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Un chemin à l'orée du ciel d'Olga et Arnaud de Turckheim (Actes Sud-2008)



Après En remontant la vallée du Gange et Au pays des pierres qui parlent, également chez Actes Sud, Olga et Arnaud de Turckheim nous emmènent sur Un chemin à l'orée du ciel.
Ce nouvel épisode de leur amour au long cours pour l'Inde et les pays de l'Himalaya commence à Srinagar, au Cachemire, surnommé jadis le "Paradis terrestre des Indes", jusqu'à Leh, capitale du Ladakh, par une route de montagne qui serpente le long de la frontière entre l'Inde et le Pakistan, avec une incursion dans le pays darde et la vallée de la Nubra, à laquelle on accède par le col carrossable le plus haut du monde, le Khardung La, à 5 602 mètres d'altitude.
Le périple se poursuit sur une piste vertigineuse barrée de cols à la moyenne d'élévation du mont Blanc, qui relie Leh à Manali en Himashal Pradesh, en passant par le Lahaul. Il s'achève dans la vallée de la Spiti et le Kinnaur récemment ouvert aux touristes.
Les textes d'Olga et les aquarelles et dessins d'Arnaud dévoilent, une fois encore, les fabuleuses découvertes et les émotions intenses que l'Himalaya offre aux voyageurs passionnés. Un bien beau carnet de voyage.

Au début des années 1980, Olga et Arnaud Turckheim décident de mettre leur expérience professionnelle au service d'une organisation d'aide humanitaire en Inde. Ils passeront deux ans entre Madurai, dans le Tamil Nadu au sud, et Mandawa dans le désert du Rajasthan, tout en sillonnant le vaste sous-continent qui les a conquis, et où ils retournent depuis chaque année.
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San Sombrèro. Le pays des carnavals, des cocktails et des putschs, un Jetlag Travel Guide, par Santo Cilauro, Tom Gleisner et Rob Sitch (Flammarion-2008)


L'ailleurs est semblable au chez-soi, en moins bien. C'est la ligne choisie par Santo Cilauro, Tom Gleisner et Rob Sitch, trois Australiens fêlés pour leur collection "Jetlag Travel Guide". Après nous avoir incités, l'an passé, à découvrir la Molvanie, au cœur des Balkans, les voici qui récidivent avec San Sombrèro.
Attirés par son charme tropical, son style de vie exotique et l'absence totale de traités d'extradition, les touristes sont chaque année plus nombreux à découvrir la magie de San Sombrèro.
Bourré d'avis d'experts, ce guide entièrement remis à jour contient tout ce que le routard avisé doit savoir sur San Sombrero, ce bijou oublié d'Amérique Centrale.
En particulier :
Malgré la chaleur Juin est idéal, pour l'ombre que procurent les nuages de frelons.
Attention aux transports publics, d'abord un peu déroutants : le nom de la ville affiché à l'avant d'un autocar n'indique pas sa destination mais le lieu de naissance du chauffeur.
Sur le bord des routes, on se contentera de barbacoco (barbe à papa fabriquée à partir de cocaïne coloriée), ou de toxico, une des rares boissons au monde servie avec son antidote.
Le sport national, el futebol, se pratique souvent avec un ballon, mais, pour cause de violence endémique, les supporters sont séparés par des douves, des fossés et des barbelés électriques. Il en va de même pour les équipes qui s'affrontent.
La faune est superbe: la tarentule velue des Caraïbes est si poilue qu'elle arbore des dreadlocks.
La drogue est interdite (mais on tolère la possession, pour usage personnel, de 5 kilos).
À Cucaracha City, la capitale, on dit des bus qu'ils font «couleur locale», ce qui signifie que quelqu'un a vomi à l'arrière. Quant aux hôtels, les vieux routards suggèrent de se faire arrêter: une nuit au poste est préférable.
Il convient de savoir que la plupart des San Sombriens vivent comme autrefois: sans électricité, ni déodorant.
On repartira après avoir bu le degobillo, jus de goyave fermenté, également apprécié comme désinfectant pour toilettes, et une dernière bouchée de KFT (Kentucky Fried Toucan).
Entre nostalgie et contre-utopie, ce guide touristique nouveau genre se révèle être un exercice de potache hilarant, voire désopilant. Après ce magnifique guide de San Sombrero, on attend avec impatience les prochains ouvrages de Jetlag: "les Emirats arabes punis", "le Tyranistan", ou encore "la Polynuclésie".
Partir, dit-on, c'est mourir un peu. Avec les gars de Jetlag, c'est rire beaucoup.
Alors partez pour ce "pays que s'il existait pas, faudrait l'inventer", comme disent les auteurs australiens de ce guide.

Nicolas Richard, Santo Cilauro, Tom Gleisner et Rob Sitch font partie du Working Dog, le plus célèbre groupe satirique australien.
Si Jetlag Publishing est désormais une entreprise multinationale employant près de 300 personnes dans le monde, Santo, Tom et Rob restent fidèles à leur éthique des débuts: tous les bénéfices sont pour eux.
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L'homme greffé de Sanjay Nigam (le livre de Poche-2008)

Par l'auteur du "charmeur de serpent"

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Un chemin de promesses d'Édouard et Mathilde Cortès (XO-2008)

Quand l'amour est le moteur de la marche....

