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Kari d'Amruta Patil (Au Diable Vauvert-2009)

 

La scène se passe à Bombay. Nous sommes un jeudi. Ruth décide de se suicider. Kari "la personne qui l’aimait le plus au monde" décide de la suivre. Ruth est sauvée par un filet en bas de l’immeuble. Kari atterrit dans l’égout et tente de s’extirper tant bien que mal de ce cloaque. Ruth s’enfuit et Kari se voit contrainte de rester. Cet acte va marquer la fin de leur relation et le début d’une autre vie pour Kari. Une vie sans l’Autre.
Cette métaphore de leur rupture amoureuse, fil conducteur du récit, se prolonge à travers le livre : Ruth est partie. Kari, elle, reste enfermée dans cette grande ville enfumée et mystérieuse qu’on devine être Bombay.
En courts chapitres, elle nous raconte sa vie, son quotidien, celui d’une jeune fille rebelle qui assume pleinement son homosexualité dans une société partagée entre tradition et modernité.
Loin de tomber dans les clichés faciles, Amruta Patil développe avec subtilité et élégance un thème encore tabou en Inde. Dans un pays où les traditions sont encore très présentes, on imagine à quel point il peut être difficile d’aborder le sujet de l’homosexualité.
Un brin cynique, Kari n’en demeure pas moins sensible et attachante, naviguant dans un univers poétique, sombre et attachant pour dire les choses de la vie commune : son emploi dans la pub, son appartement en collocation, sa chef de bureau atteinte d’un cancer, les chats errants du quartier…
Usant de mélanges d’influences, de genres, de matériaux, Amruta Patil explore, avec un talent immense et une intensité puissante, la palette de ses états d’âme.
Les traits rugueux au fusain confèrent à l’ensemble un côté brut, une existence croquée, en cours de formation, comme Kari, elle-même qui se cherche, tâtonne et dissèque le cœur de la mégalopole triste. Dans son errance, elle parcourt les chemins de la solitude, de la mort, de l’absence de l’Autre: " Le personnage de Kari est un chercheur de vérité. Même lorsqu’elle est dans une ambiance sombre et nauséabonde (le smog urbain l’est souvent), Kari est en mesure d’extraire ce qui est pur, beau et vrai dans toute cette grisaille. D’une certaine manière, elle purifie, elle distille le monde, en essayant de comprendre le sens de toutes ces douleurs causées par l’amour, la sexualité, les conventions sociales et la mort - ce genre de choses auxquelles on est confronté tout au long de sa vie, mais jamais avec la même intensité que quand on a vingt-et-un ans".
Au détour d’une page apparaît parfois une pointe de couleur : comme l’humour brutal de la narratrice, ces oasis colorées apportent un souffle de vie, une touche d’espoir dans l’univers claustrophobe d’une cité qui aliène et oublie: " Mon livre est sombre et graphiquement assez brut. j’y utilise très occasionnellement la couleur, pour représenter une situation extrême, un artifice ou une joie très intense. À la fin, lorsque Kari tente d’en finir, mon style devient haché et frénétique. J’ai utilisé ces changements dans mon style graphique pour représenter l’évolution intérieure de Kari".
Teintée de mythologie, d’espoir, de colère et de poésie, Kari est un voyage, une quête pour trouver un remède à la douleur de l’Amour.
Kari est au roman graphique indien ce que Persepolis de Marjane Satrapi est à la bande dessinée européenne. Ce genre narratif voit enfin le jour en Inde : sous la plume d’une femme, naturellement.

