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Éternelle route Maya, au coeur du Yucatan de Marie-Sophie Chabres et Jean-Paul Naddeo (Gründ – 2012)

Un périple à moto au Mexique.....

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Solitudes australes, Chronique de la cabane retrouvée, David Lefèvre (Transboréal – 2012)


Lorsque David Lefèvre se retire seul dans une cabane à l’ouest de l’île de Chiloé, au Chili, son projet est simple : vivre une existence frugale proche de l’autosubsistance et tisser avec le milieu naturel un lien de respect et de connivence. Au fil des mois et des saisons, il s’ancre entre lac et forêt dans ce lieu isolé, travaille la terre et retrouve le goût des tâches manuelles, de la pêche à la cueillette en passant par la charpenterie.
David décrit ses travaux quotidiens, ses escapades au cœur de la nature sauvage qui l’entoure et les réflexions qu’elle lui inspire.
Entre deux corvées de bois, c’est aussi l’occasion pour David Lefèvre de s’interroger sur sa solitude, ses racines, son rapport au monde, la signification de l’engagement, le concept de pauvreté volontaire ou encore le besoin d’errance qui l’a poussé à parcourir le monde.
Et si le bonheur consistait à se contenter de l’essentiel, en marge de la société consumériste ?
La beauté et l’intensité de la vie sauvage deviennent une source inépuisable d’émerveillement. Le temps qui s’égrène, plus dense, consacre chaque geste, et de la solitude jaillit une ivresse qui demeure.
Le récit de cette expérience, dans la pure tradition du nature-writing, est à la fois un hymne au Grand Dehors et une envoûtante méditation intérieure.

De plus en plus attiré par les grands espaces, David Lefèvre effectue , en 2003, un premier voyage en Amérique du Sud, au cours duquel il marche deux semaines dans les salars du Nord argentin et traverse le désert d’Atacama, au Chili, jusqu’à la côte Pacifique.
En 2004, il se livre à une ascension du volcan Sajama, qui culmine à 6 542 mètres en Bolivie.
Entre 2005 et 2010, son attirance affirmée pour les forêts et les steppes argentines, le pousse vers la Patagonie, où il effectue plusieurs séjours de trois à six mois.
Depuis 2010, il réside au Chili, où il exerce d’abord une activité de photographe. Installé au bord d’un lac de l’île de Chiloé, dans une région où la nature demeure intacte, il s’adonne à une vie frugale proche de l’autosubsistance. C’est une expérience propice à la réflexion, à la contemplation et donc à l’écriture.
Parmi ses engagements, il entend sensibiliser le public aux dangers d’un projet de mégacentrales hydroélectriques par des entreprises privées sur les deux principaux fleuves de la Patagonie chilienne.
Dans ses récits, David Lefèvre aime faire office de cueilleur de mémoire. Il privilégie l’enquête, le témoignage et, en particulier, la parole donnée aux anonymes.
David Lefèvre est l'auteur, également, d'un autre livre, paru l'année dernière, Aux quatre vents de la Patagonie (Transboréal), récit superbe d'une marche de 18 mois à travers la Patagonie chilienne et la Terre de Feu.
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Comédie du livre 2012 - Table ronde du Samedi 02 Juin - La rencontre audio



La Russie: de la réalité à la fiction

avec:

Jean-Louis Gouraud pour " Le pérégrin émerveillé " (Éd.Actes Sud)
Le 1er mai 1990, Jean-Louis Gouraud quitte la région parisienne avec deux chevaux - deux trotteurs français -, Prince de la Meuse et Robin. Il emporte avec lui très peu de bagages, mais quantité de papiers - permis, visas, certificats vétérinaires, sanitaires et douaniers - car il doit franchir de nombreuses frontières : traverser les deux Allemagne, la Pologne et pénétrer, enfin, en URSS.
Premier “Occidental” autorisé à entrer à cheval en Union Soviétique, il arrive à Moscou le 14 juillet 1990 après un parcours de 3.333 kilomètres en soixante-quinze jours, soit en moyenne 45 kilomètres par jour ; sinon un record, au moins une performance.

Franck Pavloff pour " l'Homme à la carrure d'ours " (Éd.Albin Michel)
Dans un style tour à tour âpre, rude et poétique, Franck Pavloff dépeint les lieux désolés d'un monde industriel en ruine rempli de containers et d'acier rouillé, un monde sans grâce, sans espoir, condamné par la furie prédatrice des trusts industriels. Et aussi la toute-puissance et la beauté de la nature arctique, les peurs qui enferment les hommes, la mémoire et les rêves qui les ouvrent à la liberté.

