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L’Exploration de la Sibérie d'Antoine Garcia & Yves Gauthier (Transboreal - poche – 2014)

La référence absolue sur la Sibérie......

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Birmanie, Collectif d’auteurs sous la direction de Frédéric Debomy (Cambourakis – 2014/05)


Le présent ouvrage reprend le contenu du collectif publié en 2003, qui confronte témoignages et brefs épisodes en bande dessinée, augmenté d’un récit en bd et d’articles récents de Frédéric Debomy faisant le point sur la situation actuelle en Birmanie.

Une membre d’une ONG internationale fait part de ses relations avec le pouvoir militaire birman, un simple soldat révèle la brutalité à l’oeuvre au sein de l’armée, un responsable associatif birman évoque les complicités criminelles entre compagnies pétrolières occidentales et le junte, un citoyen évoque les travaux forcés auxquelles les populations sont soumises, un ancien prisonnier politique évoque ses conditions de détentions…

Face à la parole des témoins, les auteurs de bande dessinée proposent des fictions destinées à alimenter la réflexion et à porter un regard sensible sur une réalité.
Les annexes comportent cartes, chronologie, lexique, éléments bibliographiques et contacts des principales associations actives dans la défense des droits de l'homme en Birmanie.

Auteurs de bande dessinée contribuant à l’ouvrage : Olivier Bramanti, Markus Huber, Olivier Marboeuf, José Munoz, Sylvain Victor. Témoignages de Bo Kyi, Irma, Jamila, Ka Hsaw Wa, Maung Hla. Contribution documentaire du journaliste François Christophe.

Scénariste de bande dessinée (collaborant notamment avec Louis Joos, et Edmond Baudoin), Frédéric Debomy est engagé dans la défense des droits du peuple birman à travers l’association Info Birmanie, dont il a été président. Intervenant régulièrement dans les médias français sur la question birmane, il a conçu et dirigé le collectif Birmanie, la peur est une habitude, publié une première fois par l’association Khiasma en 2003.
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Théorie de Rio de Janeiro de Sébastien Lapaque (Actes Sud – 2014)

Une belle balade pleine de sensibilité....

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Loin de la mer de Wolfgang Buscher (Vuibert – 2014)


"Un pas, un autre. Marcher, avancer, ne pas se retourner, jamais. Marcher, et regarder, marcher et penser – mieux, oublier de penser, se laisser porter, et laisser entrer en soi les traces de l’Histoire…"
Wolfgang Büscher, né en 1951 à Berlin (Ouest), est grand reporter pour Die Zeit. Il fait du nomadisme une profession, et donne à ses reportages des allures d’« antijournalisme » : il écrit en marchant, au rythme de son intuition, et prend toutes les libertés, surtout celle de la lenteur. Il chronique l’air du temps sans objectifs, sans tabous, à la manière d’un Henri Calet ou d’un Bruce Chatwin, avec des mots simples.
En 2001, un petit carnet en poche, il relia Berlin et Moscou à pied, comme ça, 3 000 kilomètres pour s’imprégner de cette Europe de l’Est, fosse commune de l’Histoire – lui dit « fosse à histoires » –, qu’il prend plaisir à écrire. Il s’interroge sur les stigmates des guerres, s’invente une géopolitique personnelle : il ne dit pas frontières mais cicatrices. Voilà que ses pieds s’impatientent. Après son expédition Berlin-Moscou (L'Esprit des Péninsules, 2005), il cède de nouveau à la tentation de la route et, cette fois, suit les contours de l’Allemagne avec Allemagne, trois années zéro (L'Esprit des Péninsules, 2006).
Dans loin de la mer, l'écrivain voyageur a osé l'aventure de la randonnée ultime par la traversée de l'Amérique, à partir de la frontière du Canada jusqu'au Mexique, pendant trois mois , 3.500 Km du nord au sud, une région que les américains appellent le Heartland car située à égale distance des deux océans.
Cette randonnée sur des sentiers délaissés – généralement les voyageurs qui se lancent dans un tel périple vont d'une côte à une autre – donne l'occasion à l'auteur de confronter la réalité aux images que les Européens associent souvent aux Grandes Plaines.
Chaque rencontre, chaque bourgade traversée, chaque mésaventure est ainsi le prétexte à un retour sur une part de la mythologie américaine. L'histoire des Indiens, les villes fantômes, les paysages majestueux, le climat souvent extrême, l'omniprésence de la religion et le patriotisme exacerbé sont évoqués au fil de digressions habilement menées qui confèrent une dynamique toute particulière au voyage et à sa narration.
Porté par une écriture tout en subtilités, souvent laconique, loin de la mer est autant un récit de voyage qu'une exploration de notre imaginaire. C'est une autre Amérique que l'on découvre au fil des pages et des miles parcourus par l'auteur.

