:: Accueil site :: :: Accueil info ::

Wilfred Thesiger, Gentleman explorateur de Christophe Migeon (Editions Paulsen - 2017)

La biographie du dernier grand aventurier et explorateur du XXe siècle, sur les traces des dernières civilisations abyssiniennes....

Lire la suite

lu 3 fois

Dans le désert de Julien Blanc-Gras (Au Diable Vauvert – 2017/09)

Julien Blanc-Gras au pays de l’or noir

Lire la suite

lu 3 fois

La Colère de Kurathi Amman de Meena Kandasamy (Plon – 2017)

 
Comment transformer un drame en fiction ? Pourquoi écrire sur une tuerie qui a eu lieu il y a plus de quarante ans en Inde et sur ses quarante-quatre victimes oubliées par l’histoire ?
L'histoire a été inspirée par un massacre réel à Kilvenmani, un village du district de Tanjore dans le Tamil Nadu. Le 25 décembre 1968, 44 femmes et enfants ont été assassinés par des propriétaires de castes supérieures, pour avoir participé à une grève organisée par les communistes pour améliorer les salaires et les droits fondamentaux des travailleurs agricoles dalits.
À l'époque, l'idéologie marxiste gagnait en popularité parmi les dalits ou les intouchables privés de droits, qui travaillaient dans les rizières dans des conditions brutales. La révolution verte a également commencé à modifier irrévocablement la production alimentaire, à stimuler les récoltes mais à obliger les agriculteurs à dépendre des engrais toxiques vendus par les sociétés américaines.
Dans la version fictionnelle de cette tragédie, qui s'appuie sur des documents historiques et des interviews de survivants, les travailleurs agricoles sont en grève après que les propriétaires ont tué un leader populaire communiste. Ceux-ci essaient de les intimider au travail: ils imposent des amendes débilitantes, utilisent la police pour les intimider et agressent sauvagement les femmes dalit. Mais les gens affamés du village de Kilvenmani sont résolus dans leurs revendications pour la justice.
Alors les propriétaires envoient une escouade d’hommes de mains pour attaquer Kilvenmani, regroupant des dizaines de villageois dans une seule hutte et y mettent le feu. Pendant ce temps, beaucoup de villageois qui ont perdu des proches dans le massacre sont envoyés en prison.
Le roman ne plonge pas dans les mondes intérieurs des personnages ni ne possède de protagoniste réel. Mais Meena Kandasamy, une poétesse acclamée par la critique, essaie d'immortaliser l'histoire de la lutte d'une communauté entière.
À travers les voix aussi diverses que celles des intouchables ou des propriétaires terriens, l’auteure décrit ce massacre, se plaçant sous le patronage de l’irascible déesse Kurathi Amman.
Au-delà de l’émotion et de la colère provoquées par ces faits, l’auteure pose la question de la fiction et de ses limites en n’hésitant pas à malmener son lecteur.
C’est aussi un roman sur le processus de narration de ces événements. Le livre est divisé en quatre chapitres et dans les deux premiers, «Situation» et «Sols fertiles», l'auteure traite des différentes façons de raconter un récit.
Meena Kandasamy (en supposant que le narrateur et l'auteur soient les mêmes) réfléchit sur ses choix narratifs au fur et à mesure qu'ils se font, s'adresse directement à ses lecteurs pour les informer qu'ils n'obtiendront pas ce qu’ils espèrent. Parfois, elle parodie le style de la propagande d'un côté ou de l'autre du conflit entre les propriétaires et les ouvriers exploités.
Dans la seconde moitié du livre, les chapitres "Champ de bataille" et "Lieu de sépulture" forment un compte rendu puissant des événements, aidé par une écriture lyrique et sans concession.
Ce roman tendu, entre rage contenue, lyrisme et humour grinçant, nous donne un aperçu des forces qui ont contribué à la création de l’Inde moderne.
Un roman coup de poing dans sa forme comme dans son témoignage par la nouvelle voix forte de la littérature indienne.

Meena Kandasamy (né en 1984) est une poétesse, un écrivain de fiction, une traductrice et une militante indienne basée à Chennai (Tamil Nadu) en Inde. La plupart de ses œuvres sont centrées sur le féminisme et le mouvement anti-castes.
À partir de 2013, Meena a publié deux recueils de poésies, Touch (2006) et Mme Militancy (2010). Deux de ses poèmes ont remporté des distinctions dans les compétitions de poésie en Inde.
De 2001 à 2002, elle a édité The Dalit, un magazine bi-mensuel anglais alternatif du Dalit Media Network.
Elle a également représenté l'Inde au programme d'écriture internationale de l'Université de l'Iowa.
Outre ses œuvres littéraires, elle parle de diverses questions politiques contemporaines liées à la caste, à la corruption, à la violence et aux droits des femmes. Elle a une présence influente et régulière dans les médias sociaux, grâce à ses outils Facebook et Twitter, qu’elle utilise comme plate-forme politique. Elle écrit également, occasionnellement, des articles pour Outlook India et The Hindu.
Mais devenir le visage féministe de la protestation indienne peut avoir ses inconvénients notamment être victime de menaces explicites.
Ces menaces ont renforcé la conviction, de Meena Kandasamy selon laquelle la violence joue un rôle social «universel» en Inde, malgré sa réputation de pacifisme: « Le propriétaire pense qu'il va discipliner les Dalits. Le père pense qu'il discipline l'enfant désobéissant. Le mari pense qu'il discipline la femme déviante. La violence devient une action pour le bien général, pour enseigner. »
lu 27 fois

Métamorphoses de l’Inde depuis 1947 de Emmanuel Derville (Ateliers Henri Dougier – 2017)

De l’indépendance en 1947 au géant économique de 2017, quels changements majeurs l’Inde a-t-elle vécus ?

