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L'inconnue de Bangalore d'Anita Nair (Albin Michel – 2013)

 
Dévoilant une nouvelle facette de son talent, la romancière indienne Anita Nair revient trois ans après Quand viennent les cyclones avec un suspense impossible à quitter avant son dénouement.
Bangalore, la cosmopolite Silicon Valley de l'Inde, est un personnage de premier plan. Sa transformation urbanistique et les spéculations immobilières afférentes installent sur le devant de la scène la violence des rapports dans une ville aux couches sociales si différentes.
L’intrigue se noue la première nuit du Ramadan dans le quartier musulman de Shivaji Nagar où un jeune prostitué est attaqué et brûlé vif...
Le jeune inspecteur Santhosh, plein de certitudes, est fier de débuter dans le métier aux côtés du vieux briscard Borei Gowda peu porté à faire des concessions.
De scènes de crime en morgues en passant par les commissariats plus ou moins vétustes, la ville de Bangalore va se jalonner de meurtres sur un rythme de plus en plus précipité. Il semble très vite clair que l'on a affaire à un tueur en série. Les témoignages concordent: une créature sublime était aux côtés des victimes peu de temps avant de les retrouver assassinés de la même façon inédite. Une première piste.
L'inspecteur Borei Gowda à la cinquantaine désabusée, n'arrive pas à comprendre le lien entre ces morts.
À travers ce thriller psychologique,, Anita Nair nous plonge au coeur de l'Inde contemporaine : Bangalore avec ses hiérarchies, sa corruption, ses policiers apathiques, ses fêtes religieuses, et enfin ses personnages: politiques clientélistes, chefs de la police soucieux d’avancement, trafiquants de drogue, faux monnayeurs, sans papiers, prostituées, eunuques et travestis, les fils s’emmêlent.
Borei Gowda va-t-il renouer avec l’intuition sans pareille qui caractérisait son talent ?
Les eunuques occupent une place importante dans ce récit ? C'est une réalité de l'Inde urbaine sur laquelle Anita Nair nous ouvre les yeux, en nous présentant la vie d'une population sexuellement marginalisée, mais sans pour autant faire de son récit une enquête sociologique.
Anita Nair conserve la même truculence que dans ses derniers romans mais dans un genre radicalement différent. De l'aveu même de l'auteur, elle cherche à pousser ses limites littéraires qui se manifestent dans ce nouveau livre par ce policier, grincheux, alcoolique et un peu paumé - susceptible d'être un personnage récurrent d'une série à venir.
Une fresque à suspens, à la fois glauque et trépidante, sur une Inde mouvante, entre tradition et modernité.

Originaire du Kerala (province de l'Inde du sud), Anita Nair passe son enfance à Madras et obtient un diplôme en langue et littérature anglaises. Elle voyage en Angleterre et aux États-Unis avant de s'installer à Bangalore où elle vit aujourd'hui.
D'abord chroniqueuse pour le Times of India, elle travaille ensuite en tant que directrice de création pour une agence de publicité.
Passionnée par l'idée que « les mots peuvent donner vie à des histoires », elle signe son premier roman Le Chat karmique (Satyr of the Subway & Eleven Other Stories) en 1997, publié chez un petit éditeur indien et commence alors une carrière internationale prometteuse.
Elle est aujourd'hui traduite en vingt-neuf langues (tous ses livres sont rédigés en anglais, « la première langue qu'elle a étudiée »).
Elle est l'auteur de plusieurs romans à succès, Compartiment pour dames (2004), les neufs visages du cœur (2006) parus chez Philippe Picquier et Quand viennent les cyclones, paru chez Albin Michel en 2010 et dont l'adaptation cinématographique a remporté le prix du meilleur long métrage en anglais aux National Film Awards d'Inde (2012).

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Fraternités d'Yvan Travert (Magellan & Cie – 2013)

Un très bel ouvrage photographique.....

