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Sylvain Tesson hospitalisé à l'hôpital d'Annecy


Selon les informations de L'Express, notre ami Sylvain Tesson a fait une chute d'une dizaine de mètres à Chamonix dans la nuit de mercredi à jeudi. Il souffre d'un traumatisme crânien et est hospitalisé à Annecy.
Sylvain Tesson présente de sévères lésions. Touché à la tête, au dos et aux poumons, il est en assistance totale à l'hôpital d'Annecy.
"Le pronostic est réservé", confie son ami, l'académicien écrivain (et médecin) Jean-Christophe Rufin, qui a accouru à son chevet la nuit dernière.
Sylvain Tesson séjournait d'ailleurs dans le chalet de celui-ci, avec lequel il a coutume de pratiquer l'alpinisme. Jean-Christophe Rufin, parti dans le Sud-Ouest pour la remise d'un prix littéraire, devait le retrouver à la fin de cette semaine. En attendant, Sylvain Tesson avait passé la journée et la soirée de mercredi à Chamonix où il avait remis son nouveau manuscrit aux éditions Guérin, spécialistes des récits de montagne.
C'est en grimpant au faîte d'une maison (Sylvain Tesson est adepte de stégophilie) que l'auteur de 42 ans a chuté.
Son père, le journaliste Philippe Tesson, et ses soeurs l'ont rejoint hier soir à Annecy.
Nous leur témoignons toute notre sympathie et amitié et nous espérons avoir de meilleures nouvelles très bientôt.
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La Beauté du diable de Radhika Jha (Philippe Picquier – 2014)


Radhika Jha, née à Delhi en 1970 mais très cosmopolite, nous avait habitué à être un auteur indien à travers ces romans et recueils de nouvelles.
Épouse d'un diplomate occidental alors en poste à Tokyo, la romancière se montre, dans ce livre, plus japonaise que les auteurs japonais eux-mêmes.
L'histoire se passe donc à Tokyo, et sa triste héroïne se nomme Kayo. Elle est aussi la narratrice de sa vie, racontée plus tard, alors qu'elle est peut-être sur le point de commettre l'irréparable, comme Tomoko, son amie de jeunesse, qui s'est suicidée pour des raisons inexpliquées.
Kayo est mariée à Ryu, brave garçon très "japonais moyen": banquier, travailleur et tranquille, amoureux de sa femme, de sa famille et de son petit confort. Ils ont deux enfants, dont Kayo s'occupe.
On sait qu'une femme au foyer, désoeuvrée, peut être la proie de toutes les tentations, de toutes les folies. En ce qui concerne Kayo, c'est sa mère, une femme de petite vertu, qui joue les Satan. Juste avant de disparaître de sa vie, elle offre un million et demi de yens à sa fille.
Celle-ci ouvre un compte, reçoit une carte bancaire, sans rien dire à Ryu. Incitée au départ par Tomoko, elle va devenir une acheteuse compulsive de vêtements de luxe, chaussures et accessoires, une droguée du shopping. Elle savoure des moments de bonheur clandestin et égoïste.
Et puis, un jour, tout dérape: elle a dévoré le magot maternel, elle est même à découvert. Elle tombe entre les mains d'usuriers mafieux, des Yakusas, qui lui font comprendre qu'il existe, grâce à ses charmes - Kayo est dotée de beaux et gros seins -, un moyen simple de régler son problème: la prostitution.
La jeune femme va alors connaître une nouvelle période heureuse. Courtisane le jour et certains week-ends quand Ryu n'est pas là, épouse et mère exemplaires le reste du temps.
Jusqu'au jour où le mari découvre le pot aux roses et règle ses comptes à sa façon. On n'en dira pas plus. C'est froid, cérébral et terrible.
Cette histoire aurait pu tout aussi bien se dérouler à Paris, Londres ou Delhi ; dans n’importe laquelle de ces capitales où prévaut le culte de l’apparence et du luxe, où la pétillante ivresse du shopping peut se transformer en drogue, et le paradis en enfer. Car le club des passionnées de beauté compte des alliées dans le monde entier.
Chaque femme pourra y retrouver une part d’elle-même. Et les hommes, découvrir un continent qui leur est inconnu.
" Je pense qu’un vide s’ouvre en nous lorsque nous découvrons soudain la part d’ombre de nos vies et réalisons que nous ne pourrons rien y changer. Alors nous essayons de combler ce vide. Certains d’entre nous le comblent en s’agitant et d’autres en possédant. C’est notre moderne condition.", tel est le sens de ce nouveau roman de Radhika Jha.
Actuellement Radhika Jha vit à Pékin: son prochain roman sera-t-il chinois ou reviendra-t-elle en Inde, ce que l'on espère beaucoup?

Née à Dehli en 1970, Radhika Jha perd sa mère à trois ans, grandit à Bombay, et atterrit dans un pensionnat himalayen avant d’obtenir une bourse pour aller poursuivre ses études aux États-Unis.
Puis elle découvre la France, la Suisse - comme stagiaire à l’ONU - et rentre à Bombay où elle travaille pour la Fondation Rajiv-Gandhi.
Son avant-dernier roman, pour lequel nous l'avions reçue à Montpellier, Des lanternes à leurs cornes attachées, réédité en poche ce mois-ci, était son quatrième livre publié aux Editions Philippe Picquier.
Marié à un diplomate, c’est à l’occasion de plusieurs années passées à Tokyo qu’elle a écrit La Beauté du diable.
Aujourd’hui, elle vit à Pékin.

