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Rencontre du Mardi 14 Mai 2013

La Librairie les cinq continents et les Éditions Gallimard

vous proposent

Une rencontre

Avec

Olivier Germain-Thomas

Le Mardi 14 Mai 2013

à 19h00

Centre Lacordaire, 6 Rue des Augustins, Montpellier

Entrée libre


Olivier Germain-Thomas sera à Montpellier pour nous raconter son nouveau périple en Indonésie mais aussi pour nous parler de sa philosophie du voyage.

Après l'Inde, qui demeure sa terre de prédilection, ou encore le Japon, autre séjour d'élection, Olivier Germain-Thomas porte cette fois ses pas vers l'Indonésie où marcher se dit Makan Angin, "manger le vent".
Comme à son habitude, Olivier pérégrine et digresse, médite et philosophe, mais sans se prendre au sérieux.
Le périple commence à Borobudur, le plus grand sanctuaire bouddhique du monde, pour se terminer à Singapour en passant par Bali, l'hindoue, Solo la musulmane, Bandung ou Jakarta.
Un véritable vade-mecum pour tous les voyageurs du monde.

Docteur en esthétique, Né à Brives en 1943, Olivier Germain-Thomas est écrivain, éditeur et producteur d'émissions de radio (For Intérieur notamment) et de télévision.
Fin connaisseur de la culture asiatique, Olivier est l’auteur de plus d’une quinzaine de récits, romans et essais, dans lesquels il partage sa passion pour l’Orient.
Il reçoit en 2006 le Prix de littérature Henri Gal, de l’Académie Française, pour l’ensemble de son oeuvre.

Affiche de la rencontre

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La Malle, collectif de nouvelles (Gallimard, Louis Vuitton – 2013)

Un ouvrage littéraire original.....

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Collection Points Aventure

Les Éditions du Seuil lancent une nouvelle collection " Points, Aventure " sous la direction littéraire de Patrice Franceschi.
Elle aura pour premier titre un inédit:

L'aventure pour quoi faire / Collectif


Ce livre, véritable manifeste pour l'esprit d'aventure, est composé de dix textes inédits d'auteurs prestigieux venus de milieux divers.
Des Globe-trotters et écrivains reconnus comme Jean-Christophe Rufin (Prix Goncourt 2001 pour Rouge Brésil, membre de l'académie française depuis 2008), Sylvain Tesson (Prix Médicis essais 2011 pour Dans les forêts de Sibérie), Jean-Claude Guillebaud (1/2 million de livres vendus au Éditions du Seuil ces quarante dernières années).
Des journalistes et reporters de renom comme Tristan Savin (rédacteur en chef de la revue Long Cours), Olivier Frébourg (Éditions des Équateurs) ou Laurent Joffrin (Le Nouvel Obs).
Également le haut fonctionnaire Martin Hirsch, ancien président d'Emmaus France et haut-commissaire à la jeunesse.

Dans la lancée, sortira également:

Dernières nouvelles du Sud / Luis Sepulveda et Daniel Mordzinski


Entre 1996 et 2002, au cours de trois voyages, Luis Sepúlveda et son ami le photographe Daniel Mordzinski arpentent la Patagonie chilienne, à l’extrême sud du continent américain. Dans ce livre illustré, ils racontent, par les mots et les images, leurs riches rencontres sur cette terre préservée. Avec eux, nous pénétrons un univers de mythes, d’aventures et de rêves, infiltré par un capitalisme vicieux et sans scrupules auquel il est parfois difficile de résister.
Luis Sepulveda est né en 1949 au Chili et vit actuellement en Espagne.
Son œuvre est fortement marquée par l'engagement politique et écologique. Mapuche, fier de ses origines, engagé pour défendre la liberté de son pays et de son continent, Sepulveda nous livre ici un récit de voyage original qui se lit comme un recueil de nouvelles, où l'on retrouve ce mélange habile de dépaysement et de regard critique sur l'actualité propre à ses romans.