Amruta Patil est née en Inde et vit à New Delhi. Originaire de l'Etat de Goa, elle a grandi dans un village où il n'y avait ni librairie, ni bibliothèque . Elle a lu sa première BD à 19 ans.
Diplômée de la School of Museum of Fine Art à Boston, passionnée d'histoire ancienne, elle travaille actuellement à un roman graphique mythico-historique de 1000 pages basé sur le Mahabharat, Parva, et qui relate l’histoire de l’Inde sur cinq mille ans.
Kari, premier tome d’une trilogie, est son premier roman graphique : elle s’impose comme la nouvelle voix – et la première voix féminine indienne – du genre en Inde.
L’auteur bénéficie d’une bourse de résidence et sera présente en France en 2008 et 2009.
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En Afghanistan de Rory Stewart (Albin Michel-2009)



On ne connaîtra sans doute jamais les raisons profondes qui ont poussé Rory Stewart, jeune diplomate de 28 ans, spécialiste du Proche et Moyen Orient au Foreign Office, à accomplir, en 2002, un tel exploit: traverser l’Afghanistan à pied, d'ouest en est, de Herat à Kaboul, à travers les montagnes, selon l’itinéraire emprunté au cours de l'hiver 1506, par Babour, le premier empereur Moghol de l'Inde. Lui aussi tenait un journal, mais il voyageait avec une escorte, et à cheval.
Mais une chose est sûre : le récit de son périple, qui connaît un formidable succès tant en Grande-Bretagne qu’aux Etats-Unis, est une véritable leçon de voyage et d’écriture qui l’inscrit parmi les plus grands auteurs du genre et notamment Robert Byron, dont le "chemin d'Oxiane"(Payot poche) relate un voyage à travers la Perse et l'Afghanistan dans les années 1930, sans oublier Paul Théroux, Bruce Chatwin ou Nicolas Bouvier par la démarche ou l'écriture.
Né à Hongkong, ayant grandi en Malaisie, Rory Stewart a étudié l'histoire de la région, l'islam, l'arabe et le persan.
Muni d'un sac à dos, vêtu comme un Afghan, avec une longue tunique et un pantalon flottant, il n'a pas de téléphone. Pas de carte détaillée non plus, qui pourrait le faire prendre pour un espion. Sa seule arme est un bâton. On lui impose au départ deux accompagnateurs, mais il réussira assez vite à s'en débarrasser.
Traversant des zones meurtries par vingt-quatre années de guerre, le voyageur note scrupuleusement ses observations, qu'il confronte à celles de Babour. Son récit de voyage avance pas à pas, à la cadence d'un marcheur. Mille détails en font un témoignage exceptionnel.
Rory Stewart n'a pas d'idées préconçues. Il regarde, simplement, tend l'oreille, essaie de comprendre ce pays complexe, à travers ses peuples multiples et ses paysages.
Il va rencontrer successivement des Tadjiks, des Aïmâqs, des Hazaras, en usant d'un dialecte local issu du persan.
Tour à tour poignant et contemplatif, ce voyage narratif nous entraîne au cœur d’un pays écartelé entre nations hostiles, factions en guerre et idéologies rivales.
Au hasard de chemins incertains, de villages fantômes parfois rayés de la carte, on y croise talibans et occidentaux, héros et voyous.
Avec la précision d’un photographe, Stewart enregistre chaque détail et le restitue de son style simple et détaché : de la beauté des montagnes d’Hazarajat au martyre des zones bombardées, la justesse et la sincérité de son regard en disent plus long que tout autre document sur le sujet.

Rory Stewart est née à Hong Kong et a grandi en Malaisie. Il a brièvement servi comme officier dans l'armée britannique (le Black Watch), a étudié l'histoire et la philosophie à Balliol College, Oxford, puis a rejoint le service diplomatique britannique.
Il a travaillé à l'ambassade britannique en Indonésie, puis, dans le sillage de la campagne du Kosovo, comme représentant britannique au Monténégro.
En 2003, il devient vice-gouverneur de la coalition de Maysan et de Dhi Qar - deux provinces dans la région arabe des marais du sud de l'Irak. Il a écrit dans diverses publications dont le New York Times Magazine, le London Review of Books, le Sunday Times et Granta.
Il vit maintenant à Kaboul, où il est le chef exécutif de la fondation Turquoise Mountain, dont la mission est d'investir dans la régénération du centre commercial historique de Kaboul, en fournissant des services de base, œuvrer à la sauvegarde des bâtiments historiques et à la construction d'un nouveau bazar et de galeries d'artisanat traditionnel .
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Sur la Route 66, Petites fictions d'Amérique d'Éric Sarner (Hoëbeke-2009)

Ballade le long d'une route mythique...

