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Notre Comédie du livre 2010-Dernière minute bis


Victor Kathémo sera parmi nous à l'occasion de la sortie de son roman aux éditions Myriapode " Naître ou ne pas naïtre noir".

Victor Kathémo est né à Bukavu dans la région des Grands lacs d’Afrique.
Très tôt, Victor Kathémo s’intéresse à l’art dramatique et à la poésie. Sans passion, juste pour s’assurer un avenir confortable, il passe au Burundi une maîtrise en sciences économiques. Il qualifiera un jour le "blabla" des enseignants de l’écho comique.
Après un court passage au Benin où "son âme a failli être vendue au Port des esclaves", il s’installe dans le nord de la France : "Pays de ma renaissance au forceps qui m’a laissé un traumatisme incurable, dira-t-il".
Il adaptera au théâtre des romans qu’il interprétera en solo. Il créera un café-théâtre qu’il dirigera pendant plusieurs années avant de changer d’orientation professionnelle et de s’installer dans le Sud-ouest. Il est passionné par l’architecture baroque et les statues qui ornent les places romaines.
Il n’aime pas les romans autobiographiques qu’il qualifie de « litanies auto-bio-graphie-queues ». Parodiant un artiste célèbre, il déclare souvent, non sans un sourire au coin des lèvres, que sa vie est « un carrefour où débouchent toutes les rues en sens interdit ».
Son hymne est la chanson Higt Hopes tiré de l’album : Division bell de Pink Floyd
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Sibériennes, Voyage aux confins de la taïga, Géraldine Bérard & Valérie François (Transboréal-2010)


À deux reprises, et durant plus de six mois en 2005 et 2009, Géraldine Bérard et Valérie François ont recueilli le témoignage d’habitantes des confins de la Sibérie.
Sur 8 000 kilomètres, du lac Baïkal à la mer d’Okhotsk, les deux voyageuses partagent bania et vodka dans les hameaux isolés de la taïga, écoutent la vie aventureuse des femmes de géologues ou de chercheurs d’or, partent cueillir baies et champignons avec leurs hôtesses ou découvrent leur face cachée de chanteuse ou de styliste à succès. Elles prennent aussi part à Yssyakh, la grande fête iakoute qui célèbre le solstice d’été. Au cœur d’une nature magnifique ponctuée de villes désolées, les héritières des "petits peuples du Nord" ou des pionniers venus défricher l’immense forêt boréale témoignent des traditions de chasse autochtones, du recul de l’État dans les campagnes, du désespoir des jeunes chômeurs ou de leurs rêves de Sibériennes. Ainsi, Natacha, Galina, Vera et Tatiana opposent à l’isolement et aux coups du sort un humour décapant et préfèrent évoquer, plutôt que l’histoire de la Sibérie, leurs amours, l’avenir de leurs enfants, l’évolution des mentalités et de la société russe.

Née à Kôbe, au Japon, en 1972, Géraldine Bérard grandit en Avignon dans la maison familiale, port d’attache séculaire de générations de voyageurs. Elle passe son enfance et son adolescence à rêver, écoutant ses parents lui raconter les pays où ils ont vécu, fouillant dans les malles déposées par ses ancêtres au gré de leurs allées et venues, feuilletant des livres ou des écrits en langues variées et inconnues.
Son bac en poche, elle n’a aucune idée de ce qu’elle veut faire « quand elle sera grande » mais elle a une certitude : elle doit voir le monde. Après une année sabbatique, elle s’inscrit aux Langues O à Paris. Parmi toutes les langues qui s’offrent à elle, elle choisit le russe : pourquoi pas ?
À l’été 1995, elle passe deux mois à Saint-Pétersbourg, puis un an en 1997-1998, dans le cadre de sa licence de langue. Depuis, dès que l’occasion se présente, pour quelques semaines ou plusieurs mois, entre deux missions d’intérim, elle s’évade, seule ou avec des amis, vers l’Europe, l’Asie, l’Afrique ou l’Amérique du Sud.
De mai à août 2005, elle parcourt avec Valérie François les confins de l’Extrême-Orient russe, de Iakoutsk à Magadan par la route de la Kolyma, pour réaliser des portraits de femmes. Au printemps 2009, les deux reporters sont parties retrouver les figures qui avaient marqué leur projet "Regards de femmes", pour enrichir les portraits qu’elles avaient faits d’elles.
Géraldine Bérard ayant signé à 35 ans son premier CDI et s’étant installée avec son ami à Marseille, on pouvait penser qu’elle avait fini de bouger. Pas encore. Elle voudrait aussi faire le pèlerinage de Compostelle, traverser l’Atlantique en cargo pour perfectionner son tango à Buenos Aires, voir Bénarès, la fête des couleurs et des lumières en Inde, "revoir" Kôbe, mieux connaître la France… Bref, elle n’a pas fini de rêver !