Wolfgang Büscher est journaliste pour le quotidien Die Zeit. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages. Il a reçu de nombreux prix littéraires en Allemagne.
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Rêves arctiques de Barry Lopez (Gallmeister – 2014)

Un classique de la littérature de voyage

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L’Inde de demain, les Indiens face à la mondialisation d'Akash Kapur (Albin-Michel – 2014)

 
L’Inde de demain nous convie à observer de l’intérieur les bouleversements économiques, sociaux et culturels qui transforment le pays.
Dans une succession de portraits émouvants, inoubliables, qui véhiculent toute la couleur, l’énergie et la cacophonie de l’Inde, Akash Kapur aborde les problèmes du développement économique accéléré, des inégalités, de la mondialisation ou de la dégradation de l’environnement avec un esprit de nuance et de proximité rarement égalé dans les écrits sur l’Inde contemporaine.
À travers ses rencontres et ses entretiens inédits, riches de détails, avec des villageois et des citadins, l’auteur expose brillamment la façon dont les vies individuelles sont bousculées, emportées dans le tourbillon du grand bond de l’Inde vers la modernité.
Un document qui se lit comme un roman, un magnifique portrait de l’Inde qui s’aventure là où on n’a pas souvent l’habitude d’aller chercher, l’Inde du sud, la campagne en pleine mutation.
Akash Kapur sait faire la part des choses, ne versant jamais dans l’apologie ni dans la dénonciation, et il sait écouter avec une empathie merveilleuse, parvenant à se glisser dans les esprits et les coeurs de ces Indiens tentant de s’adapter à une société qui change à une vitesse déconcertante.

De père indien et de mère américaine, Akash Kapur a passé son enfance à Pondichéry, ex-comptoir colonial français, où il a fréquenté le Lycée Français.
Parti aux États-Unis à seize ans, il a poursuivi des études supérieures à Harvard. Il est revenu en Inde en 2003, dans l’espoir de participer à la phase de modernisation et de croissance si prometteuse qui s’y était amorcée.
Il a trouvé un pays transformé plus profondément encore qu’il ne l’avait imaginé, jusque dans les fondements de sa société.


L'ENTRETIEN - Akash Kapur, écrivain indien... par france24
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Traîne-Savane, Vingt jours avec David Livingstone de Guillaume Jan (Intervalles – 2014)

Le nouveau récit picaresque d'un écrivain que nous apprécions beaucoup.....