Boréal / Paul-Émile Victor


Carnet de route de Paul-Émile Victor, embarqué, en 1934, sur le Pourquoi Pas? du commandant Charcot, consacré au Groenland et à la découverte des Esquimaux d'Ammassalik.
Quartorze mois durant, il partagera leur quotidien: la rencontre avec l'ours, la chasse au narval, les récits des magiciens, son histoire d'amour avec Doumidia, le belle eskimo, et, tout simplement, la joie de vivre.
Né en 1907 à Genève, Paul-Émile Victor fut un explorateur, scientifique, ethnologue et écrivain français. Il publie en 1938 le journal de terrain de son premier voyage au Groenland, alors qu'il s'apprête à s'engager comme pilote dans l'U.S Air Force.
En 1947, il crée les Expéditions Polaires Françaises et dirige ensuite plus de trente missions du Grand Nord à l'extrême Sud.
Spécialiste du cercle polaire, il se retire en 1977 sur une île paradisiaque, à Bora Bora, où il meurt en 1995.
68.000 exemplaires de cet ouvrage ont été vendus depuis sa parution en 1938 chez Grasset.
Paul-Émile Victor a reçu le Prix de l'Académie française en 1973 pour l'ensemble de son œuvre littéraire.

Avant la dernière ligne droite / Patrice Fransceschi


Patrice Franceschi, auteur de plus de vingt livres, est un bourlingueur inépuisable. Il a exploré le Congo et l'Amazonie, escaladé l'Everest, lutté aux côtés des guérilleros afghans contre l'armée soviétique, participé au sauvetage des boat-people en mer de Chine, réalisé le premier tour du monde en U.L.M, parcouru les océans à bord de son trois-mâts, la Boudeuse.
Dans ce récit autobiographique, il revient sur ses exploits et dresse le bilan d'une vie d'aventure, d'écriture, de découverte et d'engagement humanitaire.
Ce livre a reçu le Prix de la Toison d'Or du livre d'aventure 2012.
Patrice Franceschi est chevalier de la légion d'honneur et détenteur de la grande médaille de l'exploration de la société de géographie.
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Japon, carnets d'un explorateur de Gwenaëlle Trolez (Magellan & Cie - 2012)

Le talent de Gwenaëlle Trolez n'est plus à présenter !

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Dans le sillage des oies sauvages de Mariusz Wilk (Noir sur Blanc – 2013)


Mariusz Wilk ne « voyage » guère, et il visite encore moins.
Il vagabonde, il observe, il confronte le proche et le lointain.
Dans ce nouveau volume du Journal du Grand Nord, il embrasse les espaces infinis qui s’ouvrent à l’approche du cercle polaire.
Ce livre restitue les élans et les jours de l’écrivain, selon une trame à trois fils si riche de motifs et de questions qu’il en eût pu tirer trois livres distincts.
Tout d’abord, il nous raconte le lieu où il a choisi de vivre, ce hameau de bois sans eau courante ni électricité, qui se dédouble dans le miroir du lac Oniégo (La maison au bord de l’Oniégo - Noir sur blanc, 2007). Jour après jour, Wilk se rend dans la ville la plus proche, Petrozavodsk, pour y étudier de longues heures à la bibliothèque, sans jamais demander son chemin à Google & consort.
Dans la deuxième partie, il accomplit ce rêve ancien d’aller au Labrador sur les traces de l’écrivain-voyageur Kenneth White. La confrontation entre les images de ses lectures et celles de la réalité contemporaine – terrible, défigurée par le tourisme et ses usages faussement humains – n’inspirent à l’auteur que l’idée de rentrer au plus vite en Russie.
Et c’est ainsi que s’amorce le troisième mouvement : par le sens nouveau, et fondamental pour sa création, qu’il donnera désormais au mot de vagabond. Cette dernière partie résonne à chaque page du rire, puis des premières questions de Martoucha, sa fille, dont la présence lumineuse conforte Wilk dans sa recherche d’une façon juste de vivre.
Dans le sillage des oies sauvages présente ainsi trois temps de la vie d’homme, tels que chacun en peut faire un jour l’expérience : la continuation de ce que l’on est, la brusque rupture, le renouveau.
Issu de la même lignée que son compatriote Richard Kapuscinski, Mariusz Wilk est l’un des plus fameux écrivains-reporters polonais. Donnant un bel exemple de ce que peut être la creative non-fiction, ses reportages sont à la fois des documents d’actualité et des récits historico-littéraires.
Amoureux des grands espaces situés dans le Nord russe, il arpente sans relâche les confins depuis sa demeure en Carélie, d’où il fait parvenir ses reportages et ses romans.

