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La revue Long Cours N°5

Le Numéro de l'automne 2013....

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Bernard Chambaz à Montpellier

Bernard Chambaz était à Montpellier hier à l'invitation de notre librairie et avec le soutien de son éditeur les Éditions Nouvelles François Bourin. C'est Alain Vacquié qui animait cette rencontre avec toute sa perspicacité de lecteur.

Au cours d'un dîner fort apprécié au restaurant "Au plaisir du goût" nous avons parlé du domaine littéraire, de l'état du monde et des hommes et de biens d'autres choses.
Merci donc à Bernard Chambaz dont nous avons pu apprécier la gentillesse, l'érudition et son amour des voyages.
Nous espérons le revoir bientôt et attendons le prochain roman, très bientôt, avec impatience.


Bernard Chambaz à Montpellier par LESCINQCONTINENTS
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Dictionnaire philosophique et vagabond de la marche (et du marcheur) de Christophe Lamoure (Milan – 2013)

En avant toute.....

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Los Angeles nostalgie de Ry Cooder (13ème note éditions – 2013)


Avec Los Angeles Nostalgie, Ry Cooder, guitariste virtuose du slide, compositeur notamment de la mythique bande originale du "Paris Texas" de Wim Wenders et producteur légendaire entre autres de Buena Vista Social Club, livre un passionnant recueil de huit nouvelles qui proposent au lecteur une immersion dans sa ville natale, l’une des villes les plus célèbres des États-Unis.
Si Los Angeles est le dénominateur commun de toutes ces histoires, Ry Cooder s'intéresse non au Los Angeles devenu la mecque du cinéma et le paradis des surfeurs mais au Los Angeles à majorité "chicano" issue de l'ancienne Californie espagnole, symbole de la Conquête de l’Ouest, point d’arrivée de la fameuse Route 66 et berceau du roman noir, à travers la vie de laissés-pour-compte.
Les huit nouvelles réunies dans ce recueil sont autant d'évocations d'une époque révolue, dans les quartiers alors populaires de la ville : Venice Beach ou Santa Monica, lieu de naissance de l'auteur.
Dans une ambiance de roman noir à la Chester Himes, parfois à la limite du fantastique, Ry Cooder nous conte avec une certaine tendresse, huit aventures tragi-comiques de modestes habitants de ces lieux disparus.
Les nouvelles de Los Angeles Nostalgie suivent un ordre chronologique (de 1940 à 1960) mais sans véritable lien les unes avec les autres hormis le lieu et l'omniprésence de la musique. Car si le héros n'est pas toujours un musicien, il en croisera forcément un sur sa route comme dans deux épisodes savoureux où des géants du blues et du jazz (John Lee Hooker et Charlie Parker en l'occurrence), font une apparition impromptue. La musique est partout : dans les juke box des cafés, à la radio, dans les boites de nuits, dans les souvenirs...
Ry Cooder dresse avec humour et bienveillance les portraits de petites gens: musiciens au cachet, conducteur de tram, émigrés latinos, clochards, tailleur ou mécano. Ils sont aussi bien des personnages de fiction que de véritables figures du monde musical de l'époque comme Merle Travis, les frères Maphis, musiciens de country ou Billy Tipton et Johnny Ace musiciens de rythm'n'blues. Les protagonistes sont souvent contraints par l'adversité à louvoyer un peu avec la loi et l'ordre établi et se retrouvent mêlés à des histoires qui les dépassent. Ils côtoient des truands et des criminels, mais une bonne étoile veille sur eux. Avec la solidarité de quelques amis et parfois le soutien inattendu de revenants ou d'extraterrestres, ils arrivent plus ou moins à s'en sortir.
Celui qui se classe lui-même dans le courant des "protest songwriters" américains ne renie pas la fibre sociale et politique qui anime ses chansons comme ses écrits.
Réflexion sur Los Angeles ou apologie d’un temps révolu ? Situations réalistes ou magiques ? Le lecteur sera étonné de découvrir chez Ry Cooder un talent consommé, quelque peu réminiscent de Barry Gifford par son ironie poétique et ses dialogues décalés qui donnent aux situations les plus réalistes une atmosphère d'impalpable magie.

Né en 1947, Ry Cooder est avant toute chose un immense et célèbre guitariste américain. Enraciné dans le blues mais d'un tempérament éclectique, ouvert par exemple à la world music, il est le compositeur original de Paris, Texas de Wim Wenders et a contribué à la renaissance de la musique cubaine avec le Buena Vista Social Club.
Publié en 2011 chez City Lights, Los Angeles nostalgie ou L.A. Stories (en V.O.) est son premier livre.
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Rencontre du Mercredi 25 Septembre 2013

La Librairie les cinq continents et les Éditions nouvelles François Bourin

vous proposent

Une rencontre

Avec

Bernard Chambaz

Le Mercredi 25 Septembre 2013

à 19h00

Centre Lacordaire, 6 Rue des Augustins, Montpellier

Entrée libre


Bernard Chambaz sera à Montpellier pour nous conter son nouveau périple au Portugal.

