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Un nouveau festival consacré à la littérature de voyage

Du 23 au 24 Juin se tiendra le premier festival, dans notre région, consacré à la littérature de voyage et d'aventure, sur mer comme sur terre.
Nous participerons à cette première édition, qui aura lieu au pied de la capitainerie de Port-Camargue, avec vue sur l'horizon et les voiliers. La nature et l'écologie feront partie également de la thématique du festival.
Nous sommes en train de boucler la programmation et nous vous donnons rendez-vous dans quelques temps afin de vous permettre de télécharger notre programme.
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L'Inde fantôme : Carnet de voyage de Louis Malle (Gallimard-2005)


 

Après un premier voyage en Inde en 1967, Louis Malle n'aura de cesse de retrouver ce pays. Il y retourne en janvier 1968, résolu à changer de cinéma, avec une équipe restreinte : un preneur de son, un cadreur.
La durée du séjour est indéterminée. Le projet : faire un film subjectif et libre sur l'Inde, sans scénario, sans fiction, et surtout sans idée préconçue, avec deux modèles puisés non dans l'histoire du cinéma mais dans celle de la littérature : le Journal de voyage en Italie de Montaigne, et L' Afrique fantôme de Michel Leiris.
Ce sera une plongée vertigineuse dans un continent qui sans cesse s'offre et se dérobe. Louis Malle filme tous les jours, jusqu'à l'épuisement, sans penser au montage, avec pour seul objectif de vivre intensément chaque instant, s'interrogeant sans relâche sur le voyage, la religion, la misère, l'exploitation, le système des castes - autant de thèmes qui formeront l'ossature de la série des sept films de L' Inde fantôme et celle du long métrage Calcutta.
L'année suivante, les films de Louis Malle seront accueillis chaleureusement par la critique française, mais susciteront la violente colère des autorités indiennes, qui reprocheront au cinéaste d'avoir donné une vision outrageante de leur pays.
Jour après jour, durant tout le tournage, Louis Malle a recueilli dans son carnet de voyage les impressions et réflexions que lui inspirait l'Inde. C'est ce document passionnant, fruit des interrogations, des inquiétudes et des révoltes d'un homme libre, que l'on peut désormais découvrir.
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En temps de siège de Githa Hariharan (Zoé-2006)

Une certaine idée du fondamentalisme....

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le long long voyage: journal de trois papous en France de Marc Dozier (Dakota-2007)

Marc Dozier est reporter-photographe au magazine "Grands reportages". Adopté par plusieurs familles de Papouasie-Nouvelle Guinée, initié depuis longue date aux rites de cette société mélanésienne, c'est un grand connaisseur de l'âme papoue.
De Septembre 2004 à Janvier 2005, à l'invitation de leur "frère" blanc, trois fiers papous Polobi, Mudeya et Mondo, parcourent la France.
Durant ce séjour, ils fouillent le marché aux fleurs de la place Louis Lépine pour acheter les "feuilles de fesse" fraîches, nécessaires à la confection de leur jupette traditionnelle. Ils pêchent la roussette avec la "tribu des Marseille". Ils gravissent, crampons aux pieds et piolets à la main, l'arête sommitale de l'aiguille du Midi. Enfin ils s'inquiètent et s'émerveillent tout à la fois du contact prolongé des hommes de l'hexagone avec les femmes, dangereux pour leur masculinité.
Sorte de lettres persanes à l'envers, ce livre est un périple délicieusement imagé où l'on reprend goût, contre toute attente, à notre modernité.
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Une certaine idée de L'Inde d'Alberto Moravia (Arléa-2007)

 

En 1961, Alberto Moravia entreprend un voyage en Inde avec Elsa Morante, sa femme et leur ami Pier Paolo Pasolini. De ce voyage, la littérature gardera deux livres, deux récits complémentaires et éblouissants: celui de P.P Pasolini l'odeur de l'inde (Folio), et celui d'Alberto Moravia, jusqu'alors inédit en français, et qui participe d'une plus réelle objectivité.
Ce qui, en Inde, saisit Moravia, c'est, par-delà la violence du choc culturel, la vision d'un pays en plein bouleversement, d'un quasi-continent en train de relever un véritable défi social.
Tout en recherchant les cause de l'extrême pauvreté d'une grande partie de la population, il s'en entretient avec Nehru et n'hésite pas à dénoncer le système des castes. Il passe en revue aussi les différentes religions, décortique les nombreuses superstitions et relève les effets positifs et négatifs des colonialismes qui se sont succédé. Il décrit enfin la diversité et l'immensité des paysages.
Si le regard de Pasolini est toujours léger et humain, celui de Moravia traverse les siècles et les cultures avec un esprit de synthèse et d'analyse remarquable.
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Je n'entendrais pas le chant du rossignol de Khushwant Singh (Ed.Philippe Picquier-2005)


