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Babel sous la direction de Jean-Claude Perrier (Magellan & Cie – 2013)

L'Almanach du voyageur volume 2.....

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Aux confins oubliés de l'Inde d'Olga et Arnaud de Turckheim (Actes Sud – 2013)

 
Surnommés les "Sept Sœurs", l'Assam, l'Arunachal Pradesh, le Nagaland, le Meghalaya, le Manipur, le Mizoram et le Tripura représentent seulement 7% de la superficie du vaste sous-continent.
Olga et Arnaud de Turckheim ont voyagé cinq semaines aux confins de l'Inde, dans le "Grand-Est", où les frontières des États, fermées aux étrangers pendant plus de quarante ans, s'entrouvrent peu à peu. Les troubles engendrés par les querelles interethniques obligèrent les voyageurs à renoncer au Manipur, au Mizoram et au Tripura.
À travers leurs textes et aquarelles, ils nous transportent dans la fabuleuse diversité de ce pays.
C’est la quasi virginité touristique de cette enclave indienne cernée par le Bhoutan, le Tibet, le Bangladesh et la Birmanie qui a donné envie à Olga et Arnaud de Turckheim de tenter l’aventure.
Les aborigènes de ce pays de déluges, de cyclones et de tremblements de terre illustrent à merveille la diversité d’une Inde multiculturelle et pluriethnique.
On découvre les plantations de thé de l’Assam, la luxuriante forêt vierge grimpant à l’assaut des contreforts himalayens vers le pays bouddhiste des Mompa et les terres des tribus animistes de l’Arunachal Pradesh.
Le voyage se poursuit au Nagaland, longtemps réputé pour ses redoutables "chasseurs de têtes", dans la réserve d’animaux sauvages de Kaziranga, peuplée de tigres, d'éléphants et de rhinocéros unicornes et sur l’île de Majuli au milieu du fleuve Brahmapoutre, où perdure la tradition des moines-danseurs.
Le circuit hors des sentiers battus s’achève au Meghalaya, "demeure des nuages", pays le plus arrosé du monde, et au festival du Hornbill à Kohima.
Dans cet ouvrage richement illustré, la plume d’Olga de Turckheim, tour à tour rêveuse, poétique et précise, ajuste le grain de ses mots aux couleurs et à la finesse des aquarelles d’Arnaud pour faire revivre les temps forts du périple et lever le voile de l’oubli sur des tribus qui n’ont que des légendes patinées par les siècles pour écrire leur histoire.

Arnaud de Turckheim est fondateur et ancien président d’une société de transport. Olga de Turckheim était conseillère pédagogique.
Leur amour de l’Inde date de leur engagement dans une organisation d’aide humanitaire au début des années 1980, où ils séjournent à Madurai dans le Tamil Nadu et au Rajasthan. Depuis, ils se passionnent pour les multiples facettes de cette civilisation.
Ils ont publié aux éditions Actes Sud : Un chemin à l’orée du ciel (2008), Au pays des pierres qui parlent (2006), En remontant la vallée du Gange (2004).
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Birmanie, Rêve éveillé d'Olivier Föllmi (Olizane – 2013)

L'un des grands photographes de ce siècle.....

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Annawadi, Vie, mort et espoir dans un bidonville de Mumbai de Katherine Boo (Buchet Chastel – 2013)