Lire la suite

lu 49 fois

La légende des montagnes qui naviguent de Paolo Rumiz (Arthaud – 2017)


Huit mille kilomètres au fil des Alpes et des Apennins, cette colonne vertébrale de l'Europe. Paolo Rumiz nous embarque pour un voyage au long cours entre le printemps 2003 et l’été 2006.
De la baie de Kvarner en Croatie jusqu'au Capo Sud italien, il chevauche les deux grands ensembles montagneux de l'Europe, passant par les Balkans, la France, la Suisse et bien sûr l'Italie.
Parti de la mer, il arrive à la mer. Son récit vogue sur les cols et sommets dont les flancs plongent dans les ondes.
Rumiz, devenu capitaine, nous élève vers ces montagnes qui naviguent. Il nous fait découvrir des vallées sans électricité, des gares de chemin de fer habitées par des mouflons, des bornes routières de légende, des bivouacs sous la pluie au fond de cavernes ; et puis des curés braconniers, des gardiens de refuge, des chanteurs à la recherche de leurs racines comme Francesco Guccini ou Vinicio Capossela.
Des rencontres aussi avec l’alpiniste Walter Bonatti, les écrivains Ryszard Kapuscinski et Mario Rigoni-Stern, des politiques tels que Jörg Haider, précurseur des populismes européens.
Ce voyage, il le parcourt à bord d’un merveilleux véhicule de l’après-guerre, la Tipolino, la même qu’avait déjà utilisé Nicolas Bouvier lors de son périple conté dans l’Usage du monde. Comme lui, Paolo Rumiz voyage lentement, fuyant la plaine, les centres commerciaux, les autoroutes, les goûts et les modes de vie approuvés par la mondialisation et bien trop homogénéisés.
La légende des montagnes qui naviguent est aussi une analyse géographique, culturelle et sociologique de la péninsule italienne.

Paolo Rumiz est originaire de Trieste, l'ancien port de la marine austro-hongroise.
Les Triestins sont les derniers spécimens d'une civilisation engloutie, la Mitteleuropa, et d'une ville d'écrivains, de langues italienne, slovène, allemande, hébraïque: Umberto Saba, Italo Svevo, Boris Pahor, et aujourd'hui Claudio Magris. L'auteur du magnifique Danube est le voisin de Paolo Rumiz. Ils se croisent le soir, lorsque Magris sort son chien.
Trieste est une ville de province, mais elle a longtemps été le "sismographe de l'Europe". Paolo Rumiz en a ressenti les secousses. Il est né le 20 décembre 1947, le jour où la région fut coupée en deux zones pour stopper l'appétit de Tito. Le même jour, soixante ans plus tard, les accords de Schengen abolissaient les frontières intérieures. Paolo Rumiz ne s'en est pas remis, il a perdu ses marques. A ses yeux, elles garantissent les différences et sont une invitation au voyage.
Paolo Rumiz est atteint, chaque année, d'un étrange syndrome, l'inquiétude migratoire : « Chaque printemps, chaque automne, lorsque les couleurs et les odeurs changent, je suis saisi par une furieuse envie de partir. J'éprouve la même fébrilité que les canards de Sibérie, lorsqu'ils font leur toilette en ébouriffant leurs plumes, avant de filer vers le Grand Nord. Peut-être est-ce une nostalgie nomadique immémoriale? »
Paolo Rumiz est considéré comme un des plus grands écrivains italiens contemporains. Journaliste vedette à la Répubblica, il arpente l’Europe dont il a parcouru toutes les frontières, de l’Arctique à la mer Noire (Aux frontières de l'Europe – Folio, 2011). Reporter de guerre, il a traversé les Balkans ; écrivain-voyageur, il a franchi les montagnes à l’Ombre d’Hannibal (Folio, 2013), descendu le cours du Pô (Hoebëke, 2014) et a séjourné plusieurs mois sur une île de l’Adriatique (Le Phare, voyage immobile, Hoebëke, 2015).
Rumiz est l’auteur d’une douzaine de livres, tous best-sellers mondiaux.

lu 40 fois

L'ascension du Mont Blanc de Ludovic Escande (Éditions Allary – 2017)