 

1942. Année charnière dans la lutte pour l'indépendance en Inde. Avec une ironie caustique teintée de tendresse, Khushwant Singh raconte les derniers mois de l’empire des Indes.
Père de famille, Buta Singh, haut magistrat à la cour de justice du Penjab, et fidèle serviteur de l'empire britannique, adopte la politique du double discours. Tout en ménageant les susceptibilités politiques de ses compatriotes, il reste soucieux de ses rapports avec l'occupant anglais et se prête à l'art de la pirouette. Pourtant, Buta Singh n'est pas un mystificateur et il sert la cause de l'auteur : souligner les mesquines préoccupations des gens ordinaires.
Par provocation, son fils Sher fonde un mouvement nationaliste et flirte avec le terrorisme dans l'espoir d'impressionner sa femme et de satisfaire un désir de gloire et de réussite sociale.
La mère, qui ne se préoccupe que de religion, refuse de voir la politique menacer l’harmonie de son foyer. Illettrée, mais sage, elle ne cédera jamais à la compromission. Bien qu’elle soit plus sensible à la loyauté familiale qu’à l’héroïsme politique, c’est elle, plus que tout autre, qui mériterait d’entendre chanter les rossignols…
Ce superbe roman nous plonge au cœur de la culture sikh à travers la découverte de ses rites religieux et l'histoire de cette communauté qui fut la première à souffrir de la partition de l'Inde.
Khushwant Singh s'est engagé activement dans les remous politiques de son pays, comme diplomate, sénateur et surtout journaliste. Il est sans doute, après quatre romans, des recueils de nouvelles et des ouvrages d'histoire sur sa communauté, l'écrivain indien de langue anglaise le plus célèbre dans le monde et le plus controversé dans son pays.
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India, special places to stay (Guides Alastair Sawday's-2006)

Indian sweet home

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Nos invités durant le week-end de la "Comédie du livre 2007"

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le Nez d’Edward Trencom de Giles Milton (Buchet-Chastel-2007)

Un hymne à la gloire des fromages du monde entier

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Wallpaper city guide (Phaïdon-2007)


Ces nouveaux guides proposent au voyageur amateur de design et d'architecture, ou tout simplement d'esthétique moderne et contemporaine, un choix rigoureux des meilleurs adresses qu'une ville peut offrir.
Dans une mise en page sobre et élégante, chaque lieu est illustré d'une photographie. Précis et pratiques, ces guides réunissent toutes les informations nécessaires pour vous faire découvrir et vous initier au charme, tour à tour discret ou ostentatoire, des villes les plus branchées du Monde.
Toutes les questions: où dormir? où boire un verre? où manger? où faire du shopping? que voir? ont leur réponse à travers une sélection unique et experte conjuguant excellence esthétique et richesses architecturales.
Douze titres viennent de paraître en français dont Londres, Barcelone, Shanghai, Tokyo, New- York, Milan, Buenos Aires,etc.
Ces guides sont le résultat d'une collaboration entre l'éditeur d'art Phaïdon et le magazine Wallpaper, expert du design et des arts décoratifs contemporains.
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Promenade dans le Barcelone de l'ombre du vent (Grasset-2007)


 

Carlos Ruiz Zafon est né à Barcelone en 1964. Il est l'auteur d'un roman qui l'a rendu célèbre dans le monde entier: l'ombre du vent (paru chez Grasset en 2004).
L'idée de ce livre, à la fois guide littéraire et touristique, est d'inviter le lecteur-voyageur à se replonger dans l'univers de l'ombre du vent, en retrouvant, à Barcelone aujourd'hui, les lieux évoqués dans le roman.
Le principe est simple: un extrait du texte, photos, détails historiques et touristiques (bars, musées, etc.) et commentaires de C. R. Zafon. Un joli objet pour les amoureux et lecteurs du roman et pour ceux qui veulent visiter Barcelone en compagnie d'un écrivain.
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Pondichéry blues de Sarah Dars (Ed.Philippe Picquier-2005)


 

