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Siam de Lily Tuck (Actes Sud- 2012)


Ce roman énigmatique, obsédant, celui d’une innocence perdue, se déroule en Thaïlande, alors que débute la guerre du Vietnam.
Claire, une jeune Bostonienne qui vient de se marier avec un conseiller militaire et un ingénieur américain qui construit les pistes de Nakhon Phanom, en Thaïlande du Nord, pour les bombardiers américains, James, un peu plus âgé qu’elle, débarque avec lui à Bangkok le 9 mars 1967, le jour même où l’aviation américaine commence à bombarder le Nord-Vietnam à partir de ses bases thaïlandaises.
Lors d’une soirée, peu de temps après leur installation, Claire rencontre Jim Thompson, un célèbre entrepreneur américain, fondateur de la Thai Silk Company.
La disparition de Thompson, quelques semaines plus tard, donne lieu à de nombreuses spéculations, aussi contradictoires que perturbantes pour elle. Car Claire est tombée sous le charme de cet homme, dont la distinction, l’élégance, la culture tranchent avec son quotidien.
Déstabilisée tout à la fois par les silences pesants de son mari (concernant son activité, la situation géopolitique et la disparition de Thompson), par un environnement violemment inhabituel, par le rapport à la vérité - pour le moins problématique à ses yeux - des gens qu’elle côtoie, et par une solitude plus subie que choisie (son mari s’absente beaucoup, et elle peine à nouer de véritables amitiés), Claire devient la proie d’obsessions et d’inquiétudes qui, toutes, la ramènent vers Jim Thompson.
À sa manière maladroite, inquiète, Claire se lance alors dans une sorte de quête naïve, éperdue, d’une vérité inaccessible. Basé sur un fait divers réel (Lily Tuck a elle-même rencontré Jim Thompson), moralement imprégné du désastre que représenta pour les Etats-Unis leur implication militaire en Asie du Sud-Est, Siam est un roman tranchant, tragique, élégant, dans la tradition de Graham Greene et de Joan Didion.
Cette juxtaposition de petits détails de la vie de Claire et James, avec les grandes manifestations politiques de l'époque, est cruciale pour le ton du roman. Lily Tuck capte à la perfection la désorientation des étrangers dans un pays étrange, l'insularité de communautés d'expatriés, et le fossé qui existe entre des étrangers privilégiés et les gens parmi lesquels ils vivent.

Entre sa France natale, le Pérou et l'Uruguay de son enfance, New York où elle réside avec sa mère, et la Thaïlande où elle s'installe après son mariage précoce, Lily Tuck trouve l'inspiration qui nourrit ses romans. Un sentiment de déracinement qui dessine les contours de ses personnages contrariés et complexes, souvent des femmes dont la vie change suite à un exil ou à une perte.
Diplômée du Radcliffe College, Lily Tuck, étudie la littérature américaine à la Sorbonne où elle commence à écrire. Mais c'est à New York qu'elle se consacre à l'écriture et sort son premier roman, Interviewing Matisse, or the woman who died standing up, dialogue sous forme d'appel téléphonique entre deux amis qui viennent de perdre un camarade.
Après un second roman, son troisième roman Siam, or the woman who shot a man lui vaut enfin l'attention des critiques, pour son évocation de la culture luxuriante et mystérieuse de la Thaïlande, nourrie de détails précis et d'images sensorielles.
Lily Tuck rédige également un recueil de nouvelles, Limbo, and other places I have lived, et la biographie de la romancière italienne Elsa Morante.
Paraguay, son quatrième roman, retrace l'histoire d'une courtisane de Paris devenue la maîtresse du tyran Solano. Le roman, acclamé par la presse outre atlantique, fait débat dans l'opinion publique par sa représentation d'un dictateur bien réel mais vaut à son auteur le National Book Award en 2004, le prix le plus honorifique aux Etats-Unis après le Pulitzer. Paraguay, son premier roman traduit en français, a paru en 2010 aux éditions Jacqueline Chambon.
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De monde en monde, Reportages 1934-1942 de Annemarie Schwarzenbach ( Zoé- 2012)

Une voyageuse hors du commun....