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Qui comme Ulysse de Georges Flipo (Anne Carrière-2008)



À ceux dont le passeport n’a jamais le temps de moisir dans un tiroir comme aux sédentaires invétérés, Georges Flipo propose quinze nouvelles de voyage, et plus précisément de voyageurs qui ont pour cadre l’Asie (Inde, Thaïlande, et autres), l’Amérique du Sud (Équateur, Pérou, Argentine), l’Afrique (Tunisie), l’Europe (Italie, Espagne)... et même la France, des continents que l’auteur a souvent parcourus.
Pas de longues descriptions de panoramas, ni de folklorisme, mais de prenantes histoires qui emmènent le voyageur – et le lecteur – un peu plus loin que prévu. Dans un cadre toujours différent, chaque personnage se révélera en allant au-delà de ses limites. Limites de ses souvenirs pour l’une, de ses préjugés pour l’autre. Tel autre ira aux confins de sa morale, de sa méchanceté ou de son cynisme. Telle autre encore à la poursuite de son rêve d’adolescente.
Le style est fluide, le rythme enlevé, les portraits brossés en rapides petites touches. Le ton oscille entre l’émotion et l’humour parfois acide. Quinze nouvelles qui feront leur chemin dans la littérature de voyage.

Georges Flipo est nouvelliste pour la radio (Radio-France, France Bleu). Il a publié deux recueils : La Diablada (Éditions Anne Carrière, 2004 ; prix du Scribe) et L’Étage de Dieu (Jordan, 2007 ; Prix Découverte d’un écrivain du Nord-Pas-de-Calais, décerné par Le Furet du Nord), ainsi qu’un roman, Le Vertige des auteurs (Le Castor astral, 2007), finaliste du grand prix de l’Humour noir.
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Algérie, "soyez les bienvenus" de Claire et Reno Marca (Aubanel-2008)

La nouvelle merveille de nos deux globe-trotters

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Birmanie voyage intérieur de Tiane Doan Na Champassak (photographies) et Ma Thanegi (texte)/ (Le Bec en l'air-2008)

 

La collection "collateral", à laquelle appartient ce livre, a pour objectif de croiser littérature et photographie contemporaines en partant du constat que le texte est l'image comme l'image est texte. Ce qui compte, c'est le rapport entre ces deux écritures, le point de tension que la mise en page va révéler. C'est aussi de faire se rencontrer un écrivain et un photographe et d'établir un dialogue entre leurs créations.
Ce livre, gai et profond, est le récit d’un voyage en bus, pèlerinage de dix-huit jours qui conduit l’auteur à travers son pays natal, le Myanmar, plus connu en Occident sous le nom de Birmanie.
Ma Thanegi dépeint avec humour le mode de vie traditionnel du Birman «ordinaire» qu’anime une dévotion profonde au bouddhisme, mêlée d’étonnantes superstitions.
Birmanie, voyage intérieur pose un regard quotidien sur un pays encore peu connu, si ce n’est à travers le prisme de la dictature militaire ou des récentes catastrophes.
Les photographies en noir et blanc de Tiane Doan Na Champassak prolongent ce récit qu’elles rejoignent souvent dans une approche franche et sobre, pleine d’humanité, tout en rappelant certains aspects d’une réalité sociale et politique qui ne peuvent être tus.

Née au Myanmar, Ma Thanegi vit à Rangoon. Peintre, elle est également journaliste indépendante pour le Myanmar Times et Enchanting Myanmar. Impliquée dans les soulèvements de 1988 en tant qu’assistante d’Aung San Suu Kyi (prix Nobel de la Paix 1991), Ma Thanegi a été emprisonnée de 1989 à 1992. L’idée de ce livre est née dans sa cellule. S’éloignant de la stratégie isolationniste d’Aung San Suu Kyi, pour laquelle elle garde une grande estime, Ma Thanegi pense que le temps est venu d’être plus «évolutionnaire» que «révolutionnaire».

Né en France en 1973, Tiane Doan na Champassak a grandi en Espagne et au Maroc avant de s’installer au Québec où il intègre le Dawson Institute of Photography de Montréal. Membre de l’Agence Vu’ depuis 1999, ses photographies paraissent dans Stern, Géo, National Géographic, Elle… Ses reportages sur le sida en Inde, sur le transsexualisme en Asie du Sud-Est ont été primés à plusieurs reprises (Fondation Jean-Luc Lagardère, prix Villa Médicis hors les murs, prix Portfolio photographique de la SCAM, festival Visa pour l’image…). Auteur de le Sexe des Anges (La Martinière, 2003), il restitue ici un travail réalisé au cours de cinq longs séjours au Myanmar.
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À propos du Bhoutan

Le Pays du "Bonheur National Brut"

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Lac Baïkal, visions de coureurs de Taïga de Sylvain Tesson et Thomas Goisque (Transboréal-2008)



