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Sur la route bleue avec…Sylvain Tesson de Lionel Bedin, Pascal Grimault et Stéphane Victor (Livres du Monde-2010)


La nouvelle maison d'édition de littérature de voyage, "Livres du Monde" a été créée cette année à l'initiative de Lionel Bedin et de l'Association La Route bleue. (www.ecrivains-voyageurs.net)
Elle lance, à cette occasion une nouvelle collection: "Petites biographies voyageuses".
Une collection dont le but est de proposer un voyage, avec un auteur au talent littéraire confirmé, dans sa vie, ses itinéraires, ses choix, ses goûts, son panthéon imaginaire, ses œuvres; une rencontre avec des écrits étroitement liés à la diversité et à "l'usage du monde"; une biographie peu conventionnelle mais néanmoins passionnante: portraits, chroniques, notes de lectures, entretiens et inédits.
Premier titre de cette collection: Sur la route bleue avec…Sylvain Tesson de Lionel Bedin, Pascal Grimault et Stéphane Victor qui sont membres de La Route Bleue, association qui s'est donnée pour objet la promotion de la littérature de voyage. En rédigeant une collection de "petites biographies voyageuses", elle a pour ambition de faire découvrir à un large public l'oeuvre "d'écrivains voyageurs" au talent littéraire affirmé.
La première partie est consacrée au portrait de Sylvain "le voyageur enchanté" à travers des entretiens récents datant de Décembre 2009, Janvier 2010. Entretiens sur sa façon de voyager, sur sa famille réelle et sa famille culturelle, sur les paysages et lieux qu'il affectionne, de par le Monde et en France, sur sa philosophie du voyage (le nomadisme, la solitude, l'énergie physique), sur les paradoxes de notre Monde.
Une deuxième partie est consacrée à des notes de lecture sur quelques-uns des nombreux ouvrages de Sylvain Tesson: Vérification de la porte opposée (Phébus), recueil de nouvelles datant de 2002 et 2004, La chevauchée des steppes (Laffont), l'Axe du loup (Laffont), Une vie à coucher dehors (Gallimard), son dernier recueil de nouvelles, Prix Goncourt 2009 de la nouvelle.
Une troisième partie est consacrée à Sylvain vu par ses proches et amis dont Stéphanie Tesson ou Astrid Wendlandt.
Une quatrième partie recense l'ensemble des livres de Sylvain Tesson, paru à ce jour, les récits et les recueils de nouvelles mais aussi les textes et contributions à des revues, des préfaces à d'autres livres d'aventuriers (Philippe Sauve, Édouard Cortès) ainsi que ses films d'aventures en tant que coauteur.
Enfin une dernière partie rassemble un questionnaire de Proust, sa bibliothèque idéale et un petit texte et de nouveaux aphorismes inédits en forme de conclusion.

Une biographie qui sort au bon moment puisque Sylvain vient de rentrer de Russie où il s'est installé par un soir de Février, et pendant six mois, dans une cabane au sud de la Sibérie, sur les bords du Baïkal. Une cabane construite par des géologues soviétiques dans les années brejnéviennes, sous la forme d'un cube de rondins, de trois mètres sur trois, chauffé par un poêle en fonte, à quatre jours de marche du premier village.
Avec pour vivre, des livres, "Michel Tournier pour les songeries, Mishima pour les froids d'acier, Shakespeare, les Odes de Segalen, Marc Aurèle, Jünger, Jankélévitch et des polars de la «Série Noire», de la poésie chinoise pour les insomnies, Déon pour la mélancolie, Lawrence pour la sensualité", de quoi pêcher, quelques bouteilles et beaucoup de tabac.
Il est venu ici se réconcilier avec le temps: "Je veux lui demander de m'apporter ce que les immensités ne me procurent plus: la paix. Je veux regarder passer les jours par le vasistas de ma solitude".
Être seul sans que cela ne lui pèse, Sylvain est là aussi pour se consacrer au temps de l'écriture: "quand on n'a personne à qui exposer ses pensées, la feuille de papier est un confident précieux et, de surcroît, jamais las. Le carnet de notes prend la valeur d'un compagnon poli."
Gageons que naîtra de ce long séjour quelque superbe récit, roman ou recueil de nouvelles.
Alors en attendant, découvrez cette petite biographie voyageuse.

Sylvain Tesson est né en 1972 et a passé son enfance près de Chatou avec ses parents journalistes. Il a fait des études de géographie. Il pratique l'escalade des clochers, des falaises et des monuments de Paris. Il aime la plongée, l'équitation, la moto. Il a plusieurs fois traversé la Sibérie, les steppes de l'Asie centrale et l'Himalaya, à pied, à cheval, seul ou avec des complices. Il est l'auteur de plusieurs récits de voyage, dont L'Axe du loup (Laffont), de livres de réflexions comme Petit traité sur l'immensité du monde (Les Équateurs), et de recueils de nouvelles sur le monde comme Une vie à coucher dehors (Gallimard).
Sylvain Tesson, le wanderer comme il se définit, passionné, généreux, est l'écrivain voyageur d'aujourd'hui.

