:: Accueil site :: :: Accueil info ::

portrait d'un grand homme: Gandhi

le père de la nation indienne

Lire la suite

lu 5812 fois

Le rodeur des confins de Kenneth White (Grasset-2006)

Un grand de la littérature de voyage

Lire la suite

lu 2166 fois

50° déserts brulants de Philippe Frey (J.C lattès-2007)


 

Philippe Frey a traversé tous les déserts du monde. Du moins les plus grands de chaque continent. Soit 40 000 kilomètres parcourus à pied dans la fournaise, les vents de sable, à cheminer sur les pentes des dunes immenses ou à découvrir des oasis oubliées. Pour bien comprendre l'échelle dont on parle, aucun nomade n'a jamais parcouru seul plus de 300 ou 400 kilomètres dans le désert. Et « aucun » désert n'avait jamais été traversé intégralement. Ni le Sahara d'est en ouest. Ni aucun des autres déserts envisagés.
Qu'est-ce qui pousse Philippe Frey à parcourir ces espaces immenses hors du temps ? Ethnologue de la survie, il étudie comment l'homme peut s'adapter à l'inhumain. Et il découvre les secrets de ces nomades qui résistent à tout et incarnent les plus anciens échantillons d'humanité de la planète : les Bushmen du Kalahari ou les Aborigènes des déserts d'Australie ne sont-ils pas les plus vieux hommes connus ? Alors même qu'ils vivent dans un désert hostile ?
Philippe Frey nous raconte les instants où sa souffrance a été la plus intense, où sa pensée libérée de son corps exténué, touche au plus intime des lois du désert. Une expérience qu'il partage et qu'il compare à celle des peuples des sables. Quand chacun raconte à l'autre comment l'instinct, les forces de la vie surgissent à nouveau quand tout semble perdu. Un voyage passionnant au coeur de la fournaise et au coeur de soi.

Philippe Frey est docteur en ethnologie. Il est l'un des meilleurs connaisseurs des déserts - qui occupent un quart des terres émergées. Il connaît aussi les secrets des nomades qui y vivent. Il est aussi l'auteur de nombreux livres dont Nomade blanc, paru chez Robert Laffont.
lu 2588 fois

Nouveautés guides...

Deux premières éditions an anglais et une en français aux éditions Lonely Planet, toujours en pointes sur des destinations pas forcément très touristiques. Encore un bon point pour cette maison d'édition vouée aux voyageurs qu'ils soient touristes ou missionnés par des O.N.G ou entreprises à l'international.

lu 1874 fois

Exposition du 10 au 28 Octobre 2007-suite



La Librairie les cinq continents, la Pharmacie de l'Écusson et LIBELR vous proposent

LA PERLE ET LE CROISSANT

Exposition sur l'Italie baroque

Ferrante Ferranti, avec l'objectif du photographe, a exploré à fond la civilisation baroque . De Rome à Venise, de l'Apulie à Naples, la grande aventure baroque a dessiné comme un croissant géographique, territoire de la perle et de l'ange, de l'opéra et du gâteau.
Exubérance vitale et sentiment de la précarité, goût de la fête et terreur de la mort eurent pour interprètes Bernini, Caravage, Rastrelli, mais aussi des méconnus. Cette promenade photographique offre le bilan de douze années de pérégrinations passionnées et de recherches érudites aux royaumes du désir, de la lumière et de la beauté.

Ferrante Ferranti a obtenu un diplôme d’architecte à Paris en 1985, avant de se consacrer à la photographie. Il est l'auteur d'une œuvre singulière, forte : jeu d'ombres et de lumières, quête du sens caché sous les formes, invention d'un langage qui relie le soleil aux ruines, qui raconte l'arrêt silencieux devant la pierre comme les dérives enchantées de l'errance.