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Une vie à coucher dehors de Sylvain Tesson (Gallimard-2009)



"En Sibérie, dans les glens écossais, les criques de l'Égée ou les montagnes de Géorgie, les héros de ces quinze nouvelles ne devraient jamais oublier que les lois du destin et les forces de la nature sont plus puissantes que les désirs et les espérances. Rien ne sert à l'homme de trop s'agiter dans la toile de l'existence, car la vie, même quand elle ne commence pas très bien, finit toujours mal. Et puis une mauvaise chute vaut mieux qu'une fin insignifiante".
Voici comment Sylvain Tesson présente son nouveau recueil de nouvelles, genre dans lequel il excelle après les récits de voyages.
On retrouve dans ces nouvelles le goût de l’écrivain voyageur Sylvain Tesson pour l’ailleurs, le dépaysement et les pratiques culturelles qui résistent en marge des grands flux de la culture globalisée.
Ainsi L’asphalte : en Géorgie, le conseil municipal de Tsalka exige une vraie route pour désenclaver leur village. En effet, le vieil Edolfius rêve de voir relier Tsalka à la vibrionnante station balnéaire de Batoumi. Un jour pelleteuses et cantonniers se mettent au travail et réalisent une belle voie asphaltée, large et sûre. De riches Russes acquièrent des résidences secondaires tandis que la jeunesse de Tsalka part chercher du travail à Batoumi. Ces changements déplaisent aux habitants qui regrettent la quiétude du passé. Leur exaspération atteint son comble quand ils apprennent la mort de la fille du vieux Edolfius dans un accident de la route…
Ou Le lac : après plusieurs décennies passées dans la solitude des confins de la Sibérie, Piotr décide de rejoindre la ville. Lorsqu’il se présente aux autorités, il dévoile sa véritable identité : celle d’un criminel ayant assassiné un officier quarante ans auparavant. Comme il y a prescription pour son crime, il peut désormais toucher sa pension d’ancien combattant. Mais le jour du chèque, Piotr est terrassé par un ours alors qu’il se promène autour d’un lac…
Ou encore La fille : en mer Égée, sur un yacht, Jenny la mannequin réalise une séance de photos de mode pour la marque Gucci. Mais alors qu’elle est seule sur le pont, une grosse vague la fait basculer par-dessus bord. Tandis que le bateau s’éloigne, elle trouve miraculeusement refuge sur un container à la dérive. Après une journée d’errance en pleine mer, Jenny est recueillie par un bateau de pêche. Les images de son retour miraculeux font le tour du monde et ironie de l’histoire, le container qui lui a sauvé la vie renfermait des sacs Gucci…
Ses dons de conteurs sont magnifiques. Son ton est sobre, il n'a nul besoin d'effets pour captiver son auditoire. Ce qu'il possède lui suffit : il détient dans sa plume des trésors d'imagination.
Comme ses aphorismes dont il nous régala dernièrement , il se doit de consigner le soir, au bivouac, dans son Cahier, des histoires "à dormir debout" dont ces sept nouvelles tantôt rugueuses et âpres comme la steppe de la Sibérie, tantôt poétiques et lyriques comme l’horizon océanique.

