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LE PRINTEMPS DES POÈTES du 09 au 24 Mars 2013

En ouverture du 15ème Printemps des poètes, la Maison de la Poésie organise une immense vague de poésie dans l’espace public, à l’instar de centaines de villes et villages ayant reçu le label "Ville en poésie ".
Avec l’aide logistique de l’association Cœur de Livres, des auteurs et des comédiens organisent des impromptus poétiques et des courtes performances dans les librairies indépendantes de Montpellier, et distribuent des poèmes tracts et des programmes du Printemps.
Durant toute la durée de la manifestation, les libraires réservent un espace poétique au Printemps des poètes dans leur boutique.
De plus, certains d’entre eux se relaient pour assurer une table de lecture lors des soirées du festival, ce qui sera notre cas pour deux rendez-vous à la Maison de la Poésie, Moulin de l'Evêque, 78 avenue du Pirée, 34000 Montpellier (Tramway : lignes 1 et 4, arrêt place de l'Europe).

Dans la librairie, le Samedi 09 Mars 2013 de 15h - 19h

Lectures impromptues avec la complicité de la compagnie Le P'tit Atelier 3 (Juliette Mouchonnat et Eloïse Alibi) et de poètes membres de la Maison de la poésie...

À la Maison de la poésie, Lecture, rencontre le Mardi 12 Mars 2013 à 19h

François Montmaneix lit de larges extraits de son dernier ouvrage paru en octobre 2012 au Castor Astral, "Laisser verdure", avec une préface d'Yves Bonnefoy.
Lecture accompagnée par Marion Diaques, alto.
"Sous l'éclairage de ce que Maurice Denis disait d'un tableau, on pourra se rappeler qu'un poème, avant d'être un instant donné, l'éclair d'une rencontre, une rêverie en marche, un monde habité, est essentiellement un espace plan recouvert de mots en un certain ordre assemblé" ( François Montmaneix)
La librairie "les Cinq continents" s'associe à cette soirée en proposant durant la rencontre, une sélection d'ouvrages de François Montmaneix.

À la Maison de la poésie, Lecture, rencontre le Vendredi 15 Mars 2013 à 19h Henry Bauchau aurait eu cent ans cette année.
"La voix d'Henri Bauchau" est une soirée consacrée au grand écrivain récemment disparu, à travers le témoignage de Catherine Pont Humbert, auteur de l'émission "à voix nue avec Henri Bauchau" sur France Culture en 2009.
Soirée conduite par Catherine Pont Humbert: évocation du poète, lecture par Catherine Pont Humbert, écoute de la voix enregistrée d'Henri Bauchau.
La librairie "les Cinq continents" s'associe à cette soirée en proposant, durant la rencontre, une sélection d'ouvrages d'Henri Bauchau ainsi que le livre de Catherine Pont Humbert " Henri Bauchau, sous l'éclat de la Sibylle" (Editions Actes Sud)

Télécharger le programme général de la manifestation
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INTERMÈDE MILITANT ACTE 5

Répondant avec plaisir à l'invitation de Jean Delaguionie du JT du Off.fr à Montpellier, de venir m'exprimer sur le Manifeste des libraires montpelliérains et sur bien d'autres choses encore, c'est au restaurant du Chapeau Rouge, Rue du Pyla-Saint-Gely, que notre entretien s'est déroulé...


Alain Londner Librairie Les 5 Continents par jtduoff
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Tibet, vers la terre interdite, Anthologie présentée par Chantal Edel (Omnibus – 2013)

Une superbe anthologie de récits de voyage sur le toit du monde.....

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Indigo de Catherine Cusset (Gallimard - 2013)