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Rencontre du Mardi 06 Mars 2012

LES RENCONTRES LITTÉRAIRES : ROBERT LOUIS STEVENSON



La Comédie du Livre 2012 mettra à l'honneur la littérature du Royaume-Uni. Afin de préparer ensemble ce grand événement, l'association Cœur de Livres vous propose un cycle de rencontres consacré aux grands auteurs britanniques.
Pour cette cinquième rencontre qui aura lieu le Mardi 6 Mars à 19h00, salle Pétrarque (entrée libre), l'Association Cœur de Livres et la Librairie Les Cinq Continents vous invitent au voyage en compagnie de R.L Stevenson, pour une rencontre

Avec

Michel Le Bris



Passionné par les romans d'aventures, Robert Louis Stevenson est aujourd'hui un maître du genre. Surtout connu pour ses romans L'île au trésor et L'étrange cas du Docteur Jekyll et Mister Hyde, il est pourtant l'auteur de nombreux essais sur le thème de l'écriture et de la fiction. Il ne cessera de théoriser et de redéfinir le genre aventureux, livrant alors une réflexion des plus novatrices de son époque et provoquant une véritable révolution littéraire.

Pour en parler Michel Le Bris, écrivain, romancier, éditeur, directeur et fondateur du festival de Saint-Malo "Étonnants Voyageurs".
Michel Le Bris fait paraître ce qu’il considère comme son premier vrai livre, L’homme aux semelles de vent, en 1977, premier manifeste pour une littérature aventureuse. Grand connaisseur de l’histoire de la conquête de l’Ouest, et de l’histoire de l’Amérique en général, Michel Le Bris y a consacré plusieurs ouvrages.
En 1990, exaspéré par les modes littéraires occupant alors le devant de la scène en France et décidé à défendre l’idée d’une littérature résolument «aventureuse, voyageuse, ouverte sur le monde, soucieuse de le dire» il crée la revue trimestrielle Gulliver. Il lance en France le mouvement des "écrivains voyageurs", propose en 1992 le terme de "littérature-monde" et fait découvrir Nicolas Bouvier, dont il devient l’éditeur, mais aussi Redmond O’Hanlon, Anita Conti, Ella Maillart, Patrick Leigh Fermor, Norman Lewis, Jonathan Raban, Colin Thubron, Edward Abbey, Peter Matthiessen, des dizaines d’autres — plus de 400 ouvrages édités en l’espace de 15 années.
Il créé cette même année (avec Christian Rolland, Maëtte Chantrel et Jean-Claude Izzo qui sera pendant des années l’attaché de presse de la manifestation) le Festival Étonnants Voyageurs à Saint-Malo.
Spécialiste de Stevenson, Michel Le Bris lui a consacré une monumentale biographie (Les années bohémiennes, NiL éditions, 1994), un essai (Pour saluer Stevenson, Flammarion, 2000) et a édité chez divers éditeurs la quasi-totalité de son œuvre (dont de nombreux inédits en langue anglaise).
En mai 2011, sort chez Gallimard le premier roman qu’écrivit Robert Louis Stevenson, La Malle en cuir ou La Société idéale, resté jusqu’à ce jour à l’état de manuscrit et que Michel Le Bris découvrit, après un formidable jeu de piste, dans une bibliothèque californienne. Le roman des temps de bohème, où de jeunes Anglais, rêvant de voyages, partent à la conquête du monde…
Manquaient les derniers chapitres. Michel Le Bris s’est servi de ce que son étude approfondie de Stevenson lui a permis de savoir de la suite de son projet, et de l’évolution de sa philosophie, pour imaginer une fin tout aussi savoureuse que le roman lui-même.

