Notre Comédie du livre 2008-Dernière minute
Par Alain et Christine Londner, dans Comédie du livre à Montpellier -# 143 - Fil RSS
Nous aurons le plaisir de recevoir, en plus des auteurs déjà annoncés, Tierno Monénembo.
Tierno Monénembo est un auteur guinéen, né en 1947, dont l'oeuvre romanesque est riche de plusieurs titres (au Seuil). On peut citer à titre d'exemple Les Crapauds-brousse (1979), Un rêve utile (1991), Pelhourino (1995), Les écailles du ciel (1997), L'aîné des orphelins (2000) ou encore Peuls (2004).
La richesse de ses textes rend compte à elle seule du caractère polymorphe du roman se pliant aux exigences de la mutiplicité: les langues se rencontrent, s'entremêlent pour célébrer les remous d'une écriture, instable, jaillissante.
Son dernier livre le roi de Kahel, également au Seuil, nous conte la prodigieuse épopée solitaire d’Olivier de Sanderval, qui voulut se tailler un royaume dans l’actuelle Guinée, au nez et à la barbe des autorités coloniales françaises et des Anglais.
Au début des années 1880, Aimé Victor Olivier, qui deviendra le vicomte de Sanderval, fonde le projet de conquérir à titre privé le Fouta Djalon et d’y faire passer une ligne de chemin de fer. De ce personnage hors du commun, Tierno Monénembo nous propose une foisonnante biographie romancée.
Au cours de ses cinq voyages successifs, Sanderval parvient à gagner la confiance de l’almâmi, le chef suprême de ce royaume théocratique qu’était le Fouta Djalon, qui lui donne le plateau de Kahel et l’autorise à battre monnaie à son effigie. En France, Cloué, ministre de la marine, est plus que sceptique sur ses projets. Gambetta se montre bienveillant.
Mais Sanderval échouera ; il revient à Marseille, sombre dans le mysticisme et meurt dans le dénuement.
Tierno Monénembo est un auteur guinéen, né en 1947, dont l'oeuvre romanesque est riche de plusieurs titres (au Seuil). On peut citer à titre d'exemple Les Crapauds-brousse (1979), Un rêve utile (1991), Pelhourino (1995), Les écailles du ciel (1997), L'aîné des orphelins (2000) ou encore Peuls (2004).
La richesse de ses textes rend compte à elle seule du caractère polymorphe du roman se pliant aux exigences de la mutiplicité: les langues se rencontrent, s'entremêlent pour célébrer les remous d'une écriture, instable, jaillissante.
Son dernier livre le roi de Kahel, également au Seuil, nous conte la prodigieuse épopée solitaire d’Olivier de Sanderval, qui voulut se tailler un royaume dans l’actuelle Guinée, au nez et à la barbe des autorités coloniales françaises et des Anglais.
Au début des années 1880, Aimé Victor Olivier, qui deviendra le vicomte de Sanderval, fonde le projet de conquérir à titre privé le Fouta Djalon et d’y faire passer une ligne de chemin de fer. De ce personnage hors du commun, Tierno Monénembo nous propose une foisonnante biographie romancée.
Au cours de ses cinq voyages successifs, Sanderval parvient à gagner la confiance de l’almâmi, le chef suprême de ce royaume théocratique qu’était le Fouta Djalon, qui lui donne le plateau de Kahel et l’autorise à battre monnaie à son effigie. En France, Cloué, ministre de la marine, est plus que sceptique sur ses projets. Gambetta se montre bienveillant.
Mais Sanderval échouera ; il revient à Marseille, sombre dans le mysticisme et meurt dans le dénuement.
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