 
Un festival culturel rassemble pendant huit jours en Inde quatre Français, deux hommes et deux femmes, qui ne se connaissent pas.
Avec, en premier lieu, Roland Weinberg, un séduisant intellectuel de 64 ans, accompagné de sa belle Italienne, Renata, mais qui entend bien aussi retrouver un ancien amour à Chennai. À ses côtés, le beau Raphaël Eleuthère, du genre cynique et ombrageux ; Charlotte Greene, cinéaste et romancière de 47 ans vivant en famille à New York; et, pour accueillir ce petit monde, Géraldine Legac, directrice de l'Alliance française de Trivandrum, dans le Kerala, mariée à un jeune Indien musulman dont elle vient d'avoir un enfant.
Ils emportent un petit bout de la France et de grandes failles personnelles et intimes. Ils espèrent les mettre en veilleuse pendant leur semaine sur le sous-continent. Au début, tout se passe bien, on s'enthousiasme pour le pays, on rouspète (un peu) contre les organisateurs, on espère des rencontres enrichissantes. Mais les petits ego, les grandes désillusions et des retrouvailles inopinées reprennent le dessus.
Une surprise attendra chacun d'eux et les confrontera avec leur passé.
Entre deux conférences - devant un public quelque peu clairsemé - et deux vols harassants, les corps et les coeurs s'échauffent. Roland se retrouve chahuté et par son ex et par Renata, dont il apprend la grossesse ; Charlotte, noyée dans la culpabilité, poursuit le fantôme de l'une de ses amies suicidées ; et Géraldine, qui a reconnu, en Raphaël, la passion de ses 13 ans, subit les affres de la tentation.
Et puis il y a le cinquième personnage: l'Inde. De Delhi à Kovalam, dans le Sud, ils voyagent dans une Inde sur le qui-vive où, juste un an après les attentats de Bombay, se fait partout sentir la menace terroriste. Une Inde où le jeune accompagnateur indien des Français déclare ouvertement sa haine des États-Unis. Une Inde où la chaleur exacerbe les sentiments, où le ciel avant l'orage est couleur indigo. Indigo, couleur exotique, couleur de ciel avant l'orage et propre au jeu de mots (Inde, I go) apprécié par ses personnages.
Ces quatre français, intellectuels, purs produits du microcosme parisien pour certains, dont on se dit à priori qu'ils sont ouverts sur le monde, sont transposés dans une Inde qu'ils comprennent peu, qu'ils effleurent à travers des clichés, dont ils ne remarquent ni l'essor, ni l'ébullition. On leur en veut de ne se préoccuper que de leurs drames personnels et de rester centrés sur leur vie. La virée de cette élite française révèle une suffisance qui l'empêche d'être attentive aux bouleversements de la société qu'elle est amenée à rencontrer.
Belle occasion donnée là par Catherine Cusset de s'interroger sur la façon dont les Français se croient encore trop souvent au centre du monde.
Tout en enchaînant les évènements selon une mécanique narrative précise et efficace, ce nouveau roman de Catherine Cusset nous fait découvrir une humanité complexe, tourmentée, captivante, emballant le lecteur dans une comédie humaine des plus réussies.

Catherine Cusset vit à Londres. Elle publie ici son dixième roman.
Elle a récemment publié aux Editions Gallimard Le problème avec Jane, Grand Prix des Lectrices de Elle 2000 (collection blanche, 1999, Folio n° 3501), La haine de la famille (collection blanche, 2001, Folio n° 3725), Confessions d'une radine (collection blanche, 2003, Folio n° 4053), Amours transversales (collection blanche, 2004, Folio n° 4261), Un brillant avenir, Prix Goncourt des Lycéens 2008 (collection blanche, 2008, Folio n° 5023).

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L'Afrique qui vient, Une anthologie présentée par Alain Mabanckou et Michel Le Bris (Hoebeke – 2013)

la nouvelle vague des auteurs africains....

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LES ESCAPADES EN LIBRAIRIES

À l'occasion des "Escapades en librairies" qui ont eu lieu à Montpellier du 15 au 17 Février, la librairie les Cinq Continents a proposé une lecture-concert en hommage à Rabindranath Tagore, dans la très belle chapelle de la Miséricorde à deux pas de la librairie, le Dimanche 17 à 16h.
Plus de 110 personnes ont pu entrer dans cette Chapelle pleine à craquer.
Patrick Vendrin a donné voix aux textes de Tagore pendant que Brigitte Ménon, par la grâce de son sitar, transfigurait la portée de ces textes.