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Paradis (avant liquidation) de Julien Blanc-Gras (Au Diable Vauvert – 2013)


Après le succès de Touriste (chez le même éditeur et maintenant au Livre de Poche), Julien Blanc-Gras, journaliste et écrivain voyageur, nous fait découvrir à travers ce nouveau carnet de voyage, la République des Kiribati, des îles presque oubliées du reste du monde, éloignées de la mondialisation et pourtant aux avant-postes de la menace climatique et qui devraient, suite au réchauffement climatique, disparaître de la surface de la terre dans quelques années.
Au bord de lagons de carte postale, le journaliste écrivain entraîne le lecteur dans ses péripéties cocasses ou dramatiques, narrées avec son écriture élégante, son humour et sa justesse de ton habituels, entre distance et empathie.
Au fil des pages, l’auteur nous fait découvrir un autre visage de ces archipels totalement méconnus, dont les traces historiques sont pratiquement inexistantes. À travers différentes anecdotes qui regroupent des rencontres, des narrations visuelles spectaculaires ou encore des aberrations à peines croyables, Julien Blanc-Gras nous immerge dans ce pays en parfaite périphérie du monde et qui a perdu vingt mètres de terre en trente ans.
C’est en toute intimité qu’on découvre les lieux, les habitants qui peuplent l’île et leurs quotidiens spartiates et rudimentaires. On rencontre, ainsi, les pêcheurs et les présidents, les missionnaires et les ivrognes, les expatriés et les candidats au départ.
L’un des piliers de cette aventure sera le conducteur de taxi de l’île, Kaure, le seul à vrai dire qui croisera constamment le chemin de notre écrivain. Il deviendra un point de repère très attachant et aiguillera notre journaliste durant tout son périple.
Ces rencontres et les réflexions de notre écrivain voyageur sont autant de fragments qui composent un tableau de ce paradis en sursis, confronté à un défi sans précédent. Peuplées depuis 3000 ans, les Kiribati devront-elles déménager pour survivre ?

Né en 1976 à Gap, Julien Blanc-Gras est journaliste de profession et voyageur par vocation.
Il a publié trois romans, Gringoland (lauréat en 2005 du festival du premier roman de Chambéry), Comment devenir un dieu vivant en 2008, une comédie apocalyptique, et en 2011, Touriste (plus de 10.000 exemplaires vendus, lauréat du Prix J.Bouquin et du Prix de l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon, nominé au Prix de Flore). Tous ses livres sont parus au Diable Vauvert, le dernier venant de paraître dans l'édition du Livre de Poche.
Il a séjourné aux îles Kiribati à l’automne 2011 pour réaliser son livre.
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Tribulations d'un jeune mousse en mer celtique d'Alexandre Verhille et Gaël Dadies (Magellan & Cie – 2013)

Un très beau carnet de voyage au graphisme original.....

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Bombay Baby de Sonia Faleiro (Actes Sud – 2013)

