« Aucune des oeuvres de la littérature gauchesca n’est peut-être supérieure à Terre pourpre », écrivait Borges, qui n’hésitait pas à comparer ce livre plein de vent, de galops fous dans la pampa, de feux de camp dans les collines de l’Uruguay, au Don Quichotte de Cervantes – et surtout à L’Huckleberry Finn de Mark Twain.
Mais ce qui enchantait par-dessus tout l’auteur de Fictions, c’est que ce roman on ne peut plus aventureux, où passent la griserie des grands espaces, les battements de coeur de l’attente, la fièvre et l’effroi des batailles, était, malgré le sang versé et les séparations, un roman éminemment heureux.

William Henry Hudson, célèbre naturaliste et romancier anglais d’origine américaine, est né à Quilmes, près de Buenos Aires, en 1841, et mort à Londres en 1922.
Joseph Conrad disait de lui : « Il écrit aussi facilement que l’herbe pousse. »
Très tôt passionné par l’étude des plantes et des animaux, il est l’auteur d’une série d’études ornithologiques dont Argentine Ornithology (1888-1899) et British Birds (1895). Ses livres sur la campagne anglaise, dont Hampshire Days (1903) et Afoot in England (1909), contribuent à l’émergence d’un mouvement de retour à la nature dans les années 1920 et 1930.
Son oeuvre la plus célèbre est son roman exotique Green Mansions (1904).
Terre pourpre a été publié à La Table Ronde en 1990 dans la collection Les Matins du Monde, de même qu’un autre de ses ouvrages : Un flâneur en Patagonie, réédité en poche aux éditions Payot (2002).