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Voyage au bout de la soif, Seul au milieu du Sahara, Régis Belleville (Transboréal-2010)


Régis Belleville, dont la démarche s’inscrit dans l’esprit des explorateurs sahariens, a choisi de faire l’expérience de la déshydratation, de la chaleur et de la solitude en campant durant un mois dans une cuvette cernée de dunes, aux confins de l’hostile Majâbat al-Koubrâ, en Mauritanie.
Il a ainsi permis aux scientifiques, par divers protocoles qui repoussaient ses limites physiologiques et psychologiques, d’approfondir leurs connaissances sur la résistance humaine. Il a aussi profité de son "voyage immobile" pour observer les détails les plus infimes de la vie dans le désert, dresser le relevé de vestiges préhistoriques, goûter la splendeur des nuits étoilées.
Cette immersion dans une solitude extrême a également été l’occasion pour lui de mener une réflexion sur son parcours de chamelier, sur les nomades et la géopolitique saharienne, les contrebandiers, les salafistes et les chefs de tribus. Il s’est par ailleurs interrogé sur l’avenir de ces régions et des futurs réfugiés climatiques.

Né à Dijon en 1966, Régis Belleville a été sous-officier dans l’armée de l’air de 1986 à 1991, spécialisé dans l’imagerie satellitaire. Parallèlement, il a pris part à diverses missions humanitaires à destination de l’Afrique de l’Ouest. Au sortir de l’armée, après s’être spécialisé dans la physiologie végétale en tant que technicien à l’université de Nancy, il a profité de congés sans solde pour approfondir l’orpaillage traditionnel au Mali.
En 1998, il décide de se confronter aux zones hyperarides et apprend patiemment le métier de chamelier auprès des nomades et des unités méharistes sahariennes.
En 2002, il parcourt à pied avec son ami mauritanien Taha et huit dromadaires 1 137 Km en autonomie complète, entre Chinguetti (Mauritanie) et Tombouctou (Mali). Ainsi, les deux voyageurs réussissent la plus longue traversée sans puits de la plus vaste région hyperaride saharienne, la Majâbat al-Koubrâ qui avait tant fasciné Théodore Monod, et entrent dans les annales de l’histoire de ce désert.
Au-delà de ces "méharées hauturières", la rencontre avec les peuples nomades, le contact avec un biotope extrême et la soif de l’inconnu motivent et fascinent Régis Belleville. Sa démarche s’inscrit également dans l’esprit des explorateurs méharistes des siècles passés : celle de l’observation scientifique pluridisciplinaire. Lors de ses marches sahariennes, il œuvre pour des laboratoires de recherche. Il observe, collecte, expérimente dans des domaines aussi divers que la botanique, la biologie animale, la minéralogie, la climatologie ou la préhistoire. Il est ainsi à l’origine de la découverte de 126 espèces de bactéries extrémophiles vivant dans le sable, qui serviront peut-être à produire les molécules pharmacologiques dont l’homme aura besoin dans sa lutte permanente contre les agents pathogènes.
En 2006, lors de sa traversée ouest-est du Sahara à hauteur du 20e parallèle, il subit une déshydratation sévère, à la limite de la confusion mentale, qui le conduit à arrêter son périple après cinq mois de marche et 4 000 Km parcourus de la côte atlantique jusqu’au cœur du Ténéré. Depuis cette expérience qui aurait pu lui être fatale, il permet aux scientifiques, par divers protocoles qui repoussent ses limites physiologiques et psychologiques, d’approfondir leurs connaissances sur la résistance humaine à la déshydratation, à la chaleur et à la solitude.
Régis Belleville est membre de l’amicale des sahariens La Rahla et siège au comité directeur de la Société des explorateurs français. Loin des cartes postales, c’est "son désert", celui où il a vécu, souffert et laissé une partie de lui-même, qu’il partage dans ses ouvrages et ses documentaires, un désert qui, comme un miroir, renvoie l’être humain à sa force et à ses faiblesses.
Il est l'auteur de deux récits de voyages: Au-delà des sables (Arthaud, 2004) et L’Or du diable, Du désert de Mauritanie aux mines d’or du Mali (Presses de la Renaissance, 2008),
Régis Belleville vit dans la périphérie de Dijon avec Karine Meuzard, qui l’a accompagné en Mauritanie, et leur fils né en 2007.