Mariusz Wilk est né en 1955 à Wroclaw, dans le sud-ouest de la Pologne.
Diplômé de littérature polonaise, il a été un membre actif de l’opposition politique. À la fin des années soixante-dix, il est même emprisonné pendant l’état de siège décrété par Jaruzelski.
Il débute sa carrière de journaliste dans les années quatre-vingt, d’abord dans la presse officieuse, puis en tant que reporter officiel. Il couvre la chute du mur de Berlin, voyage aux États-Unis. En 1991 il part pour Moscou comme correspondant du Quotidien de Gdansk. Il traverse les pays Baltes et l’Ukraine, le Kazakhstan et la Sibérie.
Après un an de pérégrination en Russie, il se fixe sur les îles Solovki sur la mer Blanche. C’est de là-bas qu’il commence à envoyer à la revue polonaise Kultur, installée à Paris, les chroniques régulières qui composeront Le journal d’un loup (Noir sur blanc, 1999).
Quitter la civilisation, à la manière du Walden, la vie sauvage de H.D. Thoreau : voilà le sujet de ce livre de voyage aux îles Solovki, qui rencontre alors un vrai succès auprès du public.
Révélation de l’année, Mariusz Wilk est récompensé par le Prix de la ville de Gdansk.
Dix ans plus tard, il s’installe loin de la civilisation, en Carélie, où se déroulent ses romans suivants, écrits au bord du monde (Portage -Noir sur blanc, 2010 et Dans les pas du renne - Noir sur blanc, 2009).
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Les sorciers meurent aussi d'Ingrid Thobois (Livres du monde – 2013)

Un joli recueil de poésie dans les traces de Nicolas Bouvier....

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Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi de Jean-Christophe Rufin (Éditions Guérin – 2013)


Immortelle randonnée signe l’entrée de Jean-Christophe Rufin aux éditions Guérin.
Humour, autodérision, portraits, rencontres, anecdotes… La finesse de l’analyse, la limpidité du style dessinent un tableau original et attachant de Compostelle.
Jean-Chistophe Rufin a suivi à pieds, sur plus de 800 km, le "Chemin du Nord" jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle. Beaucoup moins fréquenté que la voie habituelle des pèlerins, cet itinéraire longe les côtes basque et cantabrique puis traverse les montagnes sauvages des Asturies et de Galice.
Ce qu’il rapporte de ces 800 km à pied est la perception d’une humanité poétique et touchante. Son goût des gens, son sens de l’Histoire, de la singularité des lieux, des destins, la dérision qu’il s’applique à lui-même font de ce texte un manifeste enthousiaste et drôle du grand Chemin qui, certes, n’épargne pas le pèlerin mais dont celui-ci sort grandi et parfois même, heureux.
"Chaque fois que l'on m’a posé la question « Pourquoi êtes-vous allé à Santiago ?», j’ai été bien en peine de répondre. Comment expliquer à ceux qui ne l'ont pas vécu que le Chemin a pour effet sinon pour vertu de faire oublier les raisons qui ont amené à s'y engager ? On est parti, voilà tout."
Immortelle randonnée se classe parmi les grands récits de voyage littéraires. On y retrouvera l'élégance du style de l'auteur du Grand Coeur et l'acuité de regard d'un homme engagé, porté par le goût des autres et de l'ailleurs.
Le livre vient de recevoir, à l'unanimité le Prix Nomad's par un jury composé de 11 journalistes sous la présidence de Bertrand de Saint-Vincent. Le prix Nomad’s couronne chaque année, depuis 2007, un récit en langue française (roman, reportage, recueil de nouvelles, BD) consacré au voyage. Il est doté d’une bourse de 4 000 euros ainsi que d’un crédit de 1 000 euros au nom du lauréat à la table du restaurant Nomad’s.
De quoi se rassasier après une longue marche!

Jean-Christophe Rufin, médecin, pionnier du mouvement humanitaire a été ambassadeur de France au Sénégal de 2007 à 2010.
Il est l'auteur de romans désormais classiques tels que L'Abyssin , Globalia, Rouge Brésil, Prix Goncourt 2001.
Il est membre de l'Académie française depuis 2008.