Ludovic Escande est plus habitué aux salons littéraires qu’aux bivouacs en haute montagne. Éditeur de profession (chez Gallimard, collection Blanche et directeur de L'Arpenteur), il rêvait depuis l'enfance de gravir le mont Blanc. Rêve impossible pensait-il.
Un soir (nous sommes au printemps 2014), il confie à son ami Sylvain Tesson qu’il traverse une période difficile alors qu’il est en pleine procédure de divorce. L’écrivain lui lance : « Mon cher Ludovic, on va t’emmener au sommet du Mont Blanc ! ».
Guidé par Sylvain Tesson (c’était avant sa chute) et Jean-Christophe Rufin, deux amis écrivains de longues dates, l'éditeur novice va ainsi effectuer l'ascension d'un sommet légendaire via la voie du Goûter, périlleuse pour un débutant. Mais c’est le plus court chemin pour retrouver goût au bonheur.
Entre temps, deux amis de Sylvain vont les rejoindre : le grimpeur Daniel Du Lac, montpelliérain, champion du monde d’escalade en 2007 et 2008, guide de haute montagne de part le monde et Christophe Raylat des éditions Guérin.
Ludovic Escande n’a jamais pratiqué l’alpinisme et souffre du vertige, de crises d’angoisse prononcées et de biens d’autres maux : « Je fume un paquet de cigarettes par jour, je m’endors grâce aux somnifères, je calme mes angoisses avec des anxiolytiques et je bois plus que de raison ».
Pourtant il accepte, sans réfléchir. S’il veut atteindre le toit de l’Europe, il devra affronter les glaciers à pic, les parois vertigineuses, la haute altitude et le manque d’oxygène.
Pari réussi malgré de dures et éprouvantes épreuves…
Mais Ludovic Escande n’en a pas fini avec les hauteurs car le récit se termine en haut des tours de Notre-Dame-de-Paris, après une escalade à 3h du matin, en compagnie de Sylvain Tesson, l’homme-araignée dont il trace un portrait attachant tout au long de ce périple.
Avec sincérité et humour, Ludovic Escande raconte cette folle ascension qui est aussi et surtout une formidable aventure amicale, littéraire et spirituelle.

La caméra sur l'épaule, Christophe Raylat va suivre deux jours durant l'ascension de la joyeuse cordée recueillant les témoignages émouvants de ces auteurs en quête de hauteurs...
lu 54 fois

Les huit montagnes de Paolo Cognetti (Stock – 2017)


Il y a une filiation naturelle entre Le garçon sauvage : carnet de montagne (Zoé, 2016) qui reparaît en 10/18, la chronique d’une retraite volontaire dans un chalet d’alpage du Val d’Aoste qui nous avait tellement enthousiasmés (une excellente raison pour recevoir Paolo Cognetti en Mai 2016), et Les huit montagnes, roman d’initiation situé lui aussi dans ce coin des Alpes et qui célèbre à travers des souvenirs à la première personne, la montagne et les montagnards.
L'histoire se déroule des années 80 à nos jours.
L'ouvrage de Paolo Cognetti relate l'histoire de Pietro, un jeune garçon solitaire et rebelle. Il vit à Milan avec sa mère, qui travaille comme conseillère sanitaire en banlieue, et son père, chimiste. Des parents unis par une passion commune, fondatrice: les montagnes, où ils se sont rencontrés et mariés.
L’été de ses 11 ans, ses parents louent une maison à Grana, dans le Val d’Aoste, la vallée que surplombe le majestueux Mont Rose. Là-bas, Pietro se lie d’amitié avec Bruno, un jeune vacher, qui n'a jamais quitté ces hauteurs et qui l’initie aux secrets de la montagne. Tous deux parcourent inlassablement les alpages, forêts et chemins escarpés, explorant les maisons abandonnées et les sentiers secrets de la montagne. Des marches source d’une indéfectible amitié, reprise à l'âge adulte, après une longue interruption d'une bonne quinzaine d'années, sans qu'elle ait rien perdu de sa ferveur ni de son intensité.
Cette parenthèse estivale est aussi l’occasion de découvrir une autre facette de son père : homme taciturne et colérique à Milan, celui-ci se transforme en père attentionné et montagnard passionné dès qu’il franchit le col du Grenon.
À 16 ans, Pietro passe un dernier été à Grana avant de prendre ses distances avec son père, Bruno et la montagne pour aller chercher d'autres montagnes et d'autres défis à travers le monde.
C'est après la mort de son père, qui lui a légué un terrain dans la montagne, que Pietro construira une maison traditionnelle en compagnie de Bruno devenu maçon. L'occasion pour lui de marcher et grimper dans les traces de ce père qu'il va redécouvrir au gré de ses pérégrinations dans ces belles montagnes du Val d'Aoste.
Ce texte d’inspiration autobiographique, hymne à l’amitié et à la nature, nous plonge au cœur de la montagne, personnage à part entière, devenue refuge pour ceux qui rejettent le monde moderne.
Dans une langue à la fois lyrique, précise, poétique, évocatrice et dépouillée, Paolo Cognetti mêle l’intime à l’universel et signe un magnifique roman d’apprentissage et de filiation qui touchera le cœur de tous ceux qui, un jour, ont cherché leur place dans le monde.
Un texte aussi beau que ceux de Mario Rigoni Stern, à qui on pense en le lisant et dont Paolo Cognetti parle avec ferveur, souvent, dans ses interventions publiques.