Née à Yvetot en 1969, Valérie François rêve de voyage dès l’adolescence en feuilletant les National Geographic qui remplissent la bibliothèque familiale. Après des études en communication à Paris, elle devient chef de publicité pour la revue Ciel & Espace. Mais, dès qu’elle en a l’occasion, elle s’envole vers d’autres cieux, quoique jamais assez longtemps à son goût.
En 2001, l’appel du voyage devient plus fort que tout et elle décide de réaliser le rêve qui la tenaille : faire un tour du monde. Avec une équipière rencontrée sur un forum d’Aventure du bout du monde, elle s’envole dès l’automne pour un périple de huit mois à travers l’Asie du Sud-Est, la Chine et la Mongolie. Plus qu’un voyage, c’est un véritable tournant dans sa vie. Cette aventure lui forge une personnalité plus décidée, plus sûre de ses choix. Et, au retour, le journalisme s’imposant comme une évidence, elle reprend une formation puis fait un stage au journal La Croix.
De mai à août 2005, elle parcourt avec Géraldine Bérard les confins de l’Extrême-Orient russe.
Valérie François travaille pour le site Internet de La Croix et collabore occasionnellement à d’autres sites du groupe Bayard comme www.phosphore.com ou www.notretemps.com.
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Neuf vies, à la recherche du sacré dans l'Inde d'aujourd'hui de William Dalrymple (Éditions Noir sur Blanc-2010)

Un portrait de la grande diversité des traditions religieuses de l'Inde....

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L'ombre de la route de la soie de Colin Thubron (Gallimard/ Folio-2010)


Colin Thubron a osé un extraordinaire voyage, unique et périlleux, qui nous entraîne sur les onze mille kilomètres de la Route de la Soie.
Il part de Xian, au coeur de la Chine, où repose l’Empereur jaune, père mythique de la Chine, pour aller jusqu’à Antioche, au bord de la Méditerranée turque, à deux pas de la Syrie. Il commence par traverser le Nord-ouest de la Chine et, des deux itinéraires possibles de la Route de la Soie - l’un par le Nord, doté du chemin de fer ; l’autre au Sud, infiniment difficile et quasi impraticable par endroits -, il choisit ce dernier et longe le mortel désert du Taklamakan jusqu’à Kashgar.
Mais l’étonnant est aussi ailleurs : dans l’extraordinaire talent de cet écrivain qui voyage. Colin Thubron a l’audace et l’endurance d’un baroudeur, la finesse d’observation d’un vieux routard, mais aussi le regard alerte de l’homme cultivé, très informé. À quoi s’ajoute une sensibilité et une force d’expression inspirée. Sa langue est d’une pureté et d’une puissance d’évocation rares. Il voyage à la dure, vit au rythme des hasards et des rencontres, d’autant mieux qu’il parle chinois et russe. Un grand souffle anime son récit.
La chaleur implacable, la poussière, le sable qui vole partout, la sauvagerie et la désolation du désert, la dignité de ruines qui parlent d’un passé glorieux, la luxuriance des oasis d’Asie centrale, l’air limpide des montagnes, les villes grouillantes, les villages d’un autre siècle, les rencontres de hasard : tout devient palpable.
Colin Thubron ne se contente pas de tracer la fresque d’un passé riche et bigarré, il explore le présent bien vivant qui a émergé de ce creuset. Au gré des rencontres, des silences, des conversations, il nous fait entrevoir la réalité actuelle des citoyens de la nouvelle Chine, avec leurs rêves neufs d’enrichissement et un quotidien pas toujours à la hauteur ; le paradoxe des peuples d’Asie centrale qui partagent le même fond culturel et religieux mais qui sont éparpillés entre des pays différents. On les découvre tiraillés entre anciennes et nouvelles allégeances, avec pour certains, la tentation du pan-islamisme.
À l’image de cette Route de la Soie qu’il nous révèle, Colin Thubron est peut-être un vrai passeur. En témoigne la belle relation de son extraordinaire voyage, son septième en quarante ans passés à courir les mondes, qui fait d’ores et déjà figure de référence. Un classique de demain.