On trouve dans les enquêtes du brahmane Doc que Sarah Dars publie régulièrement depuis 6 ans chez Philippe Picquier, une alliance très rare, jubilante et tonique, qui conjugue érudition et suspense. C'est pour cela que nous l'avons reçue à trois reprises et qu'elle est une amie de longue date.
Ses livres témoignent d'une connaissance approfondie des lieux, des modes de vie et de pensée, mais aussi d'une affectueuse connivence avec les infinies subtilités des usages et des codes qui régissent l'univers indien.
Sanskritiste ayant longtemps séjourné dans le sous-continent, après de grands périples en Asie, d'Oulan-Bator à Pékin, de Kaboul à Lhassa, d'Istanbul à Tokyo, Sarah Dars réussit le prodige, sous couvert d'énigmes criminelles à résoudre, de révéler bien d'autres mystères, notamment ceux qui tissent et structurent la réalité la plus chaotique qui soit.
Son héros n'est pas un policier ni un détective de métier, c'est un brahmane qui exerce à Madras la profession de médecin, d'où ce surnom de Doc qui le désigne familièrement et suggère en toutes circonstances une qualité d'observation hors du commun. Qu'il s'occupe de la santé de ses malades ou qu'il tente de découvrir le coupable d'un meurtre que le hasard a mis sur sa route, Doc n'oublie aucun détail, n'écarte aucune hypothèse. En outre, toujours imprégné par l'éducation traditionnelle qu'il a reçue, il ne cesse de stimuler sa réflexion en citant les traités de l'Inde ancienne. Ce personnage conjugue à l'évidence les qualités d'intelligence et de cœur, de séduction et d'humour, de courage et de modestie qui façonnent pour Sarah Dars une sorte d'Indien idéal. C'est un lettré, grand amateur de musique, expert dans l'art martial du kalaripayatt et qui, pour être brahmane, n'en est pas moins tolérant et sensible aux plaisirs de la vie.
Doc est à coup sûr l'enquêteur le plus véloce et le plus inspiré des faits et gestes, croyances, modes, survivances et réalisations de l'Inde d'aujourd'hui.
Grâce à lui, Sarah Dars peut livrer l'essentiel de ce qui l'a passionnée dans l'étude de la mythologie et des philosophies indiennes, tout en célébrant le pays réel qu'elle connaît intimement, tout en entretenant le feu d'une action soutenue. Elle n'hésite d'ailleurs pas à augmenter ses romans d'un glossaire, afin de n'égarer aucun de ceux qui voudront à sa suite partir à la découverte des textes fondateurs, voire des villes de Madras, Hyderabad, Mahäbalipuram, Bombay, Ooty ou Pondichéry. Car ses récits sont à la fois des invitations au départ, à l'aventure, et des viatiques. Ils s'affranchissent de la distinction confortable édictée par André Breton entre les livres de voyage et les livres qui font voyager. Avec Sarah Dars et son brahmane Doc, le désir de vivre ailleurs, dans une réalité autre, s'accomplit autant sur la terre des hommes que dans les fantasmagories ou les rêves.
Sarah Dars nous entraîne donc pour la 7ème fois dans les pas du Brahmane Doc à la découverte d'une nouvelle région de l'Inde: Pondichéry, ex-comptoir français de la côte Est, ville tranquille au charme suranné, une vraie sous-préfecture française, les tropiques en plus. Dans ce cadre idyllique, le Brahmane Doc et son habituel acolyte, Arjun font leur entrée pour soigner la maîtresse souffrante d'une riche maison et comptent bien profiter de leur séjour ensoleillé. Mais un grain de sable vient enrayer les rouages de ce petit Eden oriental: la mort soudaine d'Ashkar Kasi a tôt fait de paraître suspecte et sa chute d'une balustrade de dissimuler un meurtre crapuleux, passionnel ou familial.
À qui profite le crime? Sa satanée curiosité, qui se met à le tenailler dès que se présente la moindre énigme, incite Doc à s'improviser de nouveau détective pour mener rondement son enquête parallèle.
Sarah Dars porte sur l'inde, ses traditions, ses croyances et ses mystères un regard tendre où pointent de fines touchent d'humour au fil de ce roman. Le voyage est plaisant au cœur de cette Inde pittoresque et stylisée, lointaine mais familière, où les traces d'une culture coloniale encore prégnante se mêlent aux mythes orientaux.
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Le jardin des délices terrestres d'Indrajit Hazra (Le livre de Poche-2007)


 