Né en 1978 à Milan, Paolo Cognetti est un des plus prometteurs représentants de la nouvelle génération d’écrivains italiens.
Après des études de mathématiques, il s’oriente vers le cinéma et produit plusieurs documentaires littéraires et sociologiques. C’est en 2004 qu’il se tourne résolument vers l’écriture et publie son premier recueil de nouvelles : Manuale per ragazze di successo.
Souvent parti en vadrouille, le jeune Milanais a deux points de chutes favoris, pourtant très différents : Aoste et ses montagnes, où il aime passer de longues périodes loin de la vie urbaine et de la modernité, et New-York, décor final de son premier roman et ville à laquelle il a consacré un guide et un récit de fiction.
Paru en italien en 2012 et finaliste du prestigieux Prix Strega, Sofia s’habille toujours en noir est publié en France par les éditions Liana Levi en 2013. Au cours de dix chapitres qui sont autant d’instantanés autonomes de la vie de Sofia et de son entourage, l’écrivain joue avec son lecteur en changeant systématiquement de point de vue, l’invitant à suivre cette femme complexe, angoissée et fascinante, dressant également le portrait contrasté de l’Italie des 30 dernières années.
Le garçon sauvage : carnet de montagne aux éditions Zoé est résultat de l’une de ces fuites en montagne qui ponctuent la vie de l’auteur. Paolo Cognetti, 30 ans, étouffe dans le quotidien stressant de la vie milanaise, et décide de s’échapper : paysages de printemps, sommets enneigés, solitude méditative et rencontres de montagne constituent les étapes de ce court récit et nous invitent à une évasion bienvenue, une respiration d’une grande beauté.
Pour les italianophones impatients, Paolo Cognetti a récemment publié un art poétique de la nouvelle, une réflexion sur l’acte d’écriture: A pesca nelle pozze più.

Un jury de 400 jeunes âgés de 16 à 18 ans a décerné le Strega Giovani, l’équivalent italien du Goncourt des lycéens au livre Les huits montagnes de Paolo Cognetti en Juin dernier, suivi du prestigieux Prix Strega, l’équivalent du Goncourt en Italie, le 6 juillet. Un sans faute pour ce magnifique livre.
lu 68 fois

LES RENCONTRES DE NOS AUTEURS À LA COMÉDIE DU LIVRE 2017 - ALEXANDRE KAUFFMANN

POUR "STUPÉFIANTS" (FLAMMARION)

Lire la suite

lu 47 fois

LES RENCONTRES DE NOS AUTEURS À LA COMÉDIE DU LIVRE 2017 - CÉDRIC GRAS

POUR "LA MER DES COSMONAUTES" (PAULSEN)

Lire la suite

lu 41 fois

LES RENCONTRES DE NOS AUTEURS À LA COMÉDIE DU LIVRE 2017 - CLAIRE MARCA ET OURIDA NEKKACHE

POUR "ALGERIE GOURMANDE" (LA MARTINIÈRE)

Lire la suite

lu 42 fois

LES RENCONTRES DE NOS AUTEURS À LA COMÉDIE DU LIVRE 2017 - ELISA SHUA DUSAPIN

POUR "UN HIVER À SOKCHO" (ZOÉ)

Lire la suite

lu 41 fois

Rencontre du Jeudi 14 Septembre 2017

Les Amis de La Librairie les cinq continents

vous proposent

Une rencontre-projection

Avec

Clara Arnaud

Le Jeudi 14 Septembre 2017

à 19h00

Centre Lacordaire, 6 Rue des Augustins, Montpellier

Entrée libre


Avec ce second récit de voyage, Clara Arnaud nous entraîne, en compagnie de ses chevaux de bât achetés pour l’occasion, Boy pour la partie arménienne, et Davaï pour la partie georgienne, à travers des paysages sauvages, à la rencontre de personnages hauts en couleurs, rencontrés le long de ce périple en terre caucasienne.
Au rythme de la marche, les pas claquent, ceux du cheval répondent, et la pensée chemine, loin de la cacophonie et de l'urgence du monde.
Clara Arnaud est également l'auteur de Sur les chemins de Chine, Prix René Caillé des écrits de voyage 2011 et d'un premier roman, L’orage (2015), tous deux chez Gaïa.

Projection - rencontre, suivie d'une dédicace de son livre "Au détour du Caucase, conversations avec un cheval" (Éditions Gaïa).