Quatre amis, Sibylle D'Orgeval (réalisatrice), Bertrand de Miollis (illustrateur), Thomas Goisque (photographe) et Sylvain Tesson, ont quitté Irkoutsk au début du mois de Mars 2005 pour accomplir une circumambulation du lac Baïkal, par voie de glace, en longeant au plus près ses 2.000 kilomètres de rives couvertes de taïga.
Ils pilotaient des side-cars russes de marque Oural, un modèle soviétique des années 1940. Chaque jour ils ont roulé sur la laque vive balayée par les rafales du sama, vent descendu des montagnes. Un camion d'intendance de marque Waz les accompagnait, chargé de pièces détachées et de bouteilles de Mouton-Cadet. Le vin permettait d'adoucir la morsure du froid et de briser la glace lors des rencontres avec les Russes qui vivent dans des cabanes au bord du lac.
Puis lors de l'été 2007, Sylvain et Thomas entame une nouvelle circumambulation, en barque à moteur cette fois, chargée de 250 litres d'essence et de 20 litres de vodka Standard.
Ce qui intéressait nos voyageurs, au-delà de l'expédition motorisée, était de rencontrer des habitants des isbas et des villages en bordure du lac Baïkal. Pour cela ils ont exploré en chaque saison toutes les facettes de ce lieu magique : à pied, en bateau ou en side-car, ils ont arpenté les forêts qui bordent ses rives, sillonné ses eaux limpides, roulé sur la glace étincelante qui le couvre en hiver.
Séduits par la chaleur du peuple des cabanes, ils témoignent du retour des Russes à la vie des bois, du renouveau de l’Église orthodoxe et des croyances animistes, mais aussi de la nostalgie qu’éprouvent certains riverains envers la période soviétique.
Parmi eux, quelques-uns ont décidé de leur plein gré de quitter les villes pour s'installer dans la nature. C'est le recours aux forêts à la mode slave, un phénomène qui s'amplifie dans la Russie nouvelle. Ces ermites post-modernes ont choisi de tourner le dos à la laideur du siècle et se sont reclus derrière le rideau de la taïga, persuadés que la solution aux malheurs du monde n'est pas d'essayer d'en changer le cours par l'idéologie mais de réussir à le fuir le plus esthétiquement possible. Ce ne sont pas les derniers trappeurs, ce sont les nouveaux Dersou Ouzala.

Photographe indépendant depuis 1995, Thomas Goisque n’a eu de cesse de collaborer avec le Figaro Magazine, notamment en 2002 dans le cadre de l’ambitieux projet "Portes d’Afrique", mais aussi à de multiples reprises en Asie du Sud-Est, comme en Irak et au Chili.
Dans le cadre de ces sujets, Thomas Goisque a souvent retrouvé Sylvain Tesson, qu’il a photographié dans les pas des évadés du Goulag ou le long de l’oléoduc transcaucasien, ou bien voyagé en compagnie de l’illustrateur Bertrand de Miollis, qu’il avait connu à bord de la jonque Sao Mai.
On peut ainsi être un homme du large, prêt à partir à tout instant à l’autre bout du monde, et un homme du port, fidèle à ses amis et à ses proches.

Né à Paris en 1972, Sylvain Tesson découvre l’aventure lors d’une randonnée à VTT en Islande puis d’une expédition spéléologique à Bornéo en 1991. Depuis, il a accompli un tour du monde à vélo avec Alexandre Poussin alors qu’ils terminaient leurs études de géographie (On a roulé sur la terre-Pocket). En 1997, ensemble, ils ont traversé à pied l’Himalaya, du Bhoutan au Tadjikistan, en six mois (La Marche dans le ciel-Pocket et Himalaya,visions de marcheurs des cîmes-Transboréal).
Depuis, Sylvain Tesson a parcouru l’Asie centrale à cheval, d’Almaty à la mer d’Aral, en compagnie de Priscilla Telmon (La chevauchée des steppes-Laffont et Carnets des steppes-Glénat), et a participé à une tentative d’inventaire du patrimoine archéologique afghan à l’automne 2001 (Paris-Kaboul-Hoebeke).
Parti de Yakoutie en juin 2003, Sylvain Tesson a rallié à pied, à cheval et à vélo le golfe du Bengale sur les traces du Polonais Slavomir Rawicz qui, en 1941, se serait évadé d’un camp du Goulag soviétique (L'axe du loup-Pocket et Sous l'étoile de la liberté-Arthaud).
Un temps co-présentateur de l’émission « Montagnes » sur France 3, Sylvain Tesson a donné des centaines de conférences sur l’Himalaya et l’Asie centrale, et est l’auteur d’innombrables articles dans Paris-Match, Trek Magazine, Cheval Magazine, Animan, Le Figaro, Le Figaro Magazine, Grands Reportages et GEO.
Outre ses voyages, il pratique l’escalade, y compris des monuments de Paris et d’autres villes d’Europe.
À l’été 2006, il est reparti, pour longer à pied l’oléoduc transcaucasien (Éloge de l'énergie vagabonde-Éditions des Équateurs et L'or noir des steppes-Arthaud).
Il est, également l'auteur de deux recueils de nouvelles (Nouvelles de l'Est et Les jardins d'Allah-Phébus), d'un essai (Petit traité sur l'immensité du monde- Pocket) et tout dernièrement d'un recueil d'aphorismes aux Éditions des Équateurs.
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Rencontre du 14 Novembre 2008



La rencontre du 14 Novembre, aura pour thème un voyage du Baikal à Bangkok.
Nous accueillerons, pour l'occasion Caroline Riegel .