Figure de proue de la jeune génération des écrivains indiens, Indrajit Hazra offre, avec cette fantasmagorie entre une Calcutta à l'atmosphère enivrante et une Prague froide et désincarnée, un petit bijou d'humour surréaliste, doublé d'une superbe réflexion sur les rapports de l'écriture et du mensonge.
Indrajit Hazra, âgé de trente-cinq ans, écrit pour son propre pays, dans son propre pays – il vit à Delhi, capitale de l’Inde. Il ne ressent pas le besoin de faire du roman anthropologique, qui consiste à expliquer sa culture à nous, occidentaux, une tendance chez d’autres écrivains indiens expatriés.Indrajit Hazra nous donne un roman éclaté comme on les aime, qui n’explique rien à personne, et qui part dans des dédales incroyables.
Calcutta. Hiren, un jeune homme avec beaucoup d’imagination mais peu de ressources matérielles, met son insomnie au travail. Puisqu’il dort très peu, il ouvre un bureau téléphonique dans un quartier louche, d’où des passants peuvent téléphoner à toutes les heures de la nuit. Hélas, les choses tournent au vinaigre. Un soir, un gang de travestis tous vêtus de saris met à sac sa boutique. Sont-ce des travestis, des eunuques ou les deux ? Qu’importe. Hiren profite du désordre pour mettre le feu à l’épave de la boutique, car il cache un petit secret : il est un pyromane de la pire espèce. Et Uma, sa pauvre fiancée, périra dans les flammes. Hiren part en cavale, muni de son briquet. Plus tard il incendiera une foire du livre en plein air, remplissant la ville de pages noircies par le feu.
Prague. Manik Basu est écrivain. Lassé d'attendre son nouveau roman, son éditeur engage des hommes de main chargés de l'enlever et de le séquestrer dans un château délabré pour le contraindre à écrire un nouveau roman. Les destins d'Hiren et Manik vont finir par converger de façon inattendue.
Personnage éclectique, Indrajit Hazra est à la fois rédacteur en chef du journal Hindustan Times à New Delhi, et musicien dans un groupe de rock'n'roll. Parallèlement, il écrit aussi des romans dont Max le maudit (Le Cherche-Midi-2005) et Le Jardin des délices terrestres (2006) , tous deux traduits en plusieurs langues.
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Sept mers et treize rivières de Monica Ali (collection 10x18-2006)

Du côté de Brick Lane à Londres

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Loin de Chandigarh de Tarun Tejpal (Le livre de Poche-2007)


 

Loin de Chandigarh parle de l'amour et du désir, de la fin de l'amour et de la fin du désir, et du déchirement quand l'un s'est évaporé et que l'autre est toujours là. C'est un roman où on trouve de très belles pages sur les aubes et les orages, des passages très drôles sur les gargotes de village et le chaos des routes indiennes.
Mais Loin de Chandigarh est avant tout un livre qui raconte comme rarement la passion et le manque, l'attraction des corps et la jouissance des femmes.
Le titre anglais de ce roman envoûtant, The Alchemy of desire (« l'alchimie du désir »), dit de manière plus crue et plus juste le mystère, la force de ce tumultueux récit qu'encadrent deux phrases symétriquement opposées. Tarun J. Tejpal ouvre son histoire par l'amour n'est pas le ciment le plus fort entre deux êtres. C'est le sexe et le clôt par Le sexe n'est pas le ciment le plus fort entre deux êtres. C'est l'amour... Entre ces deux bornes que séparent quelque six cents pages, Tarun J. Tejpal raconte la vie d'un couple.
Le narrateur, journaliste que son métier indiffère, est fou de Fizz, sa compagne. Elle répond à cet amour très charnel avec passion ; et tout aurait pu aller ainsi indéfiniment... Fizz donne des cours lorsque les caisses sont vides ou quand son fougueux compagnon renonce à gagner sa vie pour écrire le grand livre qui fera de lui l'écrivain que l'Inde et le monde attendent. Mais devant la page blanche sur laquelle il doit accoucher de son chef-d'oeuvre, le narrateur perd peu à peu le fil, s'essouffle. Peut-être n'a-t-il rien à dire, rien à écrire. Il noie ses pannes de plume dans les bras accueillants de Fizz. Merveilleux amant, piètre écrivain.
Mais un jour, à la lecture de carnets intimes d'une certaine Catherine, morte il y a longtemps dans la maison qu'il vient d'acheter, le narrateur perd ses moyens. Est en panne de sexe et d'imaginaire. Son désir de Fizz l'a quitté. Le chemin sera long avant de retrouver l'amour et les mots pour l'écrire...
L'auteur de ce premier roman, Tarun J. Tejpal, a 42 ans. Il est journaliste à Delhi et est devenu célèbre dans le monde entier début 2001. A l'époque, il était rédacteur en chef d'un site d'information, Tehelka.com, qui a dénoncé, preuves à l'appui, la corruption dans le gouvernement indien et fait tomber le ministre de la Défense, George Fernandes. Cela a valu à Tehelka la haine du gouvernement d'alors et un harcèlement impitoyable. Journalistes et investisseurs sont jetés en prison, Tejpal, menacé de mort, se retrouve avec vingt gardes du corps et des sacs de sable devant sa maison et son bureau. Il y aura quatre ans de bagarres sordides, au bout desquelles Tejpal décide de relancer Tehelka.com. Aujourd'hui, le site est ouvert et Tehelka est aussi un hebdomadaire culturel et politique, haut de gamme qui a 100 000 lecteurs.
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Le tapis rouge de Lavanya Sankaran (Mercure de France-2006)