La librairie "les Cinq continents" s'associe à cette soirée en proposant durant la rencontre, une sélection d'ouvrages autour de l'écrivain anglais, R.L. Stevenson et de l'écrivain venu en parler à savoir Michel Le Bris.

Affiche de la rencontre


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Boy de Takeshi Kitano (Wombat-2012

Du cinéaste au conteur...

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Ville, j'écoute ton coeur d'Alberto Savinio (Gallimard-2011)


La ville de Milan, son histoire, ses monuments, ses musées, ses places, ses habitants, célèbres ou inconnus, sont ici les prétextes choisis par Alberto Savinio avec le propos d’illustrer ces lignes du préambule qui ont valeur de manifeste : « Dans l’ambition de faire “une oeuvre”, il y a encore de la puérilité. Une fois cette puérilité comprise et dépassée, on n’écrit de livres, si on a encore envie d’écrire, qu’en forme de longue et tranquille conversation. »
Songeur et précis, Savinio porte, ici, à son point extrême de perfection cet art de la digression qui le caractérise et qui n’est possible que lorsqu’on possède, comme lui, une mémoire, une mémoire amoureuse et attentive à renouveler, à la moindre occasion, quelque pensée impérissable, une sentence ou un bonheur oublié.
À établir aussi les affinités reliant les oeuvres et les coutumes des hommes, et à souligner, à travers les siècles, les variantes de l’Esprit.
Aussi, dans sa promenade milanaise, à chaque coin de rue, à la vue d’une façade ou d’une statue, sa vaste culture – nourrie surtout d’Héraclite, de Platon, de Lucien de Samosate, de Voltaire, de Beethoven, de Stendhal, d’Achim von Arnim, de Nietzsche – s’éveille, créant tout un réseau d’échos autour de chaque sujet et de chaque thème, à peine est-il ébauché. Et touche après touche, la ville – contemplée pour la première fois dans son intégralité, juste avant les bombardements de 1943 – surgit à chaque page pour s’effacer aussitôt ; car, si l’auteur parle de son architecture, c’est toute l’architecture italienne qu’il passe en revue, et, s’il commente les tableaux de ses musées, c’est toute la peintre qui défile, tels Cimabue et Giotto qu’il analyse par rapport au cubisme et à Paul Klee…

Écrivain et auteur dramatique, musicien et peintre, Alberto Savinio (1891-1952), de son vrai nom Andrea De Chirico, est le frère cadet du peintre Giorgio de Chirico.
Après la mort de son père, il mène une vie errante avec les siens : élève de Max Reger à Munich en 1911, pour la composition musicale ; à Paris ensuite, où il se lie d’amitié avec Guillaume Apollinaire, qui le fait collaborer aux Soirées de Paris.
Il publie en 1914, en français, Les chants de la mi-mort, puis retourne en Italie au moment de la guerre et adhère au groupe néo-classique de la Ronda. En 1926, revenu à Paris, il s’adonne principalement à la peinture. Rentrant finalement en Italie vers 1934, il y mène de front ses activités diverses et fait aussi ses débuts d’auteur dramatique, avec décors et musique de son invention.
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Les bouts du monde de Roger Willemsen (Arthaud- 2012)

Une découverte....

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Retour à Bombay de Kavita Daswani (De Fallois-2012)