De mars 2004 à Décembre 2005, Caroline Riegel a traversé l'Asie du lac Baïkal, en Sibérie, jusqu'à Bangkok en Thaïlande, un voyage aux confins des contrées où l'homme vit et subit les caprices de l'eau. Ingénieur en constructions hydrauliques, elle a conçu ce périple en prévoyant de s'attarder autant qu'il était nécessaire pour comprendre les liens qui unissent l'homme à cet élément.
Caroline Riegel imprime à son aventure, avec une assurance rieuse, un rythme bien différent de celui de nombre d'aventuriers contemporains; Elle sait s'arrêter, contempler, nouer des liens d'amitié, ce qui l'amènera même à passer l'hiver avec des nonnes bouddhistes.

Projection numérique et conférence. suivie d'une dédicace du livre (éditions Phébus)

Affiche de la rencontre



Caroline Riegel vient de recevoir le Prix Thomas Allix des explorateur 2008 remis par la Société de Géographie pour ses deux volumes "Soif d'Orient" et "Méandres d'Asie" édités chez Phébus et qui relatent son voyage du Baïkal au Bengale.
Elle a reçu, également, la Toison d'Or du livre d'aventure vécue 2008 remis par le festival du film d'Aventure de Dijon pour le second volume de cette aventure "Méandres d'Asie".
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L'appel de la steppe de Célina Antomarchi-Lamé et Antoine de Changy (Presses de la renaissance-2008)



En Septembre 2003, Célina Antomarchi-Lamé et Antoine de Changy partent pour un voyage qui durera trois ans. La première année, la curiosité, les détours, les hasards et leurs vélos les mènent d'Istanbul, à travers l'Iran et l'Asie Centrale, jusqu'aux terres kazakhes de l'ouest mongol.
Dans ces étendues plus vastes que leurs imaginations, une pause est nécessaire, une immersion indispensable pour saisir un peu de la vie des steppes. Pendant un an, ils vivent au sein d'une famille d'éleveurs kazakhs, à l'ouest de la Mongolie, partageant la yourte d'un couple et de leurs trois enfants, les suivants dans leurs transhumances saisonnières, s'associant à leurs tâches quotidiennes, s'intégrant à une parentèle régie par des coutumes autrement plus contraignantes que celles des familles françaises traditionnelles !.
Le jour de leur installation, ils assistent à la préparation de l'hiver à venir puis profitent des quelques jours de répit pour chasser à l'aigle avant de connaître un hiver d'une rare férocité, forçant troupeaux et hommes en mode survie. En février, ils participent à la transhumance, une longue marche sur la corde raide, pour emmener les troupeaux vers de nouveaux pâturages. Vient ensuite Nowrouz, le nouvel an des Kazakhs, les tempêtes de printemps et les naissances du petit bétail avant les trop courts mois d'été où le koumis (le lait de jument fermenté) coule à flot.
Fasciné par ce monde qui ne connaît ni le superflu ni les états d'âme, Antoine de Changy et Célina Antomarchi-Lamé le restitue à travers un récit captivant et des photographies superbes.

Après plusieurs années de vie professionnelle, respectivement dans les ressources humaines et la finance, à Paris et à New York, Célina Antomarchi-Lamé (34 ans) et Antoine de Changy (36 ans) se marient en 2003. Ils se consacrent depuis au voyage, à l’écriture et à la photographie.
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Gândhî de Rajmohan Gandhi (Buchet-Chastel-2008)


 

