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Ce qu'il advint du sauvage blanc de François Garde (Gallimard - 2012)

Le Prix Goncourt du premier roman 2012.....

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L’Amant de Patagonie d'Isabelle Autissier (Grasset - 2012)


1880, Ouchouaya, Patagonie.
Orpheline farouche, Emily l’écossaise a 16 ans, de longs cheveux bouclés, les yeux verts. En cette période d’évangélisation du Nouveau Monde, Emily est envoyée en Patagonie en tant que « gouvernante » des enfants du Révérend. Quelle étrangeté soudaine ! Elle qui ne sait rien de la vie découvre à la fois la beauté sauvage du détroit de Beagle, l’alliance des gris, bleus, verts et blancs, les saisons de froid intense et de soleil lumineux, toute l’âpre splendeur des peuples de l’eau et des peuples de la forêt, les baleines et les orques, au bout du Monde.
La si jolie jeune fille, encore innocente, découvre aussi le corps d’Anaki, autochtone Yamara, dont elle tombe amoureuse. Alors, sa vie trop sage bascule. Réprouvée, en marge des codes et des lois de la civilisation blanche, Emily fugue, rejoint Anaki et croit vivre une passion de femme libre. Jusqu’au drame.
Peut-on faire table rase de ses origines ? Doit-on s’oublier pour renaître dans la peau d’une autre ? Une magicienne ou une étrangère ? Sur fond d’anthropologie naissante, de colonisation des terres patagonnes par les blancs, d’affrontements sanglants entre les tribus Yamara et Alakaluffs, de croyances scandées, le roman d’Isabelle Autissier puise à la fois aux sources du réel et de la fiction : qui connaît mieux que la navigatrice les mers du Grand Sud et leurs histoires ? Mais il fallait le talent de l’écrivain pour incarner ces Roméo et Juliette des terres australes, Emily et Anaki.

Ses premiers contacts avec la navigation, Isabelle Autissier les fait à 6 ans sur les côtes bretonnes, en compagnie de ses parents. Plus tard, après un diplôme d’ingénieur agronome, elle rejoint le port de La Rochelle pour y enseigner à l’école Maritime et aquacole. C’est à ce moment que s’accentue son goût pour la navigation et qu’elle construit son premier bateau, "Paroles" pour une première traversée de l’Atlantique en solitaire en 1987.
Connue pour être la première femme à réaliser un tour du monde en course, elle participera à des expériences telles que le Vendée Globe en 1996, ainsi que Around Alone en 1999 mais les dangers qu’elle rencontra lors de cette dernière course en solitaire la firent abandonner la compétition.
Amoureuse de la mer, elle s’efforce depuis de nombreuses années de sensibiliser le grand public à la richesse de l’environnement marin, grâce à sa nouvelle activité d’écrivain, mais aussi à son investissement dans des expériences telles que l’association École de la mer.
Au long de sa carrière vont peu à peu s’entrecroiser cette passion pour la mer avec la découverte de l’écriture.
En 1994, elle fait escale au large de Kerguelen, et part sur les traces de Yves Joseph Marie de Kerguelen de Trémarec (1734-1797). Elle raconte les aventures de ce périple maritime dans son livre Kerguelen, le voyage du pays de l’ombre (A vue d’oeil, 2007). Cette expérience lui a valu l’obtention du Prix Gens de Mer - Hurtigruten 2006.
La même année, elle part à nouveau pour un voyage de deux mois en Antarctique, en compagnie d’Erik Orsenna, conseiller d’état et ancien conseiller culturel de François Mitterand, connu aussi pour son profil d’écrivain voyageur. De cette mission scientifique et artistique depuis Ushuaia en Argentine vers la Péninsule Antarctique naît le livre Salut au grand Sud (LGF, 2007), un journal aux regards croisés sur le plaisir de la découverte de territoires sauvages.
Aujourd’hui Isabelle Autissier vit à La Rochelle et anime également une chronique, le dimanche matin sur France inter, "Carnet de bord", occasion de récits, de portraits pour des passionnés de la mer.
En 2008, aux éditions Grasset, elle publie un nouveau livre consacré à son aventure en Géorgie du Sud avec Lionel Daudet, Versant océan, l’île du bout du monde. Une fois encore, l’union de deux passions, l’alpinisme et la navigation donne naissance à une expérience hors du commun et à une réflexion sur le respect et la protection d’espaces encore vierges et isolés de l’influence humaine.
En 2009, elle a publié Seule la mer s’en souviendra, s’inspirant de son expérience de navigatrice en solitaire autant que d’un célèbre fait divers. Isabelle Autissier raconte avec fascination l’affrontement entre un homme et l’océan, entre la raison et la folie.
Avec son dernier roman L’Amant de Patagonie, elle nous entraîne sur les traces d’une jeune écossaise envoyée en Patagonie à la découverte de la beauté sauvage du détroit du Beagle. Sa vie bascule à la rencontre d’un jeune autochtone... Une histoire passionnante sur fond d’anthropologie naissante, de colonisation des terres par les Blancs et d’affrontements entre tribus.

