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Wanderer et Voyage de Sterling Hayden(Rivages-2010)


Artiste ayant partagé ses deux passions, la mer et la comédie, Sterling Hayden a eu une carrière mouvementée mais parsemée de chef d'œuvres.
Né dans le New Jersey, en pleine Première Guerre Mondiale, Sterling Relyea Walter alias Sterling Hayden décide dès son adolescence qu'il deviendra marin. Les bateaux et les Tours du monde sont des passions qui coûtent chères. Or le métier d'acteur paye plutôt bien : il réussit un bout d'essai et se retrouve acteur presque par hasard au début des années 40.
Sterling Hayden tourne quelques films qui ne passent pas à la postérité. Surgit alors la Seconde Guerre Mondiale et Sterling Hayden s'engage dans la Marine puis dans les services secrets. À son retour, il entre au Parti Communiste qu'il finit par quitter au bout de quelques mois.
1950 est l'année où tout commence : John Huston l'engage pour Quand la ville dort, film noir qui lance une jeune inconnue nommée Marilyn Monroe. Mais il accumule de nombreuses dettes à acheter les bateaux qu'il affectionne. Il tourne néanmoins de beaux films tels que Johnny Guitare (1954) de Nicholas Ray ou Prince Vaillant la même année.
Victime du maccarthysme, il est contraint de dénoncer une partie de ses camarades. Endetté, une fois de plus, c'est auprès de Stanley Kubrick qu'il trouve une alternative financière et artistique : L'Ultime Razzia et Dr Folamour revigorent sa carrière.
Les années 70 vont lui donner quelques beaux rôles puisque Hayden tourne tour à tour sous la direction de Coppola (le Parrain), Bertolucci (1900) ou Altman (Le Privé).
La mer dans l'âme, il passe de moins en moins de temps sur les plateaux et écrit deux ouvrages révélateurs de sa personnalité de loup solitaire voyageur: Wanderer et Voyage, qui paraissent, aujourd'hui en traduction, aux éditions Rivages.
Sterling Hayden décède en mai 1986 en Californie.


1959. Sterling Hayden, défiant la justice, embarque à bord de son voilier, le Wanderer, accompagné d'un équipage hétéroclite de jeunes gens déçus par la société américaine.
C'est pour lui l'occasion d'un voyage intérieur aux confins de sa mémoire. Il évoque ainsi son passé - sa fuite vers l'océan et sa carrière de marin, mais aussi son travail à Hollywood et son mépris du métier d'acteur : "être payé une fortune pour lire des textes écrits par les autres".
Sterling Hayden, acteur phare honoré par des cinéastes légendaires, nous livre une autobiographie touchante et sincère, écrite au milieu de sa vie et qui est un adieu à sa jeunesse.
Mais c'est avant tout le livre d'un grand écrivain qui, avec beaucoup de lucidité, essaie de trouver le sens de nos modes de vie, la place de l'homme dans nos sociétés, et fait le lien entre le voyage et la littérature.


Sterling Hayden n'a jamais été à Hollywood qu'en transit. Ne jouant à l'acteur que pour payer ses tours du monde, il se retira sur une péniche, et consacra dix ans à l'écriture de Voyage.
Cette épopée à la cinquantaine de personnages inoubliables est taillée sur le même modèle que les grands romans d'aventures classiques américains - ceux de Melville, de Stevenson - , dont l'auteur partage les thèmes. Son horizon est un imaginaire romantique à grande échelle.
Pourtant, il ne s'en tient pas à un brillant pastiche néoclassique. Il emmène son oeuvre encore plus loin : vers une conscience politique qu'il faut rattacher à sa vie de militant idéaliste, victime du maccarthysme, qui prôna l'égalité entre les classes.
Avec trente ans d'avance, Sterling Hayden avait réussi le livre sur l'entrée de ce siècle dont nous sommes aujourd'hui sortis.
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Istanbul carnets curieux, Photographies et Textes de Catherine Izzo (Le Bec en l'air-2010)


Catherine Izzo fait découvrir son Istanbul, ville qu’elle parcourt assidûment depuis longtemps.
Dans ses Carnets curieux, on retrouve toute la subtilité de son écriture photographique : clairs-obscurs qui dessinent les contours d’une ville hésitant entre Europe et Asie, sens du détail pour faire surgir l’invisible, cadrages chaloupés pour pénétrer le secret des lieux.
Curieux, ce livre l’est aussi parce que cette balade en images est prolongée par le récit littéraire que fait Catherine Izzo de ses séjours stambouliotes. Et l’on se perd avec elle dans le dédale des ruelles, l’effervescence des quartiers populaires ou l’intimité des mosquées ottomanes. Mêlant ses réflexions à une description éclairée de la culture turque, elle dit avec spontanéité la réalité d’une ville plongée au cœur d’enjeux contemporains.
Un livre de photographie et un guide culturel pour découvrir Istanbul.