LECTURE-CONCERT - RABINDRANATH TAGORE par LESCINQCONTINENTS

Merci à ces grands artistes, merci à toute l'équipe de l'Association "Coeur de livres" et en particulier à Sonia Gasparri qui a donné toute son énergie pour organiser et planifier cette manifestation où les librairies indépendantes de Montpellier ont proposé divertissements, musiques, jeux et quizz littéraires durant ces trois jours.
Merci enfin à la Ville de Montpellier qui a mise à disposition cette magnifique Chapelle pour le bonheur de tous et merci à celles et ceux qui sont venus, nous apportant, nous l'espérons, soutien et amitiés.
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Le Nord c’est l’Est, Aux confins de la Fédération de Russie de Cedric Gras (Phébus – 2013)

Le second récit de Cédric Gras.....

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INTERMÈDE MILITANT ACTE 4

Suite à la diffusion du manifeste des libraires montpelliérains contre Amazon, la Presse locale et de nombreux média se font le relais indispensable à la diffusion de ce manifeste.
Nous ne pouvons que les remercier de nous soutenir aussi chaleureusement dans notre combat, comme j'ai pu le constater personnellement avec leurs journalistes.

C'est le cas de BSCNEWS.FR: voir l'article

De France 3 - Région:




De Livre-Hebdo: voir l'article

De l'Hérault du Jour:

Du Midi-Libre: voir l'article.

Et également TV Sud où je me suis rendu en compagnie de Laurence Patri, directrice de l'Association Coeur de livres, pour parler, des "Escapades en Librairies" qui auront lieu ce week-end et du manifeste bien sur.


Les Aléas du Direct du 13/02/2013 - Partie 2 par TVSud
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Kilomètres conteurs d'Hubert Lauth (Laffont – 2013)

Une jolie balade en France à bord d'une voiture mythique....

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Les Saisons de l'envol de Manjushree Thapa, Traduit de l’anglais (Népal) par Esther Ménévis (Albin Michel – 2013

 
Qui est-on quand on est obligé de laisser derrière soi, sans espoir de retour, ses racines, sa famille, sa culture et sa terre ? Prema, orpheline de mère, a grandi dans le Népal pauvre et rural où elle travaille pour une ONG à la conservation des forêts. Quand elle gagne à la "green card lottery", elle s’envole pour Los Angeles dans l’espoir de se construire une vie meilleure, loin de la guerre civile qui déchire son pays.
En arrivant à Los Angeles, Prema laisse derrière elle le Népal, les bosquets de bambou et les rizières. La guerre civile et la pauvreté. Elle veut prendre un nouveau départ, vivre son American dream.
Mais les milliers de kilomètres qui la séparent de son pays natal n’effacent ni son histoire ni son passé. Plus tout à fait népalaise, pas encore américaine, Prema flotte entre deux mondes.
À son arrivée, elle est accueillie par ses compatriotes du quartier de "Little Nepal". Mais pour Prema ce n’est pas l’Amérique. Elle trouve un travail comme aide à domicile pour une vieille dame et tombe amoureuse d’un immigré guatémaltèque qui a lui aussi fui la guerre civile. Hantée par la guerre, Prema réalisera que le passé finit toujours par vous rattraper. Pour trouver sa place, lui faudra-t-il accepter d’être toujours entre deux pays, deux cultures, deux mondes?
Ses différentes rencontres et sa passion pour El Segundo Blue, une espèce de papillon en voie de disparition, lui permettront-elles de trouver sa place ?
Réflexion sur l’exil et le déracinement, Les Saisons de l’Envol est le récit lumineux d’une femme qui décide de rompre avec son passé pour donner un sens à sa vie.

Manjushree Thapa est née à Katmandou en 1968. Elle a grandi entre le Népal, le Canada et les États-Unis où elle a obtenu son diplôme des Beaux-Arts en photographie à la Rhode Island School of Design à Providence.
Elle est rentrée au Népal en 1989 pour y publier trois ans plus tard son premier livre, Mustang Bhot in Fragments, un carnet de voyage sur la frontière entre le Népal et le Tibet.
Elle a travaillé plusieurs années pour des ONG, voyageant à travers les zones rurales du Népal, et a ainsi été témoin des changements dans la conscience politique du pays suite au mouvement pour la démocratie en 1989. La recherche de la liberté et de l’égalité est par conséquent un thème récurrent dans ses ouvrages.
En 1998, le programme Fulbright l’a menée à l’Université de Washington à Seattle et lui a permis d’écrire, d’abord sous forme de thèse en creative writing, son premier roman, The Tutor of History, publié en 2001.
Elle a commencé à écrire Les Saisons de l’envol lors d’une résidence d’écrivains en France en 2005. C’est par ailleurs son premier titre à être traduit en français.
Les publications qui ont suivi sont composées de fiction (roman et nouvelles) comme de non fiction.
Manjushree Thapa vit actuellement entre Toronto et Katmandou. Elle signe régulièrement des articles dans The Nepali Times, est traductrice d’oeuvres littéraires népalaises en anglais et travaille sur son prochain roman.
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Nouilles froides à Pyongyang de Jean-Luc Coatalem (Grasset – 2013)