Affiche de la rencontre

lu 36 fois

Le Pèlerinage d’argent d’Anantanarayanan, Traduit de l’anglais par Éric Auzoux (Éditions Banyan – 2017)

 
Les Éditions Banyan, créées en juin 2015 par David Aimé, constituent la première, et la seule maison d’édition en France exclusivement dédiée aux littératures de l’Inde dans toute leur diversité.
Elles sont nées de la volonté de donner un regard neuf sur l’Inde, en amenant le plus large lectorat à la découvrir dans ce qu’elle a d’unique au monde et de plus beau à offrir, sa littérature.
Les Éditions Banyan, du nom de cet arbre emblématique de l’Inde aux racines profondes et à l’ombrage apaisant, s’attachent pour cela à publier en français les plus grands romanciers de langues modernes comme le bengali, l’hindi, le malayalam ou le tamoul, ainsi que de la littérature sanskrite et les Lettres indiennes anglaises.
À travers la parution de ce conte, Éric Auzoux son traducteur, nous offre une pépite de la littérature indienne contemporaine.
Il nous invite à découvrir le talent d'Anantanarayanan qui fut poète, magistrat et intellectuel et auteur en anglais de cet unique roman, un précurseur du postmodernisme indien. Un roman jugé comme étant un "Candide" indien.

Jayasura est le fils héritier de Simha, le souverain de Lanka ( Ceylan). Il lui manque une qualité essentielle pour régner : la capacité à s’émouvoir. Egoïste, insensible, ce garçon n’aime que lui-même et peut-être son ami Tilaka. Son rôle d’époux et de père ne l’emballe aucunement.
Le souverain s'en remet alors au sage Agastya qui vit au sommet du Mont Ravana. Le sage lui conseille d'envoyer son fils en pèlerinage à Kashi à la découverte de la réalité du Monde.
Ainsi Jayasura et Tilaka se mettent en route pour Kashi. Débarqués en Inde en pleine mousson, ils ne tardent pas à se faire attaquer par une bande de pillards maravas. C’est grâce à Valli, la fille du chef des voleurs que les deux prisonniers peuvent s’échapper. Accompagnés de cette jeune femme qui deviendra l’épouse du prince et d’un brahmane déclassé et protecteur de Valli (un purohita) qui connaît le Sud de l'Inde comme sa poche, les deux pèlerins poursuivent leur route.
De ville en ville, cette petite troupe hétéroclite va vivre une succession d’aventures burlesques et de rencontres cocasses qui animeront ce périple : avec un démon affamé qui assaille de questions les voyageurs sur le sens de la vie dans le religion hindoue, comme autant d’énigmes à résoudre sous peine d’être mangés tout crus, un poète qui leur prescrit l’usage de la poésie comme remède aux maux de l’âme, un roi musicien, des gurus shivaïte et vishnouïte, un marchand, un médecin aux méthodes annonçant celles d’un certain médecin viennois, un astrologue, une courtisane, un saint homme sur le ghât d’Hanuman, une danseuse.
L'occasion d'aborder de nombreux sujets en relation avec les domaines de prédilection de chaque intervenant mais également en relation avec les textes anciens sous la forme de joutes oratoires et philosophiques retranscrites sous forme de dialogues entre les différents protagonistes.
Des discussions sérieuses certes, mais l'auteur n'a pas omis d'y apposer une petite pointe d'humour.
Autant de connaissances assimilées qui tissent le fil de ce roman et vont peu à peu amener le jeune prince sur le chemin d’une certaine guérison…
Le Pèlerinage d'Argent est une véritable immersion au XVIème siècle, à l'époque de l'Inde médiévale, et une plongée au cœur de la culture et de la pensée indienne sans oublier la découverte didactique de la religion majoritaire : l’hindouisme.
Il nous offre, également, une fabuleuse traversée de Bharat, l'Inde, de sa pointe Sud à Kashi, l'ancien nom de Bénarès/Vanarasi qui se situe au Nord.

Anantanarayanan est le fils de Madhaviah, auteur du roman pionnier de la littérature tamoule, Padmavati (1898).
Après des études à Madras et à Cambridge, il endosse la carrière de magistrat.
Homme aux multiples centres d’intérêt, comme en témoigne Le Pèlerinage d’argent, on lui doit aussi une pièce en un acte consacrée au prince Siddharta, une traduction en anglais de l’Upadesa Undiyar de Ramana Maharishi ainsi qu’une série de contes soufis dont l’héroïne est une enfant.
lu 114 fois

Le mythe de la vache sacrée de Florence Burgat (Rivages poche – 2017/06) SORTI

Et si la vache n'était pas le meilleur ami de l'homme....en Inde ?

Lire la suite

lu 92 fois

L'inspecteur Chopra et l'héritage inattendu de Vaseem Khan (City éditions – 2017)