Née en 1960 à Lille, Catherine Izzo vit à Marseille. Elle a commencé à photographier à l’âge de 14 ans lorsque ses parents lui ont offert un appareil-jouet en plastique dont elle a oublié la marque et qui a fini, fondu, sur la plage arrière d'une voiture en Grèce, en 1977. Depuis, elle travaille avec un vieux Nikon et parfois un Leica M6.
De formation littéraire, longtemps libraire, c’est en 1998 qu’elle s’est décidée à faire de la photographie son seul métier. Elle est l’auteure de plusieurs livres dont Vous toucher (avec un texte de Claude Bleton, Le Bec en l’air, collection Collatéral, 2007) ; Traversée. Marseille 26 septembre 2003 18h15-19h26 (Filigranes, 2004) ; Noirs Silences. Dans le sillage des Marins perdus (Images en Manœuvres, 2002). Elle a également réalisé les photos du livre de Farid Abdelouahab, En mer, voyages photographiques (Glénat-Le Chasse-Marée. Prix du Beau Livre Maritime, 2009).
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Les Pérégrins d'Olga Tokarczuk (Noir sur Blanc-2010)


Les Pérégrins, sans doute le meilleur livre d’Olga Tokarczuk, n’est pas un livre de voyage, mais un livre sur le phénomène du voyage.
Pour les Bieguny (c’est-à-dire marcheurs ou pérégrins), une secte de l’ancienne Russie, le fait de rester au même endroit rendait l’homme plus vulnérable aux attaques du Mal, tandis qu’un déplacement incessant le mettait sur la voie du Salut.
S’ils sont des hommes et des femmes de notre temps, les personnages du livre d’Olga Tokarczuk ont peut-être une motivation similaire. Mais davantage que le Salut, ils semblent poursuivre l’idée qu’ils se font de leur liberté.
En une myriade de textes courts, l’auteur compose ici un panorama coloré du nomadisme moderne. À travers les livres et à travers le monde d’aujourd’hui, dans les lieux et les non-lieux de ses voyages, Olga Tokarczuk a ressemblé des histoires, des images et des situations qui nous éclairent sur un monde à la fois connu et absolument mystérieux: une femme qui s’occupe d’un enfant handicapé décide un jour de ne pas rentrer à la maison ; une mère prend son enfant et quitte son mari au cours de vacances en Croatie ; le cœur de Chopin, placé à sa mort dans une jarre de cognac, est transporté jusqu’en Pologne par sa sœur Ludwika ; Anouchka, qui a une famille et une vie sociale, décide soudain d’aller vivre dans le métro de Moscou. Une multiplicité de réflexions, de petits récits et de choses vues, sur les zones de transit, les hôtels, le hasard des rencontres, le tourisme exotique et la baraques à souvenirs. Avec sa foi dans l’intelligence du lecteur, Olga Tokarczuk ouvre pour nous mille et une pistes d’étonnement et de découvertes sans jamais nous laisser oublier que "le but des pérégrinations est d'aller à la rencontre d'un autre pérégrin".
Olga Tokarczuk possède une "voix singulière", connue et reconnue en Pologne. Formidable nouvelliste, elle est à l'origine du festival du récit et de la nouvelle, créé il y a huit ans à Wroclaw. Ses livres sont traduits en une quinzaine de langues dont le chinois et l'hébreu, sans oublier l'allemand, l'italien, l'espagnol et (un peu) le français. Son dernier roman, paru en 2009, est un polar écologiste qui devrait être prochainement traduit chez Noir sur Blanc.