Issu de la jeune génération d’explorateurs français, Sylvain Tesson est particulièrement apprécié pour les récits de ses expéditions qu’il relate avec talent. Géographe de formation et membre du comité directeur de la Société des explorateurs français, il a déjà réalisé plusieurs voyages au long cours, notamment en Asie centrale et en Haute Asie.
Né en 1972, il passe son enfance en ville, près de Paris.
À 19 ans, il effectue une traversée du désert central d’Islande en vélo. C’est à cette occasion qu’il découvre l’aventure et le plaisir de se déplacer à la fois lentement et par ses propres moyens. Plein d’énergie, il repart ensuite, en 1993 et 1994, pour un tour du monde à vélo avec Alexandre Poussin alors que tous deux terminent leurs études de géographie (On a roulé sur la terre, Pocket-2008).
Sylvain Tesson obtiendra en 1996 un DEA de géopolitique (La Guerre de l’eau en Israël, directeur Yves Lacoste).
Le sémillant duo repart dès 1997 pour une traversée de l’Himalaya à pied : 5 000 kilomètres en six mois du Bhoutan au Tadjikistan (La marche dans le ciel, Pocket-2006). C’est au cours de ce voyage que se renforce son amour pour cette région de la Haute Asie. Il aime ses immensités, ses peuples au caractère fort, sa culture nomade.
C’est à cheval que se déroule ensuite sa nouvelle aventure : il part en 1999 pour une traversée de l’Asie centrale avec, cette fois-ci, Priscilla Telmon — 3 000 kilomètres en cinq mois d’Alma Ata (Kazakhstan) à la mer d’Aral (La chevauchée des steppes, Laffont-2001). Sa monture lui permet de s’intégrer dans l’environnement et la culture d’un pays cavalier.
Après plusieurs voyages humanitaires et d’études archéologiques en Afghanistan (de 2001 à 2004), c’est en solitaire qu’il repartira, en 2003 et 2004, pour un périple de neuf mois sur les traces des évadés des goulags. Traversée de l’Eurasie sauvage qu’il raconte dans L’Axe du loup (Pocket, 2006) et qui aboutit ensuite à Sous l’étoile de la liberté (Arthaud, 2005), ouvrage illustré par les photographies de Thomas Goisque qui l’a rejoint sur place à différents moments du voyage.
Il a publié ensuite deux essais remarqués aux éditions des Equateurs : Petit traité sur l’immensité du monde (2005) suivi d’Éloge de l’énergie vagabonde en 2006, qui relate son dernier voyage sur le réseau des pipelines caspiens du sud de l’Aral à Bakou, puis de Bakou à la Turquie orientale, via l’Azerbaïdjan et la Géorgie.
Voyage à pied et en vélo qui lui inspirera, toujours sur le thème de l’énergie, L’Or noir des Steppes, ouvrage publié chez Arthaud en 2007 et illustré avec des photographies de Thomas Goisque.
Sans oublier son dernier récit d'une circumambulation du lac Baïkal, par voie de glace, qui aboutit à l'album de photographies qu'il co-signe avec son partenaire Thomas Goisque (Lac Baïkal - Visions de coureurs de taïga, Transboréal-2008).
Une vie à coucher dehors n'est pas sa première tentative dans la littérature de fiction puisqu'il avait déjà fait paraître aux éditions Phébus deux brillants recueils de nouvelles: Nouvelles de l'Est en 2002 et Les jardins d'Allah en 2004.
Ses aventures ont fait l’objet de plus de 400 conférences (sur l’Himalaya et l’Asie centrale notamment). Il co-réalise aussi une dizaine de documentaires : « Ils ont marché dans le ciel » (co-auteur Alexandre Poussin, France 3, Toison d’or 1998), « Les Chemins de la liberté » (co-auteur Nicolas Millet, diffusion Voyage, 2004 et Paris Première, 2005).
Il signe régulièrement des articles dans Paris-Match, VSD, Trek Magazine, Grands Reportages, ou encore Le Figaro et Le Figaro Magazine, qui le font connaître d’un très vaste public.

Sylvain Tesson ne voyage pas pour se connaître lui-même. Il est attiré par les autres cultures, l’environnement, le monde et son histoire. Il prend ainsi un grand plaisir dans des déplacements à dimension humaine, c’est-à-dire sans utiliser d’engin motorisé : à pied, à cheval, à vélo. Mais ses voyages lui ont surtout appris que le bonheur passe par l’action : selon sa formule, il n’attend pas d’être heureux pour agir mais le devient en agissant.
Aujourd’hui, il se consacre à de nouveaux projets d’expéditions, de films et d’écriture. Lorsqu’il ne voyage pas, il est basé à Paris, mais il est rare qu’il y soit !

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Avec ma foi pour tout bagage: Paris-Ouagadougou-Calcutta en 2CV d'Étienne Dargnies (Presses de la Renaissance-2009)

Du voyage d'aventure au voyage spirituel...