Nul n'entre ni ne sort de Corée du Nord, le pays le plus secret de la planète.
L'écrivain et voyageur Jean-Luc Coatalem nous avait jusqu'alors servi de délicats plats parfumés, aux senteurs polynésiennes (Je suis dans les mers du Sud) ou vietnamiennes (Suite indochinoise). Il nous régale aujourd'hui de nouilles froides, comme pour mieux se venger d'un dîner trop frugal, servi dans un hôtel de Pyongyang où l'ont retenu prisonnier ses "guides" Kim 1 et Kim 2, à savoir ses cerbères de la police politique, lors d'un séjour pour les besoins d'un reportage.
Se faisant passer pour des agents de tourisme, le narrateur et son compagnon de route, Clorinde, débarquent pourtant, en 2011, sur le tarmac de la capitale, Pyongyang.
À Paris, déjà, ils ont dû subir des convocations diplomatiques méfiantes. Les voilà à présent franchissant la douane, accueillis par leur guide, Monsieur Kim.
Voyage au pays de la paranoïa, où les grandes avenues fleuries sont désertes, où les lumières des rues s'éteignent à 21 heures : « Il faut perdre ses réflexes visuels et ses habitudes citadines. Impossible de trouver un café, un restaurant, des boutiques, un panneau de publicité, des enseignes de magasins, des terrasses de café, des kiosques à journaux, il n'y en a pas — les rues sont râpées et nues. »
Escorté par leurs deux accompagnateurs, ils ont eu un accès limité, surveillé et encadré aux musées vides, parcs d’attractions vides le longs des routes vides.
Il faut bien l'avouer, il y a au moins une chose de bien avec la Corée du Nord : il est inutile de regarder à droite et à gauche avant de traverser les grandes avenues de la capitale, Pyongyang. Il n'y a pas de voitures. Aucune.
À part ça, on ne voit vraiment pas de raison d'aller faire du tourisme dans ce "paradis rouge" de 24 millions d'habitants.
Leur emploi du temps est programmé aux millimètres près pour savoir où ils se trouvent à tout moment. Aucune tentative d’évasion possible, pas de spontanéité et encore moins d’audace.
Au programme : défilés et cérémonies, propagande tous azimuts, bains de boue et fermes modèles, mais aussi errances campagnardes, visite de la coopérative modèle, de la maison natale du dictateur, du grand barrage de l'Ouest, du mausolée Kim Il-Sung et crises de mélancolie sur les fleuves et sur les lacs, bref l'endroit autant que l'envers de ce pays clos mais fissuré.
En définitive, rien ne sera épargné à nos visiteurs, avec le sentiment que, derrière les palissades, un autre monde est dissimulé.
Chaque soir, pendant que son imperturbable ami Clorinde se plonge dans son Pléiade, Jean-Luc Coatalem s'enferme dans les toilettes de l'hôtel pour prendre secrètement des notes à la lumière d'un néon épileptique.
Avec une justesse teintée d'ironie, il écrit ainsi un journal de voyage mélancolique et grinçant, attentif mais distant, amusé parfois, jamais dupe sur un pays qui existe à peine, une contrée affolante qu'il quittera avec un pincement au coeur, pour tous les Monsieur Kim qu'il a laissés derrière lui...