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Apaiser la poussière de Tabish Khair (Éditions du Sonneur-2010)

Un premier roman indien.......

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Manabe Shima de Florent Chavouet (Picquier-2010)


Florent Chavouet est de retour avec un deuxième carnet de voyage illustré d'une toute nouvelle aventure au Japon. Après nous avoir régalé avec Tokyo Sanpo (également chez Picquier), Florent Chavouet récidive avec brio dans un nouvel opus.
Cette fois-ci on s'éloigne complètement de la ville de Tokyo pour embarquer sur un île de pêcheurs complètement perdue de la mer intérieure de Seto (Seto Naikai) : Manabe Shima (au large d'Osaka).
il y est question de son séjour de deux mois sur une toute petite île pendant l'été 2009. L'histoire est très simple.
On y rencontre des personnages (Ikkyu san l'aubergiste) et familles (Les Nakamuro), atypiques, drôles et sympathiques d'un des coins les plus reculés du Japon et pourtant à deux pas d'une station balnéaire: "Je cherche à montrer tout simplement un bout de vie sur un bout de terre, pendant un bout de temps. J'ai été si bien accueilli et si heureux de cette expérience qu'en faire un bouquin était pour moi la moindre des choses."
Certains l'ont fait boire, d'autres l'auront trimballé jusqu'au temple pour prier. On saura tout sur eux et leurs petites manies mais aussi sur le comportement de la nature sur l'île et ses variétés de poissons.
D'abord surpris par cet engouement que leur a porté notre auteur, tous se sont laissés séduire par son projet à savoir réaliser une cartographie de leur village: "Au début, les habitants ne comprenaient pas pourquoi je restais là et je n'allais pas sur l'île d'à côté plus touristique, avec ses hôtels, son jet ski., raconte F. Chavouet. Pour eux, leur île et leur vie n'avaient aucun intérêt."
Mais c'est justement ça que l'illustrateur cherchait, faire une photo authentique et comique de leur quotidien à la fois sauvage et son contraire.
En bonus, il nous propose, à la fin de son livre, une gigantesque carte du village principal de l'île (1m), splendide et quel sens du détail: chaque maison est authentique et représentée selon l'angle le plus évocateur, ce qui donne des changements de perspectives sur un même plan.
Un second brillant album à savourer devant un plateau de sushi.
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Chine du Sud. La Mosaïque des minorités de Françoise Grenot-Wang (Les Indes Savantes-2010), nouvelle édition, revue et augmentée.

Une autre Chine........

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Aux Confins de la Terre de E. Lucas Bridges (Nevicata-2010)


La parution en 1948 d'Aux Confins de la Terre, la merveilleuse chronique de E. Lucas Bridges sur la Terre de Feu, fut accueillie avec un immense enthousiasme et s’est imposée depuis soixante ans comme le grand classique littéraire sur la Terre de Feu et la culture peu connue des Indiens fuégiens.
Lucas Bridges naît en 1874 en Terre de Feu, à l’extrême sud de l’Argentine, une région sauvage, à l’époque grandement inexplorée. Ses parents missionnaires s’y sont établis quelques années auparavant, au coeur d’une nature grandiose. D’immenses étendues de vallées, forêts, lacs et marais les entourent, qui sont également le terrain de chasse de tribus hostiles et féroces. Lucas grandit parmi les Indiens Yaghans de la côte, apprenant leur langue et leurs usages. Plus tard, jeune homme, il entre en contact avec la tribu sauvage des Onas, devient leur ami et compagnon de chasse et est initié comme guerrier. Une formidable histoire, qui relate "plus d'aventures que cent romans !"
La prédiction du critique littéraire du New York Times au moment de la parution de ce livre est à coup sûr encore d’actualité : "Je n’ai aucun doute qu'Aux Confins de la Terre trouvera sa place au panthéon de plusieurs domaines de la littérature : aventure, anthropologie et histoire frontalière."
Un document exceptionnel sur les Indiens fuégiens, aujourd'hui disparus, et une incontournable référence pour tous ceux qui cherchent à découvrir l’époustouflante beauté et le grand isolement de ces régions sauvages du bout du Monde.
À noter que ce livre inspira à Bruce Chatwin l’écriture de son célèbre récit En Patagonie.