Miracle dans le désert
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Contes d'une grand-mère indienne réunis et racontés par Yvelyne Feray (Picquier-2010)

Aux sources de la littérature indienne....

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Himalayas, sur les pas d’Alexandra David Neel de Priscilla Telmon (Actes Sud-2010)


Pour célébrer les 40 ans de la disparition de l’exploratrice et les 50 ans de l’exil du peuple tibétain, Priscilla Telmon publie aujourd’hui un beau livre d’images d’archives d’Alexandra David- Neel et illustrations de son voyage pour rendre hommage à cette grande dame et aux peuples du toit du monde.
En 1924, l’exploratrice Alexandra David Neel et le moine Aphur Yongden entament une expédition clandestine de cinq mois à travers les régions mal connues, voire inexplorées, du Tibet oriental. Surmontant le froid, la faim, l’épuisement, les deux voyageurs atteignent Lhassa, y séjournent incognito, avant de rejoindre l’Inde, exténués mais saufs.
Leur épopée les range parmi les plus grands explorateurs de l’Histoire. À cinquante-six ans, l’exploratrice a parcouru plus de 2000 kilomètres dans de terribles conditions climatiques et géographiques au coeur de l’hiver himalayen pour atteindre la cité interdite. La presse internationale annonce bientôt son incroyable exploit : elle est la première Occidentale à avoir gagné Lhassa et connu le succès là où nombre d’explorateurs ont échoué. Les aventures qui jalonnent son périple font l’objet de son livre le plus célèbre, Voyage d’une Parisienne à Lhassa, publié à Paris en 1927.
Quatre-vingts ans plus tard, en 2004, c’est à pied et en solitaire que Priscilla Telmon part sur les traces de cette fantastique aventurière.
Elle enrichit ce périple, partant cette fois d'Hanoi, pour 5000 kilomètres d'aventure solitaire à travers l'Himalaya, pour rejoindre Lhassa puis, beaucoup plus loin, Calcutta en Inde, associant ainsi d'autres périples de la voyageuse Alexandra David-Neel.
Des jungles foisonnantes du Vietnam aux vallées interdites du Yunnan, des versants d'altitude de l'Himalaya aux monastères de Lhassa, des régions en guerre du Sikkim à la capitale surpeuplée du Bengale, Calcutta, Priscilla démontre que rien n'a changé sur le Toit du monde, ni la difficulté d'y voyager, ni l'interdiction d'y pénétrer.
Cet ouvrage, qui présente son périple, fait dialoguer photographies et illustrations de son voyage et images d’archives d’Alexandra David Neel. Une aventure unique au coeur des jungles du Viêtnam, des sources du Mékong à la rencontre des ethnies les plus rares et les moins connues de la planète: les Yis, les Pumis, les Lissous… Le Kham et ses brigands gentilhommes, les derniers insoumis. Les monastères carmin à flancs de falaise du Tibet central. Lhassa, la cité interdite. Les vallées enchantées du Sikkim, les cols abrupts jusqu’au coeur de la ville monstre: Calcutta. Foisonnement de langues, de traditions, de costumes et de paysages.
Plus profondément, elle s'apprête à vivre une double aventure. L'une sur les traces physiques et spirituelles d'Alexandra David-Neel dont elle tentera de recomposer l'itinéraire. L'autre, plus personnelle, à travers les immensités sauvages d'un Tibet éternel qui semble bien décidé à échapper à la marche du XXIe siècle.
Naviguant entre les images d'archives, les évocations d'Alexandra et les péripéties de Priscilla, cette aventure racontera deux voyages vécus à près d'un siècle d'intervalle, mais qui démontrent la même chose : dans les parages mystiques du Tibet, c'est autant la puissance du cœur que les efforts du corps qui permettent d'abattre les kilomètres, de s'affranchir des obstacles et de triompher du chemin.
Un beau-livre pour les amoureux de l’exploration, de l’Himalaya, d’Alexandra David-Neel, de l’errance, du désir d’ailleurs, des horizons inconnus, de la marche et de la poésie.

