaisir de la découverte.
La rédactrice en chef de ULTREÏA n’est autre que Florence Quentin, une montpelliéraine d’adoption, de par les études d’Égyptologie qu’elle a suivies à Montpellier III, habituée de notre librairie et auteure d’ouvrages sur l’égyptologie.


Une bien belle surprise pour cette revue de grande qualité avec des auteurs, amis de la librairie, comme, notamment, Stéphanie Ledoux, Ferrante Ferranti, Reno Marca, Cyrille J.D.Javary ou Olivier Germain-Thomas.
On retiendra tout particulièrement les articles de Christiane Rancé dans les traces de Simone Weil, Olivier Germain-Thomas au Japon, à Isé, Bernard Chevilliat à la rencontre de Pierre Rahbi, Florence Quentin et l’art des Kilims, Marie-Odile Delacour et Jean-René Huleu, les grands spécialistes d’Isabelle Eberhardt, Nicolas Cornet qui nous propose une leçon de Bharata Natyam, Pascal Dibie en pays Dogon, Frédéric Gros, philosophe et marcheur, Sébastien de Courtois en Turquie où il vit actuellement et Gaële de La Brosse sur le chemin de Saint-Jacques, sans oublier le portfolio de Frédéric Lemallet sur le Tibet.

L’illumination italienne de Simone Weil par Christiane Rancé, Illustrations Reno Marca


C’est un tel esprit d’ouverture qui présida au “voyage italien” d’une Simone Weil bouleversée par la lumière transalpine, à travers laquelle elle s’éveilla au plus sacré d’elle-même. Christiane Rancé nous raconte ce moment fondateur d’une vie.
Ecrivain, essayiste et romancière, Christiane Rancé s’est attachée dans ses livres comme dans ses reportages, à réfléchir au fait spirituel. Œuvres artistiques, civilisations, personnalités, elle a toujours cherché, chez elles l’évidence du travail de l’Esprit et la quête de sens.
Parmi ses ouvrages on soulignera On ne fait que passer, Tolstoï, le pas de l’ogre, Jésus, Simone Weil : le courage de l’impossible, Prenez-moi tout mais laissez-moi l’extase : méditation sur la prière, François, un pape parmi les hommes (2014).

Isé, les sanctuaires de l’éternel renouveau, Isé et le génie du Shintô par Olivier Germain-Thomas


Tous les vingt ans, à travers une destruction/reconstruction à l’identique, les temples shintoïstes d’Isé célèbrent l’impermanence de toute chose comme l’éternel cycle de la nature. Des rites immémoriaux qui reprennent aujourd’hui vigueur dans l’archipel, à la suite d’une prise de conscience post-Fukushima.
Olivier Germain-Thomas est écrivain et homme de radio. Docteur en philosophie, il a publié des romans, des essais et livres de voyage principalement sur l’Asie qu’il arpente depuis une quarantaine d’années.
Parmi ses principaux ouvrages on relèvera La Tentation des Indes, En chemin vers le Bouddha, La traversée de la Chine à la vitesse du printemps
, Le voyage des Indes (avec Roland et Sabrina Michaud), Un matin à Byblos, Le Bénarès-Kyoto, Marco Polo, Asies, Empreintes du sacré (avec Ferrante Ferranti) ou Manger le vent à Boroboudour (2013).



Rencontre avec Pierre Rabhi par Bernard Chevilliat

« La vie est un chemin iniatique ». Cette définition semble s’appliquer à Pierre Rabhi, nouveau sage moderne. Dans un long entretien, il nous offre quelques pièces manquantes au puzzle de son personnage public.
Pierre Rabhi, écrivain, philosophe et agroécologiste d’origine algérienne, est l’auteur d’une œuvre abondante dont on distinguera Du Sahara aux Cévennes (1984), Le Gardien du Feu (1986), Parole de terre. Une initiation africaine (1996), Graines de possibles. Regards croisés sur l’écologie avec Nicolas Hulot (2005), Manifeste pour la Terre et l’Humanisme (2008), Vers la sobriété heureuse (2010), Semeur d’espoir avec Olivier Le Naire (2013).
Bernard Chevilliat est directeur de la publication du magazine-livre Ultreia! Fondateur des Editions Hozhoni (2014).



Les Kilims, un langage symbolique d’avant la lettre par Florence Quentin


Le kilim, ou tapis de laine à point plat, a vu le jour il y a près de dix mille ans en Mésopotamie. Il incarne à lui seul la force et la singularité de la tradition orale. Rencontre avec Jean-Michel Testard, expert agréé et spécialiste en tapis et kilims, qui n’a eu de cesse, depuis son apprentissage en Afghanistan, de transmettre sa passion pour ces œuvres d’art.
Passionnée d’Egypte depuis l’enfance, Florence Quentin suit un cursus universitaire d’égyptologie, avec comme spécialité, l’étude des textes religieux. Elevée dans une famille de journalistes, elle a épousé ce métier avec le même enthousiasme et contribué aux hors-séries du Nouvel Observateur, du Point et du Monde des religions.
C’est à ce dernier titre qu'elle a collaboré pendant 9 ans et assuré les fonctions de rédactrice en chef en 2012. L’égyptomanie étant inguérissable, elle a par ailleurs écrit plusieurs essais sur la fascination qu’exerce cette civilisation sur l’Occident.
Elle est rédactrice en chef du magazine-livre ULTREIA !