 
Qualifié de reportage littéraire, Bombay Baby est un utile et lucide contrepoint au film conte de fées Slumdog Millionnaire et aux représentations simplificatrices de la “beautiful India” des campagnes de promotion du pays.
Entre Sonia Faleiro, journaliste issue de la classe urbaine aisée, et Leela, qui n’a échappé à la prostitution qu’en fuyant, à treize ans, sa bourgade natale, la rencontre était plus qu’improbable : c’est pourtant à la construction de leur relation au coeur des milieux interlopes de Bombay, où se sont croisés leurs destins, que nous convie ce témoignage.
Née dans une famille misérable de Meerut dans l'état de l'Uttar Pradesh, l'enfance de Leela fut un calvaire entre une mère, femme battue et soumise et un pseudo père alcoolique et violent qui livre sa fille, dès l'âge de 10 ans, à des flics ripoux, en représailles de son refus de faire des films porno, et qui la violeront en échange de quelques faveurs.
Elle décide alors de s’enfuir à Bombay, à l’âge de 13 ans. Bombay la mégalopole la plus dynamique de l'Inde, la ville de tous les possibles où le luxe le plus insolent côtoie la misère la plus terrible.
À peine arrivée à la gare, elle est repérée par une patronne de bordel qui se fait passer pour une bonne âme et la met au “travail”. À 19 ans seulement, la voilà "bar dancer" au Nights Lovers, un endroit "chic" et non un vulgaire bar à putes, même si elle et ses copines, comme Priya, sa meilleure amie, ont aussi le statut de prostituées. Elle gagne très bien sa vie, porte des soutiens-gorge d’importation et n’est pas contrainte à la prostitution.
Comme Priya, et autre “beauty”, elle fait partie de la couche intermédiaire du monde de la prostitution, entre les filles de la rue et les escort girls. Leur philosophie, fondée sur l’expérience, est que puisque “tous les hommes sont des salauds, autant se mettre à la colle avec un qui a réussi.”
Autour de Leela gravitent son patron, Shetty, plutôt protecteur, marié et père de famille dont l’autel dédié à Lakshmi, déesse de la prospérité, jouxte le tiroir-caisse de l’établissement; les macs; les clients, souvent modestes, ensorcelés par les danseuses; les flics qui exigent des pots-de-vin en échange de leur bienveillance sans parler du racket de la mafia locale avec ses caïds et leurs juvéniles hommes de main promis à une fin prématurée.
Sonia Faleiro suit longuement Leela dans ses pérégrinations et nous plonge dans ce milieu dont elle ne néglige aucun aspect ni ne tente de simplifier le tissage complexe et l’humanité qui parvient parfois à y percer.
Grâce à sa présence discrète, mais extrêmement attentive, Sonia Faleiro entre partout et reçoit les confidences de tous, y compris de la gente masculine, dont la majorité est en effet composée de “salopards”.
L’auteur ne se limite d'ailleurs pas uniquement à la description des bas-fonds et épingle en passant certaines femmes de la classe moyenne de Bombay qui, à peine leur mari parti au travail, sous-louent pour la journée leur logement à des proxénètes. La police largement corrompue et brutale n’échappe pas non plus à sa dénonciation.
Outre le portrait qu’elle brosse de Leela, Sonia Faleiro invite à découvrir l’entourage de la jeune femme : Apsara, son inénarrable mère, Masti, la transsexuelle, Barbie, amputée par amour, Ameena, victime du sida, et Priya, la complice, l’amie.
Tout va basculer quand en Septembre 2005, R.R Patil, le chief minister du Maharashtra, l'état dont Bombay est la capitale, décide d'interdire les “dance bars” ( ceux-ci emploient soixante-quinze mille personnes ), les condamnant ainsi à fermer. Une catastrophe pour Leela, Priya et leurs consoeurs, contraintes de retomber dans la prostitution de rue et ses violences permanentes, puis d'aller travailler dans les Émirats (Dubaï) où leur sort d'esclaves sexuelles sera pire encore qu'au pays.
En 2010 – 2011, la cour suprême de l'Inde contestait encore cette mesure mais trop tard pour Leela.
Bombay Baby va au fond des choses, ce qui constitue sa force. Certaines scènes sont crues ou révoltantes, mais place est aussi faite au courage, et le rire même parfois s’y immisce ; toutes sont au service de la volonté de comprendre, jamais de la complaisance.
Avec ce passionnant document davantage inspiré par l’affection que par les exigences de la froide enquête sociologique, Sonia Faleiro propose, loin de tout voyeurisme, une plongée en eaux troubles qui fait la part belle au courage et à l’humanité.

Née à Goa, où se déroule son premier roman, Girl (2008), Sonia Faleiro s’est fait connaître par ses reportages sur des sujets dérangeants dans des publications indiennes et américaines de tout premier plan.
Bombay Baby a été sacré “meilleur livre de l’année” en 2011 par The Observer, The Guardian et The Economist.
Elle vit entre l’Inde et San Francisco.

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Travel Books : l’invitation au voyage (Louis Vuitton - 2013)

Une nouvelle collection signée Louis Vuitton....

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Olivier Germain-Thomas à Montpellier

Olivier Germain-Thomas était à Montpellier hier à l'invitation de notre librairie et avec le soutien de son éditeur les éditions Gallimard. C'est Alain Vacquié qui animait cette rencontre avec toute sa perspicacité de lecteur.

Ce fut aussi des retrouvailles avec Olivier qui n'a pas hésité à accepter notre invitation, ce dont nous le remercions chaleureusement et amicalement.
Durant la rencontre qui a suivi, Olivier a ravi un public venu rencontrer non seulement l'amoureux de l'Inde et du Japon mais aussi de l'Indonésie avec son nouveau récit Manger le vent à Borobudur.

Au cours d'un dîner fort apprécié au restaurant "le Duo" nous avons parlé des projets d'Olivier dans le domaine livresque, de l'état du monde et des hommes et de biens d'autres choses.
Merci donc à Olivier Germain-Thomas dont nous avons pu apprécier la gentillesse, l'érudition et son amour de l'Asie.
Nous espérons le revoir bientôt et attendons le prochain récit avec impatience.


Olivier Germain-Thomas à Montpellier par LESCINQCONTINENTS
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Notre Comédie du livre 2013 - Dernière minute

 
Vivi Navarro sera présente sur notre stand le Samedi 8 Juin toute la journée.
Vivi présentera, lors de cette "Comédie" son tout dernier carnet: Ici & Ailleurs, Mes tonnerres de Brest. Elle raconte comment elle a appareillé de Brest à bord du remorqueur de haute mer "L'abeille".
 