Affiche de la rencontre
lu 1874 fois

"Madagascar, 3 mois de voyage sur l'île rouge" (Éditions Aubanel-2007)

Un périple de 3 mois en lémurie

Lire la suite

lu 2635 fois

Bénarès-Kyoto d'Olivier Germain-Thomas (Du Rocher, 2007)


 

Olivier Germain-Thomas ne refuse pas l'étiquette d'écrivain-voyageur, qui va si bien à ce grand marcheur, né en 1943 à Brive, docteur en esthétique, producteur à France Culture de l'émission "For Intérieur", romancier et homme de culture imprégné par les spiritualités du monde.
Sa passion pour l'Inde a quarante ans d'âge. Étudiant en philosophie à la Sorbonne, Il travaillait à une thèse sur le nirvâna du bouddhisme avec Jean Grenier, et se sentait à l'étroit dans le monde.
Olivier a 24 ans, une fringale de découverte chevillée au corps: il part en Inde, seul. Et c'est le choc. Il ne sait pas encore qu'il va effectuer le premier d'une série de nombreux voyages qui bouleverseront sa vie en l'enrichissant.
Il a vécu dans un ashram durant 4 mois à Auroville près de Pondichery. Il en raconte cette expérience spirituelle dans "Mosaïque de feu" (Le Rocher), son meilleur livre indien à ses yeux. Il a sillonné l'Inde en tout sens, avec une prédilection pour les longues traversées en train.
L'une de ses préoccupations permanentes est la mise en perspective de la philosophie de l'Inde avec la philosophie occidentale. L'autre occupation favorite d'Olivier, lorsqu'il retourne en Inde, c'est "la philosophie par les pieds": Marcher!
Dans ces livres, en particulier "La Tentation des Indes" (Albin Michel), il mêle le récit de voyage, l'aventure, l'anecdote, la rencontre, à la philosophie.
Olivier Germain-Thomas est aujourd'hui un vieux routard de l'Inde, à l'instar d'un travel-writer de la trempe de Paul Théroux, Nicolas Bouvier ou Bruce Chatwin.
Bénarès-Kyoto est le récit d'un périple accompli par voie terrestre et maritime à travers une grande partie de l'Asie qui correspond à la voie suivie par le Bouddhisme.
L'Inde en train du nord au sud, avec ses villages, l'amour sacralisé, la médecine traditionnelle.
Au Laos, dans un site perdu au-dessus du Mékong, dialogue avec une jeune femme au bord du suicide.
Dans les forets du Laos, vie au sein d'une société première.
Au Vietnam, un parfum colonial.
Dans la Chine, découverte depuis le sud jusqu'aux bords de la Mongolie, des paysages des peintres, le Tao, Confucius, les villes de verre et d'acier.
Au Japon, une marche rituelle dans la montagne, les jardins, l'amitié, le Shinto.
L'itinéraire est rempli d'anecdotes et de rencontres avec des personnages hors du commun. Il est aussi une manière de pratiquer la "philosophie par les pieds", de rendre vivantes les principales valeurs de l'Asie que l'auteur connaît si bien et qui marquent de plus en plus l'occident.
Comme souvent dans son oeuvre, on n'est pas loin du poème en prose même si le ton est bien celui du journal ou d'un carnet de voyage truffé de brèves citations ou d'aphorismes personnels.
Un de nos écrivains français préférés.

Écrivain voyageur, romancier et producteur à France Culture de l'émission "For Intérieur", Olivier Germain-Thomas a notamment publié la tentation des indes (Albin Michel poche), En chemin vers le Bouddha (Albin Michel Poche), Le Voyage des Indes (Imprimerie nationale) avec des photographies de R. et S. Michaud, La Traversée de la Chine à la vitesse du printemps (Le Rocher), Mosaïque du feu (Le Rocher) et en 2005, Un matin à Byblos (Le Rocher).
Olivier Germain-Thomas a reçu en 2006 un Grand Prix de littérature décerné pour l'ensemble de son œuvre par l'Académie française (Prix Henri Gal, Institut de France).
Enfin une bonne nouvelle littéraire en ce début de Novembre 2007 puisque Olivier-Germain Thomas vient de recevoir le Prix Renaudot-essais pour "Bénarès-Kyoto". Cela nous fait d'autant plus plaisir que nous adorons cet écrivain, l'oeuvre et l'homme.