Après des études d’ethnomédecine, Priscilla Telmon parcourt le monde, de voyages en missions humanitaires. Elle est photographe, écrivain-voyageur, membre de la Société des explorateurs français.
Depuis 1999, elle se consacre plus particulièrement à des expéditions de redécouverte qui mêlent l’histoire et l’aventure, dans l’esprit des explorateurs passés. Elle fait partager sa passion à travers des films, des reportages et des livres dont La Chevauchée des steppes (Robert Laffont) et Carnets de steppes (Glénat).
Depuis 2005, elle présente des émissions et réalise des séries documentaires autour du voyage et de l'écologie sur France 5, Paris Première, Voyage et Canal+ ( "Paris d’ailleurs", "Un jour une photo, la planète en danger", "Les nouveaux explorateurs", "Les chemins du possible").

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Coureur des bois, Une traversée du Canada en kayak de Ilya Klvana (Transboréal-2010)

La traversée du Canada d'Est en Ouest en Kayak......

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Errance amérindienne, Une initiation à l’Amérique profonde de Philippe Sauve (Transboréal-2010)


Guidé par ses réflexions, les rencontres insolites et les signes que le destin sème sur sa route, Philippe Sauve parcourt les États pittoresques et chargés d’histoire du Sud et du Midwest de l’Amérique, plongeant au cœur de la culture indienne, imprégnée de mystères et de traditions jamais perdues.
Après des semaines de recherche et d’aventures, il trouve une réponse à ses questions métaphysiques sur une île au milieu du fleuve Missouri.

Né à Toulon en 1974, Philippe Sauve, impressionné par le film La Vie au bout des doigts de Patrick Edlinger, a découvert l’escalade à l’âge de 10 ans. À 16 ans, il atteint déjà le niveau 7C-8A et songe à s’engager dans la voie de la compétition. Il poursuit cette activité jusqu’à sa majorité, grimpant dans le sud de la France, équipant des falaises pour le Comité d’escalade du Var et gravissant ses premières grandes parois en tête de cordée telle l’Escalès dans les gorges du Verdon, haute de 300 mètres. Il obtient ainsi les brevets d’initiateur d’escalade et d’équipeur de falaise.
En 1992, Philippe Sauve abandonne, au grand dam de sa famille à laquelle il est très attaché, son poste d’électricien à l’arsenal de Toulon et décide d’effectuer un voyage sans se donner de date de retour. Quelques jours avant son départ, il décroche une bourse Défi Jeunes puis s’engage dans un périple en solitaire de deux années autour de la planète. À la recherche d’une adaptation perpétuelle et d’une vie proche de la nature, il alterne des modes de progression simples : marche sur plus de 6 000 kilomètres à travers quatorze États des USA, canoë sur 5 000 kilomètres de Winnipeg à Inuvik, au Canada, marche hivernale sur 2 000 kilomètres d’Inuvik, dans les territoires du Nord-Ouest, à Anchorage, en Alaska.
Dans le cadre de ce voyage, il côtoie les SDF du Mississippi, partage le chant des Indiens sioux, s’initie à l’art de la pêche et de la chasse avec les Inuit ; il se découvre en outre une passion pour l’écriture, dans laquelle sa rencontre ultérieure avec l’auteur de polars à succès Maurice Périsset le confirmera. C’est par le Transsibérien, de Khabarovsk à Moscou, qu’en juin 1994 Philippe Sauve s’en revient en France à l’issue de ses deux années de pérégrinations.
À son retour, il fait connaissance avec la littérature en rencontrant plusieurs écrivains et entreprend la rédaction de son premier récit, La Marche de vie.
Retourné plusieurs fois dans le sud du Dakota pour retrouver son ami Ernest, un vieil Indien sioux qui a entrepris de réécrire l’histoire américaine, Philippe Sauve, afin d’approfondir sa connaissance des Amérindiens, réalise en 1999 un voyage en Amazonie, de la Guyane française au centre du Brésil, dans la région d’Altamira où vivent les Indiens Xingu qui n’ont été que fort tardivement en contact avec les Blancs.
En 2005, il descend la Lena sur 3 800 kilomètres depuis sa source jusqu’à son delta, à bord d’un canoë en toile. Dès son retour, il publie Siberia aux Presses de la Renaissance et obtient deux prix littéraires: Prix René-Caillié et Prix Pierre-Loti 2007. Armé d’une caméra, il a filmé, seul, son aventure et réalisé un documentaire original lui aussi primé à plusieurs reprises.
À l’été 2008, Philippe Sauve embarque de nouveau à bord de son canoë, cette fois sur la rivière Missouri, à la rencontre de la Nation sioux. Il parcourt 2 000 km à la pagaie à la recherche de son vieil ami Ernest Big Tobacco, des montagnes Rocheuses du Montana aux plaines amérindiennes du Dakota. Au fil de l’eau et des rencontres, il constate la situation des Sioux, et le déclin progressif de ce peuple qui vivait en harmonie avec la nature.
La sortie de son livre Horizon Dakota, publié aux Presses de la Renaissance en avril 2009, lui a fourni l’occasion de faire venir en France Dakota High Hawk, un arrière-petit-fils de Sitting Bull, pour une tournée commune de conférences y compris à Montpellier,chez nous dans le cadre de la "Comédie du livre" en Mai où 300 personnes étaient présentes, pour une soirée mémorable, pleine d'émotions et d'amitiés nouvelles.
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Carnets d'Asie de Gabrielle Wittkop (Verticales-2010)