 
Sohana Badshah est de retour à Bombay après avoir abandonné des études de décoration d’intérieur à Londres à la suite d’une déception amoureuse. Cette rupture va amener Sohana à s’intéresser de près à l’entreprise familiale, ce qui surprend, car tout ce qu’on attend d’elle, c’est qu’elle fasse du shopping, prenne le thé avec des amies et surtout qu’elle se marie au plus vite avec un homme qui trouve grâce aux yeux de celui qui est à l’origine de la fortune familiale : Darshan Badshah, self-made-man octogénaire et tyrannique.
Au cours des investigations de Sohana, nous rencontrons les autres membres de la famille : son cousin préféré, Milan, play-boy à l’humour ravageur, Sharan qui trompe sa femme avec sa secrétaire, le frère aîné de Sohana qui en pince pour une top-modèle, la tante Malini, femme cougar hyperliftée, qui sort avec un joueur de cricket qui a l’âge d’être son fils, etc.
Nous apprenons qu’outre des aciéries, Badshah Enterprise possède des centres commerciaux et des hôtels dans le monde entier.
La crise éclate lorsque Baba Badshah, le patriarche, annonce qu’il préférerait vendre la société qu’il a créée plutôt que de voir un de ses trois fils lui succéder, mais que si l’un de ses petits-fils lui présente un projet de développement innovant, il est prêt à lui passer le relais. Une terrible compétition va s’engager entre ses cinq petits-fils. Sohana, seule fille de la famille, est d’entrée de jeu éliminée de la compétition et va d’abord aider Milan, son cousin préféré. Peu à peu, cependant, elle va être amenée à changer d’avis à mesure qu’elle découvre la vérité sur son grand-père et la nature du différend qui est à l’origine de sa rupture avec Jag.
Retour à Bombay est un récit plein d’humour qui nous fait découvrir une Inde nouvelle où les jeunes gens à qui tout est dû ont les dents longues, mais où les femmes sont loin d’avoir dit leur dernier mot.
Kavita Daswani s’est fait connaître en France avec son premier roman, Mariage à l’indienne, Éditions de Fallois, 2003. Elle a surpris par un ton libre, sans complexe et plein d’humour.
Dans ce deuxième roman, elle fait le portrait d’une nouvelle génération luttant avec le poids des traditions. Son héroïne garde le ton d’une jeune femme moderne, délivrée des tabous. Sa connaissance de l’Inde d’aujourd’hui est particulièrement pertinente.

Kavita Daswani naît à Hong Kong de famille indienne émigrée à la fin des années 40. Elle y vit, et fait ses études dans des collèges anglais, jusqu’à ce qu’elle parte en 2000 pour Los Angeles.
Son père passe la majeure partie de sa vie dans l’import-export de vêtements, de textile et d’accessoires de mode. Il y avait, et il y a toujours, une communauté indienne relativement importante à Hong Kong (environ 22 000 personnes). Mais Bombay reste leur véritable foyer. Kavita et sa famille s’y retrouvent pour les fêtes de famille, pour les mariages et pour les enterrements.
Kavita devient journaliste à l’âge de 17 ans. Après avoir écrit dans des magazines locaux, cinq ans plus tard, elle débute au South China Morning Post, le journal le plus important de Hong Kong. Ses articles portent aussi bien sur les affaires que sur la santé, la mode ou les VIP. Elle fait partie de la rédaction.
En 1993, elle décide de s’installer à Paris et loue un petit appartement boulevard Saint-Michel. Elle écrit sur la mode et les gens pour le South China Morning Post, et aussi pour d’autres revues. Elle fait de nombreux allers et retours entre Londres et Paris, et couvre jusqu’en 1995 certains événements européens.
C’est à cette époque que sa famille, n’ayant de cesse de lui trouver un mari, la rappelle à Bombay. Elle y reste plus de trois mois. Beaucoup des expériences relatées dans son livre Mariage à l’indienne remontent à cette période.
Quand elle revient à Hong Kong (la tentative matrimoniale ayant échoué !), elle est nommée rédactrice de mode pour le South China Morning Post. Elle continue à travailler en indépendante pour des revues internationales ou locales ainsi que pour des chaînes de télévision. Elle est correspondante de mode pour CNBC Asie, pour CNN International, et la correspondante en Asie de Women’s Wear Daily.
Depuis 1995, elle n’arrête pratiquement pas de voyager à travers le monde pour couvrir des défilés de mode ou des événements de société.
Mariée en 2000, elle vit avec son mari et son fils juste à côté de Los Angeles. Elle continue à travailler en journaliste indépendante pour des journaux et magazines américains et asiatiques.

