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Ivre de Chine, Voyages au coeur de l'Empire de Constantin de Slizewicz (Perrin-2010)

La suite des aventures de Constantin dans l'Empire du Milieu....

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Les après-midi d'un fonctionnaire très déjanté de Upamanyu Chatterjee (Pavillons poche - Robert Laffont-2010)

 
Agastya est un jeune adulte promis à une carrière confortable au sein de l'administration indienne. Les Après-midi d'un fonctionnaire très déjanté c'est l'histoire de sa formation à Madna, province reculée qui a échappé à la modernité, où la vie s'écoule lentement et sans heurts.
Agastya subit son destin tout tracé et c'est avec incrédulité et humour qu'il voit sa vie défiler sous ses yeux. Les remarques acerbes et décalées fusent et l'on rit souvent devant tant d'ironie.
Car déjanté, Agastya l'est, mais ne vous attendez pas à ce que ses après-midi le soient : ils s'écoulent lentement dans sa chambre à regarder le plafond, à fumer et boire avec d'autres fonctionnaires aussi désabusés.
C'est donc une ambiance lourde, lente voire étouffante dans laquelle Upamanyu Chatterjee nous plonge, et bizarrement, on finit par aimer ça. L'auteur nous offre aussi une critique sans appel de l'administration, celle d'hommes imbus d'eux-mêmes, incompétents, bien heureux de s'accrocher à leur confortable poste. Mais Agastya ne veut pas leur ressembler, non pas par intégrité, mais parce qu'il a tout simplement l'ambition d'être heureux, et de maîtriser son destin. Se dessine alors en filigrane le portrait d'une génération tiraillée entre modernité et tradition, et qui, à force de déracinement, peine à trouver son identité.
À travers les tribulations d'Agastya, ce jeune Bengali lettré, parachuté dans l'administration d'une province rurale, Upamanyu Chatterjee signe ici un roman dépaysant, qui nous raconte avec humour (noir) l'Inde d'aujourd'hui et les préoccupations de sa jeunesse, finalement pas si loin des nôtres tout en évoquant les difficultés de l'Inde d'aujourd' hui, son identité, mais aussi les tabous sexuels et une vision assez complète et variée de la vie des fonctionnaires dans les petites villes reculées.

Upamanyu Chatterjee, né en 1959 à Patna (Bihar), habite le plus souvent Delhi.
Oeuvrant à la fois pour l'Etat indien et la littérature de son pays, Upamanyu Chatterjee construit ses ouvrages autour de l'existentialisme, confrontant l'homme à son malaise et à ses peurs. Diplômé de St. Xavier’s School en 1978, il a étudié la littérature anglaise à l’Université de Delhi avant d’entrer à l’I.A.S (Indian Administrative Service, le haut fonctionnariat du service public) en 1983. Il a été nommé directeur du Bureau des langues au Ministère du Développement des Ressources Humaines en 1998.
Son premier livre, English, August : an Indian Story publié en 1988, concerne l'histoire de son pays ; il est adapté en film et réédité plusieurs fois. Son deuxième roman, The Last Burden paru en 1993, retrace la vie d'une famille indienne des classes moyennes à la fin du XXe siècle.
Suivent: Les Mamelles de l'Etat-providence pour lequel il reçoit le Prix de la Sahitya Akademi (Académie nationale des lettres) du roman de langue anglaise et l'humoristique Les Après-midi d'un fonctionnaire déjanté (Robert Laffont-2002) qui brosse un tableau tout à la fois effrayant et cocasse de l'Inde bureaucratisée. En 2007, Upamanyu Chatterjee est invité au Salon du livre, où il présente son dernier né: Nirvana, mode d'emploi (Joëlle Losfeld).
En faisant de son pays le théâtre de ses romans, Upamanyu Chatterjee contribue à faire connaître l'Inde actuelle dans un style soigné et agréable.
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Voyager sans se faire plumer, le guide anti-arnaques de Bernard Pichon, illustrations Mix & Remix (éditions Favre-2010)

un voyageur averti en vaut deux!!!

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Revue Europe n° 974-975: Nicolas Bouvier et Kenneth White (Revue Europe- 2010).


La revue littéraire Europe consacre son numéro de Juin-Juillet aux écrivains voyageurs Nicolas Bouvier et de façon plus restreinte à Kenneth White.
Le premier donne à voir à travers ses oeuvres le monde qu'il a rencontré simplement, en poète. Le second ne cesse de transgresser les frontières géographiques et mentales et fait entendre une parole proche de l'universel.
Daniel Maggetti et Stéphane Pétermann reviennent dans leur introduction, sur le "cas Bouvier", présenté comme l’auteur suisse le plus lu de ces cinquante dernières années dont l’œuvre demeure paradoxalement peu présente dans le domaine académique et critique. Peut-être parce que Nicolas Bouvier donne déjà nombre de clés de lecture dans ces textes qui se suffiraient ainsi à eux-mêmes. Ce numéro espère encourager à un décryptage plus approfondi d’une œuvre que Nicolas Bouvier lui-même, dans Routes et déroutes, présentait comme la "pointe immergée de l’iceberg".
Des années 1960 jusqu'à la fin des années 1980, Nicolas Bouvier (1929-1998) était pour ainsi dire inconnu en dehors du cadre restreint de la Suisse romande où il a eu, dès ses débuts, des lecteurs inconditionnels, et où la qualité de son oeuvre a d'emblée été reconnue. Depuis une vingtaine d'années, le rayonnement de l'auteur de "L'Usage du monde" et du "Poisson-Scorpion" n'a cessé de croître.
Genevois universel, sa passion pour les bibliothèques, les livres et les images n'était pas moindre que son attrait pour la poussière des routes, les couleurs du monde et le genre humain. Écrivain-voyageur, mais d'abord écrivain tout court, et l'égal des plus grands, il eut très tôt l'intuition qu'un voyage se suffit à lui-même et peut se passer de motifs: "On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait".
Bouvier est, désormais, devenu une référence et un point de repère pour de nombreux lecteurs et pour de nouvelles générations d'écrivains.
Plusieurs d'entre eux, à travers 18 contributions dont Bernard Chambaz, Gil Jouanard, Alain Dugrand, François Laut, évoquent ici sa magie sans pareille, sa légèreté de touche, son art infiniment juste du portrait et du paysage, sa rapidité, sa grâce, sa générosité, sa retenue, son humour aussi.
Ces études critiques et lectures approfondies nous invitent enfin à des approches nouvelles qui démontrent à quel point ses écrits offrent un terrain d'enquête fécond.
À noter que le dossier s’ouvre sur des inédits, deux lettres de Nicolas Bouvier à Thierry Vernet, compagnon peintre du périple relaté dans L’Usage du monde. Cette correspondance va paraître cet automne aux Editions Zoé.
La fin de la revue, consacrée à Kenneth White, ne contient que 9 contributions dont 3 textes de K.White lui-même.
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Échanger sa maison, Une nouvelle philosophie du voyage de Pascale Senk et Martin Rubio (Les équateurs-2010)

Une autre façon de voyager....

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