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Dernières nouvelles du Sud, de Luis Sepulveda, en collaboration avec Daniel Mordzinski (Métailié - 2012)

Patagonie encore, Patagonie toujours....

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Rencontre du Mercredi 09 Mai 2012



La rencontre du 09 Mai, aura pour thème principal La Patagonie, de l'île de Chiloé à la Terre de Feu.
Nous accueillerons, pour l'occasion David Lefèvre.

Afin de localiser la cité des Césars, un hypothétique eldorado dissimulé dans les immensités de Patagonie, David Lefèvre se lance dans une lente descente du sous-continent américain.
Marches solitaires et séjours prolongés du fait de l’hospitalité autochtone alternent avec des temps de réflexion sur la culture, le mode de vie ou les points de clivage des sociétés latino-américaines.
De la steppe argentine aux épaisses forêts du Chili, de l’île de Chiloé aux confins du détroit de Magellan, le voyageur est happé par une nature grandiose qui le modifie peu à peu, au point qu’il se trouve, au terme de dix-huit mois d’errance, confronté à l’impossibilité du retour.
Depuis 2010, David Lefèvre réside au Chili, installé au bord d’un lac de l’île de Chiloé, dans une région où la nature demeure intacte. .

Projection numérique", suivie d'une dédicace du livre "Aux quatre vents de la Patagonie" (Éditions Transboreal)

Affiche de la rencontre

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Sébastien Ortiz à Montpellier

Sébastien Ortiz était à Montpellier hier à l'invitation de notre librairie et avec le soutien de son éditeur les éditions Arléa que nous remercions vivement.
Son séjour en France, alors qu'il venait de Rangoun où il réside depuis 3 ans en tant que conseiller culturel et de coopération en Birmanie et où il dirige également le centre culturel français de Rangoun., fut bien court mais il n'a pas hésité à accepter notre invitation, ce dont nous le remercions chaleureusement.

Durant la rencontre qui a suivi, Sébastien a ravi un public acquis à la cause Birmane et avide de découvrir ce beau pays désormais facilement accessible en individuel, ce qu'il a confirmé.

Au cours d'un dîner fort apprécié où l'Inde, sa nouvelle terre d'exploration dès cet été où il sera Consul Général à Calcutta, et bien sur la Birmanie furent évoquées, nous avons pu apprécier sa gentillesse.
Nous espérons la revoir bientôt en France ou à Calcutta et attendons le prochain récit ou roman avec impatience.


SÉBASTIEN ORTIZ À MONTPELLIER par LESCINQCONTINENTS
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Vertiges de Quito de Didier Tronchet (La Table Ronde – La Petite Vermillon - 2012)

Un récit de voyage par un scénariste-dessinateur de BD.....

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Terre pourpre de W. H. Hudson (La Table Ronde - La Petite Vermillon - 2012


« Aucune des oeuvres de la littérature gauchesca n’est peut-être supérieure à Terre pourpre », écrivait Borges, qui n’hésitait pas à comparer ce livre plein de vent, de galops fous dans la pampa, de feux de camp dans les collines de l’Uruguay, au Don Quichotte de Cervantes – et surtout à L’Huckleberry Finn de Mark Twain.
Mais ce qui enchantait par-dessus tout l’auteur de Fictions, c’est que ce roman on ne peut plus aventureux, où passent la griserie des grands espaces, les battements de coeur de l’attente, la fièvre et l’effroi des batailles, était, malgré le sang versé et les séparations, un roman éminemment heureux.