  Selon les normes indiennes, Annawadi est un très petit bidonville qui jouxte l’aéroport international de Mumbai. Il abrite seulement 3.000 personnes, entassées dans 335 huttes, étayées de ruban adhésif et de cordes.
Depuis quelque temps, le bidonville a été caché à la vue des voitures et des passants par un mur de béton recouvert d'annonces pour une marque de carrelage italien.
Dans ce bidonville, il y a un lac d'eaux usées, où les entrepreneurs du BTP déversent leurs ordures, et où les porcs et les chiens errent, leurs ventres colorés en bleu par l'eau. Et il y a la menace constante que l'Administration de l'aéroport cherche à récupérer le terrain sur lequel vivent les habitants de ce bidonville.
Pendant trois ans, Katherine Boo a suivi les habitants de ce bidonville pour comprendre pourquoi, dans une Inde en pleine expansion économique, certains s’en sortent et d’autres non.
En travaillant sur cette échelle relativement petite, elle donne au lecteur une image plus intime de la façon dont, les décisions politiques et économiques, réalisées dans les bureaux du gouvernement, peuvent affecter la vie de gens ordinaires en Inde. L'économie indienne a crû à un rythme prodigieusement rapide, tandis que les gens de la campagne ont commencé à affluer vers les villes en quête de travail. Ce fut le cas avec Annawadi, qui fut d'abord colonisé par des migrants tamouls amenés pour réparer les pistes de l'aéroport.
La grande majorité des habitants du bidonville n'ont pas les compétences linguistiques, l'éducation, les liens sociaux ou des privilèges de caste qui pourraient leur permettre de trouver un emploi stable dans le coeur de Mumbai. Le nombre de "Annawadians" qui ont des emplois permanents est de six, tous les autres se contentent de travaux à temps partiel ou d'emplois informels, comme la récupération des déchets.
Et avec un peu d'ingéniosité et l'esprit d'entreprise, presque tout peut être transformé en un produit commercialisable et vendu avec profit.
À Annawadi, presque tout tombe sous la loi du libre marché. Si vous le souhaitez, vous devez payer pour cela. L'eau? Il y a six robinets d'eau publics, mais un gang du Shiv Sena fait payer les frais d'utilisation de ces robinets. L'éducation? L'école municipale gratuite près de l'aéroport s'arrête à la huitième année, et les enseignants sont souvent absents de toute façon. Si vous souhaitez que votre enfant continue, vous devez payer pour une école privée.
Si l’histoire personnelle des individus ne suffit pas à tout expliquer, on pénètre pourtant d’autant mieux ce pays que Katherine Boo nous en apprend davantage sur la vie de chacun:
Abdul Husain, 17 ans, vit avec ses parents, ses frères et sa sœur. Il est trieur de déchets. Il doit faire tout le travail parce que son père, Karam, a la tuberculose. L’entreprise familiale de commerce de déchets se porte assez bien ce qui permet à Abdul et à sa famille, des musulmans, de vivre un peu mieux que leurs voisins.
Asha, mère de trois enfants et professeur de maternelle à temps partiel, ne voit pas d’un bon œil que les Husain survivent si bien. Sa fille aînée, Manju, obtiendra bientôt son baccalauréat, la première résidante d’Annawadi à l'avoir. Asha est ambitieuse et vise à devenir chef du bidonville. Son implication dans le mouvement religieux Shiv Sena et ses relations avec les agents corrompus du poste de police de l’aéroport la favorisent.
Sunil, 12 ans, est un ramasseur de déchets. Sa famille a immigré du nord de l’Inde et, pour cette raison, il est parfois la cible de violence. Être ramasseur de déchets, c’est se situer au bas de l’échelle dans la hiérarchie du bidonville. Il est fréquemment battu par les adolescents plus âgés qui volent du métal sur les chantiers de construction de l’aéroport qui entourent Annawadi.
Abdul, Asha et Sunil semblent tout droit sortis d’un roman où Katherine Boo les met en scène les uns contre les autres. La jalousie, la haine, l’envie qu’elle leur fait vivre mènent à l’extorsion, au suicide et au meurtre. Pourtant, Annawadi, Vie, mort et espoir dans un bidonville n’est pas un roman. Ce livre décrit la réalité telle que Katherine Boo l’a observée au cours de ses trois années d’enquête à Annawadi.
Pour un lecteur européen, ces vies déchirées et sans espoir, dans une société corrompue et indifférente, sont impossibles à imaginer. Mais le tableau qu'elle nous dresse, des relations dévastatrices entre individus, de la cruelle réalité d’une existence dans l’extrême pauvreté et du fonctionnement déréglé des institutions gouvernementales qui régissent la vie des habitants d’Annawadi, amène le lecteur à conclure à la fatalité inexorable de la vie dans ce bidonville de Bombay: "En tant qu'écrivain, je ne cherche pas à raconter les histoires les plus flamboyantes, ni de décrire seulement les personnes les plus vertueuses et talentueuses. Je suis à la recherche d'histoires qui pourraient éclairer la structure d'une société."
Malgré le désespoir et sans jamais tomber dans la caricature ni dans la leçon de morale, elle restitue de manière inoubliable ce lieu grouillant de vie en tentant de répondre à cette question : pourquoi nos sociétés inégales n’implosent-elles pas ?

