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Inde, les guerriers guérisseurs d'Hervé Bruhat (Éditions Lieux Dits-2011)

 
Après son livre Shaolin, aux sources du zen et du kung-fu, le photographe écrivain Hervé Bruhat reprend la route des arts martiaux jusqu’au sud de l’Inde, au Kerala, sur la trace des héritiers de la caste guerrière.
Ces combattants sont dépositaires d’une tradition ancestrale, transmise à la fois oralement, de maître à disciple, et par le biais de manuscrits gravés sur des feuilles de palmiers. Dans un curieux gymnase enterré dans le sol, ils s’adonnent à des enchaînements de kalaripayatt, une redoutable technique dont les mouvements s’inspirent des attitudes d’animaux en combat. Mais la facette la plus inattendue de cet héritage provient du fait que ses défenseurs, qui peuvent neutraliser un adversaire d’un seul doigt, sont également des guérisseurs.
Spécialistes des massages, ils maîtrisent des aspects de l’ayurvéda, la médecine de l’Inde antique, et connaissent les secrets des plantes, que les tribus vont cueillir dans la jungle voisine. Inspirant la pratique, d’impressionnants rituels rendent hommage aux héros du passé qui reviennent dans le monde des vivants sous forme de divinités et dispensent leurs bienfaits à la collectivité.
Au cours de l’ouvrage, l’auteur explique le rôle qu’a joué jadis cette tradition martiale dans l’ordre impitoyable des castes et comment elle s’est transmutée aujourd’hui en pratique de santé qui renforce le lien des indiens avec la nature.
Un beau voyage en images en Inde du Sud à la découverte du kalaripayatt, art martial mystérieux à la genèse de tous les arts martiaux.

Hervé Bruhat est né en 1963 à Paris.
il se consacre au portrait. Il devient membre de l’agence RAPHO en 1992. Hervé Bruhat s’est également fait un nom dans le monde de la photographie publicitaire qui apprécie le raffinement de ses éclairages, la rigueur de son style graphique et son sens de la mise en scène.
En marge de son activité commerciale, le photographe aime s’investir dans des reportages à long terme qu’il produit et dont il assure la logistique.
De 1995 à 2000, Hervé Bruhat entreprend une série de voyages en Inde, au Japon, en Indonésie, en Chine et dans différents pays d’Europe, afin de constituer une fresque sur les théâtres du monde. Pour communiquer avec les artistes asiatiques il apprend le chinois et le japonais.
En 2002, Hervé Bruhat reçoit une commande de la municipalité de Pékin afin de dresser un portrait photographique de cette ville en plein saut dans la modernité. Ce reportage, qui s’articule autour de trois thèmes, l’architecture, la vie quotidienne et la culture s’inscrit dans les manifestations des années France-Chine.
Début 2004, le projet aboutit à une grande exposition à l’Hôtel de Ville de Paris. Organisé par la Mairie de Paris et la municipalité de Pékin, en collaboration avec le musée départemental Albert-Kahn, cet accrochage, inauguré par l’ambassadeur de Chine, ouvre la semaine culturelle de Pékin. Le photographe réalise également un sujet inédit sur l’école de l’opéra de Pékin. Premier photographe occidental admis dans ce lieu mythique, on lui permet aussi de loger dans une chambre au dessus du théâtre et de prendre ses repas au réfectoire. Des conditions rêvées pour s’immiscer dans le quotidien de ces enfants prodiges, sélectionnés dans toutes les provinces de Chine pour faire perdurer un théâtre considéré comme l’un des trois majeurs au monde.
Ces reportages donnent naissance à deux autres titres de l’auteur publiés chez Romain Pages Editions : Pékin d’un siècle à l’autre et L’Ecole de l’opéra de Pékin.
En 2005 et 2006, Hervé Bruhat entreprend un travail sur la route des arts martiaux chinois. Il se déplace dans de nombreuses provinces afin de photographier le riche patrimoine du kung-fu chinois. Sa démarche est particulièrement bien accueillie par Shi Yong Xin, le supérieur du célèbre temple de Shaolin qui lui ouvre des parties du temple jusque-là fermées au public. Il rencontre les plus grands maîtres d’arts martiaux qui dévoilent devant son objectif leurs talents et leurs bottes secrètes. Le travail est exposé en Chine et parrainé par le Ministère de la Culture. De retour en France, le photographe diffuse le reportage qui connaît un grand succès.
Le projet donne ensuite naissance à un beau livre, Shaolin, aux sources du zen et du kung-fu, publié en 2008 aux éditions Aubanel.



