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Journal himalayen de Mircea Eliade (L'Herne – 2013)

 
Journal Himalayen est un essai littéraire, un roman d’aventures au quotidien. Les aventures de l’esprit et de la chair, survenues de 1928 à 1931, à Calcutta, à un jeune Roumain venu y étudier le sanskrit et la philosophie indienne.
Quand il rédige ce journal, Mircea Eliade n'est qu'un étudiant. Il n'est pas le théoricien des religions et du sacré dont la réputation est maintenant notoire.
Il a 21 ans et part pour trois ans en Inde étudier le sanskrit et le yoga.
S’il ne néglige pas son travail, il ne dédaigne pas non plus les plaisirs. Il raconte ses amours et celles de ses amis, expose des pensées contradictoires avec une sincérité qui exclut la pudeur. Ces notes de journal nous sont rendues telles qu’elles se présentaient alors sous sa plume.
Fruit d’un contact avec l’Inde et de ses séjours dans les monastères himalayens, Journal Himalayen est un précieux témoignage sur cet extraordinaire berceau de la civilisation et de la spiritualité orientales.
Plus que le trajet d'Eliade vers l'Himalaya, ce sont les grandes fêtes rituelles qui donnent un rythme à son journal. Il se rend ainsi à Hardwar au confluent du Gange et de la Jumna, assister à un Khumba Mela. À Delhi il assiste aux fêtes en l'honneur de Durga. Il participe aux fêtes Sikhs à Amritsar, où se trouve le temple d'Or, lieu sacré de cette communauté.
Peu d’écrivains européens ont connu comme Eliade la pensée et la poésie indiennes.
Ce livre retrace son initiation à la civilisation indienne dans son sens le plus profond. L’évocation de la femme indienne et ses entretiens avec Tagore transmettent ses sensations les plus personnelles.

Mircea Eliade (1907, Bucarest - 1986, Chicago) est un historien des religions, mythologue, philosophe et romancier roumain, considéré l'un des fondateurs de l'histoire moderne des religions. Savant studieux des mythes, Eliade élabora une vision comparée des religions, en trouvant des relations de proximité entre différentes cultures et moments historiques.
Au centre de l'expérience religieuse de l’homme, Eliade situe la notion du « Sacré ».
Sa formation comme historien et philosophe l'a amené à étudier les mythes, les rêves, les visions, le mysticisme et l'extase. En Inde, Eliade étudia le yoga et lut, directement en sanscrit, des textes classiques de l'hindouisme qui n'avaient pas été traduits dans des langues occidentales.
Auteur prolifique, il cherche à trouver une synthèse dans les thèmes qu'il aborde (excepté dans son Histoire des religions, qui reste purement analytique).
De ses documents est souvent souligné le concept de « Hiérophanie », par lequel Eliade définit la manifestation du transcendant dans un objet ou dans un phénomène de notre cosmos habituel.
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Raphaël Krafft à Montpellier

Raphaël Krafft était à Montpellier lundi à l'invitation de notre librairie et avec le soutien de son éditeur les Éditions Buchet Chastel. C'est Benoit Califano, directeur de l'École supérieure du journalisme de Montpellier, qui animait cette rencontre.

L'Afghanistan était au coeur de cette rencontre à l'occasion de la sortie du livre de Raphaël Krafft "Captain Teacher" qui raconte l'installation d'une radio communautaire dans la zone attribuée à l'armée française.

Merci donc à Raphaël Krafft dont nous avons pu apprécier la gentillesse, l'érudition et son amour pour ce pays et ses habitants.
Nous espérons le revoir bientôt et attendons le prochain récit, sans doute au Brésil et à vélo.


Raphaël Krafft à Montpellier par LESCINQCONTINENTS
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Rencontre du Jeudi 05 Décembre 2013

La Librairie les cinq continents et les Éditions Phébus

vous proposent

Une rencontre

Avec

Bernard Ollivier

Le Jeudi 05 Décembre 2013

à 19h00

Salle Pétrarque, 2 Place Pétrarque, Montpellier

Entrée libre


Retenu, depuis trop longtemps à son goût, loin des sentiers, Bernard Ollivier, en marcheur et en amoureux de la nature, est reparti sur une route de pèlerinage peu connue, le chemin des Ducs de Normandie, allant de Rouen au Mont-Saint-Michel.
Sur les traces de l’histoire, dans des départements qu’il connaît bien pour y avoir vécu, l’auteur dit son goût pour l’aventure moderne et intime de la randonnée. Tout au long des kilomètres parcourus, il constate les changements de sa Normandie natale.
Lieu de mémoire et de légendes, la Normandie, avec l’éternelle beauté de ses bocages et de ses vallées, demeure mystérieuse, gardienne de trésors qu’elle ne partagera, au creux d’un chemin, qu’avec ceux qui sauront lui donner du temps.