William Henry Hudson, célèbre naturaliste et romancier anglais d’origine américaine, est né à Quilmes, près de Buenos Aires, en 1841, et mort à Londres en 1922.
Joseph Conrad disait de lui : « Il écrit aussi facilement que l’herbe pousse. »
Très tôt passionné par l’étude des plantes et des animaux, il est l’auteur d’une série d’études ornithologiques dont Argentine Ornithology (1888-1899) et British Birds (1895). Ses livres sur la campagne anglaise, dont Hampshire Days (1903) et Afoot in England (1909), contribuent à l’émergence d’un mouvement de retour à la nature dans les années 1920 et 1930.
Son oeuvre la plus célèbre est son roman exotique Green Mansions (1904).
Terre pourpre a été publié à La Table Ronde en 1990 dans la collection Les Matins du Monde, de même qu’un autre de ses ouvrages : Un flâneur en Patagonie, réédité en poche aux éditions Payot (2002).
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Aux quatre vents de la Patagonie, De l’île de Chiloé à la Terre de Feu de David Lefèvre (Transboreal - 2012)


Afin de localiser la cité des Césars, un hypothétique eldorado dissimulé dans les immensités de Patagonie, David Lefèvre se lance dans une lente descente du sous-continent américain. D’abord explorée dans les bibliothèques, l’énigme, qui l’a mis en route, oriente son parcours puis se fond dans son sillage. Des épisodes méconnus de la conquête espagnole, des destins insolites deviennent les jalons du voyage et décident de son orientation.
Marches solitaires et séjours prolongés du fait de l’hospitalité autochtone alternent avec des temps de réflexion sur la culture, le mode de vie ou les points de clivage des sociétés latino-américaines.
De la steppe argentine aux épaisses forêts du Chili, de l’île de Chiloé aux confins du détroit de Magellan, le voyageur est happé par une nature grandiose qui le modifie peu à peu, au point qu’il se trouve, au terme de dix-huit mois d’errance, confronté à l’impossibilité du retour.
Un très beau récit à l'écriture fluide où la nature et les hommes qui la peuplent sont décrits avec talent et passion, hommage à cette contrée du bout du monde.

Né à Fougères en 1973, David Lefèvre interrompt ses études à 20 ans après une licence d’histoire-géographie. Après avoir travaillé un an comme gestionnaire dans une grande entreprise d’électronique, il boucle son sac avec l’idée d’aller chercher son université sur les routes.
Un premier départ le conduit en Amérique du Nord. Après une traversée coast to coast des États-Unis, il randonne dans de nombreux parcs nationaux. Il parcourt notamment une partie de l’Arizona en compagnie d’un sculpteur de kashinas hopi qui cherche des racines de cotton wood dans les sables. En octobre 2004, il se rend au Mexique, dans la région du Chiapas alors en plein soulèvement zapatiste. Il côtoie les Indiens tzotzil en lutte contre le gouvernement central pour la défense de leurs droits.
De retour à New York, il se retrouve sans argent et convoie des véhicules. Il parcourt plusieurs régions de France au rythme saisonnier des cueillettes et des récoltes de fruits.
Il alterne ensuite divers petits boulots alimentaires dans l’idée de se frotter à la réalité précaire d’un monde pénible (opérateur sur presses à emboutir, peintre, chauffeur livreur) et des séjours en Asie (Turquie, Iran, Syrie, Ouzbékistan, Kirghizistan, Chine, Pakistan, Népal, Inde, Thaïlande, Malaisie). Il randonne en solitaire en Anatolie, au Rajasthan, dans le désert iranien du Dasht-e Kevir, réalise des treks classiques au Népal et excursionne sur d’anciens sentiers muletiers dans les monts Deosai, au nord du Pakistan. Une rencontre avec les aigliers des contreforts des Tian Shan constitue une autre expérience marquante.
En 2003, il se rend en Irlande sur les traces de Nicolas Bouvier qui y avait séjourné presque vingt plus tôt. Sur l’île d’Inishmore, il rencontre les deux personnages principaux du Journal d’Aran et recueille leurs souvenirs. Il se rend ensuite à la Bibliothèque publique de Genève et, sous l’égide d’Éliane Bouvier, explore les archives manuscrites et iconographiques de l’écrivain suisse. Cette escapade irlandaise associée à ce travail de recherche donne naissance à l’écriture d’un essai intitulé Dans le sillage d’un saumon genevois remontant à ses sources, qui sera publié dans la prestigieuse Revue Europe en 2007.
Auparavant, un autre séjour à Genève avait donné naissance à l’exposition Nicolas Bouvier, flâneur planétaire donnant à connaître à un large public le parcours multiple et l’œuvre de l’auteur genevois. Cette réalisation itinérante, toujours active à ce jour, a été régulièrement présentée dans divers espaces culturels, événements ponctuels et festivals à travers la France tels que les festivals Étonnants Voyageurs de Saint-Malo ou Artisans voyageurs à Angers.
Parallèlement, il continue à alterner voyages au long cours et sédentarité. Il exerce alors divers métiers. Il est initié aux techniques de la photographie à Udaipur, en Inde. Il est cuisinier en Angleterre et en Allemagne, barman puis berger en Irlande. Il commerce des pierres semi-précieuses.
De plus en plus attiré par les grands espaces, en 2003, il effectue un premier voyage en Amérique du Sud. Deux semaines de marche dans les salars du Nord argentin et traverse le désert d’Atacama au Chili jusqu’à la côte Pacifique.
En 2004, il se livre à une ascension du volcan Sajama, qui culmine à 6 542 mètres en Bolivie.
Entre 2005 et 2010, son attirance, affirmée pour les forêts et les steppes argentines, le pousse vers la Patagonie, où il effectue plusieurs séjours de trois à six mois.
Depuis 2010, il réside au Chili, où il exerce d’abord une activité de photographe. Installé au bord d’un lac de l’île de Chiloé, dans une région où la nature demeure intacte, il s’adonne à une vie frugale proche de l’autosubsistance. Il s’interroge notamment sur les limites du concept de pauvreté volontaire. C’est une expérience propice à la réflexion, à la contemplation et donc à l’écriture.
Parmi ses engagements, il entend sensibiliser le public aux dangers d’un projet de mégacentrales hydroélectriques par des entreprises privées sur les deux principaux fleuves de la Patagonie chilienne. Dans ses récits, il aime faire office de cueilleur de mémoire. Il privilégie l’enquête, le témoignage et, en particulier, la parole donnée aux anonymes.

