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La croisière du Snark, San Francisco-Sydney. Le Pacifique à la voile de Jack London (La Table Ronde-2010)


En 1907, Jack London, sa femme Charmian et un équipage d’amateurs embarquent à San Francisco à bord du Snark, un voilier de 17 mètres construit pour l’occasion. Sa destination : Sydney.
Marin dans l’âme, le romancier parvient à Hawaï, visite la Polynésie avant de mettre le cap sur les îles les plus reculées de Mélanésie, puis rallie l’Australie. Entre rencontres, explorations et difficultés presque insurmontables, London écrit à un rythme effréné. Au fil de cette traversée du Pacifique naîtront L’Aventureuse ou les Contes des mers du Sud et surtout, Martin Eden. Ainsi, par-delà les péripéties du voyage, La Croisière du Snark révèle l’écrivain dans l’intimité de sa création.
Ce récit de voyage paraît ici dans la nouvelle traduction d’Éric Vibart et s’enrichit d’un avant-propos, d’une postface, ainsi que d’une chronologie.

Né le 12 janvier 1876 à San Francisco, Jack London connaît une enfance misérable et entame à quinze ans une vie d’errance. Il exerce de nombreux métiers pour survivre : marin (jusqu’au Japon et à la Sibérie), blanchisseur, ouvrier dans une conserverie de saumon, pilleur d’huîtres, chasseur de phoques, employé dans une fabrique de jute…
Après avoir participé à une marche de chômeurs vers Washington, il adhère au socialisme. Devenu vagabond, il est arrêté fin 1894 et passe un mois dans un pénitencier. En 1897, il participe à la ruée vers l’or du Klondike. Atteint du scorbut, il est rapatrié.
C’est le début de sa prolifique carrière d’écrivain. À sa mort en 1916, des suites d’un empoisonnement du sang, il laisse quelque cinquante livres, parmi lesquels L’Appel de la forêt (1903), Croc-Blanc (1906) et Martin Eden (1909).
Il n'est guère de destin posthume plus insolite que celui de l'œuvre déconcertante de Jack London, qui se proclamait l'écrivain le plus célèbre et le mieux payé de son temps. Les pays socialistes admirent encore le défenseur du peuple ; ailleurs on ne se souvient que du bestiaire prodigieux qu'il inventa et du secret plaisir que peut éveiller à douze ans la lecture de récits où le sang coule en abondance. Tout aussi déroutante, sa vie brève et mouvementée est à l'image d'une Amérique en pleine mutation au seuil du XXe siècle, où la classe ouvrière mène des combats d'une violence sans précédent.
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Sur les chemins de Chine de Clara Arnaud (Gaïa- 2010)

Quand une jeune fille de 21 ans traverse la Chine accompagnée d'un cheval de bât....

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Le vol du paon mène à Lhassa d'Élodie Bernard (Gallimard-2010)


Journaliste et analyste politique, Élodie Bernard décide, à 24 ans, à la suite des événements survenus à Lhassa en mars 2008, de franchir la frontière himalayenne et de pénétrer au Tibet pendant les jeux Olympiques de Pékin. Sans visa de journaliste ni autorisation de séjour au Tibet, elle couvre la répression lors des manifestations sportives pour divers quotidiens (Le Monde, Rue 89, Far Eastern Economic Review…).
Depuis les émeutes de 2008, la situation en République autonome du Tibet est verrouillée et son accès fermement contrôlé pour les personnes étrangères. Hors d’un groupe organisé, le séjour pour les simples voyageurs n’y est plus toléré. Sont alors nécessaires un guide, un chauffeur et un permis sur lequel sera retranscrit l’exact tracé des chemins empruntés au cours du périple, tout ceci étant orchestré par des agences de tourisme officielles. Les voyageurs étrangers ne feront donc qu’y passer. Des correspondants de médias internationaux, triés sur le volet, sont parfois autorisés à venir. Mais leur circuit à Lhassa est contrôlé de telle manière qu’ils ne peuvent croiser aucun militaire sur les routes, ni rencontrer aucun moine dans les monastères visités.
À 24 ans, Élodie Bernard a choisi de pénétrer seule et sans autorisation sur le Toit du Monde, avec pour désir de s’immerger dans la société tibétaine et d’observer la vie quotidienne dans les villes et les campagnes, en se déplaçant au gré des rencontres, sans itinéraire prédéterminé. Elle rapporte de cette pérégrination un texte parfois plein de colère, mais aussi de chaleur et d’émerveillements.
De ce séjour clandestin à Lhassa, elle tire son premier récit de voyage qui rassemble témoignages et expériences vécues sur le Toit du monde.