Colin Thubron, membre de la Royal Society of Literature et Commander of the British Empire, est l’un des derniers gentlemen travellers. Lointain descendant de John Dryden (l’auteur anglais le plus influent du 17ème siècle) il naît le 14 juin 1939 à Londres. Étudiant au prestigieux Eton College, il travaille ensuite comme éditeur entre Londres et New-York puis comme réalisateur pour la télévision en Turquie, au Japon et au Maroc.
Ses premiers récits de voyage publiés à la fin des années 1960 se situent principalement au Moyen-Orient. De la Syrie au Liban en passant par Israël, Colin Thubron se fait déjà une spécialité d’explorer ces mondes que l’Occident connaît mal et, parfois, craint. "Mes récits de voyage naissent de ma curiosité pour ces mondes que ma génération trouve menaçants : la Chine, la Russie, le monde islamique… (et peut-être avais-je aussi le désir de les rendre plus humains, de les comprendre). Mes romans, à l’inverse, semblent naître en réaction à cette démarche d’ouverture et provenir d’envies et d’attentes plus personnelles, plus profondes : ils sont souvent situés dans des endroits clos (prison, asile psychiatrique ou même l’esprit d’un amnésique). Mon écriture balance entre ces deux genres".
Très vite son style brillant, dense et élégant le place parmi les grands auteurs de sa génération. Il se lie d’amitié avec Bruce Chatwin et est intronisé à la Royal Society of Litterature en 1969.
Dans les années 1980, Colin Thubron s’intéresse aux grands empires de l’Est, et publie deux ouvrages considérés d’emblée comme des chefs-d’œuvre : en 1983, Les Russes (Payot, 1991) un voyage dans l’URSS de Brejnev et en 1987, Derrière la Grande Muraille (Payot, 1991) qui reçoit le Thomas Cook Travel Book Award. Il parcourra encore l’Asie, de ce qu’Alexandre Soljénitsyne appelait l’Archipel du Goulag en Sibérie jusqu’aux montagnes afghanes, menant une réflexion poussée sur l’éclatement de l’URSS.
Colin Thubron s’inscrit dans une tradition littéraire anglaise qui remonte aux écrivains voyageurs anglais de l’époque élisabéthaine. Extrêmement documenté, il prépare toujours méticuleusement ses voyages. L’histoire des lieux, leur géographie, les us et coutumes. Il va jusqu’à apprendre une langue nouvelle lorsque c’est nécessaire (Mandarin ou Russe) et même ses connaissances en botanique sont impressionnantes. C’est que, selon lui l’histoire, la géographie, les constructions humaines et les peuples entretiennent des relations totalement intimes.
Ses récits s’attachent donc à montrer comment l’Histoire peut façonner les peuples et les paysages. S’il est un arpenteur de mondes hors pair, il est aussi l’explorateur des relations humaines, de la mémoire, et n’a de cesse de mesurer la distance qui sépare l’idéal du réel.
Poursuivi par le KGB à Kiev, en position inconfortable dans un bain avec un nabab chinois ou presque contraint de vendre ses jeans à un géant russe qui rentre à grand peine dedans, Colin Thubron sait faire passer dans ses récits toute l’âme du voyage, le comique ou le ridicule des rencontres lorsque deux mondes nouveaux se rapprochent pour la première fois, la solitude ou le découragement ressentis sur la route, la peur, jusqu’à craindre pour sa vie.
Sorti en 2006 en Angleterre, son dernier livre, L’Ombre de la Route de la Soie (Hoebeke collection Etonnants Voyageurs, 2008) revient sur huit mois de voyage au long des 11000 kilomètres de la Route de la Soie, depuis la Chine jusqu’au port d’Antioche en Turquie.
Le prestigieux Times a tout récemment classé Colin Thurbon parmi les 50 meilleurs écrivains anglais d’après-guerre.

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Mes seuls dieux de Anjana Appachana (Zulma-2010)

De bien belles nouvelles indiennes...

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Salaam London de Tarquin Hall (Gallimard Folio-2010)