C’est la marche à pied qui lui aura valu, à soixante ans passés, la célébrité la moins attendue : celle d’un écrivain-voyageur salué par toute la presse, à l'occasion de la publication chez Phébus, en 2000, de La Longue marche (Traverser l’anatolie, Vers Samarcande et Vent des steppes), récits de son voyage à pied sur la route de la Soie (près de 12.000 kilomètres au total),qui révèlent sur le tard un très bel écrivain.
Après avoir signé en 2008 La vie commence à soixante ans, il publie en 2009 un nouvel ouvrage, Aventures en Loire, 1000 Km à pied et en canoë, fruit de ses pérégrinations le long de celui que l’on surnomme parfois le fleuve royal. Et enfin, en 2013, son premier roman Histoire de Rosa qui tint le monde dans sa main.
Avec les droits d’auteur du récit en trois volumes intitulé Longue Marche , Bernard Ollivier a fondé une structure d’accueil pour la réinsertion, de jeunes en difficulté, par la marche à pied: Seuil Normandie est créé en mai 2000, Seuil Paris en 2003.

Affiche de la rencontre


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Nager sur la frontière d'Antonin Potoski (Gallimard, le Sentiment géographique – 2013)

Un écrivain voyageur de la nouvelle génération....

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Rencontre du Samedi 30 Novembre 2013

La Librairie les cinq continents et les Éditions Gallimard

vous proposent

Une rencontre

Avec

François Garde

Le Samedi 30 Novembre 2013

à 16h00

Centre Lacordaire, 6 Rue des Augustins, Montpellier

Entrée libre


François Garde sera à Montpellier, à l'occasion de la sortie de son second roman: "Pour trois couronnes" (Éditions Gallimard).
New-York, Park Avenue, années 2000. Dans le bureau de Thomas Colbert, un magnat du commerce maritime récemment décédé, un étrange manuscrit, fort compromettant pour celui qui s’en avérerait l’auteur, attire l’attention de Philippe Zafar, le jeune homme préposé au classement des archives du défunt. Il met en scène, dans un port des tropiques, les brèves tribulations d’un marin de passage, recruté pour accomplir, en échange de trois couronnes, un inavouable forfait.
Tentative littéraire inaboutie, blague potache, aveux posthumes ? Impossible de trancher sur la nature exacte de ce document. Mais Zafar, lui, veut savoir, coûte que coûte.
S’ensuit une impressionnante enquête, à l’écriture vive et talentueuse, déployée sur un siècle et trois continents par François Garde qui, après Ce qu’il advint du Sauvage Blanc, réussit l’exploit de transporter le roman d’aventure dans l’époque contemporaine. Paysages tropicaux, coutumes insulaires et passions révolutionnaires rencontrent cette fois le visage cynique du capitalisme américain, à la faveur d’insoupçonnables filiations souterraines, qu’un narrateur, à la recherche de ses propres origines, va réussir à démêler.

François Garde est l’auteur de Ce qu’il advint du sauvage blanc (Gallimard - Folio) qui a été récompensé, en 2012, par huit prix littéraires parmi lesquels le Prix Goncourt du premier roman. .

Affiche de la rencontre

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Comment lutter contre le terrorisme islamiste dans la position du missionnaire de Tabish Khair (Le Sonneur – 2013)