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La sagesse nomade de Bruce Chatwin (Grasset - 2012) Lettres éditées par Elisabeth Chatwin et Nicholas Shakespeare

Une correspondance inédite par l'auteur du Chant des pistes....

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Le pérégrin émerveillé de Jean-Louis Gouraud (Actes Sud- 2012


C’était il y a vingt ans, c’était il y a un siècle.
Le 1er mai 1990, Jean-Louis Gouraud quitte la région parisienne avec deux chevaux - deux trotteurs français -, Prince de la Meuse et Robin. Il emporte avec lui très peu de bagages, mais quantité de papiers - permis, visas, certificats vétérinaires, sanitaires et douaniers - car il doit franchir de nombreuses frontières : traverser les deux Allemagne, la Pologne et pénétrer, enfin, en URSS.
Premier “Occidental” autorisé à entrer à cheval en Union Soviétique, il arrive à Moscou le 14 juillet 1990 après un parcours de 3.333 kilomètres en soixante-quinze jours, soit en moyenne 45 kilomètres par jour ; sinon un record, au moins une performance.
Arrivé à destination et comme il s’y était engagé, il offre ses deux chevaux à Mikhaïl Gorbatchev qui lui avait personnellement autorisé son passage en ces terres - mais les reprend rapidement, dans des conditions quelque peu rocambolesques, dès que ce dernier est renversé pour laisser place à Boris Eltsine.
En vingt ans, Jean-Louis Gouraud a souvent refait le voyage - pas toujours à cheval - et revu ceux qui l’ont accueilli lors de son premier parcours.
Certes, rien n’est plus comme avant : l’Allemagne a été réunifiée, la Pologne intégrée à l’Union européenne, l’URSS remplacée par des républiques qui ne croient plus au communisme et pas tout à fait encore au libéralisme. Mais qu’est-ce qui a vraiment changé ? Les nombreuses notes prises par Jean-Louis Gouraud au cours de ses allers et retours vont bien au-delà de l’anecdote. Il ne s’agit pas ici du simple récit d’un exploit équestre, mais du portrait équestre d’un empire.
Histoire, littérature, élevage, religion : rien n’échappe à la curiosité du globe-trotteur, qui alimente ainsi sa réflexion sur un voyage dans le temps et l’espace. Après avoir sillonné en tous sens les immensités russes, de la Carélie à la Bouriatie, de la Volga au Baïkal, de la Kalmoukie à la Iakoutie, pour y voir, toujours, des chevaux, Jean-Louis Gouraud rend ici hommage à l’un des plus grands nouvellistes russes, Nicolas Leskov, auteur d’un chef-d’oeuvre connu en France sous le titre du Vagabond enchanté, qu’il aurait préféré voir traduit autrement : Le Pérégrin émerveillé, par exemple.
Ses pérégrinations, en tout cas, l’ont amené à s’intéresser à d’autres pérégrins, dont le plus illustre est le sulfureux Raspoutine, dont il a découvert un texte étrange qui, curieusement, n’avait jamais été traduit, et dont il donne ici la primeur.