Bernard Chambaz clôt un triptyque voyageur commencé en 2003 avec Petit voyage d’Alma-Ata à Achkhabad et poursuivi en 2007 avec Evviva l’Italia.
L’écrivain reprend la route en direction du Portugal, dans le sillage de Jean Giraudoux, à la rencontre des paysages et des êtres, des couches d’histoire et de géographie où ils s’inscrivent.
Ce récit de voyage est placé sous le signe des hommages littéraires et de l'observation attentive des choses et des êtres.
Hommages littéraires avec Spinoza, Fernando Pessoa, José Saramago, Miguel Torta sans oublier les cinéastes Manoel de Oliveira ou Alain Tanner. Observations lorsqu'il décrit avec finesse et cocasserie les monuments, les cafés où il apprécie les bières, les paysages, en somme l'âme des lieux.

Après avoir publié plusieurs essais consacrés à la peinture et quelques recueils de poème, Bernard Chambaz reçoit en 1993 le Prix Goncourt du premier roman pour L’arbre de vies, un roman historique se déroulant à l’époque de la Révolution française. Bernard Chambaz s’est depuis constitué une bibliographie impressionnante, qui mêle ses passions pour la peinture, l’Histoire, la poésie et , bien sûr, le sport.
Après un beau cycle, (Kinopanorama, Yankee, Prix Louis Guilloux 2010, et Ghetto), tout en pudeur et en délicatesse, mêlant l’Histoire au roman familial, il publie en 2011 Marathon(s), un ouvrage dans lequel il s’intéresse à ces hommes et ces femmes qui vont au-delà de leurs limites pour la beauté du sport.
En 2003, il s’attaquait à vélo, mais toujours le stylo à la main, au Tour de France. Cycliste acharné, il réitère l’expérience en 2006 avec le Giro italien puis en 2008, avec la Vuelta espagnole : trois courses qui ont donné naissance à sa Petite philosophie du Vélo (Milan 2008).

Affiche de la rencontre

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Ormuz de Jean Rolin (P.O.L – 2013)


Tenter de traverser le détroit d'Ormuz à la nage, l'idée est plus saugrenue encore que sillonner Los Angeles sans voiture, défi que, dans le Ravissement de Britney Spears, l'espion narrateur (double fantasmé fictif de Jean Rolin) relevait haut la main.
C’est par le détroit d’Ormuz que transite de 20 à 30 % du pétrole et du gaz irriguant l’économie mondiale ; ce qui en fait, naturellement, un enjeu stratégique de premier ordre, particulièrement, depuis quelques années, dans le climat de tension croissante engendré par le programme nucléaire de l’Iran. À intervalles réguliers, des escadres de navires américains s’y font voir, surveillées de près par des navires iraniens d’une puissance infiniment moindre que les précédents, mais rompus aux tactiques les plus retorses de la guerre navale dite « asymétrique ». De telle sorte que le moindre incident pourrait entraîner une escalade incontrôlable, et que tous les pays de la région sont engagés dans une course aux armements, très propice aux marchands de ces derniers.
Il n’est pas indifférent, d’autre part, de noter que les paysages du détroit d’Ormuz, tant sur la rive iranienne que sur la rive omanaise, sont d’une grande beauté, ou d’une grande étrangeté, au moins dans la mesure où la chaleur accablante qui y règne pendant six ou huit mois de l’année ménage des conditions acceptables pour les observer.
C’est dans ce cadre, et dans ce contexte, que Wax, un personnage aux contours indécis, plus tout jeune, et sans doute un peu mythomane, a formé le projet de traverser à la nage le détroit d’Ormuz, bien que, même dans sa partie la plus resserrée, jamais moins d’une quarantaine de kilomètres n’en sépare les deux rives.
Afin de préparer cette performance par des repérages, des prises de contacts, des analyses plus ou moins fantaisistes de la situation politico-militaire... –, et d’en tenir la chronique, Wax s’est assuré le concours de celui qui dit « je » dans ce récit. Récit, dont la trame est formée tant par les tergiversations de Wax que par les pérégrinations de ce narrateur, maritimes ou terrestres, d’abord sur les eaux du Golfe, puis sur les deux rives, l’arabe et la perse, de celui-ci.
Voilà donc, à l'automne 2012 à Bandar Abbas, le narrateur d'Ormuz, à qui l'aventurier nageur avait confié quelques mois plus tôt une mission rémunérée de repérage et la charge d'écrire le "grand récit" de son exploit, en train d'échafauder des hypothèses et de reconstituer l'enchaînement des évènements.
À ce stade, le lecteur a le choix entre se précipiter sur une carte de la région pour rafraîchir ses connaissances ou suivre à l'aveugle notre écrivain, dans ces parages soumis à d'incessantes frictions.
Choisir la deuxième option, car on peut lui faire confiance, Jean Rolin, en romancier du territoire, a déjà scruté pour nous toutes les cartes disponibles de la zone, avant de s'immerger dans les eaux chaudes du détroit ou de monter à bord de la frégate anti-aérienne Cassard de la marine nationale.
Et on peut dire que l'écrivain voyageur est dans son élément: des ports, des plages, des bateaux, les rives d'Ormuz concentrent tout ce qui excite la passion maritime de Jean Rolin, comble son goût du littoral et des frontières, son tropisme aquatique (lire Terminal frigo, Chemins d'eau ou Journal de Gand…).
Le narrateur dont l'une des tâches préparatoires a consisté à répertorier tout ce qui est "le plus proche du détroit d'Ormuz" s'attache avec la même précision maniaque à décrire les embarcations, de toutes espèces, croisant au large: destroyers, pétroliers ravitailleurs, croiseurs, vedettes, ferries, frégates, cargos et autres "boutres de pêche".
Le roman accumule ainsi méticuleusement les détails les plus pointus tout en laissant autour des personnages comme une zone de brume, qui rend flou leur passé et leurs motivations.
Le mélange entre planification et improvisation, rigueur et amateurisme, qui est la marque de ces pérégrinations, est absurdement drôle comme la plupart des livres, romans ou récits, de Jean Rolin.