 
Les éditions du Sonneur publient un troisième ouvrage de l'écrivain indien Tabish Khair, Comment lutter contre le terrorisme islamiste dans la position du missionnaire. après À propos d'un thug et Apaiser la poussière.
Aarhus, au Danemark. Le narrateur, un Pakistanais athée et pragmatique, universitaire en littérature anglaise à l'université d' Aarhus, Ravi, un Indien fortuné de la caste des brahmanes, flamboyant et sceptique, et Karim, indien également, mais de confession musulmane, vivant son Coran à la lettre, propriétaire de l’appartement, vivent en colocation.
Alors que le narrateur tente de se remettre de son récent divorce, Ravi tombe éperdument amoureux d’une Danoise Lena tandis que Karim partage son temps entre son travail de chauffeur de taxi et la prière. Chaque vendredi, il organise, dans son salon-chambre, des réunions, sorte d’école coranique.
Un jour, suite à la sortie des caricatures de Mahomet dans un journal, le journaliste est agressé par un Somalien. Les choses deviennent sérieuses lorsqu’ils découvrent qu’il s’agit d’Ibrahim, un habitué des vendredis de Karim.
Le narrateur décide d’aller à la police, non pour dénoncer « leur ami », mais raconter leur quotidien chez Karim, puisque, bien sûr, il ne pouvait, selon les journaux, rumeurs… n’être qu’un dangereux islamiste dévoué à Al-Qaïda.
Mais Karim est-il bien l’intégriste que le narrateur soupçonne en lui ? Pourquoi disparaît-il si régulièrement ?
Et bien non, Karim n’est pas celui que l’on pense. Oui, il est très dévot, oui, il suit à la lettre les préceptes du Coran. S’il s’absente inopinément, s’il a un réel besoin d’argent, c’est pour s’occuper de quelqu’un qui lui est très cher: son épouse, qui vit maintenant dans son monde à elle et qui l’appelle lorsque la raison lui revient pour quelques heures ou quelques jours.
Dans ce roman audacieux, Tabish Khair met en lumière, avec humour - quand nos deux acolytes critique joyeusement les habitants de ce pays nordique avec leur foi calviniste - et vivacité, la mince frontière entre foi et fanatisme, jugement et préjugé, destin individuel et histoire collective.
Il dénonce, au passage, l’individualisme, les jugements hâtifs, les préjugés qui ont la vie dure, quel que soit le pays où l’on vit, les idées reçues, les informations envahissantes, les on-dit, les à-peu-près qui font souvent du mal.
Le titre de cet ouvrage est un hommage à Dany Laferrière (que l’auteur remercie d’ailleurs en exergue) et à son Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer. On trouve, en effet, des échos délibérés à ce texte dans le troisième roman de Tabish Khair: des théories déroutantes sur la meilleure façon de séduire les femmes blanches, sur l’évolution historique et politique des clivages entre anciens colonisateurs et colonisés, entre immigrés et autochtones, la description de la situation inconfortable d’un exilé volontaire, partagé entre ses racines et la culture qu’il côtoie au quotidien dans un Danemark rigide où rôde encore le fantôme du calvinisme.

Poète, romancier, journaliste, critique littéraire, Tabish Khair est professeur de littérature à l’université d’Aarhus, au Danemark.
Né à Gaya, dans le Bihar, en 1966, il a publié son premier recueil de poèmes, Where Parallel Lines Meet, en 2000 chez Penguin.
Son premier roman, Apaiser la poussière, publié aux Éditions du Sonneur en 2010, fut sélectionné pour le Encore Award, prix décerné par la Société britannique des Auteurs.
Il collabore régulièrement à divers journaux et magazines britanniques, américains, indiens, danois… tels The Guardian, Outlook India, Times of India, The Independent, The Wall Street Journal, etc.
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Passion désert, mémoires de Philippe Frey (Arthaud – 2013)

L'homme du désert......

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L'Inde en couleur de Cécile Couderc (Magellan & Cie – 2013)

 
Le constat est simple : la couleur, en Inde, se retrouve partout. Pas une scène de rue où ne figure un camion ou un bus abondamment décoré, un éclatant tissu brodé, un bijou délicatement ouvragé.
Les lieux de cultes également, tantôt monochromie (les superbes temples Jaïns), tantôt colorés (le temple de Minakshi Amman, à Maduraï), utilisent la couleur pour faire impression. Originellement, les castes elles-mêmes étaient régies par un code couleur ! Et que dire de la cuisine ? Herbes, épices, aromates, en tous genres, font le plaisir des papilles aussi bien que des yeux.
À quand remonte cette relation si particulière entre la couleur et le peuple indien ? Impossible de le dire. L'histoire de la couleur en Inde est certainement liée à celle de la religion : l'hindouisme présente en effet une multitude de divinités qui évoluent dans un monde onirique, merveilleux et mystique.
Quelle meilleure inspiration pour un artiste peintre ?
Mais comment être sûr ? Aujourd'hui, c'est l'artisanat et l'industrie textile qui exportent le mieux cet héritage à l'international.
Et pour cause : les Indiens ont toujours eu une longueur d'avance ! Filage, tissage, teinture et impression textile (sur soie, laine, coton) n'ont plus de secrets depuis bien longtemps pour eux. Et si la colonisation, puis l'industrialisation du pays ont bien failli faire tomber ces savoirs-faire dans l'oubli, aujourd'hui, l'Inde redécouvre son patrimoine. Elle se le réapproprie, l'adapte, le fait évoluer (on parle ici développement durable), et s'interroge sur son identité : entre tradition et modernité, l'Inde se cherche.
Cécile Couderc nous invite à prendre part à cette redécouverte. En voyage dans plusieurs régions, elle se fait décrire l'Inde d'autrefois, raconte elle-même l'Inde d'aujourd'hui, et s'interroge avec ses habitants sur l'Inde de demain...