Jean-Luc Coatalem, rédacteur en chef adjoint à Géo est l'auteur chez Grasset & La Table Ronde de Mission au Paraguay (1996), Le Fils du fakir(1998), Je suis dans les mers du Sud (Prix des Deux-Magots, 2002), La consolation des voyages (2004) et, récemment, Le dernier roi d'Angkor (2010). Il a reçu le Prix Roger-Nimier en 2012 pour Le Gouverneur d'Antipodia (Le Dilettante, 2012 & J'ai Lu).


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Les nuits de Vladivostok de Christian Garcin (Stock – 2013)


Une nuit moite au coeur de Vladivostok la blafarde. Dans un local poisseux où ne parviennent que des lambeaux de conversations et des effluves de diesel et de cigarette, Thomas Rawicz, touriste français de son état, est séquestré, enchaîné à un radiateur face à un Chinois convaincu d’avoir mis la main sur le coupable qu’il traque depuis plusieurs semaines.
Ce coupable, c’est Tomas Krawczyk, un malfrat qui flirte avec les mafias russe et chinoise et se trouve impliqué dans de sordides histoires de prostitution et de trafics d’enfants.
Thomas ne devrait pas être là. Venu en Sibérie pour une histoire de traduction, il se retrouve (vodka oblige), alors que son amie Marie l’attend à Irkoutsk, dans un train pour la direction opposée, Vladivostok.
Le Chinois, c’est « Zuo Luo », ou « Zorro », un détective privé qui a établi sa réputation sur le sauvetage des femmes maltraitées.
Thomas Rawicz s'efforce d'établir qu'il n'est pas le criminel qu'on prétend. Tout en assurant son ravisseur qu'il le connaissait déjà, mais comme personnage de roman, ce dont l'homme de main ignore tout.
Un troisième larron, Chen Wanglin, commanditaire de l'enlèvement qui se trouve être aussi l'auteur du livre dont Zuo Luo est le héros, vient bientôt dissiper le malentendu. Et, en voulant expliquer la fâcheuse méprise au Français, entreprend un récit qui, tels les chants épiques, multiplie les détours, convie les personnages les plus inattendus, tisse une toile aussi ample que fascinante.
Ainsi commence une de ces fictions dont Christian Garcin a le secret, avec détournement hilarant du roman d'espionnage, mafias internationales, trafics de femmes et d'enfants.
Quel est le point commun entre une prostituée coréenne, deux soldats tués dans la guerre russo-chinoise de 1969, une étrange Sibérienne aux yeux clairs et un Russe qui a traversé son pays à pied ?
De Vladivostok à l’île chamanique d’Olkhon, en passant par les souterrains de New York, ce qui n’était qu’une chasse à l’homme va susciter l’apparition d’imbrications inattendues. Et entre les conséquences des multiples conflits russo-chinois et le tremblement de terre du Sichuan en 2008, c’est aussi une radiographie de la Chine et de la Russie contemporaines qui se livre à nous.
L'an dernier, avec Des femmes disparaissent (éd. Verdier), on accompagnait déjà le mutique Zorro, de Guangzhou à New York, pour une enquête sentimentale. Semant ses petits cailloux, Christian Garcin reprend les héros de ses précédents livres pour les jeter dans d'autres aventures, qui balancent entre roman picaresque, conte philosophique et dessin animé asiatique.

Christian Garcin, spécialiste de Borges, est l’auteur de nombreux ouvrages (romans, nouvelles, essais, carnets de voyage…), parmi lesquels Le Vol du pigeon voyageur (Gallimard, 2000), La Piste mongole (Verdier, 2009) et Des femmes disparaissent (Verdier, 2011).
On savait Christian Garcin profondément marqué par son séjour sur l'île d'Olkhon, la grande île du lac Baïkal. Il en a livré un carnet de voyage, Du Baïkal au Gobi (L'Escampette, 2008), un autre, en collaboration avec Eric Faye, En descendant les fleuves (Stock, 2011) et même deux récits animaliers destinés aux jeunes lecteurs, Au bord du lac Baïkal et Les Papillons de la Lena (L'Ecole des loisirs, 2011 et 2012).
Avec Les Nuits de Vladivostok qui tient du polar et du récit initiatique, Christian Garcin revisite des terres qui l’inspirent, la Sibérie orientale et l’Extrême-Orient russe, en faisant une lecture plus large encore de cette expérience, qu'il inscrit dans la tradition littéraire russe.
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