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Le Club des policiers yiddish de Michael Chabon (Robert Laffont-2009)

Et si Raymond Chandler et Philip K. Dick avaient fumé un joint en compagnie d’Isaac Bashevis Singer!

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Les sept piliers de la sagesse de T.E. Lawrence (Phébus-2009)



Il existe deux versions des Sept piliers de la sagesse. La première est rédigée en 1919 à la demande de l’All Souls College, puis perdue dans une gare. Découragé, Lawrence en réécrit cependant de mémoire 95% en l’espace de trente jours. Mécontent de son travail, il retouche le texte, rend le manuscrit à la Bodleian Library, puis le fait imprimer à 8 exemplaires, après des centaines de corrections.
Cette édition originelle et non expurgée, que Phébus publie pour la première fois en France, est aujourd’hui considérée comme la version de référence.
La seconde version, seule disponible chez nous jusqu’alors, résultait des coupes effectuées par l’auteur entre 1924 et 1926 pour suivre la demande de ses premiers lecteurs (dont l’écrivain G.B. Shaw) et limiter les coûts d’impression. Ces deux versions rendent compte de la Révolte arabe et du rôle prédominant de Lawrence entre 1916 et 1918, mais restent essentiellement différentes – la première étant plus longue d’un tiers.
La version complète des Sept piliers de la sagesse révèle aussi bien des réflexions philosophiques que des anecdotes plaisantes, des détails pratiques sur la vie quotidienne, des portraits de l’entourage direct de Lawrence, des maximes de son cru, ou encore une géographie d’Aqaba digne des chroniqueurs de l’Antiquité (Xénophon) et du Nouveau Monde (Cortès, Las Casas), sans se limiter au strict discours militaire.
Lawrence ne mâche pas ses mots et n’épargne personne dans son premier jet. Il évoque aussi l’homosexualité sans les circonlocutions qu’il a utilisées plus tard. On sait que Lawrence est à lire entre les lignes.
Or, portés par le souffle de cette version foisonnante, plus authentique, moins inhibée, au style délié et chatoyant, il nous semble que l’on peu enfin approcher le mystère de l’homme.

Archéologue formé à Oxford, passionné de littérature classique ou médiévale, T. E. Lawrence (1888-1935) vit quatre ans en Syrie et en Palestine avant le début de la guerre. Il s’engage au service cartographique de l’armée britannique au Caire puis est transféré au Service des Renseignements militaires. Panarabisme et acuité géopolitique font rapidement de lui le héraut de l’indépendance arabe.
Artisan de la victoire, il est pourtant déçu par le traité de Versailles. Il s’engage sous un pseudonyme dans la R.A.F. Changeant plusieurs fois d’identité et de postes dans l’armée, cet écrivain pétri de doutes meurt d’un accident de moto dans le Dorset.
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Mother India de Manil Suri (Albin Michel-2009)

l'histoire d'une femme et d'une mère qui gagne pas à pas son indépendance, sur fond d'histoire de l'Inde.

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Rencontre du 30 Mars 2009



La rencontre du 30 Mars, aura pour thème une odyssée de l'Alaska à la terre de Feu, à la rencontre des peuples premiers.
Nous accueillerons, pour l'occasion Julie Baudin et David Ducoin .

En avril 2005, Julie Baudin et David Ducoin débutent deux ans de voyage de l'Alaska à la Terre de feu, sac au dos et l’innocence au fond du coeur.
À pied, à cheval, en auto-stop, en bus ou en bateau, à travers seize pays, ils vont à la rencontre des peuples premiers, de la banquise du détroit de Béring au grand désert d’Arizona, des plages soyeuses des Caraïbes aux hautes terres des Andes, de la jungle touffue d’Amazonie aux fiords de Patagonie.
Un récit authentique et chaleureux au coeur des tribus amérindiennes, à la rencontre de ces peuples premiers que l’histoire a souvent malmené, et qui font aujourd’hui face aux défis de la modernité. Une aventure hors du commun, vraie et humaine.

Projection du film " L'Odyssée Amérindienne" et conférence. suivie d'une dédicace de leurs livres (éditions Glénat)

Affiche de la rencontre

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