Titulaire d’une maîtrise d’arts plastiques et d’un DESS d’arts appliqués, Cécile Couderc a appris le métier de coloriste. Spécialisée dans les couleurs végétales, elle sillonne la planète à la recherche de nouvelles aventures chromatiques. Elle dévoile ici, hors son amour pour l’Inde et ses habitants les plus modestes, quelques secrets de fabrication, toujours simples et utiles, dont l’usage en Occident pourrait rendre le monde plus joyeux.
Au cours de ses voyages, elle part à la rencontre des populations locales pour mieux comprendre la relation intime qu’elles entretiennent avec la couleur.
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Aventuriers du monde, les grands explorateurs français au temps des premiers photographes 1866-1914 sous la direction de Pierre Fournié (L'iconoclaste – 2013)

Une anthologie des premiers aventuriers français....

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En chemin vers Rome - Avec nos enfants, l'âne Octave et notre rêve de Mathilde et Édouard Cortès (XO éditions – 2013)


Le 19 mars 2013, jour de la Saint-Joseph – le protecteur des familles –, Mathilde et Edouard Cortès, jeunes parents, ont pris la route au Puy-en-Velay, dans le Massif central, pour rejoindre Rome à pied. Un pèlerinage sur la Via Francigena, en famille avec trois filles (Jeanne, 3 ans ; Marie, 1 an et demi ; Emmanuelle, 4 mois) , une carriole, une tente et Octave, un âne.
À 10 ans, ce grand noir du Berry, haut sur pattes avec de très grandes oreilles douces et poilues, est travailleur avec du caractère, mais il est aquaphobe. Sa complicité avec les enfants l’a aidé à surmonter ses peurs: les flaques d’eau et les filets de rivière.
Et voilà le joyeux équipage parti à l’assaut de 1 400 kilomètres de chemins avec dans leur carriole : 150 kg de matériel et un objet précieux : une reproduction de la Vierge Noire de la cathédrale du Puy. «On a fait fabriquer notre carriole en Pologne, raconte Édouard. J’ai installé trois sièges avec des sangles pour les enfants».

Une randonnée historique qui les a menés aux tombeaux de saint Pierre et de saint Paul, sur la terre du Saint-Père, dans la capitale historique des catholiques. Un lieu triplement symbolique. «C’est un double désir, continue Edouard. Nous sommes croyants pratiquants tous les deux. Notre démarche de marcheurs vers Rome s’inscrit dans notre foi chrétienne. Nous voulions montrer notre attachement à cette ville, à la religion. Et puis, nous avions envie d’aventure en famille.»
Leur destination n’était pas neutre. «Pèleriner, ce n’est pas des vacances, insiste-t-il. C’est un effort, un don entre nous et les autres. Marcher est un élément fabuleux pour développer la pensée, la méditation, la prière. On voulait faire un voyage ensemble avant la rentrée en maternelle de Jeanne, en septembre. Bouger, avancer, c’est plus fort que nous. Quoi de mieux que de partir sur les routes pour tordre le coup à la routine?»

Le nomadisme est dans leurs gènes. En juin 2007, c’est en couple qu’ils étaient partis de Notre-Dame de Paris pour gagner Jérusalem (Un chemin de promesses, Pocket, 2010). À pied, sans argent ni téléphone portable, ils étaient des pèlerins mendiants. En 232 jours et 8 millions de pas (5788 kilomètres), ils avaient traversé 14 pays. Un voyage de noces plus qu’original. Cette fois, le compteur affiche moins de distance, mais la logistique est plus compliquée.

Pour les quatre mois, les Cortès emportent deux sacs pour les jouets et les livres, quatre pour les vêtements: «Nous avions trois rechanges par personne. J’ai repris mes chaussures de marche de Jérusalem, elles n’ont presque plus de semelles», s’amuse Mathilde.
Deux malles stockent la nourriture et les ustensiles de cuisine, et deux bidons de 10 litres servent de réservoirs d’eau. Pour dormir sous la tente, des sacs de couchage, des couvertures de survie, des chaufferettes et une peau de mouton pour Emmanuelle. Et toujours leurs bâtons en bois, accrochés à la calèche, lourde de 350 kilos de bagages et d’ossature en métal et en bois.
Bivouac sous la tente, traversée des cols enneigés, émerveillement devant la nature, complicité et parfois rébellion de l’âne Octave, rencontres attachantes et souvent surprenantes, tout est là pour faire de ce pèlerinage une aventure inoubliable.