 
Voici un improbable duo de détectives au coeur de Bombay... Un roman policier excentrique et hilarant.
Notre héros est l'inspecteur de police de 51 ans, Ashwin Chopra, qui a été forcé de prendre une retraite anticipée suite à une crise cardiaque. Mais le jour où il prend sa retraite, l’inspecteur Chopra reçoit un gros, un très gros cadeau : Ganesha, un bébé éléphant.
La note d'accompagnement met en garde Chopra "Ce n'est pas un éléphant ordinaire." En effet ! : « J'adore les éléphants. Ce sont des créatures magnifiques et intelligentes, et je savais qu'un bébé éléphant séduirait les lecteurs. Je donne beaucoup de temps à Ganesha dans chaque roman - il n'est pas un membre du casting, mais un véritable partenaire de l'inspecteur Chopra! »
Un partenaire légèrement encombrant… surtout quand le policier, lui-même têtu comme un pachyderme, décide de mener une dernière enquête sur le meurtre d’un jeune garçon retrouvé noyé, mais bizarrement, personne ne semble s'en inquiéter et surtout pas la police...
Accompagné de Ganesha, Chopra part à la recherche d'indices : « Je voulais que le personnage principal, l'inspecteur Chopra, soit par essence un indien honnête et préoccupé par les inégalités sociales ».
Dans la grouillante ville de Bombay, l'inspecteur et son imposant coéquipier partent à la chasse aux criminels. Des bidonvilles aux quartiers opulents, ils découvrent un empire obscur où le crime organisé fait régner sa loi avec, selon le moment, la traite de jeunes garçons, les meurtres, les agressions et cette maladie sociale persistante et presque universelle, la corruption.
L'inspecteur Chopra, comme beaucoup d'Indiens, est nostalgique de l'ancienne Inde, de ses traditions et de son histoire. Mais l'ancienne Inde c’est aussi la pauvreté, le système de caste, les préjugés et la religion qui touchent tous les aspects de la vie. La Nouvelle Inde c’est celle des gratte-ciel, des centres d'appels, des centres commerciaux et des effets de la mondialisation. Ce conflit, inhérent à ce pays, fournit une toile de fond dynamique au roman.
A mesure qu'il progresse, l'inspecteur Chopra comprend que cette affaire pourrait avoir plus de conséquences que prévues sur sa carrière. Mais il découvre aussi qu'un éléphant têtu peut s'avérer utile pour un homme en quête de justice.
Et plus l’inspecteur Chopra creuse, plus il déterre des vérités dérangeantes que personne ne souhaite voir éclater au grand jour. Heureusement que « l’agent Ganesha » est là pour l’épauler et, surtout, pour veiller sur lui: « Les éléphants possèdent toutes les qualités des meilleurs détectives. Ils sont très intelligents, et ont des souvenirs incroyables - oui, ce n'est pas un mythe. Ils ont également une grande gamme d'émotions, ce qui est important car une grande partie de l'humour et du charme de ma série vient de la dynamique entre l'inspecteur Chopra, cet ex-policier rigide et le bébé éléphant qu'il est effectivement forcé d'adopter. »
La nouvelle Agence de détective privé Baby Ganesh est née annonçant une nouvelle série policière originale qui met en scène des personnages drôles, excentriques et attachants dans un cadre exotique.
Les prochains livres, déjà sortis en Grande-Bretagne, des aventures de l’inspecteur Chopra et de son éléphant Ganesha, traiteront du vol du diamant le plus célèbre au monde: le Koh-i-noor qui fait maintenant partie des joyaux de la Couronne britannique. Dans le roman, les Joyaux de la Couronne ont été amenés en Inde pour une exposition spéciale. Un vol audacieux aura lieu et Chopra et Ganesha seront appelés pour essayer de récupérer le célèbre diamant.
Après cela, Chopra et Ganesha seront sur le chemin d'une étoile de Bollywood kidnappée, puis, dans le quatrième épisode, ils se rendront en dehors de Mumbai dans le village indigène de Chopra, dans le Punjab, dans le nord de l'Inde, pour tenter de démêler le mystère des origines de Ganesha et la Disparition de l'Oncle de Chopra, Bansi.

Vaseem Khan est né à Londres en 1973, a obtenu un baccalauréat en comptabilité et finances de la London School of Economics, avant de passer une décennie sur le sous-continent aidant l'un des principaux groupes hôteliers indiens à établir une chaîne d’hôtels cinq étoiles respectueuse de l'environnement « Ecotels ».
Il est retourné au Royaume-Uni en 2006 et travaille à l’ University College of London dans le Département de la sécurité et de la criminalité : « Je suis chanceux de travailler au Département de la sécurité et de la criminalité du University College de Londres où je gérais les projets de recherche. Cela signifie que je suis entouré par des scientifiques de renommée mondiale travaillant sur les moyens de prévenir le crime et de détecter les criminels. J’ai ainsi accès à des médecins légistes, à des personnes travaillant contre le crime organisé, celui des armes à feu et le crime contre la drogue. J'ai même la chance de travailler avec une ancienne femme de police indienne. Si j'ai besoin d'inspiration ou d'authenticité dans mon écriture, il suffit de demander à un ami! »
Les éléphants sont en troisième position sur la liste de ses passions, la première et la deuxième étant la littérature et le cricket, mais l’ordre peut changer !

lu 93 fois

Ils ont fait le chemin de Compostelle. 28 portrait de Mathilde Giard (Éditions La Martinière - 2017)

Portraits de pèlerins sur le Saint-Jacques......