Qui était vraiment Gandhi ? Qui était ce petit homme timide, chaussé de lunettes, un sourire perpétuellement accroché aux lèvres, incapable à trente ans d’aligner trois mots en public mais qui a su, alors qu’il en avait cinquante, galvaniser plus de trois cents millions d’Indiens ? Comment était-il au cœur des rendez-vous que lui a donnés l’Histoire dans sa formidable volonté de libérer son pays et son peuple ?
Dans les trois grands combats de sa vie : l’intouchabilité, l’union des hindous avec les musulmans et l’autodétermination, comment lui est venu cet incroyable flair politique ? Et comment était-il dans l’intimité avec Kasturba, sa belle épouse? Et dans ses rapports avec ses quatre fils dont l’aîné, Harilal, a sombré dans l’alcoolisme ? Et dans ses relations avec Manu, sa petite-nièce, qui ont fait couler tant d’encre ?
Loin des biographes confits en dévotion et excessifs de la vie de Gandhi, Rajmohan Gandhi, son petit-fils, nous livre ici une magistrale biographie juste, sans pudeur et poignante car elle révèle enfin l’homme Gandhi mis à nu: " Je voulais que la réalité de cet homme soit connue, je voulais le présenter comme une personne réelle, au-delà du mythe, pour montrer l'être humain. Ce que je donne à voir, c'est à la fois le politicien, le stratège, le saint, et l'homme, tout simplement. Mon premier but était de trouver et dire la vérité sur cet homme. Et c'était enfin possible de le faire, car je disposais d'informations qui avaient fait défaut aux précédents biographes de Gandhi".
Aussi examine-t-il la personne de Gandhi très en détail, non pas seulement en tant qu'homme politique ou maître spirituel, mais comme un être humain, au même titre que nous tous, en lui donnant vie en tant que personne.
La biographie de son grand-père complète, honnête, abondamment documentée est, de surcroît, élégamment écrite.
Elle nous révèle les coins et recoins de la pensée de Gandhi, de sa quête, de ses certitudes et de ses interrogations. Elle ne passe sur aucune bizarrerie, sur aucune manie, sur aucun tabou, sur aucune faiblesse d’une personnalité complexe et dont la vie extraordinairement pleine fut toujours au coeur de l’actualité et au contact des acteurs de l’histoire.
Rajmohan Gandhi amène son lecteur à comprendre le secret derrière la puissance de cet homme qui avait renoncé à la richesse, au confort et à son rang pour toucher et transformer la vie de millions d’êtres, s’attaquer à des injustices sociales ancestrales et mener un combat héroïque, non-violent, pour la liberté de son pays.
Alors que certains se posent la question de savoir ce qui subsiste aujourd’hui de l’héritage de Gandhi, force est de constater que, malgré les critiques, malgré les milliers de morts de la partition, cet héritage semble fait pour préparer le monde du XXIème siècle à faire face à ses défis : la pauvreté, l’injustice sociale, la violence, le radicalisme religieux.

Né en 1935, Rajmohan GANDHI a écrit sur le mouvement de l'indépendance de l'Inde, sur les relations Indo-pakistanaises, sur les droits de l'homme et la résolution des conflits. Après un ouvrage sur l'un de ses grands-pères, Chakravarti Rajagopalachari, le premier indien gouverneur général de l'Inde, il livre aujourd’hui la bibliographie de son autre grand-père, le Mahatma Gandhi.
Membre du jury du prix Nuremberg pour les Droits de l'Homme, il travaille à une meilleure compréhension entre hindous et musulmans, au rapprochement entre Inde et Pakistan et entre les musulmans et l'Occident. Il est membre fondateur du Centre de Dialogue et de Réconciliation, association qui travaille au rapprochement du Pakistan et de l’Inde, notamment au Cachemire.
En 1963, prenant modèle sur son grand-père, il lance un appel pour « une Inde forte, propre et unie » à la faveur d’une marche à travers l’Inde qui touche et entraîne des milliers de personnes. De 1964 à 1981, il dirige l’hebdomadaire HIMMAT (« Courage ») qui joue un rôle important dans la défense des libertés lorsque le premier ministre Indira Gandhi proclame l’état d’urgence et restreint les libertés démocratiques. Il est ensuite élu à la chambre haute du parlement indien où il s’occupe particulièrement de la question des intouchables.
Auteur de plusieurs biographies et ouvrages sur l’Islam et l’Asie du sud-est, spécialiste de l’Inde moderne et contemporaine, il enseigne aux Etats-Unis, à l’université de l’Illinois.
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L'Inde sans les Anglais de Pierre Loti (éditions Phébus/Libretto-2008)

le plus grand écrivain exotique

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Les City Guides Louis Vuitton


 

La collection Louis Vuitton City Guide fête cette année son dixième anniversaire. En guise de célébration, cette collection s'offre un passage en librairie. Elle n'était jusqu'ici vendue que dans les magasins de la marque (400) implantés dans 60 pays.
Les guides seront disponibles d'abord sous la forme d'un coffret des villes d'Europe, vendu 95 €, regroupant 32 villes d'Europe, soit 7.000 adresses d'hôtels, de restaurants, de boutiques et musées.
Hors ce coffret, 5 villes supplémentaires sont proposées au prix de 25 €: Paris, Tokyo, Mumbai, New York et Miami.
Clin d’oeil subtil au patrimoine de Louis Vuitton, le nouveau design du City Guide s’inspire d’une ancienne étiquette que la Maison utilisait autrefois sur ses malles et bagages. Si le brun profond fait son entrée pour donner son caractère à la collection, les couleurs vives, devenues en dix ans emblématiques du guide, sont toujours présentes: Vert Pistache pour le coffret des villes d’Europe, Bleu de Reine pour Paris, Bois de Rose pour Tokyo, Magenta pour Mumbai, Bouton d’Or pour New York et Vert Amande pour Miami.
L’un des grands plaisirs des lecteurs du City Guide a toujours été le ton très personnel employé pour évoquer chaque destination. La dixième édition va plus loin et invite une trentaine de personnalités à porter leur regard sur leur ville d’attache. L’actrice Monica Belluci dévoile ses adresses romaines. La cantatrice Angela Gheorghiu raconte ses allers et retours à Bucarest. Etc. Chacun accepte de dévoiler quelques-unes de ses meilleures adresses dans cette nouvelle rubrique.
Plus pratique encore que ses prédécesseurs, le nouveau City Guide propose pour la première fois des plans schématiques des villes, aidant ainsi le voyageur à mieux se repérer et à mieux identifier l’adresse de son choix.
Enfin pour évoquer l’esprit de chaque ville, Louis Vuitton fait appel à des journalistes, des écrivains, des personnalités du monde des arts et des lettres qui partagent souvent leur vie entre deux villes et collaborent aux journaux et magazines les plus prestigieux. Plusieurs plumes interviennent souvent pour une même ville, comme à Londres, Paris, Tokyo ou New York. Leur contribution, croisée avec celles d’artistes, d’hommes d’affaires, de créateurs, ainsi que l’autorité et l’expérience de Louis Vuitton font du City Guide un ouvrage unique, un guide atypique, au ton libre et décalé.
Indicateur de tendances, prescripteur unique, actualisé, enrichi et remis à jour, le contenu de chaque guide s’adressera aux voyageurs flâneurs, aux gens d’affaires nomades et aux habitants mêmes des cités explorées.