Leur plus beau souvenir sera l’arrivée à Rome, un dimanche. «Quelle joie! Il était 7 heures du matin, le soleil se levait à peine. Des nuances orange éclairaient la ville. Nous sommes descendus jusqu’à la place Saint-Pierre. C’était désert.» Le paradis.
Oui car à Rome, enfin, les amoureux se sont retrouvés. Ils profitent des terrasses de la ville. Ils prient dans les basiliques majeures, visitent quelques monuments. Et c’est en famille qu’ils sont allés voir le Pape dans sa résidence d’été, à Castel Gandolfo.
Fin de l’aventure avec encore de nombreux souhaits. «Aujourd’hui, on aimerait avoir une maison sur les chemins de pèlerinage et accueillir les voyageurs, histoire de se fixer», disent-ils. Et de préparer le prochain voyage...

Membre de la Guilde européenne du Raid, Édouard Cortès organise et participe à plusieurs expéditions dont la traversée du Caucase à pied, la découverte du patrimoine de l’Afghanistan, un raid en 2 CV de Paris à Saïgon, une enquête sur l’Arche de Noé dans la région du Mont Ararat…
Il a créé en 2002, avec Sylvain Tesson et Olivier Archambeau, les Cafés de l’Aventure, qui se tiennent à Paris chaque premier mardi du mois avec la Guilde et la Société des Explorateur Français.
En 2003, il organise avec Olivier Weber (grand reporter au Point, écrivain) l’expédition scientifique et culturelle Paris-Kaboul sous le patronage de la Guilde, de l’Unesco et du Point.
En tant que journaliste indépendant, il participe à différentes parutions dans la presse écrite (Grands Reportages, La Croix, Match du monde, Sud Ouest, etc.) et à la télévision (TV 7, France 3, Voyage, TMC). Il participe et anime des débats et conférences dans différents festivals de voyages, de livres et d’aventure.
Mathilde et Édouard Cortès se sont mariés en juin 2007 et partent en voyage de noces… à pied jusqu'à Jérusalem.
En marchant et demandant le gîte et le couvert, Mathilde et Édouard Cortès se sont donné la main pendant 6 000 km. Jeunes mariés, ils ont fait le pari que l’amour et la confiance leur feraient vaincre tous les obstacles.
Les deux jeunes gens forcent leurs limites pour atteindre leur but. Le récit (Un chemin de promesses, XO Éditions, 2008) de leurs huit mois de rencontres, de solitude, de faim souvent, de peur parfois, constitue une extraordinaire et authentique aventure humaine et intérieure.


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Rencontre du Lundi 25 Novembre 2013

La Librairie les cinq continents et les Éditions Buchet Chastel

vous proposent

Une rencontre

Avec

Raphaël Krafft

Le Lundi 25 Novembre 2013

à 19h00

Centre Lacordaire, 6 Rue des Augustins, Montpellier

Entrée libre


En décembre 2009, Raphaël Krafft s’engage dans l’armée française pour aider la Légion étrangère à créer une radio communautaire dans une région reculée d’Afghanistan.
Pour cela, il est incorporé dans le 2e Régiment étranger d’infanterie.
Journaliste devenu officier de Légion, situation inédite, il observe les interactions de l’armée française et des Afghans.
À Radio Surobi, voulue par la Légion comme une radio libre en langue pashtô, le capitaine Krafft devient « Captain Teacher » pour les Afghans qu’il forme au journalisme. La création de ce média leur permettra de libérer leur parole et d’offrir un nouveau regard sur leur pays.
Après le départ de la Légion, Raphaël Krafft, resté en Afghanistan, doit défendre la liberté éditoriale de Radio Surobi face à une armée française désireuse de la prendre en main.
Son récit témoigne des paradoxes de la liberté d'expression en temps de guerre.

Raphaël Krafft, né en 1974, est journaliste indépendant. Il alterne reportages au long cours et voyages à vélo, dont il tire des livres et des émissions de radio.
Collaborateur régulier de Radio France et de radios anglo-saxonnes, il a couvert de nombreuses crises et conflits et a notamment été correspondant à Gaza et en Irak.

Affiche de la rencontre


Interview de Raphaël Krafft: les radios libres... par CapaTV
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Chers aventuriers de Vincent Noyoux (Stock – 2013)

À la recherche de l'Esprit d'aventure.....