Katherine Boo est rédactrice pour le New Yorker, ancienne journaliste au Washington Post et lauréate du Prix Pulitzer en 2000.
Il s'agit de son premier livre. Pour cet ouvrage, elle a remporté le prestigieux National Book Award en novembre 2012.
Durant la dernière décennie, elle a partagé son temps entre les Etats-Unis et l'Inde, le pays natal de son mari, Sunil Khilnani, l'auteur de L'Idée de l'Inde (Fayard - 2005).



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Kumudini de Rabindranath Tagore (Zulma – 2013)

 
Kumudini a dix-neuf ans, la grâce d’être bien née, de goûter les arts et de prier les dieux. Elle vit dans la compagnie tendre de son frère aîné, Vipradas, humaniste fort accablé par le souci des dettes insurmontables de la famille. Jusqu’au jour où un mystérieux entremetteur vient demander pour son maître, un riche négociant adoubé par le pouvoir colonial, la main de Kumudini.
Tout enivrée des légendes sacrées de Krishna, le dieu à la peau de nuit, et de sa bien-aimée Radha, elle y voit un signe du destin et presse son frère dubitatif d’accepter le marché. Mais en unissant sa destinée à celle de Madhusudan, vieil époux aux désirs d’ogre qui règne en despote jusque dans les moindres recoins de sa vaste maisonnée, Kumudini devient l’instrument inespéré et malheureux d’une épouvantable vengeance…
Inédit en France, Kumudini est un roman qui fascine, enchante et ne cesse d'interroger. Ce qui explique cette tardive découverte (la traduction anglaise date seulement de 2003), qui tient sans doute à l'aspect transgressif d'un roman d'une merveilleuse fraîcheur.
Célèbre et vieillissant, Tagore, qui pourtant dans sa propre vie ne s'opposa guère au poids des traditions, s'y attaque en effet, avec toute la virulence d'une fiction inspirée, à la clef de voûte de la société patriarcale : le mariage.
Avec un humour feutré, Tagore démonte les hypocrisies et les mensonges du mariage arrangé, toute cette discipline d'inféodation de la femme kidnappée au sortir de l'enfance.

Rabindranath Tagore (1861-1941), poète, romancier, dramaturge, musicien, acteur, peintre a lutté pour l’indépendance de l’Inde, contre la partition du Bengale, et a soutenu le mouvement de Gandhi.
Il est l’un des plus grands écrivains indiens du xxe siècle, a reçu le Prix Nobel de littérature en 1913.
Après Quatre chapitres et Chârulatâ, Zulma publie Kumudini, traduit pour la première fois en français.
Trois de ses romans reflètent la complexité de la vie intellectuelle et politique du Bengale, région phare de l'Inde dans les années trente : La maison et le monde, Gora et, enfin, Quatre chapitres (paru chez Zulma), son dernier roman, écrit en 1934 alors qu’il était en voyage à Ceylan (Sri Lanka).
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L'Homme itinérant de Romain Potocki (Presses de la Renaissance – 2013)

La balade, à travers le monde, d'un personnage fort chaleureux et sympathique, rencontré tout dernièrement à Sète....