Le grand et mystérieux brise-glace Russe Saint Petersbourg avait appareillé derrière le remorqueur, le 4 mâts barque Kruzenshtern, majestueux cap-hornier, lui avait emboîté le pas.
 
Le carnet se présentera en 3 parties : des dessins sur les quais des Tonnerres, comme prévu un embarquement magique sur le cap-hornier Kruzenshtern, une escale à Casablanca sur un yacht d’un autre âge, et retour en cargo à Marseille…à la fin du carnet un bonus de toiles (phase atelier)..
 
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L'art de l'effacement d'Anita Desai (Mercure de France – 2013)

 
Anita Desai est sans conteste une des plus grandes romancières de l’Inde, plusieurs fois nommée pour le Prix Nobel, traduite en vingt langues.
Après plusieurs années de silence, elle nous revient avec ce recueil de trois longues nouvelles – ou courts romans, au choix – sur le thème de l’oubli, et toutes situées en Inde.
Elle pose la question de savoir si des épisodes anciens de notre vie risquent de disparaître de notre mémoire, de s’effacer peu à peu jusqu’à ce que nous ne sachions plus s’ils ont finalement existé.

Dans la nouvelle d'ouverture, Anita Desai nous présente un jeune homme, un fonctionnaire en herbe qui s'imagine que son poste d'agent gouvernemental junior sera la première étape d'une brillante carrière. À sa grande consternation, cependant, son affectation est loin d'être ce qu'il imaginait. Envoyé dans une bourgade perdue de l'Inde, il doit décider, un jour, comment répondre à une demande de soutien du gouvernement pour préserver un musée privé et son étonnante collection de trésors, suite à la démarche du gardien d'un palais en ruine aux histoires étonnantes.
Arrivé en fin de carrière, il se demande si le fascinant petit musée qui le hante encore, découvert par hasard autrefois dans cette bourgade, était réel ou non.

La deuxième nouvelle nous conte l'histoire de Prema, une professeur solitaire dont la rencontre, avec une ancienne camarade de classe glamour, à une réunion d'anciens élèves, lui inspire de saisir sa chance pour un projet qui l'obsède: la traduction en anglais du travail d'une écrivaine peu connue, écrit en Oriya, une langue indienne indigène, qui n’est plus guère parlée aujourd’hui.
Cette camarade, éditrice, lui propose donc un nouveau départ en tant que traductrice de fiction en dialecte local.
Anita Desai explore la question de savoir qui est propriétaire de la fiction - l'auteur original ou le traducteur – au fur et à mesure que la traductrice transforme, en l'adaptant, l'histoire qu'elle est censée traduire.

Enfin dans la troisième nouvelle, élevé par des parents déterminés à inculquer les valeurs et la culture occidentale, Ravi est envoyé dans de bonnes écoles et obtient un emploi tout à fait respectable à Bombay.
Mais Ravi qui n’a aimé ni son enfance, ni sa jeunesse, n'aspire à rien de plus qu'à revenir dans les collines et les forêts de son enfance. À la mort de ses parents et suite à l'incendie qui dévaste la demeure de ceux-ci, il va, délibérément, se perdre, s’effacer dans une brume aussi épaisse que celle qui noie les premiers contreforts de l’Himalaya où il va vivre en reclus et d’où émergeront de vagues souvenirs, des mirages, rien de tout à fait réel.
Anita Desai peint des personnages avec une étonnante clarté.
Chacune de ses trois nouvelles est magnifiquement écrite, avec des personnages forts et des descriptions évocatrices. Elles sont l'occasion de fournir une représentation variée de la vie indienne contemporaine à la fois urbaine et rurale.

Anita Desai est née d'un père bengali et d'une mère allemande, en 1937 à Mussoorie. Elle passe une bonne partie de sa vie à New Delhi.
Elle partage actuellement son temps entre New Delhi, les États-Unis et l'Angleterre. Anita Desai est la mère de la romancière Kiran Desai.
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Portugal de Bernard Chambaz (François Bourin Editeur, 2013)

Quand un écrivain-voyageur part dans le sillage de Giraudoux....

