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Rencontre du Jeudi 17 Janvier 2013

LES RENCONTRES LITTÉRAIRES : ISABELLE EBERHARDT



La Comédie du Livre 2013 mettra à l'honneur la littérature du Maghreb. Afin de préparer ensemble ce grand événement, l'association Cœur de Livres vous propose un cycle de rencontres consacré aux grands auteurs de cette région géographique.
Pour cette première rencontre inaugurale qui aura lieu le Jeudi 17 Janvier à 19h00, salle Pétrarque (entrée libre), l'Association Cœur de Livres et la Librairie Les Cinq Continents vous invitent au voyage en compagnie d'Isabelle Eberhardt, pour une rencontre

Avec

Edmonde Charles-Roux


D'origine russe, Isabelle Eberhardt (1877 – 1904) fut pendant quelques années une voyageuse infatigable, mêlant son existence à celle des peuples de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie auxquels elle vouait une véritable passion.
Convertie à la religion musulmane, elle devait trouver la mort à vingt-sept ans, dans la crue d'un oued, laissant une oeuvre littéraire entièrement consacrée au monde qu'elle avait fait sien.
Celle qui choisit, par goût de la transgression, de porter des vêtements d'homme avant de devenir, sous le nom de Mahmoud Saadi, cette rebelle qui fascina Lyautey, voulait écrire et se battre. Elle voulait tout vivre et tout connaître. Elle fera de son oeuvre un combat et, de sa vie, un chef-d'oeuvre..

Pour en parler Edmonde Charles-Roux, romancière et Présidente de l'Académie Goncourt, a voulu retrouver dans la légende la femme réelle.
De patientes recherches au travers d'archives inédites lui ont permis de reconstituer l'itinéraire d'une héroïne mystique, qui décide d'assumer à fond le destin qu'elle sent en elle, au tournant du siècle..

La librairie "les Cinq continents" s'associe à cette soirée en proposant durant la rencontre, une sélection d'ouvrages autour de l'aventurière Isabelle Eberhardt et de la romancière venue en parler à savoir Edmonde Charles-Roux.

La brochure de la rencontre, éditée par l'association Cœur de Livres, sera disponible le soir de la rencontre et dans les librairies. Cette brochure contient une biographie d'Isabelle Eberhardt, la présentation de Madame Edmonde Charles-Roux ainsi qu'une bibliographie pour poursuivre la découverte au-delà de la rencontre.

Affiche de la rencontre

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PRIX ARTHAUD - LONG COURS DU ROMAN D'AVENTURE

Les éditions Arthaud qui éditent de nombreux récits de voyages, de mer et d'aventures de grande qualité et la nouvelle revue "Long Cours" dont on a pu apprécié les articles des deux premiers numéro, s'associent pour créer un nouveau Prix de littérature de voyage à destination des nouveaux auteurs.
Le Jury où l'on retrouve des amis écrivains comme Sylvain Tesson, Olivier Weber ou David Fauquemberg vont devoir trouver, dans les manuscrits reçus, peut-être, l'écrivain-voyageur de talent de demain, qui sera récompensé par la publication de son texte par les éditions Arthaud.
Alors à vos stylos et que nous ayons le plaisir de proposer ce livre en 2014 dans notre librairie.


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Les poètes morts n'écrivent pas de romans policiers de Björn Larsson (Grasset – 2012)


Le nouveau roman de Björn Larsson séduit dès son titre. Le Suédois s'y livre à un réjouissant tour de force.
Le voici qui nous présente d'abord Karl Petersen, directeur littéraire de la vénérable maison d'édition Amefors & fils.
Exigeant, celui-ci sait que "publier à grand renfort de publicité des livres qui ne sont pas à la hauteur, c'est saper la confiance du public, et , au bout du compte, creuser sa propre tombe".
Petersen a réuni deux de ses proches collaborateurs afin de leur parler de Jan Y Nilsson, l'un des plus grands poètes suédois et aussi l'un de ceux qui ont le moins de succès sur le plan commercial. Nilsson a renoncé à tout compromis. Il vit pour son art sur une péniche de façon précaire.
L'éditeur a persuadé le poète de changer radicalement de registre et d'écrire un roman policier. En lui promettant l'assistance de l'un des meilleurs auteurs de polars du pays, Anders Bergsten.
Petersen a déjà vendu les droits du livre aux plus prestigieuses maisons d'édition d'Europe et la publication doit avoir lieu simultanément dans plusieurs pays.
Pour Nilsson, s'essayer au polar va lui permettre de faire son devoir de citoyen, de régler ses comptes avec "les rapaces de la finance". Il a déjà un titre: "L'homme qui n'aimait pas les riches", une intrigue avec un assassin, un policier et une enquête.
Karl Petersén arrive donc, non sans quelques inquiétudes, dans le port d'Helsinborg, avec une bouteille de champagne et le contrat du poète Jan Y. Nilsson. Mais le poète acceptera-t-il de le signer ? Se résignera-t-il à sacrifier sa réputation et à se plier aux lois du marché ? Lorsque Petersén découvre Jan Y.Nilsson, pendu, un stylo planté dans le cou, la réponse semble évidente.
Le commissaire Martin Barck, qui, depuis son enfance, rêve de devenir poète, est chargé de l'enquête. Il n'a aucun doute : les poètes ne se font pas assassiner, ils se suicident. Pourtant, les mobiles ne manquent pas et il s'agit bien d'un assassinat…
À l'âge d'or du roman policier nordique, Björn Larsson signe ce qu'il appelle un "genre de roman policier", jeu littéraire raffiné et ironique sur l'essence même de l'écriture poétique et romanesque. Dans une pétillante satire du monde éditorial continuellement à la recherche du prochain succès, seul un policier-poète a l'expérience et la sensibilité pour saisir les vérités cachées derrière les apparences...
L'auteur de Long John Silver (Grasset, 1995) s'empare des codes du roman policier avec autant d'humour que d'aisance. Le résultat est un pur délice.