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Journal d'une accoucheuse de Priyamvada N. Purushotham (Actes Sud – 2014)

 
Le titre anglais du livre, La ligne pourpre se réfère à des lignes pourpres sur une bande de test de grossesse. Une ligne droite pourpre unique indique un résultat négatif, ce qui signifie que vous n'êtes pas enceinte; tandis que deux lignes violettes indiquent un résultat positif, ce qui signifie que vous êtes enceinte.
Le journal d'une accoucheuse, titre de la version française, raconte l'histoire de six femmes différentes dont les vies se croisent dans le bureau de Mrinalini, leur bienveillante gynécologue à l'esprit ouvert et qui a la volonté de s'impliquer dans la vie de ses patientes.
Elle est, pour la femme, pour un choix libre de toute influence, pour l'adoption en cas de stérilité et contre l'avortement sélectif selon le sexe.
Jusqu’à ce cours de sciences naturelles où il lui a fallu disséquer une grenouille, Mrinalini Krishnamoorthy avait décidé de devenir actrice, mais cette expérience a suscité en elle une tout autre vocation : elle sera médecin et mettra des enfants au monde.
Après des années d’études à Delhi puis en Angleterre, Mrinalini retourne à Madras afin d’y ouvrir une clinique de gynécologie dans sa maison ancestrale dans la ville où elle a grandi.
C’est à travers son récit que le lecteur fait connaissance avec six de ses patientes aux origines, âges et aspirations différents.
Zubeida, qui porte la burqa, aspire à avoir une fille après avoir donné naissance à trois garçons et regarde des DVD dont Jules et Jim en cachette en compagnie d'une amie. Elle est bien éloignée de Megha, la mère en souffrance de deux petites filles, dans une famille patriarcale marwarî conservatrice qui exige un garçon à chaque fois qu'elle tombe enceinte, ou de Leela, la jeune beauté ultra-protégée. Quant à Pooja, la lycéenne, abusée par le beau capitaine de l’équipe de cricket, elle n’a rien à voir ni avec Tulsi, l’insatisfaite publicitaire qui vit en union libre, ni avec Anjolie, la performeuse franco-indienne au lourd passé.
Tulsi et Anjolie, en dehors de ne pas tomber enceinte avec leurs maris respectifs, après avoir essayé pendant des années, ont une chose en commun - elles ont toutes deux un rapport amoureux avec le même homme, qui se trouve être le mari de Tulsi.
Au fil des consultations, Mrinalini s’implique toujours plus dans leur vie n’ayant plus qu’un seul désir : donner des ailes à ses patientes.
Nous découvrons, également, Mrinalini dans sa vie amoureuse bien compliquée....
Grâce à Mrinalini, Priyamvada N. Purushotham lance une croisade pour les droits à la reproduction choisie des femmes dans une nouvelle Inde, où les femmes qui ne veulent pas avoir d'enfants ne sont pas jugées comme égoïstes, et où les femmes qui décident de se faire avorter peuvent le faire sans se sentir coupable à ce sujet.
De l’infanticide des filles au viol, ou à l’avortement, c’est sous le signe de la sensibilité mais non sans humour que ce premier roman se confronte, avec une fraîcheur de ton inédite, aux graves questions de société qui affligent en profondeur l’Inde contemporaine.

Après des études de lettres, Priyamyada N. Purushottam devient actrice de théâtre, puis enseignante de français à l'Alliance française de Madras.
C'est par la poésie qu'elle aborde l'écrirure littéraire.
Purple Line a été finaliste du Bhatt First Book Award 2012, récompensant un premier roman indien.
Elle vit actuellement à Boston.
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L'Inde nouvelle s'impatiente de Bénédicte Manier (Les liens qui libèrent – 2014)

