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Le Baobab de Stanley de Guillaume Jan (Bourin-2009)

Sur les traces de Stanley....

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Aventures en Loire de Bernard Ollivier (Phébus-2009)



Dix ans après la trilogie "La Longue Marche" (vendue à plus de 300 000 exemplaires) qui l’avait vu partir à 60 ans sur le Route de la soie, Bernard Ollivier récidive. Et le voyage s’annonce magique.
Imaginez des chemins à la verdure luxuriante, des vignobles aux cépages prestigieux, les brumes matinales flotter autour des plus nobles châteaux, un fleuve majestueux.
Et comme Bernard Ollivier, partez pour une aventure hors du commun : 1000 kilomètres en six semaines sur les bords de Loire, à pied tout d’abord, puis en canoë. Vous découvrirez que l’aventure n’est pas toujours à l’autre bout du monde. Que la beauté est partout si on prend le temps de l’observer. Et que l’hospitalité n’a pas déserté nos terres. Mais prenez garde… La vie du fleuve n’est pas toujours tranquille.
Bernard Ollivier nous donne ici à voir la France comme une terre d’aventure, à la fois physique et humaine. Il nous raconte ces lieux si proches de nous, et pourtant plein de beautés, de silences et de dangers.
L'écriture de ce récit n'a jamais été si belle et la balade franco-française de Bernard Ollivier est un enchantement.

Bernard Ollivier est né en 1938 dans la Manche ; il vit aujourd'hui dans l'Eure. Puisque son itinéraire depuis le début a choisi les voies de l'inattendu, il a résolu de prendre jusqu'au bout son monde à contre-pied : en décidant, il y a quelques années, de partir avec son sac, c'est tout, pour une promenade de quatre ans, jusqu'à Xian en Chine : 12 000 km de route — de piste surtout, et de mauvais sentiers parfois, quand il est possible de tailler un raccourci par la montagne.
Ses (grands) enfants ont un peu cherché à le retenir, pas beaucoup : il a toujours eu la réputation d'un têtu qui ne renonce pas facilement à ce qu'il a décidé. Et puis il est seul à présent, veuf et retraité, mais toujours en attente de quelque chose qui pourrait venir et qu'il serait indigne de manquer. Alors…
Fils d'un ouvrier granitier, il arrête l'école à seize ans, tâte d'un peu tous les boulots (terrassier, docker, garçon de restaurant, représentant, professeur de gymnastique), passe son bac alors qu'il n'est pas loin d'atteindre la trentaine… et décroche dans la foulée (façon de parler) le diplôme de l'Institut de Formation des Journalistes. Comme beaucoup d'autodidactes, c'est un dévoreur de livres (histoire surtout : Braudel est son dieu).
Le fils du carrier sera pendant quinze ans un journaliste politique plein de curiosités et de talents (A.C.P., Paris Match, Combat), et pendant quinze ans encore un chroniqueur économique ou social écouté (Première chaîne, Le Figaro, Le Matin) ; c'est aussi un scénariste à l'occasion, qui s'offre même le luxe de quelques succès.
D'autres en auraient profité pour s'acheter sur le tard une jolie paire de pantoufles. Sa retraite le rend à la solitude : et à la route, qu'il a toujours pratiquée sans faire de bruit. Tuberculeux à dix-huit ans et craignant d'y laisser la peau (comme un de ses copains d'alors), il pratique le sport avec fureur et y retrouve la santé. Il ne cessera ensuite de trotter, quand son métier lui en laisse le temps : une vingtaine de marathons (dont celui de New York), quelques courses de 100 km, une participation aux « Foulées de la Soie » (de Kashgar à Pékin) et à titre de mise en jambes en attendant mieux, une virée jusqu'à Compostelle.
Il lui arrive aussi d'aider les autres à trotter : il a fondé une association (« Seuil ») qui se donne pour but de remettre les jeunes délinquants sur le bon chemin… par la marche ; tout candidat à ce nouveau mode de réinsertion s'engage à accomplir au minimum deux mille kilomètres à pied en pays étranger. De quoi vous changer un bonhomme.
Quant à savoir pourquoi lui persiste à aller ainsi, chaque fois un peu plus loin… Il ne sait trop. On lui a posé cent fois la question, elle l'embarrasse toujours. Peut-être a-t-il écrit ces livres pour essayer d'y répondre. Ou pour se convaincre qu'il n'y avait rien à répondre.
C’est donc la marche à pied qui lui aura valu, à 60 ans passés, la célébrité : celle d’un écrivain-voyageur salué par toute la presse, après la publication de son journal de promeneur au long cours: "Longue marche" (Phébus, 2000), "Vers Samarcande" (Phébus, 2001), "Le Vent des steppes" (Phébus, 2003) et "Carnets d'une longue marche" (Points Seuil, 2009).
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