Fils du missionnaire anglican Thomas Bridges, qui fut le premier Européen à s’établir en Terre de Feu, à l’endroit qui allait devenir plus tard la ville d’Ushuaia, E. Lucas Bridges (1874-1949) est la seule personne à avoir vécu intimement, pendant plus de trente ans, parmi les Indiens fuégiens et à avoir écrit sur leur vie aujourd’hui disparue. Sa vie d'aventures le mena ensuite en Europe, en Afrique du Sud et au Chili.
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Sur la route de Jack Kerouac-Rouleau original (Gallimard-2010)

On the road again!

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Récits de la cabane abandonnée de Grey Owl (Éditions Souffles-2010)


Grey Owl (1888 - 1938), de son vrai nom Archibald Belaney, est l'un des premiers écologistes canadiens et farouche défenseur de la nature. Les éditions Souffles lui rendent hommage en rééditant ses trois premiers ouvrages, La Dernière Frontière, Un Homme et des bêtes, publiés respectivement en 1931 et 1932 et Récits de la cabane abandonnée.
Les éditions Souffles préparent actuellement la réédition des autres ouvrages de Grey Owl : Sajo et ses castors et Ambassadeur des bêtes, qui paraîtront en 2010/2011, publiés dans la collection "Arbres de chair", dirigée par Sébastien Djafar.
En 1935, lorsqu’il entame la rédaction des Récits de la cabane abandonnée, Grey Owl est garde forestier dans le parc national canadien de Prince Albert dans le Saskatchewan. Il a établi là-bas sa petite colonie de castors. Dès cette époque, il est une légende, acclamé à l’échelon international comme grand naturaliste, auteur à succès, orateur charismatique et porte-parole respecté des autochtones.
Grey Owl, est né en Angleterre en 1888 à Hastings. Élevé par deux tantes célibataires et sa grand-mère, il connaît une enfance malheureuse. Durant sa jeunesse, il est fasciné par les autochtones d’Amérique du Nord et rêve d’en devenir un. À l’âge de dix-sept ans, il part pour le Canada.
Entre 1907 et 1927, il vit dans le Nord de l’Ontario et gagne sa vie comme trappeur, guide et garde forestier.Il se marie avec une native et devient l’un d’eux. Grey Owl (ou Wa-sha-quon-asin, du mot ojibwé signifiant « chouette cendrée » ou « chouette grise ») était son pseudonyme, un nom adopté lorsque celui-ci s’inventa une identité amérindienne à l’âge adulte. Converti à l’écologie, il devient, peu à peu, un farouche défenseur de la nature.
En 1931, Grey Owl est nommé par le gouvernement canadien « gardien des animaux » du parc national du Mont Riding, au Manitoba, puis du parc national de Prince Albert au Saskatchewan, où il écrit ses articles et ses livres. Le 13 Avril 1938, Grey Owl, alors âgé de 50 ans, décède à l'hôpital de Prince Albert, au Canada. Il vient de terminer une série de conférences en Angleterre et aux Etats-Unis, débutées en Octobre 1937, au cours desquelles il s'est exprimé devant plus de 250.000 personnes pour répéter et marteler un message: "N'oubliez pas que vous appartenez à la nature, vous ne la possédez pas".
Les révélations, parues immédiatement après sa mort, sur ses véritables origines raciales - non pas amérindiennes mais exclusivement blanches européennes -, auront dans un premier temps une influence néfaste sur sa réputation. Néanmoins, depuis les années soixante-dix, et notamment pour le centenaire de sa naissance en 1988, le grand public s’intéressa à nouveau au personnage et une appréciation plus nuancée permit de reconnaître son rôle positif dans la préservation des espaces naturels. Cette réhabilitation se manifesta par la publication de plusieurs nouvelles biographies, l’érection d’une plaque commémorative sur son lieu de naissance, ainsi qu’un film du réalisateur Richard Attenborough, Grey Owl, librement inspiré de sa vie et sorti en 1999.
Grey Owl a osé, très tôt, aborder les problèmes de conservation et poser la question des droits des nations premières.
Oubliés quelques années après sa disparition, ses écrits survivent, traduits en une douzaine de langues et vendus à plusieurs millions d'exemplaires.
En langue française ses ouvrages connurent dans les années 40 un succès considérable, mais devinrent indisponibles après les années 50 du fait de la disparition de l'éditeur à l'origine de la publication.
Permettre à nouveau la découverte de ces ouvrages, c'est rendre justice à Grey Owl alors que tous les sujets qu'il aborde sont toujours dignes de respect et que ses idées conservationnistes et son souci de l'environnement sont d'une actualité récurrente.

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Pèlerinage à Tinker Creek d'Annie Dillard (Christian Bourgois-2010)

Dans la tradition des "Nature writing"

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