RENCONTRE AVEC KAVITA DASWANI LE MERCREDI 29 FÉVRIER À MONTPELLIER

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L'homme à la carrure d'ours de Franck Pavloff (Albin Michel-2012)

Dans une zone du Grand Nord, ignorée des cartes....

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Noces à Ceylan de Thierry Vernet avec 32 illustrations de Floristella Stephani et Thierry Vernet (L'Age d'Homme-2010)


En 1953, deux jeunes amis partent à la conquête du monde. Il en résultera un livre légendaire, véritable bible des voyageurs: L'Usage du monde.
Dans cet ouvrage, seule une voix se fait entendre, celle de Nicolas Bouvier, son compagnon de voyage, Thierry Vernet, se contentant d'illustrer ce carnet de route. Mais ce dernier envoyait des lettres à sa famille, publiées en 2006 à L'Age d'Homme dans un volume intitulé Peindre, écrire chemin faisant.
Peindre, écrire chemin faisant, livre désormais culte s’achevait en Afghanistan le 20 octobre 1954, sur la séparation entre Thierry Vernet et Nicolas Bouvier.
Noces à Ceylan débute trois jours plus tard à New Delhi. On y retrouve la même dévotion, la même joie du jeune peintre, alors âgé de 27 ans, face à son travail, avec une différence notable cependant: il pourra enfin partager son bonheur avec sa fiancée Floristella Stephani – la tendre môme –, peintre elle aussi, partie, en paquebot, le rejoindre à Colombo pour l’y épouser.
Ceylan, c’est aussi l’aboutissement du long périple indien de Nicolas Bouvier ; il y célébrera le mariage de ses amis genevois : ce sont eux, les « Paul et Virginie » pudiquement évoqués au début du Poisson-scorpion.
Le séjour de cinq mois environ, sur cette île enchanteresse, ne sera pas exempt de difficultés (matérielles, de santé), mais ce qui prédomine dans ces pages adressées à la famille de l’auteur, c’est la confiance lumineuse de celui-ci en l’avenir, et sa curiosité très plastique pour les êtres et les choses qui croisent son regard, transmise avec une verve et un naturel désarmants.
Cet important ouvrage est un témoignage culturel inestimable, comportant de nombreuses illustrations in-texte, qui propose un autre point de vue sur une même aventure, celui d'un peintre possédant un réel talent de conteur et d'écrivain.
En juin 2007, Floristella Stephani, la veuve de l'artiste, grande peintre elle-même, s'est éteinte à Paris. Elle a laissé dans ses affaires la suite des lettres postées de Ceylan, correspondant au Poisson-scorpion de Nicolas Bouvier.
Ce livre exceptionnel, de nouveau disponible, comporte de nombreux documents photographiques inédits, ainsi que des cahiers d'illustrations en couleurs dévoilant l'art pictural de Thierry et Floristella.

Né au Grand-Saconnex en 1927, Thierry Vernet s'est initié aux arts plastiques auprès du décorateur Jean Plojoux et du peintre Xavier Fiala. Après sa formation, il entreprit un grand voyage en Orient en compagnie de l'écrivain Nicolas Bouvier, dont il illustrera L'Usage du Monde.
Pour assurer sa vie matérielle, il réalisa les décors d'innombrables spectacles, à la Comédie de Genève, pour les spectacles estivaux de l'Opéra de Chambre de Genève, au Grand Théâtre, au théâtre du Jorat ou à la Comédie Française, notamment.
Artiste sensible à la fois à la beauté et au mystère du monde, Thierry Vernet est de ces peintres qui, très à l'écart des allées de la mode et de la renommée factice, travaillent dans l'enthousiasme et la persévérance à une oeuvre essentiellement personnelle et cohérente.
Poète infiniment délicat dans sa perception de la réalité sensible, Thierry Vernet est également un artiste au métier accompli, dont la splendide liberté, suppose une longue expérience.