Le Tibet secret par Frédéric Lemalet


Notre rêve d’Orient se cristallise aussi autour d’un Tibet dont le portfolio du photographe Frédéric Lemalet nous offre une vision renouvelée et authentique, loin de la recréation occidentale dont ce pays fait souvent l’objet.
À travers des images inédites de ces monastères du vertige et traversées par des nonnes bouddhistes qui ont renoncé au monde.
Photographe-voyageur âgé d’une quarantaine d’années, Frédéric Lemalet a parcouru l’Alaska, la Russie, l’Afrique ou l’Océanie avant de se passionner pour le Tibet où il a passé plusieurs années dans ses zones les plus reculées. Imprégné de culture tibétaine et profondément attaché à ses lointains amis, il vient de leur consacrer deux recueils de 54 portraits. Il expose régulièrement ses œuvres en France, en Allemagne ou en Suisse.



La quête soufie d’Isabelle Eberhardt, éloge de l’errance par Marie-Odile Delacour et Jean-René Huleu


Marie-Odile Delacour et Jean-René Huleu, respectivement psychanalyste et journaliste, sont partis sur les traces d’Isabelle Eberhardt jusqu’aux confins du Sahara. Fascinés par le personnage, ils s’efforcent de rééditer ses écrits dans leur intégrité et ont rédigé plusieurs de ses biographies.

Bharata Natyam, une leçon de danse avec Malavika par Nicolas Cornet

Nicolas Cornet est photographe et auteur. Il sillonne l’Asie depuis plus de 25 ans et où il réside 4 à 5 mois par an. Il travaille pour de nombreux titres en Europe : Géo, L’Espresso, Le Figaro Magazine, et La Repubblica.
Il a, entre autres, publié Vietnam (Chêne) et Cambodge (Aubanel-La Martinière).



L'homme est dans la serrure. Ethnologie en Pays Dogon par Pascal Dibie


Écrivain et ethnologue, Pascal Dibie est professeur à l’université Paris Diderot-Sorbonne.
On lui doit, Ethnologie de la chambre à coucher (1987), Le village retrouvé (1998), La tribu sacrée : ethnologie des prêtres (1993), La passion du regard (1998), Rêves d’Amazonie avec Michel Le Bris (2005), Ethnologie de la porte, des passages et des seuils (2012).

Les Philosophies du marcheur par Frédéric Gros

Philosophe et professeur à l’université Paris XII et à l’Institut d’études politiques de Paris, Frédéric Gros est un spécialiste de l’œuvre de Michel Foucault. Il est aussi l’auteur de Marcher, une philosophie (2009) et de la présentation d’une Petite bibliothèque du marcheur (2011).

La montagne des serviteurs de dieu, récit de voyage à Tur Abdin, en Turquie par Sébastien de Courtois


Sur les pas de Sébastien de Courtois, nous escaladerons la Montagne des serviteurs de Dieu, ce Tur Abdin aux confins de la Syrie et de la Turquie, et nous franchirons le seuil de monastères syriaques orthodoxes quelque peu oubliés, où l’araméen, la langue du Christ, est encore chanté.
Sébastien de Courtois est producteur à France Culture de l’émission Chrétiens d’Orient.
Doctorant à l’EPHE (École pratique des hautes études), il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages dédiés au christianisme oriental.



Le chemin de Saint-Jacques, une marche à l’étoile par Gaële de la Brosse

Gaële de La Brosse, écrivain et journaliste, cofondatrice de la revue et du réseau Chemins d’étoiles, est éditrice au Passeur Éditeur et responsable de la rubrique “Chemins de pèlerinage” à l’hebdomadaire Pèlerin.
Elle est l’auteur du Guide spirituel des chemins de Saint-Jacques (Presses de la Renaissance, 2010).

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Rome par-delà les chemins de Karla SUÁREZ et Francesco GATTONI (photographies) (Le bec en L'air – 2014)

Rome, ville éternelle ?

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La guerre des singes de Richard Kurti, traduit de l’anglais par Valérie Dayre (Thierry Magnier – 2014)

 
Dans un vieux cimetière de Calcutta, les singes Rhésus vivent heureux au milieu des fruits abondants et des offrandes des humains. Brutalement, une armée de singes Langurs, le clan ennemie, va venir bouleverser ce havre de paix. Elle attaque le lieu et massacre les pacifiques Rhésus. Une poignée de survivants parvient à s’échapper. Papina et sa mère réussissent à survivre au massacre mais pas son père, sauvagement assassiné.
Elles errent dans la ville, avant de trouver une nouvelle sérénité dans le jardin d’un temple dédié à Hanuman, avec d’autres réfugiés.
Mico, lui, est un Langur, le clan des vainqueurs. Mais devant tant de violence et de sang répandu, ses convictions sont ébranlées et Papina le convainc de les aider. Cette rencontre va tout remettre en question. Alors Mico comprend que certains choix sont plus difficiles à faire que d’autre.
Ce grand et dense roman d’aventure se déploie comme une fresque où les deux personnages principaux ont vite gommé l’aspect anthropomorphique pour laisser place au romanesque avec cette histoire d’amour impossible.
Le livre met en jeu des intrigues politiques, des manipulations machiavéliques, des tromperies, des scènes de bataille épiques, des rivalités fraternelles, des amours impossible. L’attention ne peut jamais se relâcher.
En fond, les rues de Calcultta, comment ne pas être happé par l’histoires de ces deux tribus rivales pour qui l’enjeux est simple et capital : la survie !

Richard Kurti est un auteur britannique qui a étudié la philosophie et la littérature à Cambridge.
Il est l’auteur de nombreux scénarii pour la télévision anglaise. La Guerre des singes est son premier roman.

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Mon tour du monde de Charlie Chaplin (Le Sonneur – 2014/08)

Charlot autour du monde, un inédit.....

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