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Mémoires du désert de Régis Belleville (La Martinière – 2012)

À propos du "Chamelier blanc"....

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Machu Picchu, première à droite de Mark Adams (Arthaud – 2012)


24 Juillet 1911, en ce matin pluvieux, le jeune professeur de Yale Hiram Bingham III entame une marche dans la Cordillière des Andes au Pérou et re-découvre une ancienne ville dans les nuages: Le Machu Picchu.
100 ans plus tard, Mark Adams décide de découvrir le Machu Picchu de la façon dont son découvreur original l'avait fait.
Aussi Mark quitte les gratte-ciel new-yorkais pour un trek fabuleux au cœur de la jungle péruvienne, en claquant la porte de son bureau de rédacteur en chef de revues de voyage.
Son plan vise à enquêter sur les allégations portées contre Bingham en retraçant le chemin périlleux de l'explorateur vers le Machu Picchu.
Cornaqué par un guide australien, frère jumeau de Crocodile Dundee, Mark Adams s'engage dans une marche, épuisante et mouvementée, en emmenant les lecteurs à travers quelques-uns des paysages les plus magnifiques et historiques du Pérou, de l'ancienne capitale Inca de Cuzco vers les ruines énigmatiques de Vitcos et Vilcabamba.
En chemin, il trouve un pays encore inexploré, peuplé de personnages brillants et excentriques, ainsi que la réponse à la question qui a harcelé les scientifiques depuis l'époque de Hiram Bingham: Qu'est-ce que le Machu Picchu?
Marcheur novice, il va affronter avec flegme et une bonne dose d’humour les nombreux pièges de la jungle péruvienne, croiser les routes sanglantes des conquistadors espagnols et suivre la trace d’Iram Bingham III, cet universitaire américain en nous contant son histoire et ses aventures (il inspira le personnage d’Indiana Jones).
Dans ce récit d'expédition, Mark Adams tisse habilement ensemble l'histoire des Incas, l'histoire de Bingham et son escapade propre. Comme Bill Bryson, il truffe son livre d'anecdotes intéressantes, d'observations incisives et d'apartés souvent hilarants.
Machu Picchu, première à droite est une histoire intelligente et bien écrite, et un rapport d'enquête sur peut-être la plus grande découverte archéologique du siècle dernier.

Journaliste américain, Mark Adams est l'auteur de Mr. América, élu meilleur livre de l'année 2009 par le Washington Post.
Il vit près de New York avec sa femme et ses enfants.

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Peindre le monde: ces fabuleux carnets de voyage

avec:

Sophie Ladame pour " Grisée de mer " (Éd.Moea)
Marin professionnel, dessinatrice, aquarelliste, Sophie Ladame cultive les dons et les talents tout en faisant le lien entre ses passions et son travail.
Son nouveau livre est un morceau choisi du parcours d'une artiste le long de la côte de Bretagne nord, le plus souvent embarquée à bord de voiliers traditionnels.

Joël Alessandra pour " Ennedi, la beauté du monde " (Éd.La Boîte à Bulles)
Construit sous la forme d’un journal, Ennedi, la beauté du monde raconte douze jours de périple à travers cette région désertique du nord est du Tchad, mettant en exergue ses paysages - parmi les plus beaux de l’Afrique Saharienne - et la diversité de ses populations.
Ce carnet de voyage dessiné nous emmène de Fada aux lacs Ounianga Kébir et Ounianga Sérir en passant par la Guelta d’Arché, dévoilant au passage les splendides peintures rupestres de cette région.

Vivi Navarro pour " À bord du Biladi " (Éd.Singulières)
Cet ouvrage est le fruit d’une rencontre…Celle de Vivi Navarro, artiste, avec le BILADI et son équipage, au cours des 36 heures d’une traversée de Tanger à Sète, en décembre 2009..

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Humeurs vagabondes

avec:

Nathalie Courtet pour " Aux portes de l'Orient " (Éd.Phébus)
Michel et Nathalie Courtet sont partis un matin d'Avril 2008 d'un village du Haut-Doubs, à vélo couché, pour rejoindre Téhéran sept mois plus tard. En tout, près de 13.000 Km, des cols et des plaines, les Alpes franchies avec des chiens de traineau et huit pays traversés dont le Montenegro, l'Albanie, la Bulgarie, la Turquie, l'Iran.