Journaliste de formation, Jean Rolin, né à Boulogne-Billancourt, le 14 Juin 1949, est principalement reconnu pour ses talents d'écrivain.
Outre le maniement de la plume, c'est le sens de l'observation du monde et de la société qui semble faire le pont entre ces deux métiers. Ainsi, ce grand voyageur décrit le paysage urbain dans Zones (1995) et La Clôture (2002) ou l'univers portuaire dans Terminal Frigo (2005).
Toujours sur un ton mélancolique et dans une démarche introspective, cet ancien militant maoïste revient sur son passé avec L'Organisation (Prix Médicis en 1996), un livre d'inspiration autobiographique qui interroge le combat politique.
Jean Rolin partage avec son frère Olivier un succès critique important, comme en témoignent les différents prix dont il est lauréat. Son travail de journaliste lui vaut d’ailleurs le prestigieux Prix Albert Londres 1988, et lui permet de poursuivre une oeuvre profondément humaniste qui interroge par des motifs surprenants les différentes réalités sociales à travers le monde.
L’Homme qui a vu l’ours sort en 2006, recueil de ses reportages et articles écrits entre 1980 et 2005, et qui a reçu le Prix Ptolémée lors du 17e Festival international de géographie de Saint-Dié-des-Vosges.
Suivent deux autres romans, L’Explosion de la durite en 2007 et Un Chien mort après lui en 2009.
Le ravissement de Britney Spears en 2011, également chez P.O.L, dessine les contours fictifs d’une menace pesant sur la chanteuse Britney Spears par des groupes terroristes et les ramifications mondiales qu’un tel kidnapping peut avoir.

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Narcopolis de Jeet Thayil (L'Olivier – 2013)