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Notre Comédie du livre 2013 - Notre programme

Nous recevrons, cette année, sous notre tente nomade, située sur l'Esplanade, face à l'office de tourisme, 27 écrivains, écrivains-voyageurs, peintres-voyageurs et aventuriers.
Nous organiserons, cette année trois tables rondes, deux ateliers carnet de voyage, trois goûters littéraires autour de la nouvelle dans la littérature du Maghreb et une rencontre avec l'éditeur invité d'honneur de cette Comédie 2013, cela en compagnie de tous nos invités, parcourant le monde de la Patagonie aux États-Unis, de l'Asie du Sud-Est au Brésil, de la péninsule arabique à l'Inde, de la Mauritanie aux Balkans, du Vietnam à la Réunion et sans oublier l'Océanie avec les Fidji et les îles Kiribati.
Vous pouvez télécharger, dès à présent, notre programme afin d'organiser votre emploi du temps durant ce long week-end sous le signe de l'amitié, de la lecture et de l'échange.
Nous espérons vous retrouver nombreux à nos rencontres et sur notre stand pour rencontrer nos écrivains, acheter leurs livres et apporter ainsi votre soutien à notre librairie indépendante pour qu'elle puisse perdurer encore quelques temps.

Télécharger, en cliquant ici, notre programme de la comédie du livre 2013
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L’homme qui marche de Jean Béliveau (Arthaud –2013)


Après la faillite de son entreprise d’enseignes lumineuses, Jean Béliveau est parti sur un coup de tête le jour de ses quarante-cinq ans, le 18 août 2000, de Montréal. Il est rentré chez lui le 16 octobre 2011 après avoir parcouru 75 543 km à travers 64 pays.
Il a réussi sans préparation à effectuer la plus longue marche ininterrompue autour du monde et celle-ci a été reconnue par l’Unesco dans le cadre de la décennie internationale dédiée à la promotion d'une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde.
Voyageur solitaire, il n'a pour tout compagnon, qu'un tricycle à bagage qui contient un peu de nourriture, ses vêtements, une trousse de premiers soins, une petite tente et un sac de couchage.
Durant ces onze années, le marcheur porte turban et grande barbe au Soudan, mange des insectes en Afrique, du chien en Corée et du serpent en Chine. Il dort sous les ponts, dans des foyers pour sans-abri, voire dans des prisons, mais la plupart du temps chez des gens séduits par son aventure. Ce livre dévoile la belle histoire d’un homme qui a transformé sa vie en une véritable odyssée.

Jean Béliveau est né le 18 août 1955 dans les Cantons-de-l’Est au Québec. Autodidacte, épris de liberté et de grands espaces, il travaille d’abord une douzaine d’années à la base de plein air familiale avant de bifurquer vers le domaine de l’affichage commercial.
En janvier 1998, à la suite des ravages de la tempête de verglas ainsi que d’une profonde remise en question personnelle, tout s’écroule. Il doit fermer son usine de fabrication d’enseignes lumineuses. Pour contrer la morosité, il marche et il court. Il rêve d’une véritable odyssée. Après une réflexion de neuf mois, il part à pied, en solitaire, faire le tour du monde.
Au terme de son périple, il aura croisé des milliers de visages, vécu des rencontres remarquables, notamment avec quatre lauréats du prix Nobel de la paix, dont Óscar Arias Sánchez et Nelson Mandela.
Ce globe-trotter a fait l’objet d’un documentaire de Marie-Andrée Mauger intitulé Des ailes aux talons, présenté au Canada et en France.
Depuis son retour, il parcourt le Québec en donnant des conférences et en rencontrant les jeunes dans les écoles. Il est aussi ambassadeur du programme Trottibus, un projet de la Société canadienne du cancer, en plus de se consacrer à des activités philanthropiques venant en aide aux enfants vulnérables.



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Éloge du voyage: Sur les traces d'Arthur Rimbaud de Sébastien de Courtois (Nil – 2013)

Une balade africaine à la recherche d'un poète....

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Notre Comédie du livre 2013 - Nos rencontres sur l'Esplanade, Espaces Pierre Torreilles, Salle Petrarque et Agence Voyageurs du Monde

Les rencontres thématiques


Salle Pétrarque, Samedi 08 Juin de 16h00 à 17h30

Quand les écrivains fouillent l'âme d'un pays nommé Brésil

avec:

Sébastien Lapaque pour " La convergence des alizés " (Éd. Actes Sud)

Jean-Yves Loude pour " Pépites brésiliennes " (Éd. Actes Sud)