Damien Artero pour " No man Iceland " (Éd.Artaud)
Delphine et Damien Artero, un jeune couple dynamique et sensible, d’abord parti plus de deux ans pour un tour de la planète sur Buzzz leur tandem, ont relevé le défi de parcourir et de traverser l'Islande, ce pays de feu, de glace et d'intempéries à la force du mollet avec un bébé de 9 mois dans la remorque, en autonomie complète.

Arnaud Devillard pour " Journal des canyons " (Éd.Le Mot et le Reste)
Arnaud Devillard raconte son périple dans le Sud-Ouest des États-Unis, sur les traces de l’écrivain et écologiste américain Edward Abbey. Mais les paysages qu’il découvre ne sont pas exactement les espaces presque vierges que connaissait Abbey et les réserves naturelles qu’il parcourt sont envahies de touristes motorisés…

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Marcher - (Ou l'art de mener une vie déréglée et poétique) de Tomas Espedal (Actes Sud – 2012)


Un beau jour, Tomas sort de chez lui et, poussé par une envie soudaine, décide de poursuivre son chemin.
Laissant derrière lui sa femme et sa maison, il renoue avec l'art du vagabondage et se délecte de son effet salutaire sur la pensée.
Dans ce récit contemplatif et ciselé, le lecteur est invité à accompagner un flâneur infatigable dans son voyage solitaire à travers la Norvège. Sans obligations ni feuille de route imposée, celui-ci se laisse guider par l'envie et le rythme de ses pas. Il n'y a pas de ligne d'arrivée car pour lui, l'expérience de la marche constitue une fin en soi. Sa promenade improvisée le conduit au pays de Galles, à Paris, à Istanbul avant de l'entraîner vers les montagnes de la Transylvanie.
Un voyage géographique autant qu'un voyage à travers l'histoire de la marche, discipline romantique fondée par William et Dorothy Wordsworth à la fin du XVIIIe siècle. Pour eux comme pour ce nomade, la marche ne se résume pas à une simple nécessité pragmatique. Tout au long de son escapade physique et mentale, notre narrateur itinérant émaille son récit des réflexions de nombreux écrivains qui ont eu recours à la marche comme à un instrument philosophique - et qui ont expérimenté son effet salutaire sur la pensée : Voltaire, Rousseau, Hölderlin, Kierkegaard, Walt Whitman, D. H. Lawrence, Wittgenstein, Heidegger, Sartre, Thomas Bernhard, Bruce Chatwin.
Dans le récit de son errance, Tomas Espedal, tout en délicatesse et en sobriété, fait preuve d'une maîtrise remarquable. Presque imperceptiblement, nous nous retrouvons dans le sac à dos du voyageur. Et là, à l'abri des interférences habituelles, nos sens semblent s'éveiller et le paysage s'ouvrir devant nous.
La lecture devient une expérience physique pour le lecteur, qui est littéralement porté par le rythme de la marche et le souffle de plus en plus ample et régulier qui anime le récit. Comme dans les précédents romans de l'auteur, la narration navigue harmonieusement entre le passé et le présent, entre le matériel et l'immatériel, entre l'individu et le monde...
Marcher est un roman dénué d'artifice, une quête des plaisirs simples - marcher, voir, sentir, penser, être, raconter.
Véritable hymne à la lenteur, ce grand moment de lecture a consacré Tomas Espedal comme une des voix incontournables de la scène littéraire norvégienne contemporaine.

Né en 1961, ancien boxeur, Tomas Espedal est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages. Il est traduit pour la première fois en France aux éditions Actes Sud en 2012 avec Lettre (une tentative).
Marcher (ou l'art de mener une vie déréglée et poétique) a été nominé pour le Grand Prix de littérature du Conseil nordique.

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Inconscience, le livre des dormeurs du Monde de Romain Philippon (Pendant ce temps – 2012)

Dormir, tout un Monde....

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Trip Indien, de l'Inde des hippies à la création de MSF, P. Grellety Bosviel