Journaliste, grand voyageur et amateur de belles choses, Pierre Léonforté est rédacteur en chef des City Guides Louis Vuitton depuis leur création en 1998 qu'il définit lui-même ainsi: " Notre vocation est de révéler l’esprit d’une ville et de mettre en avant ses spécificités, ses urbanités. Il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas d’un guide de shopping de luxe. Le City Guide est une compilation des meilleures adresses, à tous les prix, que nous dénichons dans chaque ville. Il est tout à fait possible de voyager avec un budget limité avec le Louis Vuitton City Guide. Nous considérons que le vrai luxe est de savoir savourer les petits plaisirs qu’offre chaque ville."
Pierre Léonforté vit entre Paris et Milan et collabore à de nombreux titres de la presse française et italienne, comme Les Echos, Vogue ou Maison Française. Arpenteur des hôtels du monde, il se passionne pour leur architecture et leur design intérieur, dont il est un fin connaisseur. Il est également l’auteur de guides de voyages et d’ouvrages sur l’art de vivre parus en France, en Allemagne et en Grande-Bretagne.
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Le palais des illusions de Chitra Banerjee Divakaruni (Philippe Picquier-2008)


 

Depuis plus de 20 ans maintenant, Chitra Banerjee Divakaruni raconte des histoires de femmes indiennes. Ses femmes sont désespérées, merveilleuses, complexes, lyriques, mémorables et même magiques. On se rappelle encore de La Maîtresse des épices et de La Reine des rêves.
C.B Divakaruni revient avec le Palais des Illusions à un monde fantastique, peuplé par des rois, des reines, des sorciers et des méchants.
Le roman nous ramène à l'époque de l'épopée indienne Le Mahabharata.
Le Mahabharata est une ancienne épopée, semblable à l'Iliade ou l'Odyssée d'Homère. Il s'agit d'une très célèbre histoire. Tous les indiens, même ceux qui ne savent ni lire ni écrire, connaissent l'histoire de cette grande guerre, car celle-ci est transmise oralement de génération en génération: "Un de mes défis était d'être fidèle à l'histoire originale tout en modifiant l'orientation et l'importance des actions et des personnages, de proposer différents axes, et de créer des moments intimes afin de donner une tout autre compréhension du caractère de Panchaali." précise C.B Divakaruni, qui par l'intermédiaire de sa narratrice, Draupadi ou Panchaali, l'épouse des légendaires cinq frères Pandavas, nous donne une rare interprétation féministe d'un récit épique.
Le Palais des Illusions conte donc l’histoire de Panchaali, née dans le feu céleste et vouée à un destin hors du commun dès sa venue au monde. Alors qu’elle était encore petite fille dans le palais de son père, le sage Vyasa lui a prédit son avenir : elle épousera les cinq plus grands héros de son temps et sera la maîtresse du plus magique des palais, mais elle déclenchera aussi une terrible guerre qui mettra fin au "Troisième Age de l’Homme".
Elle connaîtra la gloire, la solitude, l’infortune et le bonheur. Panchaali, fière et rebelle, suivra-t-elle le chemin que les dieux ont tracé pour elle ? Pour les défier, elle ne peut compter que sur ses propres forces, l’amitié qui la lie au mystérieux Krishna, et son attirance secrète pour Karna, le plus dangereux ennemi de ses cinq époux: " Bien que Panchaali soit mariée à cinq frères à la fois, et qu'elle prenne soin de chacun d'entre eux, elle est secrètement amoureuse d'un sixième homme, le grand et mystérieux roi-guerrier Karna. L'amour est très important dans le Mahabharata. Mais l'idée de l'amour que je voulais explorer est vaste et ne se limite pas à l'amour romantique, bien que certainement l'amour romantique est très important pour Panchaali, qu'elle tente d'atteindre avec son mari. L'amour pour son frère est très important également. Et en fin de compte le plus important est l'amour spirituel qu'elle découvre à la fin de sa vie".
Panchaali est une ardente voix féminine dans un monde de guerriers et de dieux: " Je voulais faire voir Panchaali aux lecteurs d'une manière différente: tempérée, très fière, têtue, machiavélique".
Mais si le Palais des illusions est un intime portrait féminin à la fois contemporain et intemporel, C.B Divakaruni installe au cœur de son intrigue épique une guerre civile sanglante entre frères: "Une des raisons pour lesquelles j'ai été attiré à nouveau par l'histoire du Mahabharata est que, malheureusement, nous continuons de vivre dans un monde déchiré par la guerre. La guerre est particulièrement difficile pour les mères: voir la vie qui est sortie de votre propre corps, mutilée ou être détruite, c'est dévastateur. Mais les femmes ne sont pas les seules victimes. Rappelez-vous, Panchaali souffre dans un sens, mais son mari ne souffre pas moins. Yudhisthir plonge dans une longue dépression quand il considère ce qui s'est passé sur la terre et dans la société à la suite du carnage qu'il a contribué à faire. Dans ce roman que je voulais mettre l'accent sur l'immense coût de la guerre, et combien il est facile de commencer une guerre et difficile d'y mettre fin. Dans le Mahabharata, comme dans la plupart des épopées, l'attitude à l'égard de la guerre est complexe. La mienne est plus simple. Comme le Mahatma Gandhi, un homme, que j'admire beaucoup, je crois en la non-violence comme la meilleure méthode de la résistance".
Ce roman foisonnant d’intrigues, de ruses, de magie et de passion est le roman d’une femme au cœur de l’Histoire, celle de l’Inde des anciennes légendes et des dieux tout-puissants qui se mêlent aux mortels.
C'est aussi, comme l'annonce le titre, le roman des illusions:"Panchaali a beaucoup d'illusions quant à elle ainsi que les autres personnages de l'histoire. Est-ce que les hommes ont des idées illusoires sur l'héroïsme et la guerre? Est-ce que Panchaali estime que son amour romantique relève d'une illusion? Je veux que les lecteurs tirent leurs propres conclusions et, je l'espère, examinent certaines de leurs propres illusions. En fin de compte le roman et la philosophie indienne suggèrent que tout ce monde est une illusion, et qu'ils invitent le lecteur à contempler le vrai, l'immuable, l'étonnante essence des choses".