Olga Tokarczuk a reçu le Prix Niké (Goncourt polonais) pour Les Pérégrins dans les deux catégories : jury et lecteurs.
Née en 1962, elle a étudié la psychologie à l’Université de Varsovie. Romancière et essayiste polonaise la plus célèbre de sa génération, elle est reconnue à la fois par la critique et par le public. Trois de ses romans ont déjà été publiés en France : Dieu, le temps, les hommes et les anges ; Maison de jour, maison de nuit (Robert Laffont, 1998 et 2001) et Récits ultimes (Noir sur Blanc, 2007).
Olga Tokarczuk est une figure majeure de la nouvelle littérature est-européenne.
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Mémoires et voyages de Maurice Auguste Beniowski (Phébus-2010)

Un aventurier haut en couleur....

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HImalaya


Suite à la superbe soirée que nous avons passée en compagnie de Priscilla Telmon, nous vous rappellons qu' à l’occasion de l’exposition DANS LE BLANC DES YEUX, masques primitifs du Népal (09/11/10 -09/01/11), le musée du quai Branly invite le public à une semaine exceptionnelle sur le thème de l’Himalaya pendant les vacances de Noël.
Cette semaine (26/12/10 – 02/01/11) est organisée sur une idée originale et avec la participation exceptionnelle de Priscilla Telmon, écrivain et voyageur.
Cette manifestation est l’occasion de nombreuses découvertes : chants et danses du toit du monde et rituels tibétains, atelier de calligraphie et lecture-spectacle, table ronde autour de l’exploratrice Alexandra David-Néel. Le musée propose également un cycle de cinéma réunissant grands classiques (Kundun, Himalaya, l’enfance d’un chef) et films inédits en France (Richard Gere is my hero), et des activités pour le jeune public : un parcours sur les traces du Yéti installé dans le jardin, des visites-expédition… Une occasion de découvrir les mystères et les traditions du toit du monde.

Télécharger le programme de cette semaine ici

D'autre part Priscilla vous invite à une exposition du 18 janvier au 30 mars 2011 au cinéma MK2 Bibliothèque à Paris, véritable centre dédié à la culture où littérature, musique et vidéo gravitent autour du septième art.
Cet espace accueillera pendant plus de deux mois: Himalayas, sur les pas d’Alexandra David-Néel, une exposition aux multiples facettes offrant un véritable voyage en Himalaya, à travers des photographies grand format, extraites du livre paru chez Actes Sud, un film documentaire, des images d’archive et des ateliers artistiques.

Télécharger l'annonce de cette exposition ici

En espérant que vous pourrez, lors de vos futurs déplacements à Paris, soutenir les initiatives himalayennes de Priscilla Telmon.
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Disparition de Claude B.Levenson


Nous apprenons avec tristesse le décès de Claude B.Levenson, une amie de longue date. Toutes nos pensées vont à son compagnon Jean-Claude Buhrer.
Une attirance particulière l’avait menée en Inde et son Himalaya, en attendant que le Tibet s’ouvre enfin à sa curiosité en 1984.
Traductrice et biographe du dalaï-lama, elle avait choisi l’arme de la parole et de l’écrit pour soutenir la lutte du peuple tibétain et la défense de sa culture.
Claude B. Levenson avait mis son sourire et son intelligence au service du Tibet, du bouddhisme et dernièrement de la Birmanie.
Nous nous rappellerons combien ses multiples passages à Montpellier furent des moments de bonheur, de chaleur et d'amitié.
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Fantôme d'Orient et autres textes sur la Turquie de Pierre Loti (Phébus-2010)

Une grande passion pour la Turquie....

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Pasteurs touaregs du Sahara Malien et Pasteurs nomades de Mongolie de Linda Gardelle (Buchet-Chastel-2010)


Peut-on rester éleveur nomade aujourd’hui ? C'est ce à quoi Linda Gardelle tente de répondre, à travers ses deux livres qui paraissent simultanément, en prenant pour exemple les Touaregs du Mali et les nomades de Mongolie.


À l’heure de l’ouverture démocratique du Mali, bien des choses se sont transformées dans la vie des habitants du Sahara : changements climatiques perturbants, attrait du mode de vie urbain, insertion difficile dans l’économie de marché.
Ce livre tiré d’une thèse de sociologie consacrée aux relations des pasteurs nomades avec l’Etat présente leurs difficultés vécues mais aussi leurs sentiments quant à leur vie quotidienne et à un avenir incertain.
Linda Gardelle montre le caractère particulier de la place des Touaregs au Mali et s’intéresse aux politiques qui leur sont consacrées. Elle analyse les rapports de pouvoir, les constructions identitaires, la complexité d’une situation en mutation, marquée par le poids du passé. Cette recherche permet de mieux saisir les réalités vécues par les nomades touaregs et de mieux penser des perspectives d’avenir.