 
De la descente du Gange à son entretien avec le Dalaï Lama, de ses expériences hallucinatoires aux rencontres avec les Hippies, c’est le carnet inédit d’un incroyable voyage que nous propose l’humaniste Pascal Grellety-Bosviel.
En ce début d’année 70, traqués, épuisés, sans argent, armés seulement de guitares et de flûtes, une horde de jeunes, de Paris à San Francisco, s’est mise en route comme les pèlerins du Moyen Age vers les pays mythiques de l’antique sagesse.
Que fuient-ils ? Un monde technico-policier où ils n’ont plus la force de vivre ; un monde aseptisé, conditionné, qui a détruit ses anciens idéaux, de famille, de patrie, de religion, pour les remplacer par la production et l’argent.
Que recherchent-ils ? La pureté, l’Amour, la Paix, pour la première fois se retrouver eux-mêmes, “être” en un mot. C’est un retour aux sources, vers ce “rêve d’enfance”, vers ce paradis terrestre où l’homme vit en harmonie avec les êtres et les choses.
Partis nombreux pleins de Foi et d’Espérance, beaucoup, déçus, s’arrêteront en chemin, s’apercevant vite que les hommes ici, même s’ils ne parlent pas la même langue, sont peu différents de ceux qu’ils ont quittés. D’autres s’enfoncent dans les paradis artificiels ou se regroupent dans des villages au hasard des expériences et des rencontres, dans des communautés hindoues ou bouddhistes, à la recherche de l’Absolu…
Écrit “sur le terrain”, en 1970, juste avant la fondation de Médecins sans Frontières au Biafra, ce Trip indien rassemble des notes, des photos et des croquis essayant d’éclairer d’une lumière objective la grande Quête d’une certaine jeunesse qui refuse notre monde moderne et tente de retrouver la trace de Dieu.

Le docteur Pascal Grellety-Bosviel est né en 1931 à Paris.
Il débute ses missions humanitaires en 1962 en tant que médecin coordinateur, en Inde, puis suivront le Yémen, le Tchad, la Malaisie, l’Algérie, le Pakistan, le Liban etc.
C’est au Biafra, en 1971, qu’il participe à la fondation de Médecins Sans Frontières. Il devient ensuite Directeur national des opérations de secours de la Croix Rouge française.
Il collabore jusqu’en 2008 à d’autres missions dans le monde entier, après 45 années consacrées à l’humanitaire.
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Portraits de voyage de Stéphanie Ledoux (Elytis – 2012)

Une dessinatrice de grand talent....

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À la recherche de Livingstone d'Henri Morton Stanley (Magellan & Cie – 2012)


Le 10 novembre 1871, un jeune blanc arrive dans un village africain sur les bords du lac Tanganyika. Tandis que la population lui fait fête, un autre blanc, au visage émacié et à la barbe fournie, sort d'une case et se dirige lentement vers lui.
Le premier ôte son chapeau et lance au plus agé cette apostrophe aussi laconique qu'immortelle: «Dr. Livingstone, I presume? ».
Le missionnaire David Livingstone (58 ans) n'avait pas rencontré d'Européen depuis cinq ans et passait pour disparu quand il fut ainsi retrouvé par le journaliste Stanley, de son vrai nom John Rowlands.
Henry Morton Stanley (1841-1904) est connu pour cette apostrophe so british mais aussi pour avoir exploré l'Afrique centrale par le fleuve Congo et pour nous avoir offert une relation de ses voyages qui fut un des plus grands succès de librairie de l'époque.
Livingstone était parti en 1858 aux frais du gouvernement. L'objectif était de remonter le fleuve Zambèze. Mais il échoue et, qui plus est, a le malheur de perdre sa femme au cours de l'expédition. Dix ans plus tard, il repart avec un plus modeste équipement pour explorer le lac Tanganyika, où il espère trouver les «fontaines d'Hérodote» à l'origine du Nil. Malade et abandonné par ses porteurs, c'est Stanley qui le retrouvera et réalisera ses propres rêves d'exploration.
Livingstone fait un bout de chemin avec son sauveteur mais, vieilli et fatigué, il restera en Afrique où il mourra quelques temps plus tard...

En 1869, alors que la Société royale de géographie ne se soucie guère de la disparition de Livingstone, James Gordon Bennet, le directeur du New York Herald, persuadé que l’illustre explorateur est toujours vivant, décide d’envoyer un reporter à sa recherche. Choisi pour cette mission, Henry Morton Stanley n’est encore que journaliste : s’il sillonnait le monde, c’était pour couvrir des événements et non pour explorer ses terres inconnues.
Nulle formation scientifique ou militaire ne le prédisposait à succéder à Livingstone dans la recherche des sources du Nil ou à entamer, comme il le fera dix ans plus tard pour le compte du roi Léopold de Belgique, la conquête coloniale du Congo.
Journaliste donc, mais prêt à de nombreuses métamorphoses, et surtout doué d’une énergie et d’une persévérance rares qui vont lui permettre de mener, de l’île de Zanzibar jusqu’au lac Tanganyika, une expédition démesurée et de retrouver le grand homme malade après dix mois de marche au cœur d’une Afrique inconnue.
Le texte de Stanley (1872), depuis longtemps introuvable, retrace cette aventure hors du commun.
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