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Témoin de la nuit de Kishwar Desai (L'Aube – 2013)

 
L’histoire se passe dans une petite ville au coeur de l’Inde. Une jeune fille est découverte, presque morte, dans une immense maison incendiée, au milieu des 13 cadavres de toute sa famille assassinée. L’adolescente semble avoir été battue et violée. Elle doit pourtant faire face à son propre procès, car la police locale est persuadée qu’elle a commis ces meurtres.
L'héroïne, Simran Singh, est une travailleuse sociale peu conventionnelle de 45 ans avec un penchant pour le vin, qui est convaincue que Durga a été accusée à tort du massacre et prend sur elle d'examiner l'affaire dans l'espoir de sauver Durga d'un horrible destin.
Mais pour comprendre l’histoire familiale de Durga, Simran doit faire avancer son enquête, malgré des policiers avides et corrompus et dévoiler peu à peu un monde épouvantable dans lequel chaque petite fille qui naît n’est jamais sûre de vivre bien longtemps.
Le roman est basé sur un cas vrai, complété par un recueil de plusieurs autres cas que l'auteur a couvert en tant que journaliste.
Présenté comme un thriller, dans la série « polar » des éditions de L'Aube, Témoin de la nuit est, en réalité, une vision abrupte de la condition féminine au coeur de l’Inde nouvelle et traditionnelle. Kishwar Desai utilise tous les artifices du suspense pour dresser un état des lieux qui fait froid dans le dos.
Occasion de révéler les mauvais traitements auxquels sont exposées les jeunes femmes indiennes, avec la complicité des femmes, des mères surtout. Et de jeter une lumière crue sur des pratiques qu’on aimerait croire marginales comme l'infanticide des filles, dans un pays où les fils sont considérés comme la seule progéniture souhaitable, pratiques qui sont en réalité beaucoup plus répandues qu’on ne peut l’imaginer.
Avec Témoin de la nuit, Kishwar Desai a écrit un premier roman prometteur.

Kishwar Desai, née en Inde en 1956, est connue comme présentatrice de télévision. Ulcérée par la situation des femmes dans son pays, elle écrit son premier roman, Témoin de la nuit, paru en 2009, best-seller aujourd’hui publié dans une dizaine de pays (USA, Angleterre, Allemagne, Finlande, Italie, Chine, Portugal...) et remporte le Costa First Novel Award en 2010.
Aux dernière nouvelles, Kishwar Desai poursuit les aventures de son personnage, la travailleuse sociale Simran Singh.

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Somnanbule dans Istanbul d'Éric Faye (Stock – 2013)


Après Mes Trains de nuit puis Nous aurons toujours Paris, voici le troisième et dernier volet d'une trilogie de « livres libres » qui marquent les étapes d'un parcours de rencontres avec des lieux et des personnes.
Avec Somnambule dans Istanbul, Éric Faye s'interroge plus particulièrement, à la lumière de ses voyages, sur ce qui définit une identité. Des lieux ? Une langue ? Ou plutôt une époque, avec ses ciels de traîne et ses tonalités bien à elle ?
Cette enquête sur une identité nous emmène sous des latitudes boréales, du Groenland à la Sibérie, mais aussi au Japon ou en Europe centrale et sur les lieux d'Hitchcock en Californie, quand ce n'est pas dans les rues d'Istanbul, à la poursuite somnambulique d'un « sultan rouge » déchu, celui-là même qui avait permis l'ouverture du mur de Berlin, dont il est aussi question ici.
Le récit est truffé d'anecdotes ou plutôt de mésaventures comme à Istanbul où cherchant un peu de réconfort dans un verre de raki, il s'avéra que l'anisette locale avait été mélangée à une drogue, d'où un blanc total de notre écrivain, sur la fin de sa soirée et de la nuit, découvrant, hélas, au matin qu'on l'avait dépouillé de son portefeuille.
Il y a également cette tournée littéraire des plus cocasses en Slovaquie où chaque étape est plus calamiteuse que la précédente: rendez-vous ratés, interventions décalées à la dernière minute d'où des salles vides ou un public ignare.
Il y a enfin ces très belles pages sur le Japon où les villes de Nagasaki et Hiroshima sont source d'inspirations pour l'auteur et où le passé hypnotise celui qui passe, comme si l'identité, au fond, n'était rien d'autre qu'un peu de temps porté sur les épaules.
« Enfant, j’étais parfois somnambule et me levais en pleine nuit pour faire quelques pas, dans un état second. Le somnambule a peur de lui-même, voilà ce dont je me souviens. Il est seul, parmi les hommes, à vivre par moments à son insu. Peut-être est-ce cela, l’enfer, ou l’une de ses filiales : s’éveiller avec le souvenir trouble d’actes qu’on n’avait pas l’intention de commettre. Reprendre contact avec soi-même dans un taxi, avec, au compteur, des kilomètres dont on ne peut répondre. Peut-être est-ce tout simplement la définition de la vie : un long parcours dans Istanbul dont, le lendemain, on ne garde aucune trace. »