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Les Origines de l’amour de Kishwar Desai (L'Aube – 2014)

 
Kishwar Desai appelle ses romans des thrillers sociaux. Ils décrivent l'Inde d'aujourd'hui, mettant à nu son chaudron d'inégalités, d'injustices et de traditions culturelles et religieuses conservatrices, ce que confirme le dernier résultat des élections législatives qui remet à la tête du pays le parti nationaliste BJP.
Dans ce nouveau roman de Khiswar Desai, ce sont deux univers que nous découvrons. Celui de celles et ceux qui donneraient tout pour fonder une famille et celui de celles qui vont porter leurs enfants. Et, entre les deux, il y a ceux qui tirent profit de ce business.
Car l'Inde est devenue l’une des destinations privilégiées des couples souhaitant avoir un enfant par mère porteuse.
Aussi nous retrouvons la charmante et néanmoins tenace travailleuse sociale Simran Singh, appelée pour venir en aide à la petite Amelia, un bébé qui vient de naître par mère porteuse dans une clinique de Delhi. Ses parents, d’origine britannique, viennent de mourir dans un tragique accident plus que suspect et la mère porteuse a mystérieusement disparu après l’accouchement, laissant l’enfant orpheline.
Simran Singh se lance dans une enquête qui la mène jusqu’à Londres, puisqu’elle doit non seulement tenter de retrouver les proches d’Amelia, mais aussi tenter de découvrir comment la petite a pu naître séropositive...
Kishwar Desai nous entraîne dans le monde de la gestation pour autrui – un commerce international générant des millions de dollars ainsi que de terribles dérives – et signe une nouvelle fois un livre extrêmement réussi, à vous glacer le sang.

Kishwar Desai, née en Inde, à Ambala dans le Punjab, en 1956. Fille du chef de la police locale, elle grandit à Chandigarh.
Après des études d'économie, elle devient journaliste politique pour la presse écrite, avant d'entamer une carrière à la télévision comme productrice et présentatrice.
Ulcérée par la situation des femmes dans son pays, elle écrit son premier roman, Témoin dans la nuit, paru en 2009 (L'Aube, 2013), qui devient rapidement un best-seller qui sera traduit dans une douzaine de langues et remportera le Costa First Novel Award en 2010.


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Notre Comédie du livre 2014 - Table ronde du Samedi 24 Mai - La rencontre audio



Villes-Monde, Cultures urbaines: Calcutta, Jérusalem et Naples

avec

Véronique Bruez pour " Naples, allegro con fuoco " (Éd. Gallimard).

Véronique Bruez est professeur de lettres détachée auprès des ambassades françaises. Après des études de lettres classiques à la Sorbonne, elle part pour l'Italie : Venise, Rome, les Pouilles, la Sicile, et surtout Naples où elle passera cinq ans. Dominique Sigaud est

Katia Chapoutier pour " Lost in Jerusalem " (Éd. Le Passeur).

Katia Chapoutier est réalisatrice pour Des racines et des ailes sur France 3. Elle collabore également régulièrement à France Culture pour des documentaires radiophoniques. Curieuse incurable, c’est toujours avec un regard candide qu’elle scrute le monde qui nous entoure.

Dominique Sigaud pour " Partir, Calcutta " (Éd. Verdier).

Dominique Sigaud est une journaliste, essayiste et romancière française. De 1984 à 1996, journaliste indépendante, elle parcourt le monde arabe et l'Afrique. En 1996, elle obtient le Prix de l'Association des femmes journalistes pour son article «Tutsies et Hutues : elles reconstruisent ensemble le Rwanda en ruine », paru dans la revue «Cosmopolitan» en novembre 1995. Depuis, elle se consacre à l'écriture.

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Notre Comédie du livre 2014 - Table ronde du Samedi 24 Mai - La rencontre audio



L'aventure pour quoi faire?

avec

Olivier Germain-Thomas pour " Manger le vent à Borobudur " (Éd. Gallimard).

Pour Olivier Germain-Thomas, l'écriture du voyage est le creuset où les différents genres se rencontrent pour exprimer les multiples aspects de la vie.

Romain Potocki pour " L'homme itinérant " (Éd. Presses de la Renaissance).

Romain Potocki nous entraîne à la découverte de l'Autre, dans tout ce qu'il fait résonner en chacun de nous, et nous fait voir le monde autrement.

Olivier Weber pour " La confession de Massoud " (Éd. Flammarion)).

Largement reconnu par ses pairs, Olivier Weber a reçu de nombreux prix pour une oeuvre aussi bien journalistique que littéraire qui forme un tout renouant avec la tradition du grand reportage telle que la concevait Joseph Kessel à qui il est d’ailleurs parfois comparé.

Philippe Frey pour " Passion désert " (Éd. Arthaud).

Philippe Frey est l'un des plus grands connaisseurs des zones désertiques mondiales. Sa vie nomade lui a permis de découvrir les secrets et les modes de survie des peuples résistant à ces milieux extrêmes.
Homme de terrain, il connaît parfaitement le Sahara, le Kalahari, les déserts d’Orient et d’Amérique. Il détient de nombreux records de traversées du désert en solitaire, à pied ou à chameau.

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