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Le long du Gange de Ilija Trojanow (Buchet Chastel-2011)

Un périple le long du fleuve sacré.....

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Tibet, Mongolie d'Emmanuel Michel (Elytis-2011)


Des premiers découvreurs, partis souvent en missions évangéliques et civilisatrices, aux ethnologues ou aux simples voyageurs, la fascination des Occidentaux pour le Tibet et la Mongolie n’est pas récente.
De grands explorateurs, pas toujours humanistes, ont tenté de pénétrer ces contrées reculées alors même que les interdits aux étrangers y étaient nombreux.
Avec le regard et les écrits de ces aventuriers, Emmanuel Michel, peintre de l’humain, ethnographe amoureux, met ici en scène cette partie de la terre où les hommes tutoient le ciel depuis toujours.
Et ils sont nombreux ceux qui ont foulé ces contrées lointaines à commencer par Evariste Huc (1813-1860). Il fut missionnaire en Chine et effectua, à partir de 1844, plusieurs missions d'exploration. Il relate ses aventures à travers la Chine, la Mongolie et le Tibet dans un livre publié en 1850 "Souvenirs d'un voyage dans la Tartarie, le Tibet et la Chine", qui rencontra un vif succès en Europe. De fait, il suscite l'intérêt des universitaires et ouvre la voie aux études asiatiques. Ce texte, composé en Chine de 1844 à 1846, a été réédité de nombreuses fois. Il rédige également "l'Empire chinois" en 1854, qui rencontra une large audience.

Officier d'infanterie, diplômé des lettres et des sciences, Henri d'Ollone (1868-1945) organise et participe à de nombreuses missions d'exploration en Afrique et Asie.En 1903, il devient membre de la Société de Géographie. Il est chargé de conduire une mission scientifique d'étude des peuples, des races et des cultures non chinoises de Chine ainsi que des minorités qui cohabitent dans l'empire du milieu. Il part en équipe, de 1906 à 1909, parcourt des régions encore peu, voire pas du tout, soumises au pouvoir central.
Il rapporte de ses voyages de nombreuses enquêtes géographiques, archéologiques, ethnographiques ou encore linguistiques et publie de nombreuses cartes, photos, articles et ouvrages dont "Recherche sur les musulmans chinois", en 1911.



Critique d'art, historien et écrivain britannique, Robert Byron (1905-1941) est l'auteur de nombreux récits dont il puise la matière lors de ses voyages en Inde, en union soviétiques, au Tibet et en Asie centrale.

Tout à la fois géographe, linguiste, ethnologue, explorateur et orientaliste, Jacques Bacot (1877-1965) est aussi un spécialiste reconnu du Tibet dont il étudie la langue dès 1908. Nommé directeur d'Études de tibétain à l'École pratique des hautes études en 1936 et Président de la Société asiatique de 1908 à 1954.


Explorateur, géographe et homme politique suédois, Sven Hedin (1865-1952) fait des études de géologie, minéralogie, zoologie et de latin dans diverses universités suédoises et allemandes. Particulièrement déterminé dans ses missions d'exploration, il frôle la mort à plusieurs reprises.
Ses connaissances en géographie lui permettent de produire les premières cartes détaillées de vastes parties du Pamir, du désert du Takla-makan, du Tibet, de l'ancienne route de la Soie et des Himalaya.
De 1892 à 1935, il retourne régulièrement en Asie centrale et publie les récits de ses explorations.

D'origine polonaise, Ferdinand Ossendowski (1876-1945), cet écrivain globe-trotter, professeur de physique-chimie à l'université de Tomsk, échappe à la Sibérie communiste en partant pour le Tibet et la Mongolie.