La Convergence des alizés est un jeu de pistes trompeur dans lequel une quarantaine de personnages incarnent tous les visages du Brésil sur un enivrant manège romanesque. Histoire, musique, politique, football, paysages : le pays entier se livre au lecteur comme un nouvel amour. Les surprises de l’amour, les bonheurs de l’amitié, l’érudition et la fougue animent l’écriture de Sébastien Lapaque, illuminant cette fusion ardente du romanesque et de la subversion.
Le projet Pépites brésiliennes, restitution d’une résidence d’écrivain au Brésil, effectuée durant l’automne et le début de l’hiver 2010-2011, s’inscrit dans l’ensemble des récits que Jean-Yves Loude a publiés chez Actes Sud. Le récit rend hommage aux figures populaires anonymes ou peu valorisées des " Afro-descendants " qui pourtant constituent la vraie richesse du Brésil.

Espace Pierre Torreilles, Esplanade, Dimanche 09 Juin de 10h00 à 11h30

Dessine-moi un voyage

avec:

Stéphanie Ledoux pour " Portraits de voyage " (Éd. Élytis)

Claire et Reno Marca pour " Journal de la mer d'Arabie " (Éd. La Martinière)

Marcelino Truong pour " Une si jolie petite guerre " (Éd. Denoël)

Originaire de Toulouse, la peintre-carnettiste Stéphanie Ledoux a été bien inspirée quand elle a laissé tomber les éprouvettes de sa formation de biologiste. Dans son premier carnet, ses portraits de voyages sont une merveille de délicatesse et de profondeur, servis par une variété de supports et de techniques. À chaque voyage, son carnet de croquis et sa palette jouent le rôle de sésame et lui ouvrent un contact précieux avec ses modèles.
Parti en 2010 sur l'île Yéménite de Socotra, Claire et Reno Marca découvrent par hasard les dhows, d'énormes boutres en bois qui assurent le transport marchand d'une rive à l'autre de l'océan Indien. Piqués par le caractère extraordinaire de ces vaisseaux qui demeurent, depuis le commerce des épices, les derniers héritiers des échanges séculaires entre l'Afrique, l'Arabie et l'Inde, ils décident de remonter leur route jusqu'en Inde où ils seraient, dit-on, fabriqués.
Mêlant l'histoire familiale à la grande Histoire, Marcelino Truong brosse un portrait intime de Saigon, redonne vie à une époque et à des événements qui ont fait basculer le cours du monde et réussit un roman graphique palpitant, où les causes de la plus humiliante défaite de l'Amérique sont examinées avec justesse et équité depuis le camp des vaincus.


Invité d'honneur de la Comédie du livre 2013: l'éditeur Magellan & Cie


Espace Pierre Torreilles, Esplanade, Samedi 08 Juin de 14h00 à 15h30

L'Almanach des voyageurs

Douze écrivains-voyageurs ont envoyé une lettre à un personnage du passé, à la fois pour lui rendre hommage et pour lui faire part de leurs sentiments.
Ces textes, écrits spécialement pour ce recueil, montrent que les grands travel-writers ne sont pas tous morts et anglo-saxons comme le pensent certains et qu'il y a bien une littérature-monde française et francophone.
Parmi ces écrivains-voyageurs, sept d'entre eux sont déjà passés à Montpellier nous voir: Jean-Claude Perrier, Christian Garcin, David Fauquemberg, Guillaume Jan, Astrid Wendlandt, Alexandre Poussin et Élodie Bernard.
Et à l'occasion de la présentation de ce livre, Guillaume Jan, Charles Poitevin, Julien Blanc-Gras, accompagnés de Jean-Claude Perrier bien sur, seront présents.

Guillaume Jan dans "Traîne-savane, cœur de roc" enfonce ses tongs dans les traces de Henry Morton Stanley.
Charles Poitevin dans "Je n'ai plus peur" se met dans la peau d'un frère de Louis-Ferdinand Céline.
Julien Blanc-Gras dans "2099" imagine ce que pourrait être le voyage dans les temps futurs, tout en espérant que cela n'arrive jamais!
C'est Jean-Claude Perrier qui ouvre ce recueil par une lettre à Joachim Du Bellay où il se réjouit de l'existence d'une littérature de voyage "made in France" en pleine santé.


Espace Pierre Torreilles, Esplanade, Dimanche 09 Juin de 14h30 à 15h30

Entretien littéraire: Marc Wiltz et les éditions Magellan & Cie

Les découvertes du navigateur éponyme ont révolutionné la perception du monde en son temps. C'est selon cette ligne de conduite que sont fondées les éditions Magellan & Cie en 1999 par Marc Wiltz qui a toujours eu deux passions dans l'existence : les livres et les voyages.
Il présentera la maison d'édition, son histoire et son engagement pour la littérature de voyage.