Née en 1984, Élodie Bernard a parcouru très jeune la cordillère des Andes puis l’Himalaya, le Karakorum et l’Hindu Kush, accompagnée de son père.
Pendant sa formation au magistère de relations internationales à la Sorbonne, elle choisit de se spécialiser sur la zone Asie du Sud en débutant son apprentissage de la langue persane à l’Institut Dekhoda de Téhéran.
Devenue journaliste en 2006 pour La Revue de Téhéran, le premier magazine culturel francophone iranien, dont elle est aujourd’hui la correspondante à Paris, elle séjourne fréquemment en Iran et dans les pays limitrophes.
En 2007, elle a été analyste politique, à New Delhi, en Inde, pour l’Institute of Peace and Conflict Studies (IPCS).
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Tibet en exil de Raghu Rai et Jane Perkins (Édition du Pacifique-2010)

Lz Tibet vu par l'un des plus grands photographes indiens...

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En avant, route! d'Alix de Saint-André (Gallimard-2010)


Alix de Saint-André a pris trois fois la route de Compostelle. La première fois, elle est partie de Saint-Jean-Pied-de-Port, avec un sac plein d’idées préconçues, qui se sont effondrées une à une au fil de la route. La deuxième fois, elle a parcouru « el Camino », partant de La Corogne avec la foule des pèlerins qui convergent sur le dernier tronçon. L’ultime voyage fut le vrai voyage, celui que l’on doit faire en partant de chez soi.
Des bords de Loire à Saint-Jacques-de-Compostelle, passant par des chemins creux ou traversant des banlieues sinistres, elle a côtoyé le peuple inattendu des pèlerins : gens de tous pays et de toutes confessions – sans compter un nombre non négligeable de bouffeurs de curés – réunis par la marche, par les ampoules aux pieds, par la faim et la soif. Tous se retrouvent sur le chemin pour se défaire des hiérarchies et des rôles sociaux, vivre à quatre kilomètres/heure une aventure humaine pleine de gaieté et de surprises. Sur ce petit monde en marche, Alix de Saint-André porte, comme à son habitude, un regard à la fois affectueux et espiègle.

Alix de Saint-André est un écrivain inclassable. Impertinente et espiègle, iconoclaste et rieuse, elle manie la langue avec insolence, fait jouer la grâce de son esprit pour croquer les détails et parcourir avec malice les chemins de son imagination.
Née en 1957 à Neuilly-sur-Seine dans une famille aristocratique, Alix de Saint-André grandit dans la région de Saumur, au bord de la Loire, où son père est écuyer en chef du Cadre Noir. Après des études de Lettres à la Sorbonne et un mémoire consacré à Malraux et à Proust, elle est engagée au Figaro-Magazine, puis à Elle en qualité de grand reporter.
Elle voyage entre le Calcutta de Mère Teresa, le Pakistan de Benazir Bhutto et la Bosnie en guerre. Elle intègre ensuite la joyeuse bande de Jérôme Bonaldi sur Canal+, comme "testeuse de bidules" et de gadgets tendances.
En 1994, Alix de Saint-André publie L’ange et le réservoir de liquide à frein (Gallimard- Série Noire n° 2342, Folio Policier n° 6), un polar loufoque qui se déroule dans un pensionnat de province ; le seul roman policier, dit-elle, dont elle ait trouvé l’assassin. Plus sérieusement mais toujours avec humour, elle propose en 1998 une angiographie, Archives des anges (Gallimard- Folio n° 3355), un essai très informé qui explore les mythes des trois religions monothéistes.
Après le policier et l’essai, Alix de Saint-André s’essaie en 2001 à la fiction avec Papa est au Panthéon (Gallimard- Folio n° 3819), une "antibiographie" qui rend hommage à André Malraux, un auteur pour lequel elle nourrit, depuis son adolescence, une admiration sans mesure. C’est en effet au nom du grand homme qu’elle guide sa vie et ses folies : pour lui, elle achète des chats de gouttière, apprend la grammaire espagnole, visite la Bosnie en guerre, organise une campagne télévisée.
Comme pour essayer de se déprendre de cette passion, elle consacre à l’auteur un ouvrage entier en 2007, Il n’y a pas de grandes personnes (Gallimard- Folio n° 4816), un livre où elle raconte sa rencontre avec la fille de l’écrivain, Florence Malraux. Dans Ma nanie (Prix Terre de France), publié en 2003 aux éditions Gallimard- Folio n° 4217, Alix replonge dans son enfance à travers un monologue affectueux adressé à sa nourrice, décédée en 2001.
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Rencontre du Mardi 04 Mai 2010