Orientaliste, tibétologue, journaliste, écrivaine et exploratrice, de nationalité franco-belge, Alexandra David-Neel (1868-1969) voyage durant toute sa vie en Chine, au Tibet et en Inde. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages de sciences humaines.
En 1924, elle est la première femme européenne à séjourner à Lhassa ce qui contribua fortement à sa renommée.

Voyageuse, écrivaine et photographe suisse, Ella Maillart (1903-1997) parcourt, pendant de nombreuses années, la Russie, le Caucase, l'Inde et l'Asie centrale russe, réalisant de nombreux reportages, y puisant ainsi la matière des divers récits qu'elle produira tout au long de sa vie.


Chaque texte est illustré des dessins, peintures en rapport avec la vie et les écrits de ces voyageurs et voyageuses, dans une mise en page magnifiquement réussie donnant vie à un nouveau style de carnet de voyage.

Né en 1970, Emmanuel Michel passe sa jeunesse à Lyon et étudie la restauration d'oeuvres peintes en Avignon. Il expose peintures, dessins et sculptures depuis 1992.
La reconnaissance du public lui est acquise dès 1997 avec sa première exposition personnelle en galerie, au Soleil sur la Place. Les expositions s'enchaînent régulièrement depuis, en France et à l'étranger.
Grand voyageur, il remplit des carnets de croquis qui se transforment dans les mois suivants en dessins, peintures et sculptures mêlant souvent plusieurs matériaux. Le tout réalisé avec une grande virtuosité. Il ne s'intéresse guère aux paysages, ce sont les populations rencontrées, leur culture et leur humanité qu'il nous donne à connaître. Son travail est visible en permanence au Soleil sur la Place à Lyon.

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Nuit polaire, été austral de Vincent Hilaire (Magellan & Cie Editeur-2011)

Un voyage onirique au coeur les pôles.....

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L'anarchiste de Soth Polin (La Table ronde, petite vermillon-2011)


Soth Polin est l'un des trois ou quatre écrivains cambodgiens rescapés de la révolution des kmers rouges, sur environ deux cents.
C'est Patrick Deville, qui vient de faire paraître un superbe récit aux éditions du Seuil, de pérégrinations entre Cambodge, Laos et Vietnam, "Kampuchea", qui retrouvera sa trace en Californie afin d'évoquer avec lui l'idée de rééditer son roman sorti en 1979.
Soth Polin n'attendait que cela, mais depuis des années ne faisait rien pour que cela arrive.
La vie de cet écrivain se confond avec l'histoire mouvementée du Cambodge. Il naît en 1943 dans la bourgeoisie de province francophone et cultivée. Il a dix ans quand le Cambodge accède à l'indépendance.
Au collège, son professeur de français est un certain Saloth Sâr. Ce Saloth Sâr est de retour de Paris où il a découvert en France la littérature et le Marxisme. Ils auront en commun d'être déchirés entre ces deux cultures, la française et la cambodgienne.
Le jeune professeur Soloth Sâr abandonne bientôt ses élèves et gagne le maquis. L'admirateur de la poésie française n'en ressortira que des années plus tard, pour s'emparer du pouvoir à Phnom Penh sous un pseudonyme aux lettres de sang, Pol Pot. Il exterminera dans son utopie meurtrière un tiers de la population du Cambodge.
Soth Polin quant à lui devient professeur de philosophie. Auteur prolixe de romans et de contes philosophiques, il est à la fois adulé et génial pour les uns, vilipendé, provocateur et pervers pour les autres.
En 1967, il fait paraître "Sans pitié, les fesses en arrière", une longue nouvelle ou un court roman à clefs. Le livre est interdit. Il s'en vend plusieurs dizaines de milliers d'exemplaires sous le manteau. Le récit est celui d'un narrateur désabusé, nihiliste, genre de décadent qui n'apprécie ni Sihanouk, ni les révolutionnaires Khmers rouges puritains. Le narrateur se vautre dans la débauche, fuit la politique.
En Mai 1968, le Cambodge et le Laos sont emportés dans la tourmente de la deuxième guerre d'Indochine.
En Juillet, Soth Polin part s'installer à Paris. Un an plus tard, il regagne le Cambodge où le général Lon Nol vient de renverser le régime du prince Sihanouk en Mars 1970.
Le romancier devient alors journaliste politique et dirige le quotidien Nokhor Thorn, le Grand Royaume. Mais c'est à nouveau la déception.
En juin 1974, le voilà exilé sans espoir de retour, chauffeur de taxi à Paris. Il se lance dans la composition d'un dictionnaire Français-Khmer.
À Phnom Penh, c'est l'état de siège. Le 17 Avril 1975, quelques jours avant la chute de Saigon, les khmers rouges s'emparent du pouvoir, vident la métropole de ses deux millions d'habitants et plonge le pays dans l'apocalypse, transformant le Cambodge en un immense camp de concentration, sous l'autorité de son ancien professeur devenu Pol Pot ou frère N°1.
Soth Polin traduit en français "Sans pitié, les fesses en arrière", et entreprend d'écrire une deuxième partie. Il intitule le tout "l'anarchiste". Nous sommes le 23 Janvier 1979.
L'anarchiste est un curieux roman composé de deux parties écrites à douze ans d'intervalle, l'une en Khmer et l'autre en français et entre elles le temps d'une page blanche, la parenthèse du Kampuchea démocratique.
C'est aussi un roman politique et historique, un roman de la folie surtout, du sexe et de la mort et de notre universelle condition.
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Le cycliste perdu de David Herlihy (Lattès-2011)