Le second ouvrage porte sur les éleveurs nomades de Mongolie et les rapports très particuliers qui les lient à leur Etat. La Mongolie est, par bien des aspects, exceptionnelle : le pastoralisme nomade y est sans cesse érigé en symbole national et, depuis quelques années, les éleveurs essaient d’adapter, avec un certain succès, un mode de vie ancestral aux technologies nouvelles. Linda Gardelle offre dans cet ouvrage une analyse du moment clé de leur histoire que les nomades mongols sont en train de vivre.

De père français et de mère suédoise, Linda Gardelle commence à voyager très jeune, d’abord en Europe, ensuite en Afrique et en Asie, pour le plaisir de la découverte mais aussi dans le cadre de ses études.
Elle décrit son premier long séjour en Mongolie dans un premier livre publié chez Gaïa en 2004: Aylal : Une année en Mongolie, qui raconte sa vie auprès de familles d’éleveurs nomades et son apprentissage de la langue mongole.
Nous avions eu le plaisir de la recevoir au retour de ce voyage, lors d'une rencontre-projection.
Sa thèse de doctorat, aboutissement de ses études en sociologie, ethnologie et sciences politiques, a été soutenue à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et a obtenu la mention très honorable avec les félicitations du jury à l’unanimité. Aujourd’hui enseignante-chercheure dans une école d’ingénieurs, l’Ensieta, elle poursuit ses recherches dans des sociétés en développement, sur les questions d’identité, d’éducation et de gouvernance.


Linda Gardelle
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30 ans d’expéditions autour du monde en vol libre de Frédérique Loew, Gilles Santantonio (Romain Pages-2010)

Un homme d'aventure à Montpellier....

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Le chasseur de gourous de Tarquin Hall (10x18-2010)

 
Vish Puri, enquêteur privé, est sur la piste d'un tueur dans ce deuxième livre de Tarquin Hall
. Dans la chaleur infernale de Delhi, une fièvre qui ne doit rien à la canicule s'est emparée de la population: une célèbre figure du pays, mathématicien, "chasseur de gourous" et fondateur de la DIRE (Delhi Institut du rationalisme et de l'éducation), meurt dans un accès de fou rire. Alors qu'il faisait sa gymnastique matinale dans un parc de la ville avec les membres de son club de rire, il aurait apparemment été tué par Kali, la déesse à quatre bras de la destruction, sortie tout droit d'un brouillard épais, plongeant une épée dans sa poitrine.
Événement surnaturel ou habile mise en scène, le pays tout entier se passionne bientôt pour cette incroyable apparition.
Impossible d'imaginer Vish Puri, meilleur détective autoproclamé de toute l'Inde et directeur de l'agence des Détectives Très Privés, résister à une enquête aussi extraordinaire. Homme habile et imaginatif qui est aussi ingénieux qu'il est tenace, Vish Puri est bien secondé par son équipe d'agents d'infiltration, sans laquelle il ne serait pas en mesure d'effectuer la surveillance, vérifier les antécédents des suspects, ni se livrer à des opérations secrètes.
Vish Puri est décidément Punjabi - fort égoïste, amoureux de trucs frits et de whisky. C'est un personnage complexe qui est un bel exemple de l'élite de la classe moyenne urbaine indienne.
Le docteur Jha avait de nombreux ennemis et parmi eux, le très puissant Maharaj Swami, vénéré comme un dieu vivant par des millions d'adeptes.
Tarquin Hall prend prétexte d'une intrigue policière pour écrire sur la société indienne. La lecture de ses livres est presque une expérience d'apprentissage.
La série rend justice à l'évolution du paysage socio-économique de l'Inde en général et à la myriade de cultures que l'on trouve à Delhi en particulier. Des bidonvilles aux rives sacrées du Gange, Vish Puri et son équipe auront bien du mal à démêler le vrai du faux dans un pays où la superstition dirige tout le monde par le bout du nez.
Le chasseur de gourous est le roman parfait pour les lecteurs qui aiment les mystères avec des personnages inoubliables et une bonne dose d'humour.