Espace Traits et Bulles, Esplanade, Samedi 08 Juin de 11h00 à 12h30

Les ateliers des carnettistes: Une bouteille à la mer

Dans le cadre de la sortie des Tribulations d'un jeune mousse en mer celtique, le globe-trotter et graphiste Alexandre Verhille vous propose de vous essayer à l'art original du Tatouage sur bouteille…
Véritable phénomène de mode, le tatouage s'invite partout, l'occasion pour nous de s'en inspirer afin de (re)visiter et découvrir l'univers du marin, le vrai, le tatoué…
Au travers de cet imaginaire riche et abondant (sirènes, baleines, galions et autres pirates), venez "habiller" votre bouteille de manière originale et ludique. Alexandre Verhille laissera libre court à votre imagination et vous aidera à créer votre réalisation...


Espace Traits et Bulles, Esplanade, Dimanche 09 Juin de 11h00 à 12h30

Les ateliers des carnettistes: L'art mailing

Le Mail Art ou Art postal est un mouvement artistique. C'est l'art d'envoyer des lettres décorées, timbrées et ayant été cachetées.
À partir de photographies prises en Algérie en 1900, de timbres, tampons et de documents anciens divers et variés, chacun pourra laisser libre court à son imagination pour décorer des enveloppes. L'artiste plasticienne Gwenaëlle Trolez saura vous guider dans l'art du collage.

Espace "Voyageurs du Monde", 7 Rue de Verdun, Montpellier

Goûters littéraires autour de la collection "Nouvelles du Monde"

Parmi les auteurs du Maghreb ayant confirmé leur venue, certains ont publié des nouvelles dans la collection "Nouvelles du Monde" des éditions Magellan & Cie.
Afin de faire s'entrecroiser les différents axes de la programmation, nous vous proposons trois goûters littéraires (un par jour), animés par Pierre Astier, directeur de cette collection.

Vendredi 07 Juin de 16h00 à 17h00: Goûter avec Habib Selmi, autour de l'ouvrage Nouvelles de Tunisie (Ed. Magellan & Cie, 2012).

Habib Selmi, né en 1951 à El Alâa, est un écrivain tunisien. Enseignant de littérature arabe en Tunisie, il vit depuis 1985 à Paris où il enseigne la langue arabe. Il a publié sept romans et deux recueils de nouvelles qui l'ont placé parmi les meilleurs écrivains tunisiens de langue arabe.
Parmi ses parutions: La nuit de l'étranger (Actes Sud, 2008), Les amoureux de Bayya (Actes Sud, 2003), Le mont-des-chèvres (Actes Sud, 1999).

Samedi 08 Juin de 16h00 à 17h00: Goûter avec Abdellah Taïa, autour de l'ouvrage Nouvelles du Maroc (Ed. Magellan & Cie, 2011).

Né à Salé en 1973, Abdellah Taïa a étudié la littérature française à Rabat, Genève et à la Sorbonne à Paris. En 2010, il reçoit le Prix de Flore pour Le Jour du Roi.
Il est le premier écrivain marocain a affirmer publiquement, dans ses écrits comme dans les médias, son homosexualité. Violemment attaqué par les islamistes, il est devenu une sorte d'icône au Maroc pour les jeunes et les modernistes.
Parmi ses parutions: Une mélancolie arabe (Points, 2010), Le jour du roi (Seuil, 2010 - Prix de Flore), L'armée du salut (Seuil, 2006) et Le rouge du tarbouche (Seguier, 2004).

Dimanche 09 Juin de 16h00 à 17h00: Goûter avec Anouar Benmalek, autour de l'ouvrage Nouvelles d'Algérie (Ed. Magellan & Cie, 2009).

Né le 16 janvier 1956 à Casablanca, Anouar Benmalek est un écrivain, poète et journaliste franco-algérien d'expression française.
Mathématicien de formation, maître de conférences, il vit en France, où il enseigne à la faculté de Pharmacie de l'Université Paris-Sud. Longtemps chroniqueur journalistique, il a également effectué des reportages dans le Moyen-Orient en guerre.
Parmi ses parutions: Le Rapt (Fayard, 2009), Ô Maria (LGF, 2008), Ma planète me monte à la tête (Fayard, 2005), Chroniques de l'Algérie amère : 1987-2003 (Pauvert, 2003), L'enfant du peuple ancien (LGF, 2008 -Prix RFO du livre 2001).