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Les plis de la terre d'Anuradha Roy (Actes Sud – 2013)

 
Si Les Plis de la terre retrace le deuil de Maya, jeune veuve venue se réfugier dans une petite ville de l’Himalaya, ce roman célèbre également une région de la terre à l’équilibre écologique menacé où d’émouvantes solidarités humaines parviennent à s’exprimer par-delà les clivages sociaux et religieux de l’Inde contemporaine.
En 1996 à Hyderabad, Maya, étudiante et fille d’un industriel hindou, épouse Michael, de confession catholique ; s’opposant fermement à cette union, les deux familles rompent définitivement avec leurs enfants. Le jeune couple vit six années de bonheur avant ce trek dans l’Himalaya, où Michael perd la vie.
Plutôt que de retourner chez ses parents, elles se réfugie à Ranikhet, une petite ville de garnison face aux montagnes qui ont ravi son mari. Accablée de chagrin, elle range son sac à dos, se retrouve sur les lieux de l'accident, mais ne supporte pas de connaître les détails entourant sa mort.
Maya enseigne à l’école catholique de Ranikhet et loue une petite maison sur la propriété de Diwan Sahib, ancien secrétaire du Nawab de Surajgarh. Ce propriétaire haut en couleur est engagé depuis des années dans l’écriture d’une biographie de Jim Corbett, officier britannique et naturaliste de renom, célèbre pour ses écrits sur les tigres et les léopards. La rumeur dit aussi qu’il serait en possession d’une secrète correspondance entre Jawaharlal Nehru et Edwina Mountbatten.
Tandis que des élections législatives se préparent activement puisqu’un enfant du pays est candidat, Maya voit se développer un nationalisme inquiétant et les tensions s’accroître entre groupes religieux. Mais sa paisible existence parmi cette communauté himalayenne bascule surtout à l’arrivée de l’énigmatique Veer, neveu de Diwan Sahib et guide de haute montagne.
L'atmosphère du roman reste plutôt lourde, exprimée à travers de petites tragédies comme l'incendie d'un précieux manuscrit ou la mort d'un cerf bien-aimée. Anuradha Roy est particulièrement habile à décrire les complexités émotionnelles de la relation entre Maya et Diwan Sahib, qui sert aussi à symboliser le passage de l'Inde de la tradition à celle de la modernité.
Les Plis de la terre est l’histoire d’un impossible deuil et une réflexion sur les contraintes pesant sur une jeune veuve, mais aussi une riche galerie de portraits à travers lesquels Anuradha Roy évoque l’Inde contemporaine : notables et petites gens sont croqués tant dans leur flamboyance que dans leurs travers. On les voit interagir au quotidien, dans un microcosme de commérages, de relations de pouvoirs, d’interdits de castes, de classes et de sexes, mais aussi de solidarités.
Le roman rend ainsi hommage à une humanité aussi divisée que solidaire et à une région du monde longtemps épargnée, progressivement altérée par les bouleversements politiques, sociaux et écologiques qui affectent le reste de la planète.

Anuradha Roy est née en 1967. Après des études à Calcutta et à Cambridge, elle a travaillé comme journaliste pour plusieurs quotidiens et magazines indiens.
Elle codirige actuellement la maison d’édition Permanent Black et partage son temps entre New Delhi et Ranikhet, petite ville nichée à 2 000 mètres dans l’Himalaya.
Les Plis de la terre a été nominé pour le prestigieux Man Asian Literary Prize en 2012 et a reçu en Inde The Economist Crossword Book Award.
Voix prometteuse de la littérature indienne contemporaine, Anuradha Roy est une romancière du quotidien et de l’ordinaire. Elle dresse à travers sa fiction intimiste les portraits attachants de personnages de tous horizons sociaux qui lui permettent de témoigner sur l’Inde contemporaine et quelques-uns de ses enjeux majeurs.
En 2011, Actes Sud a publié son roman Un atlas de l’impossible.

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City Guide Louis Vuitton

le must du guide urbain.....

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Tous les coqs du matin chantaient, Textes de Nicolas Bouvier. Estampes de Thierry Vernet (Zoé – 2013)


Ce livre, quand il parut en 1951, sous la forme d'un portfolio en grand format, réalisait en images et en mots la toute première étape du projet de grand voyage rêvé à deux par Nicolas Bouvier et Thierry Vernet. Il scellait leur volonté de départ sur les routes de l'Orient et ouvrait la voie d'une création commune qui résulterait de ce périple.
Sous le titre Douze gravures de Thierry Vernet (douze eau-forte et dessins), Trois textes de Nicolas Bouvier (un poème et deux nouvelles), le portfolio circule dans les milieux de deux auteurs. Il est soigné, imprimé, chez le célèbre maître - imprimeur de Genève, Albert Kundig. Les planches, tirées sur un papier cuve italien de haute qualité, sont insérées dans un classeur toilé à larges rabats.
Le but de cette œuvre, à tirage limité, trente six exemplaires dont six hors commerce, est de permettre aux deux amis de se faire connaître par une création dans laquelle chacun, avec son savoir-faire, accompagne l'autre. Ils espèrent aussi récolter de quoi partir, enfin, en assurant les commencements d'un long, très long voyage.
En première page, l'allégresse du premier vers de Nicolas Bouvier, " Tous les coqs du matin chantaient", est immédiatement suivie par l'accordéoniste à l'instrument grand ouvert dans l'eau-forte de Thierry Vernet. La musique réunit les deux amis, c'est l'art qu'ils pratiquent ensemble.
Mais leurs propres domaines, l'écriture, la peinture, s'annoncent déjà ici dans leur tonalité singulière, le sombre et l'humour chez Nicolas Bouvier, le regard qui capte en quelques traits les silhouettes et les lieux dans les dessins de Thierry Vernet.
Le livre édité aujourd’hui, par les éditions Zoé, respecte, en petit format, les proportions de l’original et l’emplacement des dessins. Un des textes de Nicolas Bouvier est inédit, ainsi que les gravures de Thierry Vernet.
Ce livre restera le témoignage des premiers écrits de Nicolas Bouvier (1929-1998) et des premières oeuvres picturales éditées de Thierry Vernet (1927-1993).