Sur les chemins de Thaïlande....

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Un et Multiple de Sarah Combe (Dervy-2010)


Issu de la tradition védique, l'hindouisme, une des plus vieilles religions du monde, a connu au cours de son histoire de nombreuses évolutions. Un et multiple est une invitation à la rencontre de cette religion, de cette culture, de ce peuple qui sont au coeur de la vie et des recherches de Sarah Combe, depuis de nombreuses années.
Le parcours, auquel ce livre nous invite, rend compte tout à la fois de la diversité et des éléments unificateurs de l'hindouisme en suivant une trame en quatre grandes parties : les origines de l'hindouisme; la religion et la spiritualité hindoues telles qu'elles sont vécues aujourd'hui; la présentation et l'étude du panthéon hindou; et enfin, une partie plus pratique, qui donne au lecteur les moyens de "lire" une représentation, de reconnaître une divinité à partir d'une image, d'une statue ou simplement d'un symbole ou d'un signe la représentant.
Trésor de pure beauté et de spiritualité, Un et multiple nous fait pénétrer dans l'intimité de cette très vieille mais très vivante tradition et ravira aussi bien les connaisseurs que les amoureux de l'Orient.
Une maquette magnifique, une iconographie très réussie, des textes lumineux et didactiques (hymnes védiques, extraits des Upanishads, légendes des Épopées et des Purânas, poèmes, chants mystiques, contes populaires, récits et témoignages), font de ce pavé de près de 500 pages et autant de photos ou illustrations, un incontournable atlas de l'hindouisme, à l'usage des esprits les plus curieux.
Ce pensum est la quintessence d'années de travail par un auteur qui visiblement maîtrise parfaitement son sujet et nous le fait partager avec une grande générosité alliée à un sens de la pédagogie rare.
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Revue "Bouts du monde N°4"

Une magnifique revue consacrée au carnet de voyage....

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Rencontre du Lundi 13 Décembre 2010



La librairie vous propose en cette fin d'année un cycle de trois rencontres sur la Chine et le Tibet en compagnie de trois jeunes aventurières. La première rencontre aura lieu le 22 Novembre, la seconde le 02 Décembre et la troisième le 13 Décembre 2010

Nous accueillerons, pour l'occasion Priscilla Telmon .