La peinture de Floristella Stephani apparaît comme une profonde méditation picturale sur le monde qui nous entoure, dispensatrice d'émerveillement intérieur, de reconnaissance et de paix. Art de patience évoquant celui des vieux maîtres hollandais : d'attention aux paysages, aux fleurs, aux animaux (de sublimes chats lovés comme dans un songe de poète) et aux êtres solitaires; mais art, aussi, de décantation secrète, d'ellipses poétiques et d'audaces formelles, où se réconcilient et se fécondent les acquis de la tradition et les élans d'un incessant renouveau.
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Le Jardinier d Otchakov d'Andreï Kourkov (Liana Levi-2012)

Le nouveau Andreï Kourkov...

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Le palais de minuit de Carlos Ruiz Zafon (Laffont-2012)

 
Calcutta,1916. Un soldat anglais fuit dans les ombres nocturnes de la Cité des palais. Au creux de ses bras, il abrite des jumeaux de quelques jours qu'il vient d'arracher à un mystérieux criminel. Confiés à leur grand-mère, les jumeaux, un garçon et une fille, sont séparés. Sheere reste avec sa grand-mère, Ben est confié à un orphelinat. Le jour de leur seize ans, Sheere retrouve Ben à l'orphelinat. Il s'y est fait six fidèles amis avec lesquels il a formé la Chowdar Society.
La nuit, les sept enfants se réunissent dans une grande bâtisse désolée qu'ils ont baptisée le "Palais de Minuit".
À son tour, Sheere est admise à la Chowdar Society.
Mais dès que les jumeaux sont réunis, une force maléfique semble se réveiller. Un train de feu tout droit sorti de l'enfer les terrorise. Une ombre liquide s'acharne contre eux. Qui est l'être, ou le démon, à l'oeuvre derrière les attaques répétées contre Sheere et Ben ? Pourquoi leur manifeste-t-il une haine aussi implacable ? Interrogeant la grand-mère des jumeaux, fouillant les archives de la ville, les membres de la Chowdar Society découvrent alors la véritable personnalité de Jawahal, le père disparu de Ben et de Sheere.
Architecte de génie possédé par une folie homicide, il a bâti l'extraordinaire gare de Jheeter's Gate. Cathédrale élevée à la gloire de la technologie ferroviaire, ce bâtiment sans égal dans le monde a été la proie d'un terrible incendie le jour même de son inauguration. Depuis, sa carcasse noire, dressée au centre de Calcutta, est hantée par l'âme en colère de Jawahal. C'est au coeur de ce lieu maudit que Ben et Sheere doivent affronter les vérités douloureuses de leur passé.
Ensemble, les huit membres de la Chowdar Society s'enfoncent dans les ténèbres de la gare maudite. Au bout des tunnels les attend le plus cruel et le plus attachant des criminels. Il veut l'âme de Sheere et la mort de Ben. Pour cela, il doit détruire l'amitié qui unit les adolescents. Mais l'amour est toujours plus fort que la mort : armés de leur courage, de leur attachement et de leur sincérité, Sheere, Ben et leurs six amis vont tout risquer pour apaiser l'esprit malade de Jawahal.

Né en 1964 et vivant à Los Angeles, Carlos Ruiz Zafón est l'un des romanciers européens les plus lus à travers le monde.
L'Ombre du vent paru en 2004 (Grasset), emballa la planète entière. En 2009 les Éditions Robert Laffont ont publié Le Jeu de l'ange, puis, en 2011, Marina et Le Prince de la Brume, tous d'immenses succès.
Ce livre est le second roman de C.R Zafon, publié en 1994 en Espagne, et donc bien antérieur au succès de l'Ombre du vent et le Jeu de l'Ange.
L'œuvre de Carlos Ruiz Zafón, traduite dans plus de quarante langues et publiée dans plus de cinquante pays, a été couronnée de nombreux prix.
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Rencontre du Mercredi 29 Février 2012