 
Le monde littéraire indien n'est pas seulement traversé de polémiques. Il est aussi florissant et original. Et Jeet Thayil en est certainement l'un des meilleurs représentants actuels.
Dans son roman Narcopolis, Jeet Thayil trace le portrait de personnages emblématiques dans les bas-fonds de Bombay des années 1970 à 2000.
Unité de lieu : la fumerie d’opium de Rashid. Unité de temps : le début des années 70. Personnage principal : Dimple (« fossette »), un(e) jeune eunuque prostitué(e). Personnages secondaires : les voyous, les maquereaux, les dealers, les touristes et les junkies de toutes sortes qui fréquentent l’établissement. Et, bien sûr, le narrateur.
Une partie du livre nous emmène en Chine pour un portrait de M.Lee, qui a fui la Chine maoïste pour mieux se perdre dans la fumée d'opium.....
Les années passent, c’est le temps des hippies, de l’héroïne et de la cocaïne. Le narrateur parvient à s’évader de cet univers délétère. Lorsqu’il reviendra, guéri de ses obsessions, ce sera pour constater mélancoliquement que tous ceux qu’il avait aimés ont disparu.
Narcopolis est le Last Exit to Brooklyn de l’Inde moderne.
Avec ce roman prodigieux, Jeet Thayil s’inscrit dans la lignée des grands auteurs (Thomas de Quincey, Baudelaire, William Burroughs) qui ont donné aux « paradis artificiels » – mais ne s’agit-il pas plutôt, ici, de l’Enfer ? – leurs lettres de noblesse littéraire.
Narcopolis est un récit parfois complexe, qui laisse souvent place à l'interprétation du lecteur, mais qui a surtout le mérite de sortir des clichés sur cette Inde des manguiers, des saris et des sadhus.
Cette tragédie épique est écrite avec grâce, passion et empathie. Jeet Thayil décryptant la complexité, les contradictions et les hypocrisies de la vie indienne avec une élégance toute chirurgicale, il dépeint un monde inversé et promis à la destruction, sur lequel Sa Majesté l’opium règne sans partage.
Parmi ses habitants, seuls quelques-uns seront sauvés.
Jeet Thayil, ex-opiomane qui a passé plusieurs années dans les fumeries de la capitale économique indienne, a voulu rendre hommage "à un passé qui ne reviendra pas", ces établissements ayant été fermés au tournant des années 80.

Jeet Thayil est né au Kerala en 1959, éduqué dans des écoles jésuites à Hong Kong, New York et Bombay. Il est diplômé du Wilson College, Bombay, et il a obtenu une maîtrise du Sarah Lawrence College, à New York.
Il a publié quatre recueils de poésie. Il a reçu des Prix de la Fondation New York pour les Arts et de la Fondation Rockefeller.
En 2004, il a déménagé de New York à New Delhi et vit actuellement à Bangalore. Il est rédacteur en chef du magazine Bloodaxe des poètes indiens contemporains.
Même s'il était déjà un poète établi et reconnu en Inde et à l'étranger, Thayil a mis cinq ans à convaincre un éditeur de publier Narcopolis.
C'est finalement la maison britannique Faber and Faber qui a accepté le manuscrit. Rapidement, les nominations pour les prix littéraires se sont succédé, notamment pour le Man Booker Prize en 2012, culminant avec l'attribution du Prix de Littérature d'Asie du Sud en Janvier 2013.
«Je ne pensais pas que le succès viendrait en un an», a confié Jeet Thayil, lors d'une discussion sur la littérature «rebelle» au festival de Jaipur. «Quand les éditeurs indiens vont comprendre que les livres qui sortent des normes établies et des clichés font vendre, ils éditeront ces livres. Je crois que nous verrons plus de romans du genre au cours des prochaines années», prédit l'auteur.

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Rencontre du Samedi 14 Septembre 2013


À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, les librairies de Montpellier et l’association Coeur de Livres vous proposent d’assister à diverses lectures dans des lieux historiques de la ville. L’occasion de multiplier les échanges autour du livre, de libérer la parole et de donner une meilleure appréhension des rythmes, des sonorités et de la musicalité des textes.

La Librairie les cinq continents et l'Association "Cœur de livres" vous proposent dans le cadre de la manifestation "Au coeur des lectures"

Sur les chemins du Maghreb: Maroc et Algérie.
Lecture, accompagnée d'intermèdes musicaux

Avec

L'Association Mots Passants et Domitille Debienassis

Le Palais Jacques Coeur et des Trésoriers de France, que nous avons choisi pour cet événement, est l'un des plus anciens hôtels particuliers de cette ville. Il a été bâti pour Jacques Coeur dans les années 1440, au moment où le grand argentier de Charles VII, choisit Montpellier pour en faire le centre de ses activités commerciales.
Il est la première demeure historique de Montpellier classée monument historique, en 1931.
Il appartient, depuis un legs reçu en 1910, à la Société archéologique de Montpellier, qui y a installé en 1992, le Musée Languedocien.

Les lectures auront pour thème le Maroc avec des extraits de 4 ouvrages de romanciers voyageurs du XIXè siècle: Pierre Loti (Fes), Jules Huret (Tanger), Étienne Richet (Rif), Jean Potocki (La cour du Maroc) et l'Algérie avec des écrits de Guy de Maupassant extraits de "Sur les chemins d'Algérie" et le récit des Frères Goncourt "Alger".
Ces textes sont édités par, l'éditeur Magellan & Cie, l'invité d'honneur de la dernière Comédie du livre.

Samedi 14 Septembre 2013

à 14h00

Palais Jacques Coeur et des Trésoriers de France, 7 Rue Jacques Coeur, Montpellier

(Entrée: 5€, incluant une visite guidée du musée après la lecture)

Affiche de la rencontre

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