En 1924, l’exploratrice Alexandra David Neel et le moine Aphur Yongden entament une expédition clandestine de cinq mois à travers les régions mal connues, voire inexplorées, du Tibet oriental avant de gagner sa capitale Lhassa.
Début 2004, c’est à pied que Priscilla Telmon part sur les traces de cette fantastique aventurière.
Priscilla enrichit ce périple, partant cette fois d'Hanoi, pour 5000 kilomètres d'aventure solitaire à travers l'Himalaya, pour rejoindre Lhassa puis, beaucoup plus loin, Calcutta en Inde, associant ainsi d'autres périples de la voyageuse. Des jungles foisonnantes du Vietnam aux vallées interdites du Yunnan, des versants d'altitude de l'Himalaya aux monastères de Lhassa, des régions en guerre du Sikkim à la capitale surpeuplée du Bengale, Calcutta, Priscilla démontre que rien n'a changé sur le Toit du monde, ni la difficulté d'y voyager, ni l'interdiction d'y pénétrer.

Projection du film "Voyage au Tibet interdit", suivie d'une dédicace du livre (Éditions Actes Sud)

Affiche de la rencontre


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Berlin/ Guides Vuitton (2010)


L'édition 2011 des City Guides Louis Vuitton nous propose 3 nouvelles destinations dont Berlin aux cotés de capitales principalement déjà existantes et remises à jour à cette occasion.
Emblèmes incontournables des tendances urbaines, design, mode, arts plastiques ou gourmandes, ces guides, en 40 villes déjà traitées et plus de 10.000 adresses, ont choisi de mêler valeurs sûres, lieux traditionnels, décalés ou insolites, offrant au lecteur de vivre les villes traitées dans leurs mutations les plus récentes.
Le guide Berlin est vraiment très réussi et très représentatif de ce qui se passe dans cette capitale, grande comme huit fois Paris. On y trouve tous les lieux incontournables de cette ville tendance: palaces et petits hôtels de charme, grandes tables et bistrots de quartier, marchés populaires et épiceries fines, , musées et monuments incontournables, bars à vins et chocolatiers, galeries d'Art et de design, spas et magasins de mode, sans oublier l'essentiel de la nuit. Alors partez à la découverte d'une des villes les plus branchées du moment….
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Rencontre du Lundi 22 Novembre 2010



La librairie vous propose en cette fin d'année un cycle de trois rencontres sur la Chine et le Tibet en compagnie de trois jeunes aventurières. La première rencontre aura lieu le 22 Novembre, la seconde le 02 Décembre et la troisième le 13 Décembre 2010

Nous accueillerons, pour l'occasion Clara Arnaud .

Née en 1986, Clara Arnaud grandit à deux pas de la forêt, entourée de chevaux. La lecture de récits d’aventure exacerbe ses rêves de voyage et, à 15 ans, elle découvre la langue chinoise. Mais son premier voyage en Chine n’est pas pour tout de suite : à 16 ans, elle traverse l’Europe en train, du sud au nord ; à 17 ans, elle pédale seule au Québec et réitère l’expérience cycliste dans l’Ouest irlandais un an plus tard.
Puis, c’est au Kirghizistan que la porte sa farouche passion pour les montagnes et les chevaux.
En 2008, après une année de préparation, Clara Arnaud s’envole seule pour la Chine avec pour projet de cheminer en compagnie de chevaux de bât, des monts Célestes aux confins orientaux du plateau tibétain. Durant cinq mois, ce pays lui offre une expérience bouleversante qui culmine au Tibet.
Entre ses voyages, Clara se consacre à ses études de géographie, de chinois et d’économie à Sciences-Po, ainsi qu’à sa passion pour la course à pied et l’équitation. .