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Grizzly Park d'Arnaud Devillard (Le mot et le reste – 2013)


Grizzly Park retrace le voyage d’Arnaud Devillard et sa compagne, de Denver dans le Colorado à Glacier National Park, au nord du Montana, sous la frontière canadienne.
Sur fond de rock en guise de bande-son, cette odyssée américaine nous plonge dans l’ouest des cow-boys, des trappeurs, des parcs nationaux des Rocheuses, des mountain men et des Sioux. Des Interstates interminables dans les grandes plaines où galopent les antilopes aux villes quasi désertes de Laramie, Billings et Butte, Arnaud Devillard porte un regard décalé, mêlé d’authentique excitation, sur son périple américain, avec Rick Bass, Doug Peacock et un bear spray (souvent) à portée de main.
Au fil des visites et des randonnées dans les parcs nationaux du Colorado, du Wyoming et du Montana, ils découvrent une faune incroyable et omniprésente: élans, bisons, marmottes, chèvres des montagnes, coyotes, wapitis, balbuzards pêcheurs, grues, écureuils terrestres, antilopes. Mais ce qui occupe leurs pensées, leitmotiv entêtant, c’est l’ours.
Entrevu, entendu, aperçu, étudié, recherché ou soigneusement évité, le grizzly, fil rouge du récit, nourrit une paranoïa grandissante, jusqu’à l’obsession.

Arnaud Devillard est journaliste. Il collabore à plusieurs revues d’analyses de films (Tausend Augen, Eclipses). Il est aussi coauteur de deux livres sur le cinéma et il a écrit plusieurs articles sur le sud-ouest américain et les livres d’Edward Abbey.
Il a déjà fait paraître deux livres chez le même éditeur: Journal des canyons et Streets of London en collaboration avec Olivier Bousquet en 2012.
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Portraits d'ailleurs - Vingt-deux récits et carnets de voyages (Riveneuves – 2013)

Une belle initiative....

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Pépites brésiliennes de Jean-Yves Loude (Actes Sud – 2013)


Le projet Pépites brésiliennes, restitution d’une résidence d’écrivain au Brésil, effectuée durant l’automne et le début de l’hiver 2010-2011, s’inscrit dans l’ensemble des récits que Jean-Yves Loude a publiés chez Actes Sud.
Par un matin de jour de l’An, Leuk et Lion, écrivains et ethnologues, reçoivent un courriel en forme de défi : le portrait à la peau brune qui les toise sur l’écran est celui de Luzia, il a été reconstitué à partir d’un crâne trouvé en terre brésilienne. Une femme négroïde, au “Nouveau Monde”, près de 10 000 ans avant notre ère ?!
L’étonnement et l’excitation réveillent sans tarder leur instinct d’enquêteurs. Ils décident aussitôt de s’engager dans une filature de cinq mille kilomètres, en bus, à travers le Brésil du Sud au Nord de ce pays continent, sur les traces de personnages exceptionnels, restés dans l’ombre de la Grande Histoire, qui ont en commun d’être Noirs, descendants d’esclaves, et d’avoir participé, par leur courage, leur créativité et leur résistance, à l’édification de l’identité et de l’âme brésiliennes.
La narration sera confiée aux mêmes personnages romanesques, Leuk Viviane et Monsieur Lion, qui, depuis le début de la série, explorent les traces laissées par les rencontres heurtées entre l’Europe et l’Afrique depuis cinq siècles.
Cette fois-ci, Leuk Viviane et Monsieur Lion iront à la recherche de figures singulières du monde afro-brésilien, à travers un pays continent qu’ils traverseront, par voies de terre, de Rio à Sao Luis do Marnhao, rassemblant les preuves de la participation essentielle des Noirs (40% de la population) à l’édification du patrimoine commun.
Aussi enlevé que rigoureux, le récit de leur périple dévoile de passionnants compléments à l’oublieuse histoire officielle : les hommes et femmes qu’ils rencontrent ont en commun d’être noirs, descendants d’esclaves, d’avoir participé par leur courage, leur créativité et leur résistance, à l’édification de l’identité et de l’âme brésiliennes – et d’être restés dans l’ombre, ou à la marge.
Un thaumaturge sicilien, une sainte muselée, un boxeur champion d’art brut, l’avocat aux cinq cents victoires, une cuisinière révoltée, un sculpteur de têtes en sucre, la reine littéraire des favelas, le vainqueur de la famine, le Dragon des mers et l’Empereur des libertés sont quelques-unes des personnalités exceptionnelles évoquées par Jean-Yves Loude comme autant de flamboyantes pépites dans les eaux souvent boueuses de l’histoire du monde.
Pépites brésiliennes rend hommage, ainsi, aux figures populaires anonymes ou peu valorisées des " Afro-descendants " qui pourtant constituent la vraie richesse du Brésil.