Tarquin Hall rentre en Angleterre après dix années de journalisme en Afrique, Amérique, Asie, Moyen Orient, dont trois en Inde comme reporter pour l’Associated Presss. Sans grandes ressources, il perd vite ses illusions d’une vie tranquille dans l’ouest de Londres, les quartiers chics de son enfance. “Mon pauvre ami !” s’écrie un agent immobilier : “Mais avec votre budget vous n’y loueriez pas une boîte à chaussures !”
Et c’est ainsi, qu’il va se retrouver dans les pires bas-fonds de Londres, là même où Jack London écrivit le “Peuple de l’abîme” là aussi où son père lui avait interdit, enfant, de mettre les pieds : l’East End...
Lui qui était rentré en Angleterre parce qu’à force de courir le monde, et vivre dans d’autres cultures que la sienne, il avait ressenti le besoin de retrouver ses racines ! Le pauvre, en fait de “vraie” Angleterre, va être servi.
Rien n’a changé à Brick Lane, depuis Jack London, et même, probablement depuis William Shakespeare qui y vécut : crime, drogue, prostitution, misère. Ici, depuis des siècles se sont pressés les malheureux qui débarquaient sur les docks crasseux, huguenots français, Irlandais chassés de leur île par la famine, anarchistes, déclassés de toute sorte, juifs fuyant par milliers les pogroms du XIXème siècle, et maintenant réfugiés du Bengladesh, Afghans, Irakiens, Kurdes, Indiens, Somalis, Kosovars - le monde entier, en somme...
Il fera face.
Avec son expérience de globe-trotter, et une solide dose d’humour, mais aussi de tendresse.
Ce qui nous vaut un récit savoureux, passionnant, oscillant sans cesse entre tragique et comique, des scènes mémorables, et une épatante galerie de portraits. Mr Ali “ the ultimate cockney muslim” le genre de propriétaire qui revient avec un parapluie quand on lui fait remarquer que la salle de bains n’a plus de toit, Sadie Cohen, la vieille dame juive gardant le souvenir de tous les siens rescapés des pogroms, son voisin Kosovar avec lequel il partage à Noël une oie dérobée dans un parc voisin, les maris bengladis enfermant leurs femmes à double tour - en fait tous emprisonnés chacun à leur manière, par leur peur du monde extérieur. La misère mais aussi la gaité, la solidarité, les couleurs, les odeurs, les marchés grouillant de vie où l’on peut acheter des mangues pour moins chers qu’en Inde.
Et se produit peu à peu le miracle - de comprendre qu’il est bel et bien en Angleterre, dans ce tohu-bohu bigarré, que la plupart des habitants de Brick Lane partiront peu à peu vers les autres quartiers, devenus anglais à leur manière, comme des centaines de milliers d’autres avant eux le firent au fil des siècles...

Journaliste et écrivain, Tarquin Hall est un globe-trotter frénétique, un reporter né. Il a passé dix ans à l'étranger, dont trois ans en Inde comme reporter pour Associated Press, mais aussi en Afrique, en Asie du sud, et aux Etats-Unis.
Tarquin Hall vit aujourd’hui entre Londres et Delhi en Inde.
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Notre Comédie du livre 2010-Dernière minute


Géraldine Berard sera parmi nous à l'occasion de la sortie de son récit de voyage aux éditions Transboreal " Sibériennes, Voyage aux confins de la taïga".

Née en 1972 à Kobé, Géraldine Berard est contaminée très tôt par le mystère qui entoure les paquetages laissés par ses ancêtres voyageurs dans le grenier de la maison familiale d’Avignon. Elle attrape définitivement le virus du voyage lors d’un premier séjour de 2 mois à Saint-Pétersbourg en 1995. Elle y étudie un an en 1997-1998, dans le cadre de sa licence de russe à l’Institut des Langues et Civilisations Orientales.
Une fois sa licence obtenue, elle parcourt le monde (continent eurasien dont 9 mois en Russie en 2001, Afrique, Amérique du Sud) entre deux missions d’intérim qui lui permettent d’évoluer dans des univers différents : banque, import-export, location de voiture avec chauffeurs.
En 2001, elle rencontre Valérie François sur un forum de voyages. Elles décident de découvrir la Iakoutie et la région de Magadan ensemble. Après un premier séjour de 4 mois en été 2005, elles y retournent 2 mois en hiver 2009 afin de retrouver les femmes qui ont ponctué leur premier voyage. Elles viennent de publier le récit de ces aventures aux Editions Transboréal.
Géraldine Berard vit actuellement à Marseille où elle travaille chez un expert en assurance maritime, essentiellement avec l’Afrique de l’Ouest.
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En Sibérie de Colin Thubron (Hoebeke-2010)

le nouveau Prix Nicolas Bouvier 2010

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Meurtre dans un jardin indien de Vikas Swarup (Belfond-2010)