Lire la suite

lu 95 fois

Au détour du Caucase de Clara Arnaud (Gaïa – 2017)


Voyager ne sert à rien. Pourquoi choisir les chemins de traverse, s'engager dans les replis accidentés du Caucase ?
En parcourant à pied et à cheval l'Arménie et la Géorgie, Clara Arnaud revient à l'essentiel.
Au rythme de la marche, les pas claquent, ceux du cheval répondent, et la pensée chemine, loin de la cacophonie et de l'urgence du monde : « Que va-t-on chercher en se traînant à pied par tous les temps en compagnie d’un cheval ? Il y aura des escales, des rencontres, de la pluie drue, des jours de froid et du soleil ravageur. On tanguera parfois, on piétinera, on filera au vent les jours allègres. Les semaines dureront une éternité, comme les étés de l’enfance, puis tout sera déjà fini. Au fond, on se moque de collectionner les rencontres et les paysages, les kilomètres et les courbatures. Partir n’est qu’un prétexte, et l’on pourrait tout aussi bien le faire au pied de chez soi si l’on était plus sage. L’important c’est le rythme, les pas qui claquent, ceux du cheval qui leur répondent, ces fragiles instants où l’on coïncide avec l’exacte pulsation du monde. On se dit que l’on tient là un alibi. »
Avec ce second récit de voyage qui est, aussi, une petite philosophie du voyage à l’usage de celles et ceux qui parcourent le monde, Clara Arnaud nous entraîne, en compagnie de ses chevaux de bât achetés pour l’occasion, Boy pour la partie arménienne, et Davaï pour la partie georgienne (même les chevaux peuvent être interdits de passage de frontière !), à travers des paysages sauvages, à la rencontre de personnages hauts en couleurs, rencontrés le long de ce périple entre Arménie et Georgie : « J’ai toujours eu une infinie tendresse pour les régions occultées, les zones grises de l’imaginaire collectif, ces territoires dont l’on ne sait rien, ou si peu. Une lubie qui m’avait menée dans les recoins du Pamir, entre Kirghizistan et Tadjikistan, à travers l’ouest de la Chine, étendues infinies du Xinjiang et du Qinghai, sur les pentes vertes du Lesotho et dans certaines vallées ariégeoises où les villages attendent qu’on vienne les repeupler. »
Malgré l’accueil extraordinaire des arméniens, Clara Arnaud ressentira le poids du génocide turc sur ce pays et la haine des musulmans, notamment à l’égard du pays voisin l’Azerbaidjan avec lequel une guerre larvée perdure à cause de l'enclave arménienne du Haut-Karabagh, en Azerbaïdjan.
La Georgie se fera plus bucolique même si le climat est rude, faisant souffrir nos deux pérégrins à travers cols de haute altitude et rencontres pastorales.
Comme dans ses précédents livres, les aventures, les rencontres s’enchainent au rythme de la marcheuse et le lecteur prendra beaucoup de plaisir à découvrir ces contrées peu fréquentées grâce à une écriture stylée et encore plus affinée qu’auparavant : « Il y a dans l’écriture ce même geste vain et magnifique. Quelque chose de la lutte contre l’effacement. Un travail d’apprivoisement du réel, que l’on approche, tente de retenir par les mots alors qu’il est déjà hors d’atteinte. Comme le mouvement du perchiste qui croit échapper durant une fraction de seconde à la pesanteur, alors que son corps ne s’élève que pour retomber. On écrit pour modeler ses souvenirs, leur injecter un peu de poésie. On construit des châteaux de sable : on se croit prince bâtisseur alors que l’on n’est qu’un corps pantelant face à la puissance de l’océan. »
Sans oublier ce rapport si personnel qu’entretient Clara avec ses chevaux : la nuit, elle se réjouit d’entendre sa monture malaxer la ration de luzerne, au matin sa première pensée s’adresse à son cheval et le soir elle cherche la meilleure pâture pour sonner la halte.
Saluons aussi les éditions Gaia pour l’intégration de cartes qui retracent avec facilité le cheminement de l’auteure car un récit de voyage ne peut se passer d’au moins une carte afin de rendre hommage à la géographie des lieux parcourus et permettre de suivre le périple aisément….Avis aux éditeurs qui oublient encore les cartes quand ils éditent des récits de voyage !