À l’initiative de Daniel Bedos, Directeur du Printemps des Comédiens, la M.J.C-Centre André Malraux accueille les premiers "cafés de la diversité".
Il s’agit de rassembler autour d’un auteur étranger ou d’un thème, des comédiens, des musiciens et des danseurs et ouvrir avec le public un dialogue autour d’un oeuvre.
La librairie "les cinq continents" s'associe à cette opération en proposant, à chaque rencontre, une sélection d'ouvrages autour de l'auteur (ou du thème) choisi.

Mardi 04 Mai 2010 à 19h00

LES MOTS ET LA CHOSE
(Pièce de Théâtre)

Durée : 1h00 (théâtre-spectacle)
Entrée: 6€ (Renseignements au 04.67.02.99.40)

Avec :

Élodie BUISSON : Comédienne
Jean VARELA : Comédien

Une comédienne qui, pour survivre, fait du doublage de films pornographiques, écrit un jour à un érudit à la retraite pour se plaindre de la pauvreté du vocabulaire qu’on met à sa disposition.
L’ancien professeur se fait un plaisir de lui répondre, en une série de lettres et de billets, lus à deux voix. Rajeuni, se sentant utile, il révèle avec allégresse, drôlerie et un peu de nostalgie ce « trésor » qui dort dans notre mémoire.
Chemin faisant, dans ce voyage aux quatre coins du vocabulaire érotique, nous découvrons, grâce aux deux personnages, que “faire la chose“ ne suffit pas. Encore faut-il savoir en parler.
Une heure de florilège coquin pour dire comment le français, vieux ou contemporain, des campagnes ou des cités, châtié ou argotique, parle de l’amour.

Adaptation scénique Daniel Bedos sur un texte de Jean-Claude Carrière
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Le Camée Anglais de Madhulika Liddle (Picquier-2010)

 
1656, en Inde sous le règne de Shah Jahan.
Un ouvrier bijoutier Fayçal est injustement accusé du meurtre de Murad Mirza Begh, notable de la ville. Heureusement pour lui, il compte parmi ses amis le jeune Muzaffar Jang, un noble un peu excentrique qui a pour fâcheuse habitude de n'en faire qu'à sa tête.
Pour sauver son ami, Muzaffar se lance à corps perdu dans la quête du véritable meurtrier.
À force de prendre au sérieux sa nouvelle vocation de détective, il se retrouve malgré lui au coeur d'une aventure qui l'emmènera bien loin de son quotidien sans surprises et lui fera découvrir ce qui se trame derrière les murs du fort de Dilli, dans les salons des courtisanes et sous les dorures du palais impérial.
Corruption, trahison, meurtres et manigances sont monnaies courantes dans l'empire moghol, et Muzaffar va l'apprendre à ses dépens.
Madhulika Liddle nous plonge, à travers ce roman policier, dans les subtilités de la vie de cour. Ses descriptions intimes de la vie dans Dilli (Delhi), sous le règne de l'empereur Shah Jahan, ressemblent à une miniature moghole délicate.
Muzaffar Jang est un héros sympathique, et Madhulika Liddle l'entoure de plusieurs personnages attachants: Zeenat Begum, sa sœur, Farid Khan, le Kotwal de Shahjahanabd, le vieux batelier Salim, la courtisane Gulnar.
Elle écrit sur les faits et gestes quotidiens, au sein du petit cercle d'aristocrates moghols, des officiers, des courtisanes, des danseuses et des musiciens avec une familiarité et un style, comme si elle était un contemporain de cette époque, ce que confirme l'auteur: " Je voulais montrer que l'Inde et Delhi en particulier étaient à peu près aussi cosmopolites que c'est maintenant, sinon plus. Il y avait ici des commerçants et des marchands, des mercenaires, des médecins, des aventuriers, et même des touristes. Nous devons quelques-unes des plus justes descriptions aux voyageurs européens, comme François Bernier, Jean-Baptiste Tavernier et Niccolao Manucci."
Aussi les détails familiers de cette période sont évoqués: la calligraphie persane, les sorbets , le Haveli de grès rouge, la musique soufie, les bijoux exquis, les tapis en soie, la construction du Taj Mahal à Agra et du fort de Dilli et l'appel du muezzin du haut du minaret de la mosquée de Jama.
Une fois le roman refermé, nous aimerions tous voir, à nouveau, Muzaffar Jang, dans de nouvelles aventures: "Muzaffar a été créé parce que j'ai vu que les détectives historiques étaient nombreux à l'étranger: il y a des religieuses irlandaises et russes, des enquêteurs égyptiens, un magistrat chinois médiéval, un avocat à l'époque Tudor, un eunuque turc, même un moine gallois, mais pas d'Indiens. J'ai pensé qu'il était temps que quelqu'un utilise la richesse de la cour moghole comme une toile de fond à un roman policier".

