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Le Seigneur de Bombay de Vikram Chandra (Pocket-2009)


 

L'inspecteur Sartaj Singh, 40 ans, turban vissé sur le crâne, est un petit inspecteur de police d'un commissariat de quartier. Il est de plus au bout du rouleau. Mais il va soudain pouvoir redorer son blason lorsqu'un appel anonyme lui signale l'adresse du bunker de béton où se planque le redoutable Ganesh Gaitonde, roi de la pègre de Bombay. Avec son équipe, Sartaj encercle aussitôt les lieux, fait défoncer la porte par un bulldozer et découvre que le caïd vient de se tirer une balle dans la tête, après avoir assassiné la mystérieuse compagne qui se cachait à ses côtés.
Pourquoi Gaitonde, cet "éternel survivant", s'est-il laissé piéger? Pourquoi a-t-il mis fin à ses jours? Quelle menace pesait sur lui? Et quel rôle a joué dans cette affaire le terrible Suleiman Isa, le chef musulman d'un gang rival?
Autant d'énigmes que devra élucider l'inspecteur Sartaj Singh, tandis que le lecteur, parallèlement, découvre les carnets intimes écrits par Gaitonde. On y apprend comment cet enfant de la misère est sorti de la fange pour devenir un virtuose de la cavale, avant de diriger les trafics d'armes et de drogue, mais aussi le monde très prospère des jeux, du cinéma et de l'immobilier.
Mêlant reportage et thriller politique, Le Seigneur de Bombay fait peur. Et éblouit par le foisonnement de sa prose, aussi luxuriante que la ville qui l'inspire: "Je voulais écrire une sorte d’anti-thriller. a expliqué Vikram Chandra lors d’une interview. J’étais intéressé par une histoire ayant la structure classique du duel policier/gangster. Mais je voulais aller plus loin que ce modèle. La forme du livre est telle que ses nombreuses couches d’histoires et d’événements agissent sur le destin des personnages, mais que ces derniers n’ont jamais une vision complète du tableau."
Pour venir à bout de ce roman. qui ressemble à un gigantesque mandala de 1.000 pages, Vikram Chandra a écumé pendant huit ans les bas-fonds de la grouillante Bombay: une enquête à hauts risques, afin de démêler un inextricable écheveau où les mafias et les cartels du crime croisent tous les milieux, politiques et économiques, médiatiques et religieux. "En Inde, explique Chandra, il n'existe hélas pas de vrai remède contre la corruption, car elle est désormais entrée dans les moeurs." Et l'enquête de Vikram Chandra est implacable, précise, vertigineuse.
Le Seigneur de Bombay fait cascader les intrigues et rebondir le suspense en montrant que les mafias, dans cette jungle, fonctionnent comme des entreprises tentaculaires dont les trois piliers sont les racketteurs, les tireurs d'élite et les agents de liaison chargés de soudoyer la justice.
Sa fresque déploie une vaste palette de figures toutes captivantes, gangsters, prostituées, stars de cinéma ou familles ordinaires, le tout tressé en une trame narrative qui vous agrippe et ne vous lâche plus.
Les bons, les méchants et les monstres sont tous là, d'un bout à l'autre du livre, mais Vikram Chandra écrit leur histoire à tous avec tant d'affection et un tel égard qu'il est impossible de ne pas les aimer.
Ce roman est un mélange parfait d'intimisme et de démesure.

Né à New-Delhi en 1961, écrivain, scénariste et journaliste, Vikram Chandra a grandi dans le légendaire Rajasthan.
Au début des années 1980, il quitte l'Inde pour faire des études de littérature puis de cinéma aux U.S.A.
En 1995, son premier roman Red Earth and Pouring rain est récompensé par le Prix du Commonwealth.
En 1997, la capitale économique de l'Inde lui inspire son second livre, un recueil de nouvelles intitulé Love and Langing in Bombay. Il appartient dès lors au groupe des grands narrateurs indiens de langue anglaise.
Le Seigneur de Bombay (Sacred Games) lui apporte la consécration et le Hutch Crossword Book Award 2006 (le Goncourt Indien).
Vikram Chandra partage aujourd'hui son temps entre Bombay et Berkeley où il enseigne la littérature à l'Université of California.
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Sous un ciel de marbre de John Shors (Buchet Chastel, 2007)

Un monument dédié à l'amour....

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Lettres kazakhes de Guillaume Reynard (illustrations) et Jean-Claude Taki (texte) (Intervalles-2007)



Lettres kazakhes est un court roman épistolaire illustré.
Les textes sous forme de lettres qui accompagnent les dessins, une correspondance adressée à Guillaume, un jeune français rentré en France après un long séjour au Kazakhstan, ont été rédigés par Jean-Claude Taki, compagnon d'aventure et de toute évidence écrivain de talent.
L'approche est émouvante, prenante, l'ouverture sur cet ailleurs visité de l'intérieur s'opère dès les premières lettres. Les dessins de Guillaume Reynard nous livrent avec pudeur une part secrète d'un Kazakhstan dont il nous semble désormais avoir entrevu une certaine vérité.
À travers l’humour, les espoirs et les sentiments, délicatement saupoudrés tout au long de ces lettres, se dessine en creux un tableau riche, nuancé et subtil d’un pays très méconnu.