Née à Fontainebleau en 1986, Clara Arnaud grandit à deux pas de la forêt, entourée de chevaux. La lecture de récits d’aventure exacerbe ses rêves de voyage et, à 15 ans, elle découvre la langue chinoise. Une langue où les mots « oui » et « non » sont intraduisibles et où il est de mauvais ton d’émettre des arguments contraires à la pensée de son interlocuteur.
Quelques années plus tard, sur les bancs de l’Institut de géographie, Clara Arnaud prend conscience de la démesure du territoire chinois et s’interroge sur son unité : à quel prix administrer de si vastes espaces ?
Mais son premier voyage en Chine n’est pas pour tout de suite : à 16 ans, elle traverse l’Europe en train, du sud au nord ; à 17 ans, elle pédale seule au Québec et réitère l’expérience cycliste dans l’Ouest irlandais un an plus tard.
Puis, c’est au Kirghizistan que la porte sa farouche passion pour les montagnes et les chevaux. Elle atterrit à Bichkek chez la cavalière émérite Jacqueline Ripart, avec pour projet de chevaucher dans les monts Célestes. Elle passe finalement l’été sous la yourte d’un berger, en toute liberté, à se nourrir de lait de jument et de poisson pêché dans les torrents.
En 2008, après une année de préparation durant laquelle Patrick Fortier lui apprend la maréchalerie, Clara Arnaud s’envole seule pour la Chine avec pour projet de cheminer en compagnie de chevaux de bât, des monts Célestes jusqu’aux confins orientaux du plateau tibétain. Durant cinq mois, ce pays lui offre une expérience bouleversante qui culmine au Tibet et dont elle tire un récit aux éditions Gaïa : Sur les chemins de Chine qui lui vaut le Prix Terres Insolites 2010, le Prix littéraire de l'Asie 2010 de l'Association des écrivains de langue française, le Prix René Caillé des écrits de voyage 2011 et le Prix littéraire des grands espaces 2011.
Clara Arnaud travaille depuis sur des projets de développement international, et ses premières missions l’amènent au Sénégal, au Bénin et au Ghana, avant la République Démocratique du Congo.
Elle consacre son premier roman, L’orage (Gaïa - 2015), à Kinshasa, la capitale congolaise où elle restera deux ans et recevra pour cet ouvrage en 2016 le Prix ENS Cachan et le Prix de la ville de Quimper.
Elle séjourne actuellement au Honduras.
lu 97 fois

Chroniques de Roumanie de Richard Edwards (Transboreal, Collection Voyage en poche – 2017)

Au pays des Carpates.....

Lire la suite

lu 88 fois

La Nostalgie du Mékong, Chronique heureuse du Laos de Marie-Claire Jacq (Transboreal, Collection Voyage en poche, 2017)

Un beau récit de vie au coeur du Laos.....

Lire la suite

lu 126 fois

Le tour de l'Inde en 80 trains de Monisha Rajesh (Éditions Aux forges de Vulcain - 2017)

 
Monisha Rajesh nous rappelle que «pour chaque règle, il y a 100 exceptions».
Ce livre magnifiquement écrit sur deux des plus grands atouts de l'Inde - son peuple et ses chemins de fer - se nourrit de ces exceptions.
Inspirée par Jules Verne, Monisha Rajesh, une jeune journaliste londonienne pour qui l'Inde est devenue un pays lointain et mystérieux, décide de se lancer dans un grand périple à travers la terre de ses ancêtres.
Elle a commencé en 2009 à se reconnecter avec ses racines indiennes. Le résultat est une vue spirituelle et perspicace de l’Inde sur son réseau de chemin de fer.
Quand elle a lu un article sur comment certaines compagnies aériennes indiennes pouvaient maintenant atteindre 80 villes, elle a décidé d'explorer les chemins de fer du pays, à travers 80 trains, accompagnée d'un ami photographe, surnommé «Passepartout» (basé sur le personnage du livre de Jules Verne, Autour du monde en quatre-vingts jours).
 
Elle va voyager, dormir et vivre sur ces trains merveilleux qui sillonnent l'Inde: trains de luxe ou trains miséreux, à travers les villes et les villages, jusqu'au sommet des montagnes, et au bord de l'océan. Elle va partir à la rencontre de l'Inde, vivre mille aventures, et peu à peu, se découvrir elle-même.
Sur le chemin, Rajesh a amplement le temps de penser, de réfléchir et de discuter avec ses interlocuteurs : un assortiment de maharajas moustachus, de sikhs, d'inspecteurs indignés, de rusés tireurs de rickshaw, etc.
 
Les descriptions sont ironiques et parfois hilarantes. Quand elle parle des gens qu'elle rencontre, ce qu'elle voit, ce qu'elle respire et ce qu'elle mange, c’est l’Inde qui apparaît telle qu’elle est aujourd’hui. Elle parle de la religion, des habitudes, des coutumes, de la façon dont les gens sont et comment ils pensent les choses.
Les trains eux-mêmes deviennent des personnages: la Reine Deccan (construit dans les années trente); Le «Lifeline Express», un hôpital mobile qui emmène les médecins vers les populations rurales de l'Inde; Les super-rapides Shatabdis et Durontos révolutionnant le réseau.
Elle nous fait également voir les trains différemment. Les différents types présents dans le pays et comment chacun d'eux est si différent de l'autre.
Elle explore aussi une question plus profonde: comment se sent-on en tant qu’émigrante de deuxième génération revenant dans la patrie de ses parents? Elle admet avoir passé l'infâme «test» de Norman Tebbit (elle soutient l'Angleterre dans les matchs de cricket contre l'Inde), et avoue presque normalement «l'Inde est le seul endroit où je me sens une étrangère».
À la fois récit de voyage, roman d'aventures vraies, journalisme narratif, récit d'un cheminement personnel, ce texte est une invitation à sortir de soi, à partir vers l'inconnu, pour devenir soi.

Monisha Rajesh est journaliste. Basée à Londres, elle écrit pour le Telegraph, le Guardian and TIME magazine.
Le Tour de l'Inde en 80 trains est son premier livre.

lu 169 fois

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 >