Jean-Louis Gouraud est né à Paris le 2 mars 1943. Il fut directeur de la rédaction de Jeune Afrique de 1968 à 1975, conseiller en communication de 1975 à 2005, éditeur et directeur de collections jusqu’à nos jours pour les éditions Favre (Lausanne, Suisse) et les éditions du Rocher.
Il est l’auteur de très nombreux ouvrages sur le cheval, l’équitation, l’hippologie dont Russie : des chevaux, des hommes et des saints (éditions Belin), L’Afrique par monts et par chevaux (éditions Belin), Asie centrale, centre du monde (du cheval) (éditions Belin).
Il dirige la question “Arts équestres” aux éditions Actes Sud.
Deux de ses romans d’aventures équestres ont été adaptés au cinéma « Chamane » (réalisateur : Bartabas) et « Serko » (réalisateur : Joël Farges).
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Promenons-nous dans les bois de Bill Bryson (Payot- 2012)

Le nouveau récit d'un maître de l'humour.....

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Portraits Birmans, Dix-Neuf Vues de la Shwedagon de Sébastien Ortiz (Arléa - 2012)


Avec Portraits birmans, Sébastien Ortiz, attaché culturel à l’ambassade de France en Birmanie (aujourd’hui Myanmar) publie son deuxième récit chez Arléa, qui à l’instar du premier, Fantômes à Calcutta (2010), est nourri de son expérience à la fois de diplomate, de spécialiste des civilisations asiatiques, mais aussi d’insatiable curieux de la vie quotidienne.
Avant tout, dévoilons le mot mystérieux que Sébastien Ortiz a choisi pour sous-titre de son récit. La Shwedagon (de shwe, « or », et dagon, « ancien nom de Rangoun ») est le nom de la grande pagode de Rangoun (aujourd’hui Yangon), lieu saint bouddhique le plus important de Birmanie, qui abriterait huit cheveux du Bouddha historique Gautama.
Située à deux kilomètres du centre de Rangoun, au sommet de la colline de Singuttara, la grande pagode se dresse au milieu de soixante-douze autres pagodes, pagodons, salles de prières et autres édifices, ainsi que de très nombreuses statues de bouddhas. Son stûpa atteint cent mètres de hauteur, et sa flèche est sommée d’une sphère d’or incrustée de milliers de diamants.
Pour nous, Occidentaux, la Birmanie est un des pays le plus maudits de la Terre, avec ses généraux, la répression constante contre les moines et les opposants, mais, aussi, la haute figure de la grande Dame de Rangoun, Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix 1991. Les abominables contraintes qui pèsent sur elle et sur tous les Birmans, offusquant les images des tentatives de soulèvement toujours réprimées par une soldatesque brutale, nous empêchent d’imaginer que, malgré la terreur, tout un peuple essaie de vivre au quotidien, se débattant, comme partout dans le monde, avec ses préoccupations vitales – santé, travail, nourriture, et même divertissement.
Tout au long de ces dix-neuf vues (qui sont aussi dix-neuf vies), Sébastien Ortiz nous révèle les mille facettes qui illustrent la vie quotidienne des « vrais gens », et cet éclairage tout à fait nouveau, s’il nous émeut bien souvent, ne manque pas de nous étonner. On vit, malgré tout, en Birmanie, à Rangoun, et nous le prouvent ces dix-neuf portraits de Birmans et d'expatriés qui se rendent à leur travail, vont en week-end à la campagne, « sortent en boîte », et, pour certains, recherchent, le soir, la chaleur tarifée et vite éteinte d’une prostituée.
Ce qui lie entre elles ces vues et ces vies, c’est bien sûr l’omniprésence de la Shwedagon, fil rouge incontournable au centre de la ville. Mais d’autre part, et même si, cette fois, ce n’est pas dit dans le titre, la grande Dame de Rangoun est elle aussi partout présente, par allusions discrètes, et l’on devine qu’elle aussi est nécessaire, aussi indispensable aux habitants de la ville que la grande pagode.
Un air un peu plus léger semble souffler aujourd’hui sur ce pays, qui fait entrer la Birmanie dans l’actualité de nos médias. Peut-être est-ce de bon augure à la fois pour le pays, pour la grande Dame, et pour le succès de ce beau récit.

Diplomate, Sébastien Ortiz est actuellement conseiller culturel et de coopération en Birmanie et dirige le centre culturel français de Rangoun.
Il a publié précédemment deux romans chez Gallimard (Tâleb, en 2002, et Mademoiselle Cœur Solitaire, en 2005), ainsi qu’une petite anthologie du voyage à Bali (Le Goût de Bali, Mercure de France, 2005).
Son fabuleux récit sur Calcutta aux éditions Arléa est, à notre grand regret, définitivement épuisé.

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Chaman de Galsan Tschinag (Anne-Marie Métailié - 2012)

Le nouveau récit de Galsan Tschinag....

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