Depuis la publication de son roman Long John Silver en 1995, Björn Larsson est devenu l’un des écrivains suédois contemporains les plus connus à l’étranger. Écrivain à la plume bohème, chacun de ses ouvrages est une invitation au voyage, où le romanesque se met au service de l’intelligence.
Né à Jönköping en Suède en 1953, il a vécu aux Etats-Unis, en France et en Irlande, dont six ans à bord d’un bateau à voile, le Rustica. Navigateur chevronné, il a parcouru les mers du Nord de l’Ecosse à l’Irlande, du pays de Galles à la Bretagne et à la Galice.
Professeur à l’Université de Lund en Suède, Björn Larsson est aussi traducteur du danois, de l’anglais et du français, philologue et critique. Il a commencé l’exercice du métier d’écrivain en 1980, en publiant un recueil de récits, et a fait éditer son premier roman en 1992.
Le Capitaine des rêves, paru en 1999, lui a valu le Prix Médicis étranger.
Parcourue par les thèmes de la mer et du voyage, son œuvre éclectique révèle une justesse et une finesse d’esprit remarquable. Avec Le rêve du philologue (Grasset, 2009), son précédent livre, l’écrivain suédois confirmait une fois de plus son talent de conteur, en croquant, dans neufs nouvelles, le portrait de scientifiques, d’ universitaires, d’explorateurs, qui tentent de comprendre le sens de leurs recherches.
Björn Larsson est membre du jury du Prix Nicolas Bouvier.
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Matins mexicains et autres essais de D. H. Lawrence (Le Bruit du temps – 2012)

Un livre de voyage de D. H. Lawrence...

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Le char de Jagannath et autres nouvelles de Mahasweta Devi (Actes Sud - 2012)

 
Variations sur le thème de la famille dans tous ses états, ce recueil de dix nouvelles de Mahasweta Devi, brossent un portrait de la conjugalité et des rapports intergénérationnels dans un milieu social déchiré entre nécessités économiques et aspirations moins matérialistes.
Centrée sur un personnage féminin affrontant en combat singulier le sort et ses caprices, chacune des nouvelles qui composent ce recueil met en scène le courage et l'ingéniosité de mères, d'épouses ou de filles contraintes d'élaborer des stratégies de survie face à l'inexorable roue du destin que symbolise le gigantesque char depuis lequel, lors de célèbres cérémonies religieuses, Jagannath, le "Seigneur de l'Univers", l'un des avatars de Vishnu, contemple le dérisoire monde des hommes...
D'origine tribale ou rurale, issues des bas-fonds ou des beaux quartiers, luttant pour sauver leurs enfants de la maladie ou pour les arracher aux griffes de trafiquants, confrontées au conflit des générations, ces femmes remarquables, aventurières de leur propre existence trop souvent opprimée, sont autant d'incarnations de la diversité d'une condition féminine.
C'est le cas de Kusum, l'égérie d'un poète, qui a délaissé sa carrière de comédienne pour vivre leur passion illégitime.
Dans la nouvelle-titre, c'est la peur de devenir aveugle et n'être plus utile qui hante Punnodashi, déjà traumatisée par les expropriations de terres lors de la partition de l'Inde.
Militante de la cause des laissés-pour-compte-pauvres, castes inférieures méprisées, minorités tribales, l'auteur de La Mère 1084 ne s'enferre pourtant jamais dans un naturalisme de l'apitoiement. Au contraire, chez Mahasweta Devi, l'anatomie de l'Inde contemporaine, avec ses trafics d'enfants et sa violence sociale amplifiée par la modernisation, se pratique sans anesthésie.
Au cœur de son œuvre immense (de nombreux romans et quelque trois mille nouvelles) vibre la question de la place de la femme dans la société indienne.

Mahasweta Devi est née en 1926 à Dacca (capitale du Bangladesh). Adolescente, elle émigre avec sa famille en Inde. Diplômée en littérature anglaise de l’université de Calcutta, elle commence par exercer les métiers d’enseignante et de journaliste.
Sa vie comme son œuvre, primée à de nombreuses reprises, répond à un sens du devoir quasi-obsessionnel à l’égard de la société. C’est avec le mouvement naxalite, déjà évoqué dans le roman de Sunil Gangopadhyay ainsi que dans la nouvelle de Satyajit Ray, que Mahasweta Devi ressentit pour la première fois l’obligation de témoigner.
Depuis, son œuvre prolixe se définit comme un engagement obstiné, focalisé depuis une trentaine d’années sur le statut politique, économique et social des communautés. En lutte permanente, elle démasque les faux-semblants de l’ordre établi, cherche à débusquer ce qui se cache derrière les discours officiels ou dans les coulisses du pouvoir.
Ses écrits ressemblent volontiers à des pamphlets, au ton sarcastique souvent brutal. Le style très syncopé suscite inquiétude et angoisse.
Sous le choli, publié dans les Nouvelles du Bengale (Éditions Magellan, 2007), est à ce titre très représentatif de son œuvre. Seuls deux de ses nombreux ouvrages ont été publiés en France : Indiennes, Actes Sud 2004 (qui vient de sortir en Babel), et La Mère du 1084, Actes Sud 2001.
Mahasweta Devi compte aujourd'hui parmi les auteurs les plus lus en Inde et jouit d'une notoriété internationale.
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Dubai Show de Philippe Robin (Avril Editions – 2012)

Dubaï, la ville de tous les superlatifs.....

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