L'Inde sans les Anglais de Pierre Loti (éditions Phébus/Libretto-2008)
Par Alain et Christine Londner, dans Lettres indiennes -# 190 - Fil RSS
le plus grand écrivain exotique
En 1884, Pierre Loti s'arrête pour une courte escale sur la côte du Malabar, à Mahé. Plus de quinze années plus tard, l'Académie Française lui confie la mission de porter en mains propres au Maharajah du Travancore la croix de chevalier dans l'ordre des palmes Académiques. C'est l'occasion pour Loti de parcourir durant plusieurs mois cette Inde au début du XXe siècle.
De la côte du Malabar, il se rend à Pondichéry après avoir visité les temples de Madurai et de Tanjore et assisté à la fête du chariot de Sri Rangam entre autres lieux de pèlerinage. Puis il remonte lentement vers Hyderabad, visite les grottes fantastiques d'Ellora et atteint le Rajasthan alors dévasté par une effroyable famine. Après Udaipur et Jaipur, Loti n'a plus le courage d'affronter cette misère et annule sa visite de Bikaner. Il se dirige ensuite vers Bénarès découvrant en route le Taj Mahal à Agra et la formidable forteresse de Gwalior. Le livre se termine sur les rives sacrées du Gange où il rencontre les sages de l'Inde.
Officier de marine et écrivain, le rochefortais Pierre Loti (1850-1923), de son vrai nom Julien Viaud, a cultivé sa vie durant la passion du voyage. De l’Inde à Tahiti, de la Turquie au Sénégal, la vie et les pérégrinations de cet arpenteur des océans ont nourri ses oeuvres (Vers Ispahan, Aziyadé, ou encore Madame Chrysanthème). Il terminera sa vie au Pays Basque, où il meurt à Hendaye en 1923.
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