Né en 1950, Jean-Yves Loude est animé depuis toujours par une double passion : écrire pour voyager et voyager pour écrire.
Ethnologue, il est l’auteur de nombreux livres, dont, chez Actes Sud, Le Roi d’Afrique et la Reine Mer (1994), Cap-Vert, Notes atlantiques (1997 ; Babel n° 537), Lisbonne, dans la ville noire (2003), Coup de théâtre à São Tomé (2007) et Pépites brésiliennes (2013) – certains avec la complicité de sa compagne Viviane Lièvre.
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Blaise Cendrars, Henry Miller, Correspondance 1934- 1959: Je travaille à pic pour descendre en profondeur (Zoé – 2013)

La correspondance de deux grands écrivains....

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Le Magicien de la finance de R. K. Narayan (Zulma – 2013)

 
Nous sommes en Inde du Sud, non loin de Madras, à Malgudi, village imaginaire du Tamil Nadu.
Margayya, un sans caste, riche d’une boîte en fer blanc contenant une bouteille d’encre, un porte plume et un petit registre, crée un système de crédit révolutionnaire à des taux concurrentiels, et révolutionne les pratiques locales de la finance, depuis l’ombrage d’un banian, en face de l’imposante banque du Crédit Coopératif.
Les caprices de son fils Balu, l’infernal enfant-roi, engageront le karma de Marggaya pour le meilleur et pour le pire. Son registre jeté à l’égout par un caprice de l’enfant, Margayya perd la face sous le banian, et tout crédit.
En recours, il songe un instant abandonner ses ambitions et vendre des sucreries ou du savon parmi la foule des colporteurs de Malgudi. Mais il va trouver un pandit dans un temple, prêtre renonçant un peu sorcier, lequel lui enseigne par quelles dévotions étranges plaire à la déesse de la prospérité Lakshmi.
Notre homme s’en va alors en quête du lotus rouge au fond d’une jungle inquiétante où la fleur pousse sur un étang qui borde les ruines d’un temple à l’abandon. Se mettre en quête, n’est-ce pas déjà provoquer le destin ? Un mystérieux docteur Pal, prétendu sociologue, qui méditait en ce désert, surgit inopinément. L’homme, un aventurier opportuniste aux allures de tentateur, cède à Margayya, pour le fond de sa bourse, un manuscrit sulfureux écrit de sa main et intitulé « Dans l’intimité du lit », à l’usage du bonheur conjugal.
C’est ainsi que l’ex-cambiste en haillons devient éditeur, avec la complicité d’un imprimeur auquel il s’associe. Devenu riche, Margayya rêve désormais d’être fortuné, troisième étape dans l’ascension sociale, et cède ses droits contre un magot qu’il va placer en banque, porté par sa foi presque désincarnée en l’argent.
Mi Méphisto mi âme damnée, l’avisé docteur Pal n’est jamais loin : ainsi lui trouve-t-il une boutique dans un quartier fréquenté.
Margayya, désormais comblé par la déesse, voue un culte mystique à l’argent, cette pure abstraction qui le calcine sur pied. Roi de la fameuse chaîne de Ponzi (du nom d’un financier bostonien sans scrupule de l’entre-deux-guerres), qui consiste à rémunérer les investissements des précédents clients au moyen des fonds procurés par les nouveaux selon un processus exponentiel, Margayya, habile homme d’affaires, se voue corps et âme à sa déesse, en précurseur de Bernard Madoff, le célèbre fraudeur américain.
Mais la folie des grandeurs mènera notre as de l’usure à sa perte, son amour paternel contrarié mettant en danger l’édifice de sa fortune : un jour donné pour mort, un autre au bord du parricide, Balu devenu un homme ne suit pas précisément le chemin de la réussite ; et le docteur Pal intrigue de son côté…
Plein d’humour et d’esprit, le Magicien de la finance fait vivre tout le petit monde de Malgudi, dans une Comédie humaine à l’indienne. Margayya, apprenti sorcier de la finance, est le héros inoubliable de cette fable prophétique, qu’on pourrait croire écrite à retardement, sur la folie des grandeurs.
R. K. Narayan puise dans sa profonde connaissance des mœurs et des coutumes ancestrales de son Tamil Nadu natal avec pour ambition d’embrasser l’Inde d’hier et d’aujourd’hui, afin de nous la restituer dans sa palpitante éternité.
Un roman inédit en français par l’une des voix majeures de la littérature indienne, dont Zulma entreprend de publier l’œuvre et cela pour notre plus grand plaisir.