Nicolas Bouvier est né en 1929 au Grand-Lancy (Suisse). Enfant, il découvre le goût de l’ailleurs dans les livres (son père est bibliothécaire).
Voyageur dès sa dix-septième année, il passera treize ans sur les routes, qui lui inspireront plusieurs livres, dont L’Usage du monde, chef d’œuvre incontesté de la littérature de voyage, et chef d’oeuvre tout court.
Photographe, il exercera aussi pendant trente ans le métier d’iconographe. Il est mort en 1998 à Genève.

Né au Grand-Saconnex en 1927, Thierry Vernet s'est initié aux arts plastiques auprès du décorateur Jean Plojoux et du peintre Xavier Fiala.
Après sa formation, il entreprit un grand voyage en Orient en compagnie de l'écrivain Nicolas Bouvier, dont il illustrera L'Usage du Monde.
Pour assurer sa vie matérielle, il réalisa les décors d'innombrables spectacles, à la Comédie de Genève, pour les spectacles estivaux de l'Opéra de Chambre de Genève, au Grand Théâtre, au théâtre du Jorat ou à la Comédie Française, notamment.
Artiste sensible à la fois à la beauté et au mystère du monde, Thierry Vernet est de ces peintres qui, très à l'écart des allées de la mode et de la renommée factice, travaillent dans l'enthousiasme et la persévérance à une oeuvre essentiellement personnelle et cohérente.
Poète infiniment délicat dans sa perception de la réalité sensible, Thierry Vernet est également un artiste au métier accompli, dont la splendide liberté, suppose une longue expérience.
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Rencontre du Lundi 18 Novembre 2013



La rencontre du 18 Novembre, aura pour thème principal Le tour du monde en Harley-Davidson.
Nous accueillerons, pour l'occasion Éric Lobo.

En avril 2010, Éric Lobo se lance corps et âme dans un tour du monde en Harley-Davidson Road King Police, la plus imposante des motos de la marque.
Parti sans carte ni GPS, il cingle vers l’Est, ne s’orientant que grâce aux conseils de bikers rencontrés en chemin. Ainsi, de clubs en communautés – parfois composées de véritables « hors-la-loi » –, il roule à travers les étendues sauvages du continent eurasiatique jusqu’à Vladivostok, puis se rend en Corée et au Japon avant de traverser l’intégralité de l’Amérique du Nord, berceau de la marque mythique.
Sa folle équipée de 36 000 kilomètres, qui a duré près de deux cents jours, l’a amené à côtoyer, de Kiev à Miami, les « Anges de la route » les plus éclectiques, dont il dresse des portraits émouvants, pittoresques ou stupéfiants.

Projection numérique, suivie d'une dédicace du livre " Road Angels " (Éditions Transboreal)

Affiche de la rencontre

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Nicolas Bouvier, S’arracher, s’attacher de Doris Jakubec et Marlyse Pietri, Nicolas Bouvier (photographies) (Louis Vuitton – 2013)


Depuis 1994, Louis Vuitton et La Quinzaine Littéraire éditent des ouvrages sur le thème du voyage. La collection : « Voyager avec » publie cette année le 31e titre de son catalogue.
Nicolas Bouvier succède ainsi à Durrell, Schwarzenbach, Duras, Tournier, Le Corbusier, Yourcenar, Beauvoir, Simenon, James, Marx, Benjamin, K Dick, Larbaud, Magris, Proust, Woolf et tant d’autres.
À chaque livre, un nouveau voyage littéraire, loin des chemins tout tracés, sur la route des grands écrivains. Un parti pris original clairement revendiqué par Maurice Nadeau à sa création : « Pour Louis Vuitton et La Quinzaine Littéraire, éditeurs de cette collection, le voyage est un peu plus que ce qu’il est d’abord. Il y a parfois loin en effet du touriste, conditionné, du représentant de commerce, pour qui le transport d’un lieu à un autre est une nécessité, du brasseur d’affaires dans sa cabine de jet, voire de l’explorateur, sans parler de notre ami, l’oisif, parfois loin en effet de ces heureux mortels à l’écrivain. Non que l’écrivain soit d’essence supérieure. Il est autre, simplement. »