Éric Faye, né le 3 décembre 1963 à Limoges, est journaliste et écrivain. Il publie des romans et des nouvelles et livre aussi des récits de voyage dans "Mes trains de nuit" (2005), souvenirs de quinze années de pérégrinations à travers l'Asie et l'Europe, ou encore " En descendant les fleuves ; carnets de l'Extrême-Orient russe" (2011).
Il est également l'auteur d'un essai sur l'œuvre d'Ismaël Kadaré paru en 1991 et complété la même année par un recueil d'entretiens avec cet auteur. Parmi ses recueils de nouvelles on peut citer "Je suis le gardien du phare et autres récits fantastiques" (1997), récompensé par le Prix des Deux Magots en 1998, "Les lumières fossiles et autres récits" (2000), "Un clown s'est échappé du cirque" (2005), ou "Quelques nouvelles de l'homme" (2009).
Plusieurs de ses romans ont été récompensés, c'est le cas de "Croisière en mer des pluies" (1999), Prix Unesco-Françoise Gallimard, "L'homme sans empreintes" (2008), Prix François-Billetdoux, ou "Nagasaki" (2010).
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Cuba • New York, Un voyage en peinture d'Emmanuel Michel (Élytis – 2013)

Le nouveau très beau livre d'Emmanuel Michel......

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Notre Comédie du livre 2013 - Table ronde du Dimanche 09 Juin - La rencontre audio



Dessine-moi un voyage

avec

Stéphanie Ledoux pour " Portraits de voyage " (Éd. Élytis).

Originaire de Toulouse, la peintre-carnettiste Stéphanie Ledoux a été bien inspirée quand elle a laissé tomber les éprouvettes de sa formation de biologiste.
Dans son premier carnet, ses portraits de voyages sont une merveille de délicatesse et de profondeur, servis par une variété de supports et de techniques. À chaque voyage, son carnet de croquis et sa palette jouent le rôle de sésame et lui ouvrent un contact précieux avec ses modèles.

Claire et Reno Marca pour " Journal de la mer d'Arabie " (Éd. La Martinière).

Parti en 2010 sur l'île Yéménite de Socotra, Claire et Reno Marca découvrent par hasard les dhows, d'énormes boutres en bois qui assurent le transport marchand d'une rive à l'autre de l'océan Indien.
Piqués par le caractère extraordinaire de ces vaisseaux qui demeurent, depuis le commerce des épices, les derniers héritiers des échanges séculaires entre l'Afrique, l'Arabie et l'Inde, ils décident de remonter leur route jusqu'en Inde où ils seraient, dit-on, fabriqués.

Marcelino Truong pour " Une si jolie petite guerre " (Éd. Denoël).