 
Deux Indiens sur trois ont aujourd'hui moins de 35 ans. Forte de 780 millions de personnes, cette génération de jeunes est la plus importante au monde et un formidable atout économique : avec elle, l'Inde disposera dans les deux décennies à venir de davantage d'actifs que les autres pays émergents.
Mais elle représente aussi un réel défi. Comment qualifier et insérer le million de jeunes Indiens qui entrent chaque mois le marché du travail ? Comment répondre aux espoirs d'une génération née avec la mondialisation et qui réclame sa part de la prospérité naissante ?
C'est aussi ces jeunes qui, dans les villes, se situent au cœur des mutations sociales : ils imposent de nouveaux modes de vie, manifestent contre la corruption et le viol, revendiquent l'émancipation des femmes, font évoluer la consommation, créent des entreprises innovantes et renouvellent la création artistique. Un ensemble d'évolutions qui bousculent l'ordre établi et feront peut-être de leur génération, à terme, un équivalent indien des baby-boomers américains.
Par l'importance de leur nombre et la force de leurs aspirations, ces enfants de la mondialisation constituent aujourd'hui une force sociale qui s'éveille et qui sera, dans les décennies à venir, déterminante dans les évolutions futures de ce géant d'Asie.
Ce livre dresse un état des lieux des différentes jeunesses de l'Inde et leur donne la parole. Entre bidonvilles et start-up, voici le portrait d'une génération impatiente, avide de tout changer.

Bénédicte Manier est journaliste à l'AFP. Elle connaît bien la société indienne, dont elle suit l'évolution depuis plus de vingt ans. Elle est également l'auteur de : Un million de révolutions tranquilles. Travail, habitat, argent, santé, eau... Comment les citoyens changent le monde (Les Liens qui Libèrent, 2012), Prix 2013 du Livre de l'Environnement, vendu à plus de 10 000 exemplaires et de Quand les femmes auront disparu (La Découverte. 2006, Poche/Essais " 2008).
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Voyage d’une Parisienne dans l’Himalaya (1881), À travers le Cachemire, le Ladakh et le Baltistan, Marie de Ujfalvy-Bourdon (Transboreal – 2014)

Une femme exploratrice 40 ans avant les expéditions d'Alexandra David-Néel.....

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L’homme qui voulait voir tous les pays du monde d'André Brugiroux (avec Jérôme Bourgine) (City éditions – 2014)


Voici un livre exceptionnel pour un destin exceptionnel d’un grand voyageur, d’un homme qui a passé sa vie entière (59 ans de sa vie) à voyager en auto-stop, le plus souvent, avec un euro par jour et qui a visité tous les pays du monde.
Quand il a commencé son périple en 1955, André Brugiroux avait un rêve : voir tous les pays du monde. Presque soixante ans plus tard, le petit banlieusard sans le sou, le fils du paysan auvergnat, du cheminot qui n’a jamais quitté son jardin, a accompli l’impossible.
Sur la route, il vit toutes les aventures. Il est emprisonné au Costa Rica, le mur de Berlin se construit sous ses yeux, il rencontre le docteur Schweitzer au Gabon, se rend à Angkor en pleine guerre, prend le Transsibérien au milieu de la guerre froide, meurt presque de soif dans le désert…
Pourtant la réussite majeure d’André est ailleurs : le monde est devenu sa patrie et les hommes sont sa famille. Partout, il a trouvé des gens merveilleux: " Ma véritable réussite se situe ailleurs : je me sens heureux. Il se trouve des gens merveilleux partout ; voilà la vérité vraie".
À chaque fois qu’il tombait, quelqu’un était là pour lui tendre la main et le relever. Sa véritable aventure a d’abord été humaine. Profondément et passionnément humaine: " Et maintenant que mon rêve d’enfant est accompli ?... Ma soif du monde demeure intacte et je n’ai après tout que 72 ans… Je crois que je vais attendre encore un peu avant de remiser sac à dos au fond d’un placard. Tant que mes rotules tournent, j’irai ! Je ne veux pas avoir le moindre regret au moment du grand départ…"

André Brugiroux a visité tous les pays du monde, il est sur la route depuis 1955.
Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont le best-seller La Terre n 'est qu'un seul pays (Robert Laffont).
Jérôme Bourgine a été grand reporter pour la presse touristique et au Figaro Madame. Il est également l’auteur de plusieurs livres, romans et récits de voyage et notamment d’un best-seller, Le tour du monde en famille chez Plon-Presses de la Renaissance.


André Brugiroux sur France 2
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