lu 4748 fois

La perte en héritage de Kiran Desaï (Éditions des Deux Terres, 2007)


 

La perte en héritage est un roman où deux histoires s'entremêlent.
Celle de Sai, orpheline à 17 ans, qui a passé plusieurs années sous la férule des bonnes sœurs. Elle trouve refuge chez son grand-père, Jemubhai Patel, un juge de district à la retraite dont la propriété se trouve blottie sur les contreforts de l'Himalaya, dans un décor de rêve, à Kalimpong dans le district de Darjeeling.
Sai est une jeune fille romantique, fervente lectrice du National Geographic, et qui a du mal à grandir dans un pays en plein changement.
Autour d'elle gravitent des personnages: Gyan, précepteur de mathématiques dont elle est éprise et qui se métamorphosera peu à peu en fondamentaliste; le cuisinier de la maison dont le fils unique, Biju, attiré par le mythe américain, s'est expatrié à New-York; Noni et sa sœur Lola, persuadée que l'Inde est "un navire en perdition".
Loin de là, à New York, vit Biju. Il a choisi de quitter l'Inde pour l'Amérique. Pour survivre, il travaille comme commis dans les restaurants de Manhattan. L'occasion, pour Kiran Desai, de quelques pages héroïques sur ce monde souterrain qui grouille sous la surface rutilante d'une ville symbole de toutes les espérances.
À travers Biju, Kiran Desai retrace le destin de ces millions d'individus qui, chaque année, quittent leur famille et leur pays, sont prêts à subir les humiliations et la haine, vont jusqu'à risquer leur peau pour obtenir la fameuse carte verte, qui leur permettra de ne plus être des clandestins. Biju erre de restaurant en restaurant, enchaînant une kyrielle de petits boulots. Il vit dans un cagibi à Harlem, au coeur d'une population où les SDF côtoient les cinglés.
Sa quête d'identité passe par la solitude, le dépouillement, l'exploitation des sans-papiers et finalement le retour au pays.
Et Kiran Desai pose les questions qui fâchent: aux Etats-Unis, profite-t-on de ce que ce pays a à offrir? Faut-il s'obstiner à rester, au risque de se fabriquer une fausse image de soi? L'histoire de Biju, sans conteste la partie la plus réussie du roman, est celle d'une idylle avortée entre l'Inde et l'Occident. Mais aux désillusions du Nouveau Monde répond la pagaille d'une Inde en proie aux délires nationalistes et séparatistes, prise dans l'étau des traditions.
Kiran Desai se défend d'avoir écrit une oeuvre à thèse: Je ne cherche pas à montrer la vérité. Quelle est la vérité de l'Inde actuelle ou de l'Amérique actuelle? Moi qui ai vécu dans ces deux pays pendant de très nombreuses années, je n'en sais rien. Je raconte des histoires. Sur des pays que je connais et que j'aime. Mais dont je perçois les travers. Or le rôle d'un romancier est de dénoncer ces travers: pourquoi faudrait-il trouver admirable une vie qui n'est qu'un simulacre de vie?
La Perte en héritage qui combine petite et grande histoire, trace le portrait d'êtres dépouillés de leur culture, déçus par l'occident, et qui cherchent tant bien que mal à recouvrer leur dignité.

Kiran Desaï a grandi à Delhi. Ses études l'ont conduite en Angleterre et aux Etats-Unis.
Son premier roman le Gourou sur la branche, conte loufoque rédigé pendant que la jeune femme suivait des ateliers d'écriture à l'université Columbia à New-York, a été publié dans 22 pays.
À 35 ans, Kiran Desaï vient de recevoir le Men Booker Price 2006, le prix national Books critics et le prix Indien Hutch Crosswords pour ce second roman.
Elle est la fille de la grande Anita Desaï à laquelle le livre est dédié.
Elle réside à Brooklyn.
lu 2104 fois