Dans ce chef-d’œuvre de la littérature de l’Inde du sud, R. K. Narayan (1906 – 2001), en chroniqueur ému autant qu’en inventeur de mondes, nous donne à voir, presque à sentir et à toucher l’Inde, à la fois familière et mystérieuse, avec une étonnante magie évocatrice et une écriture souple d’un naturel envoûtant.
Romancier et nouvelliste dont le génie évoque l’art minutieux d’un Tchekhov et la force évocatrice d’un Faulkner, R.K Narayan, disparu voilà tout juste une décennie, est considéré par Henry Miller et Graham Greene comme une voix majeure de la littérature universelle du XXe siècle.
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Brasil de Jean-Paul Delfino (Le Passage – 2013)

Le nouveau roman de Jean-Paul Delfino....

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Un Fleuve de fumée d'Amitav Ghosh (Laffont – 2013)

 
À l'aube de la première guerre de l'opium, sont réunis à Canton des personnalités aussi disparates qu'un marchand parsi, un raja déchu, un peintre en quête d'amour et une jeune botaniste française à la recherche d'une fleur extraordinaire.
Canton, XIXe siècle. Un bouillonnement de langues, de peuples et de cultures. Commerçants chinois en robe de soie et longue natte dans le dos, Britanniques compassés de la Compagnie des Indes orientales, marchands américains aux manières décontractées, Indiens empesés sous leurs brocarts... tous n'adorent qu'un dieu : l'argent.
Fanqui Town, enclave au coeur de Canton, réservée aux étrangers et interdite aux femmes, est gouvernée par deux lois principales : celle du libre échange et celle de l'opium. Pour le reste, ce microcosme cultive les amitiés particulières et s'amuse dans des bals exclusivement masculins. Mais, en cette année 1839, l'empereur de Chine décide d'éradiquer l'opium de son territoire. Il exige la destruction de tous les stocks de Canton.
Que vont-ils devenir s'ils acceptent de se plier à d'autres règles que celles du commerce ? La ruine les guette. Et pour Bahram Modi, un marchand parsi originaire de Bombay, le déshonneur devrait s'ajouter à la ruine : il a hypothéqué tous ses biens et emprunté au-delà du raisonnable pour acheter une énorme quantité d'opium.
Et quel sort attend son secrétaire particulier, Neel, un raja déchu après avoir été accusé à tort de faux en écriture ?
Ou bien Robin, un peintre homosexuel qui croit avoir trouvé l'amour à Canton ?
Paulette, une jeune orpheline française née en Inde, et son employeur, un célèbre botaniste anglais, vont-ils devoir renoncer à découvrir la plante inconnue dont ils possèdent une rare peinture ?
C'est la révolution dans Fanqui Town. Les équilibres savamment entretenus volent en éclats. L'arrogance, la cupidité et le racisme enflamment la situation.
La réponse des forces chinoises est radicale : une exécution en place publique, et l'armée partout dans la ville. Les tonnes d'opium sont saisies. Réduites en une boue noire, malodorante, elles sont déversées dans le fleuve. La Grande-Bretagne crie au scandale, les rumeurs sur une guerre prochaine se propagent.
En 2008, était paru Un Océan de Pavots chez Robert Laffont, premier volume de la "Trilogie de l'Ibis", dont l'action se situe dans les années 1830, un peu avant la Guerre de l'Opium, et qui tente de résumer l'histoire coloniale dans les Indes orientales. Ce roman en est le second volet.

Salué par le Prix Nobel J. M. Coetze, Amitav Ghosh est l'un des plus célèbres auteurs indiens contemporains.
Né en 1956 à Calcutta, il a passé son enfance au Bangladesh, en Iran, en Inde et au Sri Lanka. Après avoir enseigné à Delhi et aux États-Unis, il se partage désormais entre Calcutta, Goa et Brooklyn.
Célébrés dans le monde entier, couronnés de prestigieux prix littéraires, ses romans soulèvent l'enthousiasme des lecteurs. Les Feux du Bengale (Le Seuil, 1990) a reçu le Prix Médicis étranger. Suivent Le Chromosome de Calcutta, Le Palais des miroirs, Le Pays des marées disponibles en Points Seuil maintenant.
Aux Éditions Robert Laffont, il a publié Un océan de pavots (2010).

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