 
Un roman peut-il être plus original que Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire ? Oui, c’est possible et Vikas Swarup le prouve avec son second livre : une version bollywoodienne du jeu de société Cluedo. Un bonheur de lecture qui ravira les fans d’Agatha Christie et les autres, avec, derrière l’humour décapant et le style pétillant, une critique acerbe de tous les maux qui affectent la société indienne contemporaine.
Vicky Rai, le fils d'un ministre de haut niveau corrompu, tue une jeune femme dans un accès de rage. Malgré la présence de plusieurs témoins au cours de l'assassinat, Vicky est acquitté par le système judiciaire indien et cela pour la troisième fois.
Playboy multimillionnaire, fils du secrétaire d’État de l’Uttar Pradesh, Vivek “Vicky” Rai est retrouvé mort, abattu dans son jardin indien, lors d’une fête organisée pour célébrer son dernier acquittement. Lors de la soirée, six suspects ont été trouvés avec des armes: Mohan Kumar, un bureaucrate corrompu; Larry Page, un Texan; Shabnam Saxena, une très célèbre actrice de Bollywood qui cherche à prouver qu'elle est plus qu'un joli visage; Eketi, un adivasi qui essaye de trouver une relique sacrée de son village; Munna, un voleur de téléphone cellulaire, et Jagannath Rai, le ministre de l'Intérieur de l'Uttar Pradesh et le père de Vicky Rai.
Mais qui a tué l’odieux Vicky Rai ? Règlements de compte, jalousies amoureuses, manigances politiques, vengeances privées, malentendus outranciers…
Chacun est tout aussi susceptible d'avoir appuyé sur la gâchette. Chacun a un motif, chacun a une arme, et la vie de chacun est remplie de troublantes coïncidences.
Des palaces de Mehrauli aux montagnes du Cachemire en passant par les bidonvilles de Delhi et les plages des îles Andaman, les incroyables tribulations de cinq Indiens et un Américain qui tous auraient pu faire disparaître l’ignoble millionnaire.
Grâce à une construction habile qui présente les faits, les suspects, leurs mobiles et les preuves, Swarup emporte le lecteur-détective dans une enquête trépidante.
Un roman foisonnant où l’intrigue policière déroule aussi une implacable peinture de l’Inde contemporaine abordant les problèmes de pauvreté, de chômage, d'analphabétisme et de corruption institutionnelle endémique, de terrorisme au Cachemire, la tragédie de Bhopal et le fossé économique croissant qui mène à l'escalade de la criminalité.

Auteur du roman Les fabuleuses aventures d’un Indien malchanceux qui devint milliardaire, traduit dans quarante deux langues, récompensé du Prix Grand Public du Salon du livre 2007 et qui a inspiré le célèbre film Slumdog Millionnaire (2009) adapté par Dany Boyle et primé de huit oscars, Vikas Swarup, consul général de l’Inde à Osaka, au Japon, est un passionné de littérature, lecteur assidu d’Albert Camus et de thrillers américains.
Né à Allahabad, en Inde, il y a quarante-trois ans, d’une grande famille d’avocats, Vikas Swarup écrit depuis des années et a remporté de nombreux concours de nouvelles.
Il a étudié l’Histoire contemporaine, la psychologie et la philosophie puis est devenu diplomate, ce qui l’a fait voyager en Turquie, aux États-Unis, en Ethiopie, en Afrique du Sud et en Grande-Bretagne, pays dont le bouillonnement créatif de la capitale lui a inspiré son premier roman, écrit en tout juste deux mois.
Il est actuellement en préparation d’une comédie musicale dans la plus pure tradition Bollywood et son deuxième roman, Meurtre dans un jardin indien, qui paraît chez Belfond, a été vendu dans vingt-quatre pays et est déjà en cours d’adaptation cinématographique.

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Les courants fourbes du lac Tai de Qiu Xiaolong (Liana Levi-2010)

Le nouveau polar écologique de Qiu Xiaolong

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Belize d'Alain Dugrand (La Table Ronde-2010)


Un mouchoir de poche posé au bord de la mer Caraïbe, de la taille de la Hollande mais cent fois moins peuplé : tel est Belize, l’ex-Honduras britannique,
indépendant depuis 1981. Enchanté par son nom et par celui de sa capitale, Belmopan, "grosse comme une ville de foire en pays de Caux", Alain Dugrand est allé à la découverte de "cette esquisse de paradis terrestre".
Il a vagabondé entre les baies coralliennes et les villages de western, les champs de cannes à sucre et les maisons sur pilotis, et prêté l’oreille à des êtres multiples : descendants de boucaniers, Chinois naufragés, trafiquants colombiens, guérilleros guatémaltèques, G.I. jamais remis de la guerre du Vietnam… ou encore à des colons anglais fauchés, un baba helvétique, un géologue breton devenu chercheur d’or.
Belize avait paru chez Payot en 1993.

Né en 1946, Alain Dugrand fut l’un des fondateurs du quotidien Libération.
Grand voyageur, il a sillonné le monde, notamment l’Asie centrale. Écrivain, il publie en 1980 Les barcelonnettes aux éditions JC Lattes, trilogie écrite à 4 mains avec sa femme, Anne Vallaeys.
Il a signé une douzaine d’ouvrages, de romans et d’essais littéraires. Prix Paul Léautaud et Louis Guilloux pour Le 14e Zouave (Éditions de l’Olivier, 1991), Prix Roger Nimier pour Une certaine sympathie (Éditions Lattès, 2006), il a publié en 2006, aux éditions Hoebeke, Les Cendres de l’Empire : Voyages du Caucase en Indus et en 2007 Insurgés (Éditions Fayard), qui a pour cadre l’âpre décor des maquis du Sud-Est entre 1939 et 1945.
Il publie en 2008, avec le journaliste d’investigation Frédéric Laurent Willi Münzenberg : Artiste en révolution (1889-1940), une imposante biographie de l’artiste-résistant qui défia Hitler comme Staline.
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Notre Comédie du livre 2010- Notre programme