Née en Inde, à Calcutta, Chitra Banerjee Divakaruni quitte son pays natal à l’âge de 19 ans pour y suivre des études d'anglais aux Etats-Unis.
Elle a poursuivi ses études jusqu'à l'obtention d'une maîtrise de l'Université d'Etat de Wright à Dayton, Ohio, et d'un doctorat de l'Université de Californie, Berkeley en 1985, deux ans avant la publication d'un premier recueil de poèmes "Dark Like the River".
Elle ressent le besoin d'écrire alors qu'elle est amenée à s'interroger sur ses origines indiennes et sa culture.
Sa production littéraire interroge la question du biculturalisme, de l'adaptation d'une culture à une autre, en s'appuyant sur sa propre expérience d'immigrée, tout en tâchant de renouer avec ses racines indiennes par la poésie.
Parallèlement à sa carrière d'écrivain, Chitra Banerjee Divakaruni enseigne à l'université de Houston, au Texas dans le cadre d'un programme de "Creative Writing".
Elle siège au conseil d'administration de Maitri dans la baie de San Francisco et au conseil d'administration de Daya, à Houston. Ces deux associations sont des organismes qui aident les femmes, originaires de l'Asie du Sud-Est, qui se trouvent dans des situations de violence familiale. Elle est également au conseil d'administration de Pratham, un organisme qui aide à éduquer les enfants (en particulier ceux qui vivent dans des taudis urbains) en Inde.
Récompensée à de multiples reprises pour ses romans et poèmes (le National Book Award et le Prix PEN Faulkner), elle est désormais un auteur reconnu dont l’œuvre a été traduite en treize langues.
Deux de ses livres, La maîtresse des épices et la sœur de mon cœur, ont été adaptés au cinéma ou à la télévision.
Divakaruni vit à Houston avec son mari Murthy, ses deux fils Anand et Abhay et Juno, le chien de la famille.
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Le Tigre blanc de Aravind Adiga (Buchet-Chastel-2008)/suite....

Un romancier indien, Aravind Adiga, remporte le Booker Prize 2008

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Inde de Shashi Tharoor (texte) et Ferrante Ferranti (photographies)-(Philippe Frey-2008)

 

"L'Inde est le produit d'une culture hybride. Comment aborder ce pays de sommets enneigés et de forêts tropicales, ce pays aux vingt-trois langues principales et aux vingt-deux mille dialectes (dont certains davantage parlés que le danois ou le norvégien), ce pays peuplé, en cette aube du XXIe siècle, par plus d'un milliard d'individus issus de toutes les ethnies connues sur terre ?
Comment aborder un pays dont quarante pour cent de la population est illettré mais capable de former un contingent de scientifiques et d'ingénieurs classé au deuxième rang à l'échelle mondiale, un pays dont les cités tentaculaires souffrent de surpopulation chronique alors que deux indiens sur trois gagnent encore leur vie en binant la terre?
Comment évaluer une culture qui a érigé la non-violence en principe moral actif, mais dont la liberté s'est acquise dans le sang et dont l'indépendance baigne encore dans ce même sang?
Quel portrait dresser d'une civilisation immémoriale qui a donné naissance à quatre religions majeures, à une douzaine de traditions différentes de danse classique, à quatre-vingt-cinq partis politiques et trois cents façons d'accommoder les pommes de terre?
La réponse est simple: c'est impossible."