Projection numérique et conférence. suivie d'une dédicace du livre (éditions Gaïa)

Affiche de la rencontre


1ers pas de l'aventure 2009
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Nicolas Bouvier & Thierry Vernet, La Correspondance 1945-1964 (Zoé-2010)


Depuis l’âge du collège, Nicolas Bouvier (1929-1998) et Thierry Vernet (1927-1993) ont rêvé ensemble d’accords majeurs avec le monde, par le voyage et par la création. L’un devient écrivain, l’autre peintre : en mots et en images, ils diront ce que l’on ne peut connaître qu’une fois.
De Cologny à Paris, de Kaboul à Colombo, de Tokyo à Genève, leur correspondance est un fil tendu entre deux vies mises en commun. Nourrie de l’expérience de la route, elle exprime aussi la beauté d’une aventure humaine, celle d’une amitié sans réserve.
Cette correspondance, exceptionnellement fournie, qui unit les deux compagnons voyageurs, témoigne de cette relation constante, intense et marquée au sceau d'une fidélité sans faille.
L'échange s'ouvre en 1945, au temps des désirs d'évasions, des rêves non réalisés. En toile de fond, Genève la ville natale, déterminante dans leurs trajectoires.
Les premières escapades à deux ou à plusieurs font poindre le projet commun de prendre le large vers l'Est. En 1953, une traversée de l'Asie, de Genève jusqu'en Afghanistan et plus loin encore, est à la fois l'aboutissement des aspirations de jeunesse, et le tournant décisif à partir duquel les choix personnels et professionnels se précisent et se fixent.
Le choix de la peinture pour Vernet, de l'écriture pour Bouvier, s'impose dès la fin de leur adolescence, comme une vocation incontestée.
À l'automne 1955, Thierry Vernet rejoindra à Ceylan sa fiancée, Floristella Stephani et s'y mariera avant de retrouver définitivement l'Europe et la peinture; Nicolas Bouvier poursuivra ses pérégrinations jusqu'au Japon, continuant à perfectionner les deux moyens d'expression dont il fera désormais ses gagne-pain, l'écriture et la photographie.
Par la suite, entre Genève, port d'attache de Bouvier, et Paris, patrie d'élection de Vernet, l'échange ne sera jamais interrompu. L'amitié se fortifie en s'étendant à la femme de Thierry Vernet et à l'épouse de Nicolas Bouvier, Éliane, pleinement intégrées aux discussions et entrevues qui gardent fervente l'affection que leurs maris ont l'un pour l'autre.
La correspondance s'apparente, ainsi, à un roman de formation qui porte l'empreinte indélébile de ces chemins sillonnés ensemble, éternellement vivants dans le souvenir.
Au cœur de cette correspondance, donc, "l'Usage du Monde", son élaboration, sa genèse, le travail d'écriture et de peinture, le tout dans une liberté de conception absolue doublée d'une assurance inébranlable. Cette liberté qui sera sans doute pour beaucoup dans l'accueil enthousiaste que le public fait au récit, de nos jours encore.
La correspondance relate pas à pas les vicissitudes de ce récit, devenu l'un des plus célèbres du XXième siècle, rejeté par les éditions Arthaud et Gallimard et sauvé au printemps 1963 par un Prix des écrivains genevois, providentiel, qui servira à payer la première édition chez Droz. La chronique de cette gestation et de ses avatars est des plus intéressantes pour jauger les difficultés de débutants dans la carrière littéraire.
Les lettres de Nicolas Bouvier sont passionnantes lorsqu'elles retracent, à son complice, de quoi sont faites ses journées à Galle à Ceylan ou au Japon, magnifiques compléments documentaires aux oeuvres publiées: le Poisson-Scorpion et Chronique Japonaise (éditions Payot).
Thierry Vernet, quant à lui, transforme ses lettres en une sorte de journal sur son activité de peintre, de décorateur de théâtre, sur son quotidien en Suisse et à Paris.
Bouvier conquiert une situation qui lui vaut, après la parution de l'Usage du Monde, le statut de conférencier apprécié, d'iconographe prisé et d'écrivain réputé.
C'est à ce moment-là, en Novembre 1964, celui de l'achèvement d'une réalisation portée à quatre bras et promise à un avenir que ses auteurs ne soupçonnaient pas, que nous prenons congé de nos deux amis.
Leurs liens ne se relâcheront pas: seule la mort en 1993 de Thierry Vernet mettra un point final à leur relation épistolaire.
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La boucle du Niger de Paul Bowles et Miquel Barcelo (Éric Koehler-2010)

Le dernier Paul Bowles...

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