Nous recevrons, cette année, sous notre tente nomade, située sur l'esplanade Charles de Gaulle, face à l'office du tourisme, écrivains, écrivains-voyageurs, peintres-voyageurs et aventuriers.
Nous organiserons, cette année cinq rencontres en compagnie de tous nos invités, parcourant le monde de l'Afrique au Tibet en passant par l'Inde, le Cambodge, l'Iran, l'Arctique sibérien et canadien.
Nous vous emmènerons, également en Italie, en Islande, Afghanistan, Pérou, Balkans et dans le Sahara.
Vous pouvez télécharger, dès à présent, notre programme afin d'organiser votre emploi du temps durant ce long week-end sous le signe de l'amitié, de la lecture et de l'échange.
Nous espérons vous retrouver nombreux à nos rencontres et sur notre stand pour rencontrer nos écrivains.

Télécharger notre programme de la comédie du livre 2010
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Notre Comédie du livre 2010- Nos Rencontres au Pavillon Populaire et au Corum-Salon du Belvédère, Montpellier

Nos rencontres durant la Comédie du livre seront animées par Alain Vacquié
Et seront accompagnées, cette année, de lectures par le comédien Patrick Vendrin

Au Pavillon Populaire, Esplanade, Samedi 29 Mai à 14h00

Quand le réel devient fiction

avec:

Maxence Fermine pour "Le Papillon de Siam" (Éd.Albin Michel)
Björn Larsson pour "Le rêve du philologue" (Éd.Grasset))
Jean-Noël Schifano pour "Le vent noir ne voit pas où il va" (Ed.Fayard)

Maxence Fermine nous propose la biographie romancée d’un explorateur méconnu : Henri Mouhot, découvreur des ruines d’Angkor. On retrouve dans ce nouveau livre le très grand talent de conteur de Maxence Fermine, qui, sous sa plume inspirée et poétique, fait revivre l’explorateur français injustement oublié par l’Histoire, rejoignant ainsi les rêveurs entêtés qui peuplent son œuvre.
Depuis la publication de son roman Long John Silver en 1995, Björn Larsson est devenu l’un des écrivains suédois contemporains les plus connus à l’étranger. Né à Jönköping en Suède en 1953, il a vécu aux Etats-Unis, en France et en Irlande, dont six ans à bord d’un bateau à voile, le Rustica. Navigateur chevronné, il a parcouru les mers du Nord de l’Ecosse à l’Irlande, du pays de Galles à la Bretagne et à la Galice. Écrivain à la plume bohème, chacun de ses ouvrages est une invitation au voyage, où le romanesque se met au service de l’intelligence.
Jean-Noël Schifano, sicilien par son père et lyonnais par sa mère, a dirigé de 1992 à 1998 l’Institut français de Naples. Directeur littéraire aux éditions Gallimard, critique à la N.R.F et au Monde, il a traduit les grands auteurs italiens, parmi lesquels Umberto Eco (Le Nom de la rose, entre autres), Leonardo Sciascia, Alberto Savinio, Italo Svevo, Elsa Morante.
Il a publié notamment L’Éducation anatomique, Chroniques napolitaines, La Danse des ardents, Les Rendez-vous de Fausta chez Gallimard et également Désir d’Italie (Folio/Essais) et le Dictionnaire amoureux de Naples (Plon).

Au Corum-Salon du Belvédère, Samedi 29 Mai à 16h30

Flânerie planétaire

avec:

Astrid Wendland pour "Au bord du monde" (Éd.Robert Laffont)
Philippe Frey pour "Caravanes" (Éd.Lattès)
Élodie Bernard pour "Le vol du paon mène à Lhassa " (Éd.Gallimard)

Passionnée par la Russie, Astrid Wendlandt consacre tous ses loisirs à l’Arctique et passe depuis 2005 un mois par an chez les Nénetses, nomades éleveurs de rennes du Grand Nord sibérien. En vue de l’écriture de son livre, elle a examiné l’impact de l’explosion de l’industrie du gaz sur leur vie quotidienne.
Philippe Frey est un ethnologue atypique de renommée internationale. Docteur en ethnologie, professeur aux universités de Strasbourg et de Mulhouse, spécialiste des déserts et de leurs populations, il étudie comment on vit dans ces étendues a priori inhabitables.
Journaliste et analyste politique, Elodie Bernard décide, à 24 ans, à la suite des événements survenus à Lhassa en mars 2008, de franchir la frontière himalayenne et de pénétrer au Tibet pendant les jeux Olympiques de Pékin. Sans visa de journaliste ni autorisation de séjour au Tibet, elle couvre la répression lors des manifestations sportives pour divers quotidiens.