Tarquin Hall est un auteur et journaliste britannique qui a vécu et travaillé en Asie du Sud, au Moyen-Orient et en Afrique. Il est l'auteur de L'homme qui exauce les vœux (10x18), son premier roman policier avec l'inspecteur Vish Puri, de dizaines d'articles et trois ouvrages de non-fiction, dont le très acclamé Salaam London (Folio-2010), le récit d'une année passée à Brick Lane dans l'East End de Londres.
Il est marié à la journaliste d'origine indienne, Anu Anand. Ils partagent leur temps entre Londres et Delhi.
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Le vieil homme et la petite fleur de Maximilien Dauber (Nevicata-2010)

Sur Théodore Monod.....

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Asies D'Olivier Germain-Thomas (Signatura-2010)


Olivier Germain-Thomas parcourt l’Asie depuis une quarantaine d’années. Il a publié sur cette rencontre qui l’a profondément marqué une douzaine de livres.
Avec Asies, il livre pour la première fois, à travers son œil à la fois sensible et érudit, un concentré de son expérience sous la forme d’un florilège d’images, de dialogues (réels ou imaginaires), de pensées où l’on constatera à nouveau qu’il pratique en Asie “la philosophie par les pieds”. Ici et là, Germain-Thomas puise dans sa besace de culture toutes sortes de réflexions intéressantes sur le voyage et sur la vie.
Reste que c'est un pur plaisir que de se glisser aux côtés de cet écrivain, pour contempler le monde dans une goutte d'eau, comme le font les Japonais, pour tâter d'un peu de mystère en ces époques qui l'évacuent à la vitesse grand V: "Chez nous, note-t-il, deux siècles et demi d'amnésie nous ont poussés à éradiquer la part mystérieuse des choses, qui demeure l'essentiel."

Titulaire d'un doctorat d'esthétique (sur l'art bouddhique en Inde), Olivier Germain-Thomas est le fondateur du mensuel L'Appel.
Écrivain, voyageur et romancier, Olivier Germain-Thomas est aussi producteur et réalisateur d’émissions. Il anime actuellement "For intérieur" sur France Culture où il excelle à recevoir et à questionner des "hommes et femmes remarquables".
Depuis 30 ans, l’Asie est son lieu de prédilection, et il en rapporte des livres, des récits en forme de promenades littéraires et culturelles; "J'aime pousser des portes fermées, j'ai le goût de ce qui échappe : essayer de découvrir quelque chose que l'on ne connaît pas. Pousser la porte d'une culture aussi étrange que celle de l'Inde, essayer de comprendre de l'intérieur en vivant dans des monastères ce qu'est le bouddhisme, au Japon en vivant dans des sanctuaires shintô, tout cela élargit, me semble-t-il, la conscience. Mais il y a autre chose, tout de même: je pars avec des petits carnets, je note des petites phrases et cela donne des livres ; ce n'est donc pas complètement désintéressé!".
Il a été l'ami d'André Malraux, avec qui, il a partagé sa passion pour l'Asie. Il a déjà signé des livres sur l'Inde, sur la Chine, sur le Liban, sur le Japon et sur le bouddhisme en général.
Olivier Germain Thomas est un érudit et un grand voyageur qui affirme: "qu’une civilisation de l’image ôterait à l’humanité sa capacité imaginative et la disparition de l’écrit atrophierait son esprit". Nous ne pouvons qu'y souscrire.
Il a notamment publié: La Tentation des Indes (Albin Michel, 1993), Images découpées en Birmanie (Fata Morgana, 1997), En chemin vers le Bouddha (Poche Albin Michel, 2001), La Traversée de la Chine à la vitesse du printemps (Le Rocher, 2003), Un matin à Byblos (Poche Motifs, 2009).
Parmi ses romans: Princesse non identifiée (Flammarion, 1993, prix Valery Larbaud), Marion ou le corps enseignant (Le Rocher, 2000).
En 2006, l'Académie Française lui a décerné un Grand Prix de littérature pour l'ensemble de son œuvre (Prix Henri Gall de l'Institut de France).
Son livre précédent, le Bénarès-Kyoto (Folio) a obtenu le Prix Renaudot essai 2007.
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Le Monde selon Arnold de Giles Milton (Buchet-Chastel-2010)

Humour anglais garanti!!!

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