Voilà défini, par Shashi Tharoor, l'objet de ce livre.
Des grandes métropoles - Bombay, Calcutta, New Delhi – à la "terre des dieux" du Kerala ; de l'usage du sari chez la femme contemporaine au foisonnement des jeux dans les rues ; des scènes religieuses ancestrales sur les bords du Gange aux exubérances colorées de Bollywood ; des vestiges bouddhistes d’Ajanta , Ellora ou Nalanda aux ateliers high-tech de Bangalore, voici une Inde vivante dont les auteurs de ce livre ont voulu révéler l’incroyable énergie.
Dans des textes variés et personnels, entre l'analyse et le récit, Shashi Tharoor témoigne de ce pluralisme constitutif. Tandis que les photographies sublimes de Ferrante Ferranti, à travers les scènes de rues de jour comme de nuit, le regard des gens, les manifestations religieuses, la beauté et la grâce de la femme indienne, les affiches bollywoodiennes, la sérénité des sites archéologiques et la vie des grandes métropoles, nous entraînent à la rencontre de ce qui fait la mystérieuse unité de l’Inde.

Shashi Tharoor est l'auteur de plusieurs ouvrages dont Le Grand Roman indien (1993), Show Business (1995), L'émeute (2002), Le sourire à cinq dollars (2005) et Nehru, l’invention de l’Inde (2008, tous parus au Seuil).
Ferrante Ferranti est né en 1960. Architecte diplômé avec une étude sur la scénographie baroque, il exerce aujourd'hui la profession de photographe. Compagnon de voyages attitré de Dominique Fernandez pour de nombreux beaux-livres, il a publié de nombreux ouvrages dont Lire la photographie (Bréal, 2003), Rome (en collaboration avec Dominique Fernandez, Philippe Rey, 2004), L'Esprit des ruines (Le Chêne, 2005), Les Pierres vivantes (Philippe Rey, 2005) et Mont Athos (Philippe Rey, 2007).
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La Traversée du Mozambique par temps calme de Patrice Pluyette (Le Seuil-2008)

Prix Amerigo Vespucci 2008 du Festival de Saint-Dié-des-Vosges

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Le voyage était presque parfait: Essai sur les voyages ratés de Jean-Didier Urbain (Payot-2008)

 

La "tuile", le grain de sable, le retard, le robinet qui goutte font partie intégrante du voyage. Mais pourquoi a-t-on si souvent le sentiment d’avoir raté celui-ci ? Que signifient les plaintes que reçoivent les éditeurs de guides, les administrations, les hôtels et les voyagistes ? Peut-on faire la "victimologie" du voyageur?
Avec humour, savoir et tendresse, ce livre consacré aux "mésaventuriers" et enrichi d’un parfait petit guide pour rater à tout coup son voyage, refait, une décennie après L’Idiot du voyage, le portrait du touriste, cet être étrange qui n’est jamais à sa place, où qu’il aille…
Cette sociologie de l'échec en voyage permet à Jean-Didier Urbain de décrypter toutes les figures du voyage raté: galère, péripétie, tribulation ou mésaventure.

Jean-Didier Urbain est docteur en anthropologie sociale et culturelle, spécialiste des vacances Universitaire de haut niveau en anthropologie sociale et culturelle, longtemps professeur de sociologie de la culture, Jean-Didier Urbain tient actuellement une chaire de Professeur de linguistique en droite ligne de sa formation initiale de linguiste et de philosophe.
Une science du langage qu’il a appliquée très tôt aux sciences humaines : à l’anthropologie, d’abord, avec l’étude approfondie des épitaphes dans les cimetières du monde ; puis, au tourisme, auquel il s’intéresse avec bonheur et jubilation depuis plus de quinze ans.
A l'interface de la sociologie, de l'ethnologie et de l'histoire, ses travaux tentent d'analyser et de cerner la personnalité du touriste, mais également ses besoins et ses demandes contemporaines.
Jean-Didier Urbain a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels son best-seller L'Idiot du voyage. Histoires de touristes (éditions Payot, 2002) traduit en quatre langues, Sur la plage. Mœurs et coutumes balnéaires aux XIXe et XXe siècles (éditions Payot, 2002) également traduit, ou Les Vacances (éditions Le Cavalier bleu, 2002).
Membre du groupe de recherche "Tourisme : lieux et réseaux" au CNRS, il est aussi expert au comité scientifique de l’Observatoire national du tourisme.
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Bonbon Palace de Élif Shafak (Phébus-2008)

Istanbul, vue particulière

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