La Librairie les cinq continents et les Éditions Bernard de Fallois

vous proposent

Une rencontre exceptionnelle

Avec

Kavita DASWANI

Le Mercredi 29 février 2012

à 19h30

Centre Lacordaire, 6 Rue des Augustins, Montpellier

Entrée libre



Sohana Badshah est de retour à Bombay après une déception amoureuse. Un article paru, dans la presse indienne, va l'amener à s'intéresser de près à la firme familiale fondée par son grand-père, Darshan Badshah, self-made-man octogénaire et tyrannique.
Ce dernier met le feu aux poudres en décidant de passer par-dessus la tête de ses fils et de léguer son entreprise à celui de ses cinq petits-fils qui lui présentera le projet de développement le plus innovant. Une terrible compétition va s'engager.
Retour à Bombay est un récit plein d’humour qui nous fait découvrir une Inde nouvelle où les jeunes gens à qui tout est dû ont les dents longues, mais où les femmes sont loin d’avoir dit leur dernier mot.

Journaliste depuis l'âge de 17 ans, Kavita Daswani est née à Hong Kong.
Rédactrice de mode pour le South China Post, elle a vécu à Paris de 1993 à 1995.
Depuis cette date, tout en voyageant à travers le monde pour couvrir les défilés de mode et les évènements de société, elle est installée à Los Angeles.
Elle s’est fait connaître en France par son premier roman, Mariage à l’indienne, en 2003.
Sa connaissance de l’Inde d’aujourd’hui est particulièrement pertinente..

Affiche de la rencontre

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Les quatre journées d'Amerigo Vespucci d'Olivier Ikor (Laffont-2012)

De l'homme qui donna son prénom à l'Amérique...

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Malta Hanina de Daniel Rondeau (Grasset-2012)


Après Tanger, Alexandrie, Istanbul et Carthage, Daniel Rondeau pose ses valises à Malte. Et poursuit ainsi son pèlerinage méditerranéen.
Des années qu’il explore, au hasard de ses passions, les côtes ensoleillées. Si, chaque fois, ces villes ont une saveur particulière, l’île de Malte est de ces lieux sans équivalence, à l’aura renversante. Elle est l’autre terre élue.
Il faut dire que l’auteur y a occupé le poste d’Ambassadeur de France. Il a été, pendant deux ans, le témoin privilégié de ce patrimoine d’exception.
Au fil d’une promenade éclairée, nourrie d’art, de religion, de littérature, de paysages, et de destins d’hommes, il restitue, par une prose à la beauté classique, l’irrémédiable charme maltais. Dans un jeu entre passé et présent, il parvient à dresser de l’île un portrait exhaustif et nuancé. Un tableau vivant gravé dans la roche et tourné vers l’avenir.
Comme à son habitude, Daniel Rondeau livre, dans une langue à l’impeccable élégance, un texte dense et détaillé et un hymne savant à la gloire de Malte: "Le destin m'a jeté dans une carrière qui n'était pas la mienne. Accroché au rocher maltais par mes lettres de créance, ouvrier de la diplomatie française sur une île perdue au milieu des eaux et du temps, j'ai vu tourner les saisons, et fleurir trois fois les orangers. Il y a longtemps que j'attendais d'avoir ma chaise au banquet méditerranéen. Jusqu'alors je n'étais qu'un oiseau de passage. Malte a tenu ses promesses. J'ai été accueilli, d'une certaine façon délivré, admis dans la confidence d'une vieille civilisation".
Ce livre est le dernier volet d’une saga méditerranéenne.

Daniel Rondeau est écrivain. Éditeur, il a été critique littéraire et grand reporter.
Il a fondé les éditions Quai Voltaire.
Il est l’auteur d’une oeuvre importante et a notamment publié chez Grasset Dans la marche du temps (2004) et Les vignes de Berlin (2006).
Il a reçu, en 1998, le Grand Prix Paul-Morand de l’Académie française pour l’ensemble de son oeuvre.

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