Au Pavillon Populaire, Esplanade, Dimanche 30 Mai à 14h00

Carnet nomade

avec:

Géraldine Danon pour "une fleur dans les glaces" (Éd.Laffont)
Patrick Boman pour "Retour en Inde" (Éd.Arléa)
Clara Arnaud pour "Sur les chemins de Chine" (Éd.Gaïa)

Le navigateur Philippe Poupon, la comédienne Géraldine Danon, et leur 4 enfants sont partis pour un long périple qui les a menés des rivages enchantés de l’Afrique aux chatoyantes Antilles, puis toujours plus loin vers le Nord jusqu’aux portes de l’Arctique. Huit mois de navigation trépidante, de péripéties drôles et tragiques, au pays des esquimaux, des ours polaires, des glaces éternelles, sous le soleil de minuit.
Grand voyageur, Patrick Boman compte à son actif bien des allers et retours de par le monde. Avec Retour en Inde, il nous livre les notes prises au cours d’un voyage dans le sous-continent entrepris en 2007, après une longue absence dans le pays, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il a subi des transformations majeures et inédites – mondialisation oblige.
Née à Fontainebleau en 1986, Clara Arnaud grandit à deux pas de la forêt, entourée de chevaux. En 2008, après une année de préparation durant laquelle Patrick Fortier lui apprend à ferrer des chevaux, Clara Arnaud s’envole seule pour la Chine avec pour projet de cheminer en compagnie de chevaux de bât, des monts Célestes aux confins orientaux du plateau tibétain. Entre ses voyages, Clara Arnaud se consacre à ses études de géographie, de chinois et d’économie à Sciences-Po, ainsi qu’à sa passion pour la course à pied et l’équitation.

Au Pavillon Populaire, Esplanade, Dimanche 30 Mai à 15h00

"Continents noirs" fêtent ses dix ans

avec:

Scholastique Mukasongan pour "L'Iguifou" (Éd.Gallimard)
Fabienne Kanor pour "Anticorps" (Éd.Gallimard)
Et en présence du créateur de la collection et écrivain de renom: Jean-Nöel Schifano.

Janvier 1999 : dans l'avion qui les mènent au Gabon, Antoine Gallimard et Jean-Noël Schifano imaginent de rassembler sous une seule enseigne des oeuvres se référant, sans s'y limiter, à une origine commune : l'Afrique noire.
Un an plus tard, en Janvier 2000, le contrat oral est respecté : cinq premiers livres sortent en librairie, dont la reprise de l'un des tout premiers romans africains, traduit en 1953 par Raymond Queneau : L'Ivrogne dans la brousse du Nigérian Amos Tutuola.
À raison de quelque sept nouveautés par an, « Continents noirs » réunit des oeuvres d'auteurs d'horizons fort divers — tant au plan de leur art que de leur nationalité, leur pays de résidence et leur itinéraire personnel.

Scholastique Mukasonga, la miraculée, est née en 1956 au sud-ouest du Rwanda, elle connaît dès l’enfance la violence et les humiliations des conflits ethniques qui agitent son pays. Survivante du terrible génocide des Tsutsis, elle est aujourd’hui assistante sociale et vit en Normandie.
Fabienne Kanor est originaire de la Martinique. Après des études supérieures en Littérature comparée et en sémiologie, Fabienne Kanor se lance dans le journalisme, portant plusieurs casquettes et fréquentant diverses adresses (reporter à Radio France International, à Canal France International, journaliste à Nova et à France 3)
Jean-Noël Schifano, sicilien par son père et lyonnais par sa mère, a dirigé de 1992 à 1998 l’Institut français de Naples. Directeur littéraire aux éditions Gallimard, critique à la N.R.F et au Monde, il a traduit les grands auteurs italiens, parmi lesquels Umberto Eco (Le Nom de la rose, entre autres), Leonardo Sciascia, Alberto Savinio, Italo Svevo, Elsa Morante.
Il a publié notamment L’Éducation anatomique, Chroniques napolitaines, La Danse des ardents, Les Rendez-vous de Fausta chez Gallimard et également Désir d’Italie (Folio/Essais) et le Dictionnaire amoureux de Naples (Plon).