 

Lavanya Sankaran (née en 1968) vit à Bangalore, la ville-mirage qui, dit-on, serait la Silicon Valley asiatique: équipements de luxe, médecine de pointe, légions d'ingénieurs surdiplômés, campus à l'américaine. De cette mégapole fascinante, dont les rejetons de Bill Gates sont désormais les maîtres, Lavanya Sankaran dévoile un autre visage dans les huit nouvelles du Tapis rouge: si ses héros travaillent pour la plupart dans l'informatique, s'ils ont troqué le turban contre la console, s'ils écoutent du rap et lisent Salman Rushdie, ils restent prisonniers de traditions bien plus pesantes que leurs MP3.
Quand il s'agit de se marier, par exemple, les garçons doivent filer doux et obéir aveuglément aux injonctions maternelles. Et quand les jeunes femmes apparemment libérées dénichent un job de rêve, quand elles vont pouvoir réussir en affaires, les vieux démons de la culpabilité leur coupent cruellement les ailes.
Toutes les nouvelles de Lavanya Sankaran sont construites sur les mêmes paradoxes: à Bangalore, la capitale futuriste du Karnataka, le passé continue à ramper sournoisement entre les buildings de verre. Et c'est avec une éminente finesse et beaucoup d'humour, que Lavanya Sankaran croque cette société syncrétique.
Ancienne analyste à Wall Street et citoyenne de Bangalore, elle en est d'ailleurs le plus beau spécimen.
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Peindre, écrire chemin faisant de Thierry Vernet (Éditions L'Âge d'homme-2007)


 

En 1953, Thierry Vernet et Nicolas Bouvier entreprennent un voyage d'un an et demi, de Genève jusqu'en Afghanistan, dans une petite fiat Topolino.
De ce voyage naîtra un grand classique de la littérature de voyage contemporaine, écrit par Nicolas Bouvier et illustré par Thierry Vernet: "l'Usage du monde" (éd. Payot).
Mais ce que l'on sait moins, c'est que Thierry Vernet, de son côté, durant cette longue période de Juin 1953 à Octobre 1954, entretenait une correspondance soutenue avec sa famille.
Cet ouvrage monumental réunit donc ses lettres écrites quotidiennement et envoyées semaine après semaine, par le jeune peintre et dessinateur. On pourrait croire que ce livre est comme un addenda à l'usage du monde. Hors il n'en est rien. Ces lettres procurent un réel plaisir de lecture.
En effet, dans son désir de ne rien perdre de ce qu'il voit ou entend au cours de son voyage, Thierry Vernet ne retient jamais sa plume: chaque événement, couleur, personnage de rencontre nourrissent son imagination, tant picturalement que littérairement.
Curieusement, on peut considérer que cet ouvrage appartient à une catégorie littéraire très rare: le chef-d'œuvre involontaire.
Pour la première fois, ces lettres donnent une autre dimension à ce voyage culte de la littérature-monde.
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Chambres d'Asie de Benjamin Desay (Éditions Phébus-2005)

le chemin le plus court pour se trouver soi-même passe par le monde entier

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La Reine des rêves de Chitra Banerjee Divakaruni (Éditions Philippe Picquier-2006)

Où l'on retrouve le fil enchanté de la "Maitresse des épices"

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Le pays des marées de d'Amitav Ghosh (Éditions Robert Laffont-2006)

Le maître indien du réalisme magique

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