Madhulika Liddle vit à New Delhi. Ses nouvelles aux genres très variés (humour, horreur, crime, romance...), ont remporté de nombreux prix, dont le prestigieuxPrix du Commonwealth en 2003. Elle se dit passionnée par les voyages, l'observation des oiseaux et l'histoire, thèmes que l'on retrouvera tous, à des degrés divers, dans Le Camée Anglais, son premier roman.
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Jean Rolin

Rééditions attendues.....

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Caravanes de Philippe Frey (Lattès-2010)


Toubous, Touaregs, Maures, Arabes… Les sociétés du désert sont certainement le plus vieux peuple du monde et les caravanes qui sillonnent le Sahara existaient déjà avant les pharaons. À cette époque, c’était le natron du Soudan qui traversait principalement les dunes, on l’utilisait pour embaumer les morts. Ensuite, ce furent les dattes, la farine de blé ou de mil, le sucre, le thé qui voyageaient sur les chameaux pour alimenter les campements et désenclaver les villages isolés.
Et puis le sel… que le monde entier recherchait et qui servait essentiellement, dans cette région du monde, à immuniser tous les animaux des maladies et des parasites. Ailleurs pour la nourriture ou même comme monnaie d’échange.
Philippe Frey a suivi des dizaines de caravanes, les actuelles sont encore très vivantes.
Il a suivi en particulier une caravane en pays afar éthiopien avec ses milliers de chameaux qu’on croise dans les canyons désertiques ou les étendues blanches et désolées et au Mali, l’Azalaï, qui chaque jour voit partir 3, 4, 5 caravanes des mines de sel de Taoudenni. Il a aussi appris leurs secrets. Comment s’orienter sans boussole ni montre ? Pourquoi ne perdent-ils pas leurs têtes ? Progressent-ils la nuit et comment se repèrent-ils ? Surtout quelles sont les techniques pour ne pas être écrasés par le soleil omniprésent et pour réparer les puits ?
Philippe Frey nous fait participer à ses étonnants voyages merveilleusement riches de découvertes esthétiques et humaines.

Philippe Frey est un ethnologue atypique de renommée internationale. Docteur en ethnologie, professeur aux universités de Strasbourg et de Mulhouse, spécialiste des déserts et de leurs populations, il étudie comment on vit dans ces étendues a priori inhabitables.
Il est également à l’origine de grandes premières, puisqu’il a traversé successivement le Sahara d’est en ouest, seul en chameau (9 000 km en 9 mois), le kalahari en survie accompagné d’un bushman, les déserts d’Orient, seul en chameau (4 000 km en deux ans), les déserts d’Amérique, seul à cheval (7 000 km en 8 mois). À ce titre, il est le premier à avoir traversé ainsi les plus grands déserts de tous les continents. Soit au total, près de 35 000 km seul dans les déserts, ce qui est peut-être la plus longue distance jamais réalisée au cap et en survie sur terre.
Il a obtenu le Prix Louis Barthou décerné par l’Académie française, pour son roman Le chevalier songhaï.
Membre du Club des Explorateurs fondé par Paul-Emile Victor, il a reçu le Prix Liotard de l’exploration scientifique.
Philippe Frey propose également des méharées inédites avec des chameliers nomades, par le biais de son association de commerce équitable “Nomades du Monde”.


Philippe Frey
envoyé par les cinq continents.
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Anita cherche mari d'Anita Jain (Actes Sud-2010)

Et si nous parlions du mariage à l'indienne!

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