Mêlant l'histoire familiale à la grande Histoire, Marcelino Truong brosse un portrait intime de Saigon, redonne vie à une époque et à des événements qui ont fait basculer le cours du monde et réussit un roman graphique palpitant, où les causes de la plus humiliante défaite de l'Amérique sont examinées avec justesse et équité depuis le camp des vaincus.

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Notre Comédie du livre 2013 - Entretien littéraire du Dimanche 09 Juin - La rencontre audio



Entretien littéraire

Les découvertes du navigateur éponyme ont révolutionné la perception du monde en son temps. C'est selon cette ligne de conduite que sont fondées les éditions Magellan & Cie en 1999 par Marc Wiltz qui a toujours eu deux passions dans l'existence : les livres et les voyages. Il présentera la maison d'édition, son histoire et son engagement pour la littérature de voyage.

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Notre Comédie du livre 2013 - Table ronde du Samedi 08 Juin - La rencontre audio



l'Almanach des voyageurs

Douze écrivains-voyageurs ont envoyé une lettre à un personnage du passé, à la fois pour lui rendre hommage et pour lui faire part de leurs sentiments.
Ces textes, écrits spécialement pour ce recueil, montrent que les grands travel-writers ne sont pas tous morts et anglosaxons comme le pensent certains et qu'il y a bien une littérature-monde française et francophone.
Parmi ces écrivains-voyageurs, sept d'entre eux sont déjà passés à Montpellier nous voir: Jean-Claude Perrier, Christian Garcin, David Fauquemberg, Guillaume Jan, Astrid Wendlandt, Alexandre Poussin et Élodie Bernard.
Et à l'occasion de la présentation de ce livre, Guillaume Jan, Charles Poitevin, Julien Blanc-Gras, accompagnés de Jean-Claude Perrier bien sur, sont venus parler de l'Almanach des voyageurs.

Guillaume Jan dans "Traîne-savane, coeur de roc" enfonce ses tongs dans les traces de Henry Morton Stanley.

Charles Poitevin dans "Je n'ai plus peur" se met dans la peau d'un frère de Louis-Ferdinand Céline.

Julien Blanc-Gras dans "2099" imagine ce que pourrait être le voyage dans les temps futurs, tout en espérant que cela n'arrive jamais!

C'est Jean-Claude Perrier qui ouvre ce recueil par une lettre à Joachim Du Bellay où il se réjouit de l'existence d'une littérature de voyage "made in France" en pleine santé.

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Notre Comédie du livre 2013 - Entretien littéraire du Samedi 08 Juin - La rencontre audio



Entretien littéraire

Parmi les auteurs du Maghreb ayant confirmé leur venue, certains ont publié des nouvelles dans la collection "Nouvelles du Monde" des éditions Magellan & Cie, éditeur invité d'honneur de cette édition.
Afin de faire s'entrecroiser les différents axes de la programmation, trois goûters littéraires (un par jour), animés par Pierre Astier, directeur de cette collection, étaient proposés pour l'occasion.
Le principe: l'entretien est suivi d'une lecture de la nouvelle par l'auteur lui-même.

Goûter avec Abdellah Taïa, autour de l'ouvrage Nouvelles du Maroc (Ed. Magellan & Cie, 2012).

Né à Salé en 1973, Abdellah Taïa a étudié la littérature française à Rabat, Genève et à la Sorbonne à Paris. En 2010, il reçoit le Prix de Flore pour Le Jour du Roi. Il est le premier écrivain marocain a affirmer publiquement, dans ses écrits comme dans les médias, son homosexualité.
Violemment attaqué par les islamistes, il est devenu une sorte d'icône au Maroc pour les jeunes et les modernistes.
Parmi ses parutions: Une mélancolie arabe (Points, 2010), Le jour du roi (Seuil, 2010 - Prix de Flore), L'armée du salut (Seuil, 2006) et Le rouge du tarbouche (Seguier, 2004).

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