Une aventure hors du commun.....

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En descendant les fleuves, Carnets de l’Extrême-Orient russe d'Éric Faye et Christian Garcin (Stock-2011)


Éric Faye et Christian Garcin figurent parmi les auteurs français incontournables de ces dernières années. Hors des romans pour lesquels ils ont reçu le soutien de la critique et du public, tous deux s’illustrent dans le récit de voyage.
Et cette fois c'est la Russie qui captive nos deux écrivains-voyageurs: "Le voyage que nous avons effectué pendant l’été 2010 vers l’Extrême-Orient de la Russie répondait à un vieux désir que nous avions l’un et l’autre. Hormis l’attrait que nous éprouvions depuis longtemps pour cette région du monde, à chacun de nous avaient été vantées la sauvagerie et la beauté des paysages autour de l’immense fleuve Lena, qu’il était possible de descendre depuis la ville de Iakoutsk jusqu’à son embouchure dans l’océan Glacial Arctique, bien au nord du cercle polaire. Ce livre est la relation de ce périple".
Un récit qui débute par l’arrivée à Iakoutsk, la plus grande ville au monde, bâtie sur permafrost, et dont les immeubles reposent sur pilotis. Puis la descente du fleuve Lena, qu’aucun pont ne traverse, et dont le lit s’étend parfois sur des dizaines de kilomètres. Les haltes dans des villages abandonnés du monde. Les lectures sur le pont au soleil de minuit. Le débarquement dans l’incroyable ville de Tiksi, sépulcrale, sinistrée, post-soviétique, sur les bords de l’océan Glacial Arctique – Tiksi, interdite aux étrangers jusqu’à la fin de l’URSS. Les premiers pas dans la toundra. Le retour sur Iakoutsk dans un coucou bringuebalant.
Le départ vers Khabarovsk, bien plus au sud, sur le fleuve Amour, juste en face de la Chine.
Une journée à Birobidjan, première république juive créée par Staline en 1929, où le yiddish est une des deux langues officielles. Et enfin Vladivostok, au bord du Pacifique, à deux pas de la Corée du Nord, de la Chine et du Japon, Vladivostok-la-grise, dont le nom fait rêver, mais dont l’urbanisme chaotique et l’omniprésence des véhicules à moteur masque parfois la beauté.
Que ce soit par la rudesse de leur approche ou par la réalité brute dont ils témoignaient, ces lieux, tout sauf touristiques, ont été un moteur d’écriture puissant: "Très vite il nous est apparu essentiel de ne pas composer un livre à deux voix, mais uniquement à deux mains : les textes ont été composés soit par l’un, soit par l’autre, soit par les deux, avec dans ce cas insertion de passages de l’un au milieu du texte de l’autre. Par ailleurs, la voix narrative est toujours la même : un “je” qui recoupe parfois la réalité d’un de nous, parfois celle des deux – un “je” muni de quatre jambes, quatre yeux et quatre oreilles, une chambre d’écho démultipliée".
Cet ouvrage, écrit à deux mains, est enrichi de quarante photographies prises lors du voyage des deux auteurs et est précédé d’une carte reprenant l’ensemble du parcours.