Si vous souhaitez participer aux ateliers des carnettistes, artistiques et aux goûters littéraires, conviviaux (le nombre de places étant limité), veuillez vous inscrire auprès de l'association "Cœur de livres" au 04 67 60 43 11 dès maintenant.
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Notre Comédie du livre 2013 - Les écrivains invités sous notre tente nomade

Installé cette année sur l'Esplanade Charles de Gaulle, pas loin de l'office du tourisme,notre stand accueillera de nombreux écrivains, aventuriers, romanciers, peintres-voyageurs de par le monde.
En voici un aperçu en images.

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Notre Comédie du livre 2013 - Introduction

Voici arrivé le moment de notre programmation 2013 pour la "Comédie du livre" qui se tiendra du Vendredi 07 au Dimanche 09 Juin 2013.
Ce sont les écrivains du Maghreb qui seront à l'honneur cette année. Vous les retrouverez chez nos confrères.
La chaîne éditoriale n'est pas une oubliée de la Comédie du Livre puisque, depuis 2012, un éditeur se voit proposer une partie de la programmation afin de faire découvrir son catalogue. Cette année, après Zulma en 2012, c'est la maison d'édition Magellan & Cie qui sera mise à l'honneur. Son directeur Marc Wiltz sera présent sur notre stand, accompagné par certains de ses auteurs et une large programmation sera concoctée autour de cette maison d'édition.
Tout d'abord deux peintres-voyageurs, Gwenaëlle Trolez, pour un carnet de voyage sur l'Algérie et Alexandre Verhille pour son premier carnet de voyage maritime. Ils animeront, à cette occasion, chacun un atelier d'initiation au carnet de voyage.
Ensuite trois écrivains-voyageurs qui ont participé à "L'Almanach des voyageurs", paru cette année, et qui sera présenté pour l'occasion par Jean-Claude Perrier qui en a rassemblé les textes.
Seront présents: Guillaume Jan pour un roman déjanté sur les Balkans (Intervalles), Charles Poitevin, remarqué en 2011 pour son récit plein d'humour "Otary Club" (Rue Fromentin) et Julien Blanc-Gras qui vient de faire paraître son nouveau récit de voyage tout aussi original "Paradis" (Au Diable Vauvert).
Marc Wiltz présentera le travail de sa maison d'édition lors d'une rencontre et Pierre Astier, agent littéraire et directeur de la collection Nouvelles du Monde animera trois rencontres en compagnie de quelques écrivains du Maghreb, présents durant ce week-end autour de l'Algérie, le Maroc et la Tunisie.
Le Carnet de voyage sera encore à l'honneur cette année puisque nous recevrons Stéphanie Ledoux pour "Portraits de voyage" (Élytis), Grand Prix du Public à Clermont-Ferrand, où il sera question de Birmanie, Madagascar et Yémen, Claire et Reno Marca pour leur nouvel opus "Journal de la mer d'Arabie. Du Yémen à l'Inde dans le sillage des dhows" (La Martinière), Marcelino Truong pour son roman graphique sur le Vietnam "Une si jolie petite guerre" (Denöel), Samuel Chardon et Céline Roussel pour leur carnet sur l'Asie du Sud-Est (L'oiseau porte-plume), Raphaël Segura et ses carnets sur la Réunion et L'île Maurice et Vivi Navarro.
Nous recevrons également Sébastien Lapaque à l'occasion de la sortie de son nouveau roman sur le Brésil "La convergence des alizés" et Jean-Yves Loude pour ses "Pépites brésiliennes" son nouveau récit, tous deux chez Actes Sud.
Également parmi nous Arnaud Devillard pour son nouveau récit de voyage dans l'Ouest américain "Grizzly Park" (Le Mot et le Reste).
Julien Leblay sera de retour de son long périple en vélo, de Clermont-Ferrand jusqu'en Nouvelle-Zelande, Brigitte Di Falco pour un premier roman "J'ai toujours rêvé de désert" (L'enclave) qui se passe en Mauritanie, Myriem Lahidely pour son livre sur les secrets de Montpellier (Ouest-France), Yann Gourmelin pour la sortie de son dernier roman sur les "seniors" (L'enclave) et Pierre Pitiot pour son nouveau récit sur Palavas (Domens).
Hommage donc à nos "Détonnants voyageurs".
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