Pour célébrer Nicolas Bouvier – figure emblématique de l’écrivain voyageur du XXe siècle, dont le livre-culte, L'Usage du monde, est paru à compte d’auteur en 1963 –, Louis Vuitton publie un recueil de récits de voyage, d’extraits d’oeuvres et de correspondances, pour certaines inédites.
Dans ce livre fort documenté, Doris Jakubec et Marlyse Pietri accèdent au plus près de la conception du voyage chez Bouvier : soif des grands espaces, des cultures, liberté d’être, d’aller et de venir, de restituer au plus juste sa connaissance du monde.
Cet ouvrage est également illustré de photographies et dessins empruntés au fonds Nicolas Bouvier.
L’oeuvre de Nicolas Bouvier, l’écrivain aux semelles de vent, adulé au Festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo, dont le titre principal L’Usage du monde est devenu la bible de la littérature du voyage, est aussi dense que fabuleuse.
Bouvier effectue son premier voyage en solitaire en Finlande et en Laponie en 1948.
En 1953, il entame avec son ami Thierry Vernet, dans une vieille Fiat Topolino, le périple d’un an et demi de Belgrade à Kaboul qu’il relate dans L’Usage du monde. Il restera ensuite huit mois à Ceylan, aux prises avec la magie de l’île (ce sera Le Poisson-Scorpion), puis plusieurs années au Japon (Chronique japonaise).
Plus tard, il découvrira l’Irlande et effectuera plusieurs voyages en Californie et à New York dans les années quatre-vingt-dix.
Suivant son parcours d’Ouest en Est, Doris Jakubec et Marlyse Pietri ont choisi les moments où son regard acéré et son écriture aussi précise qu’aérienne révèlent en un clin d’œil un lieu dans son histoire et son présent, un personnage en quelques traits, des instants de vie contrastés, bonheurs éclatants ou noirceur menaçante.
Elles s’intéressent aussi aux moments du retour, qui permet de tisser les fils de l’ailleurs et de l’ici, un temps d’arrêt en attente d’un arrachement nouveau.
Les extraits choisis proviennent des oeuvres de voyage et d’autres livres tels que les poèmes et Le Hibou et la Baleine, les inédits sont des variantes de L’Usage du Monde ainsi que des notes et des lettres à ses parents, les dessins font partie de sa correspondance, les photographies de son fond puisque Nicolas Bouvier a pratiqué le métier de photographe dès son premier voyage au Japon à l’âge de 27 ans.
Le voyage, pour Bouvier, est une forme d’ascèse : s’arracher à tout ce qui enferme, chercher dans le dénuement la disponibilité nécessaire pour aller à la rencontre des autres, s’ouvrir à la diversité du monde, accéder à « ces lieux privilégiés où les choses les plus humbles retrouvent leur existence plénière et souveraine ». Expérience allègre et vertigineuse où le bonheur, intense, se paie cher. « C’est le voyage qui vous fait, ou vous défait », écrit-il. « Le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs. Puis se retire et vous place devant ce vide qu’on porte en soi, devant cette espèce d’insuffisance centrale de l’âme. »

Nicolas Bouvier est né en 1929 au Grand-Lancy (Suisse). Enfant, il découvre le goût de l’ailleurs dans les livres (son père est bibliothécaire).
Voyageur dès sa dix-septième année, il passera treize ans sur les routes, qui lui inspireront plusieurs livres, dont L’Usage du monde, chef d’œuvre incontesté de la littérature de voyage, et chef d’oeuvre tout court.
Photographe, il exercera aussi pendant trente ans le métier d’iconographe. Il est mort en 1998 à Genève.

Doris Jakubec a dirigé pendant 23 ans le Centre de recherches sur les lettres romandes de l'Université de Lausanne et se consacre au rayonnement de la littérature romande par des conférences et des publications.
De Nicolas Bouvier, elle a préfacé Le Dehors et le Dedans dans l’édition Points Seuil et édité le livre posthume, Charles Albert Cingria en roue libre.

Marlyse Pietri est la fondatrice des Editions Zoé qu’elle a dirigées jusqu’en 2011.
Elle a publié de nombreux ouvrages de Nicolas Bouvier dont sa correspondance avec Thierry Vernet, la Correspondance des routes croisées.


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