Guillaume Reynard est l’un des illustrateurs les plus originaux et prometteurs de sa génération. Il collabore avec plusieurs maisons d’édition (Flammarion, Hachette, Le Seuil, Autrement...) et publie dans différents titres de la presse écrite (Le Monde, Libération, Air France Magazine, Senso, Ulysse...).
Son travail, fait avant tout de reportages dessinés, s’articule autour de la notion de témoignage. Sa volonté est de restituer au mieux la vie des personnes qu’il rencontre à la manière tantôt d’un journaliste, tantôt d’un ethnologue.
Il a déjà publié : Mujnak, la mer d’Aral assassinée (Oskar éditions-2007), Trop bon, très léger : Menus équilibrés pour ados (Actes Sud junior-2007), Je ne suis pas un ver de terre (Autrement Jeunesse-2005), Le Bébé (Flammarion Père Castor-2003).
Jean-Claude Taki est réalisateur (documentaires et fictions), ingénieur du son, scénariste et écrivain. Ses films ont reçu de nombreux prix internationaux.
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Rencontre du Lundi 11 Février 2008



La rencontre du 11 Février aura pour thème la Mongolie.
Nous accueillerons, pour l'occasion Marc Alaux.

Marc Alaux a accompli quatre voyages à pied en Mongolie, où il a passé un an et demi et parcouru 6 000 kilomètres. Il a traversé les prairies centrales et orientales du pays, mais aussi ses déserts méridionaux et ses confins montagneux et boisés.
Désireux de partager le mode de vie des Fils de la steppe, il s’est initié à la langue mongole, a vécu sous la yourte des éleveurs nomades, pris part aux tâches pastorales, aux fêtes et aux migrations saisonnières. Il a aussi séjourné à Oulan-Bator, la capitale, et dans les villages isolés, afin de saisir toutes les nuances d’une société au riche patrimoine spirituel.
Marcheur intrépide amoureux du pays du Ciel bleu, il livre sur sa quête de « l’âme mongole » un récit d’aventure qui est aussi un essai d’ethnologie.
Projection numérique et conférence, suivie d'une dédicace du livre (éditions Transboréal)

Affiche de la rencontre
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Voyage en Mongolie et au pays des Tangoutes (1870-1873), Une expédition russe aux confins de l’Empire céleste de Nikolaï Prjevalski (Transboréal-2007)

À la découverte de la Mongolie et du Tibet

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Le Curry ou une histoire gastronomique de l'Inde de Lizzie Collingham (Noir sur Blanc-2007)



Enseignante à Cambridge, auteur d'une étude sur le Raj britannique des années 1800 à 1947, Lizzie Collingham a suivi l'évolution et les pérégrinations planétaires de ce plat emblématique de la gastronomie indienne, sous les influences successives des Moghols et des Perses (Parsi), des Portugais, des Anglais surtout, et même, dans une moindre mesure, des Hollandais et des Français.
Elle revisite ainsi toute l'histoire de l'Inde et de ses souverains par sa gastronomie et montre que le curry fut un concept imposé par les Européens.
Guidée par une formidable documentation qui épluche aussi bien les registres de commerçants que les récits de diplomates ou de voyageurs, Lizzie Collingham nous livre un essai passionnant. Elle nous rappelle, à travers d'innombrables anecdotes comme celle du jeune Gandhi, brahmane végétarien, qu'on persuade que manger de la viande lui donnera la force de combattre les Anglais ou bien celle de la reine Victoria, folle de l'Inde et de son beau secrétaire indien de 24 ans dont elle sera forcée de se séparer pour respecter les convenances, que tous les grands moments de l'Histoire – les explorations, les guerres, les invasions - se retrouvent, immanquablement, sur la table.
Une lecture à conseiller à ceux qui s'imaginent que la cuisine "fusion" est une invention moderne. Lizzie Collingham nous rappelle que dès qu'il y a cuisine (et non plus seulement nourriture) il y a fusion.
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Holi de Xavier Zimbardo (Les 5 continents éditions-2007)

La fête de l'Amour et du Printemps

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Rencontre du 21 Janvier 2008



La rencontre du 21 Janvier aura pour thème original la découverte de l'Inde vue d'un cerf-volant.
Nous accueillerons, pour l'occasion Nicolas Chorier.

Nicolas Chorier a eu l'autorisation très rarement accordée de photographier l'Inde vue du ciel.
Il est l'un des spécialistes de la photographie aérienne par cerf-volant. Depuis une dizaine d'années, il utilise cette technique dans le domaine de la recherche agronomique, de l'archéologie, du tourisme et des documentaires sur la vie sauvage. Son travail a fait l'objet de plusieurs expositions à travers le Monde.
À mi-chemin entre terre et ciel, ses photographies portent un regard poétique, intime et original sur cette Inde éternelle souvent photographiée mais ici revisitée d'un œil complètement nouveau.
Un voyage inattendu au gré des vents à quelques dizaines de mètres au-dessus du sol.
Projection numérique et conférence, suivie d'une dédicace du livre (éditions de La Martinière).


Affiche de la rencontre
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