Éric Faye a publié chez Stock Croisière en mer des pluies (1999), Les cendres de mon avenir (2001), La durée d’une vie sans toi (2003), Mes trains de nuit (2005), Le syndicat des pauvres types (2006), L’homme sans empreintes (2008), Nous aurons toujours Paris (2009) et Nagasaki (2010, Grand prix du Roman de l’Académie française).

Christian Garcin est l’auteur de nombreux ouvrages (romans, nouvelles, essais, carnets de voyage), parmi lesquels Le vol du pigeon voyageur (Gallimard, 2000), La piste mongole (Verdier, 2009) et Des femmes disparaissent (Verdier, 2011).
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Le Tour du Monde en 80 livres de Marc Wiltz (Magellan & Cie Éditeur-2011)

Une anthologie amoureuse des livres.....

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Éclats de cristal de Caroline Riegel (Phébus-2011)


À 26 ans, détachée en mission dans le cadre de sa profession – ingénieur en constructions hydrauliques – Caroline Riegel a suivi, une année durant, les travaux de surélévation d'un barrage existant en plein cœur de la forêt vierge et ondoyante des Monts de Christal, au Gabon.
Arrivée à Libreville pleine d’enthousiasme, Caroline Riegel prend vite la mesure de son inexpérience comme de la difficulté à se faire admettre, en tant que femme blanche, par ses collègues hommes et ses subordonnés africains. Si son sérieux, sa bonne humeur et son obstination finissent par faire tomber leurs réticences, ses relations avec la SEEG qui l’emploie (Société de production, gestion et distribution d’eau et d’électricité au Gabon) sont plus que tendues : l’anticonformisme et le sens critique de la jeune expatriée se heurtent à un système fondé sur l’inertie, le machisme et la corruption.
Bravant les interdits de toutes sortes, Caroline Riegel n’est au bout ni de ses peines ni de ses surprises. Amoureuse d’un plongeur, elle s’éprendra également, mois après mois, de ce Gabon mystérieux, de ses facétieux habitants et de ses vieux broussards. De cette expérience qui l’a façonnée, elle a décidé de faire un livre.

Née à Colmar en 1974, Caroline Riegel a grandi dans la vallée de Munster en Alsace. Des études d’ingénieur en génie civil l’ont menée à Paris puis à Stuttgart en Allemagne, où elle a obtenu respectivement les diplômes d’ingénieur de l’ESTP et de l’Université de Stuttgart. Puis elle est partie travailler une année aux États-Unis, à Minneapolis, au sein d’une entreprise de construction : elle en a profité pour découvrir les vastes terres de "l’Oncle Sam". À son retour, elle a été embauchée par ISL, basée à Paris.
Pour le compte de cette petite entreprise d’ingénierie en constructions hydrauliques, elle a suivi en 2000 la construction d’un premier barrage dans la Montagne Noire, au nord de Carcassonne, et arpenté les magnifiques environs de cette région. La même année, elle découvre l’Himalaya dans le cadre d’un trekking au Népal, autour des Annapurna. L’année suivante, un autre voyage lui permet d’apprendre l’espagnol à Cuzco, au Pérou, et de découvrir la cordillère Huayhuash avec le jeune fils d’un muletier.
Caroline Riegel a ensuite vécu un an au Gabon, dans la forêt vierge des monts de Cristal, pour suivre la construction d’un second barrage.
En 2004-2005, elle a traversé l'Asie au fil de l'eau, du lac Baïkal au Bengale, voyage qui a donné naissance à Soifs d'Orient et Méandres d'Asie, les deux aux éditions Phébus en 2008.
Pour ces deux ouvrages, elle a reçu le Prix des explorateurs délivrée par la Société de géographie, le Prix René Caillé et la Toison d'or du livre d'aventure vécue à Dijon.
Amoureuse de montagne et de photographie, son parcours est avant tout motivé par une intarissable soif de rencontres et de partage.
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Collection “Chemin faisant” (André Versaille éditeur-2011)

Une bien belle collection d'écrivains.......

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