Au Pavillon Populaire, Esplanade, Dimanche 30 Mai à 16h00

Aventuriers et écrivains de légende: Joseph Kessel et Antoine de Saint-Exupéry

avec:

Jean-Claude Perrier pour "Les mystères de Saint-Exupery" (Éd.Stock)
Olivier Weber pour "Joseph Kessel:le nomade éternel" (Éd.Arthaud-J'ai Lu)

Ni biographie ni essai, le livre sur Saint-Ex se veut une enquête sur un homme, aussi tourmenté qu’attachant, un homme paradoxal, aussi célèbre que mystérieux, devenu un grand écrivain. Pour cela Jean-Claude Perrier a réuni, par chance, de nouvelles pièces du puzzle qui surgissent régulièrement, des sources inédites afin d’éclairer les principales zones d’ombre de la biographie de cet écrivain-aviateur.
Dans son dernier ouvrage, Joseph Kessel : le nomade éternel, Olivier Weber rend hommage à son illustre prédécesseur, la légende du journalisme, de la littérature et de la Résistance qu’est Joseph Kessel, en retranscrivant ses carnets de voyages, mêlant tranches de vie et vieilles photos en noir et blanc du mythique reporter.
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Notre Comédie du livre 2010- Les écrivains invités sous notre tente nomade

Installé cette année encore sur l'esplanade Charles de Gaulle, face à l'office de Tourisme, notre stand accueillera de nombreux écrivains, aventuriers, romanciers.
En voici un aperçu en images.

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Notre Comédie du livre 2010- Introduction

Voici arrivé le moment de notre programmation 2010 pour la "Comédie du livre" qui se tiendra du Vendredi 28 au Dimanche 30 Mai 2010.
Le pays invité cette année est les États-Unis. Vous retrouverez leurs écrivains chez nos confrères.
Fidèles à notre démarche qui nous anime depuis 16 ans, nous recevrons des amis écrivains, aventuriers, romanciers avec qui nous avons une relation d'amitié profonde et ancienne.
Et nous espérons faire de nouvelles rencontres avec ceux que nous invitons cette année pour la première fois par envie de les connaître. Nos thèmes, cette année, auront pour point commun: le Cambodge, l'Inde, l'aventure maritime, la Sibérie arctique, l'Afghanistan, l'Islande, l'Iran, la Chine,le Pérou
Nous recevrons, cette année, pour la première fois, Patrick Boman, grand bourlingueur, voyageur impénitent, avec son humour so British, pour un récit de voyage en Inde, Bjorn Larsson, l’un des écrivains suédois contemporains les plus connus à l’étranger et Clara Arnaud, qui a parcouru seule la Chine en compagnie de chevaux de bât, jusqu'aux confins orientaux du plateau tibétain.
Nous recevrons, également, après Isabelle Autissier en 2008 et Florence Arthaud, l'année dernière, Géraldine Danon qui, en compagnie d'une autre grande figure de l'aventure maritime, Philippe Poupon et leurs 4 enfants, nous emmènera dans un périple en Arctique sur leur bateau "fleur australe".
Et nous retrouverons des habitués de notre stand que nous apprécions beaucoup et qui, cette année encore, nous proposent de belles choses. Maxence Fermine pour son nouveau roman, tout en finesse sur le Cambodge, Olivier Weber, grand reporter à l’hebdomadaire Le Point, écrivain et auteur de documentaires, qui nous guidera dans les pas de Joseph Kessel, Astrid Wendlandt, journaliste et grande voyageuse qui nous présentera son peuple d'adoption, les Nénets qui vivent dans l'arctique sibérien, Jean-Claude Perrier qui nous proposera, cette année, un "goût du Cambodge" et un essai sur Saint-Exupéry, Philippe Frey, ethnologue atypique de renommé internationale, qui est le premier à avoir traversé les plus grands déserts de tous les continents.
Le carnet de voyage sera, encore une fois à l'honneur avec Samuel Chardon et Céline Roussel et leur carnet de la Route des Indes en camping-car et en famille, Didier Brot et son carnet de voyage sur le Pérou, Cé Ji & Fred?! et leur carnet d'Islande, Philippe Bichon pour son carnet de voyage en Iran.
Enfin, nous fêterons les dix ans de la collection "Continents Noirs" chez Gallimard, en compagnie de son créateur et écrivain: Jean-Noël Schifano.
Consacrée aux écritures africaines, principalement d'expression française, la collection réunit des textes littéraires ou des essais, contemporains, dus à des écrivains du continent noir et, plus souvent, de sa diaspora.
À cette occasion nous recevrons Fabienne Kanor et Scholastique Mukasonga.
Sans oublier nos auteurs régionaux: Bernard Faye, médecin, Pierre Macaire, éditeur et écrivain globe-trotter, Marcelle Huguet, photographe.
Hommage donc à nos "Détonnants voyageurs" et à cette littérature-monde que nous aimons vous faire découvrir tout au long de l'année.
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