:: Accueil site :: :: Accueil info ::

Tous à l'ouest ! de Sydney Joseph Perelman (le Dilettante-2009)



Woody Allen le disait: "Aucun écrivain n'égale le sens du comique de Perelman, sa folie inventive, son talent narratif et l'originalité éblouissante de ses dialogues".
Anthologique scénariste des chefs-d'œuvre des Marx Brothers, «Monnaie de singe» (1931) ou «Plumes de cheval» (1932), Perelman se voit proposer, en 1947, de faire le tour du monde en compagnie de son ami le dessinateur humoristique A. L. Hirschfeld, par un magazine new-yorkais, à charge pour lui de fournir une relation de ce voyage.
Tous à l'ouest ! narre donc par le menu la saga touffue et ébouriffante d'une paire de new-yorkais, partis "globe-trotter" pour noyer dans le mouvement l'échec d'une comédie musicale.
On ouvre avec un stage de survie dans les décors d'Hollywood, on embarque à San Francisco, à bord du Marine Flier, direction l'Orient extrême, ses fragrances, son mystère. En attendant la "troublante et insondable Asie", Perelman se fait plumer aux dés. Ils abordent à Qinhuangdao, sa rade, ses échoppes, Shanghai suit, puis Hong Kong.
Le lecteur se retrouvera ensuite à un pique-nique au tapioca avec un potentat malais et à visiter - chaque tronc a son petit nom - une plantation d'hévéas ; à Bangkok, Perelman manque d'acheter un éléphanteau d'appartement : échec. Et pourquoi vous dévoiler les passionnantes péripéties survenues à Penang, Ceylan, Bombay, devant le Taj Mahal, sans oublier les escapades au Caire, Pompéi, le Negresco, Paris ou Londres alors que vous n'avez pas encore pris l'engagement d'offrir le volume à tous vos proches ?
Sachez seulement que Tous à l'ouest !, c'est Phileas Fogg revu par Woody Allen.
Ponctué de trouvailles hilarantes, de bizarreries spirituelles, de ces vannes qu'on rêverait de trouver, ce livre mérite, tout autant que son "Pas d'amidon sur mon dhôli s'il vous plait", les compliments louangeurs d'un Groucho Marx.
Bien entendu, sous le grossissement de la vision et le joyeux délire catastrophique des épisodes, le regard de Perelman est, mine de rien, fort instructif. Quelques brèves notations lui suffisent pour comprendre le climat de la Chine et la déroute imminente des forces nationalistes face à Mao, ou bien la tension entre hindous et musulmans dans l'Inde qui vient d'accéder à l'indépendance.
Reste tout de même l'essentiel: la loufoquerie calamiteuse des deux compères qui repose sur l'humour élégant d'un Perelman qui glisse dans la moindre brèche une pointe d'absurde, un zeste d'ironie, le tout avec une vivacité exaltante.
L'avantage incontestable de ce Tous à l'ouest ! est de nous offrir un voyage à peu de frais, derrière un accompagnateur hors catégorie, un guide estampillé quinzième degré, si ce n'est plus! C'est comme assister à un spectacle pétillant, malicieux, ironique, enrichi en dérision et en auto-dérision.
Une parfaite lecture de divertissement, à vivement conseiller pour se changer les idées, pour ceux qui ont envie de voyager…et pour ceux qui se méfient des voyages.

Issu d'une famille juive d'origine russe de Brooklyn, Sydney Joseph Perelman (1904- 1979) était l'un des grands maîtres américains de l'absurde et du non-sens.
Auteur de centaines de nouvelles et de plusieurs récits, il sera l'un des piliers du New Yorker des années trente aux années soixante.
Il a également signé plusieurs scénarios, notamment deux chefs-d'oeuvre des Marx Brothers.
lu une fois

Suite Indienne de Paul Theroux (Grasset-2009)

Le nouveau triptyque romanesque plein de bruit et de fureur de Paul Theroux

Lire la suite

lu 26 fois

Àprès la pluie de Shashi Deshpande (Picquier-2009)

 

Un père anatomiste passionné par le corps, ses lois organiques, ses mystères et ses plaisirs. Une mère écrivain, confite dans des histoires d’amour parfaites et romantiques, jusqu’à la dernière, d’une violence terrible, avant que s’installe le silence. Un oncle qui se joue de la vie et de la mort au sein du gang de Bombay dont il est le chef clandestin. Une sœur trop aimée, un cousin trop aimant, et une jeune femme, Manjari, qui tente de démêler les fils du passé et du présent pour comprendre les liens d’amour, de désir et de révolte qui unissent tous ces êtres.
Comme souvent chez Shashi Deshpande, c’est la maison familiale qui est au cœur de l’histoire. La maison où Manjari découvre le journal laissé par son père après sa mort, la maison menacée par des intrus qui veulent l’en chasser, la maison gardienne de tous les secrets.
Après la pluie est une quête tissée de liens et d’échos où le désir de déchiffrer le sens de ce qui a été, permet d’ouvrir enfin la porte sur l’espace libre et infini de la mer, sur l’horizon offert du choix.

Digne héritière du célèbre écrivain indien de langue kannada Shriranga, Shashi Deshpande, née en 1938 en Inde du Sud, reçoit une éducation protestante tout en étant nourrie de littérature anglaise, plus particulièrement par la prose de Jane Austen.
Après avoir étudié l'économie à Bombay, être sortie diplômée en droit et en littérature, elle devient mère au foyer, suit son époux médecin en Angleterre et s'ennuie ferme dans un pays inconnu.
C'est sur la suggestion de son mari que Shashi Deshpande devient journaliste au Onlooker. Là, elle écrit ses premières nouvelles et, en 1980, elle récolte enfin les fruits de sa patience avec la publication de son premier roman, "La Nuit retient ses fantômes" (non disponible actuellement en France).
Shashi Deshpande réitère l'exploit littéraire deux ans plus tard avec "That long Silence", pour lequel elle reçoit le Shahitya Akademi de la langue anglaise.
Mettant son écriture au service de la condition féminine en Inde, Sahashi Deshpande est devenue une figure importante de la littérature. Elle publie encore "Small Remedies", "Moving On", "Matter of Time" et "The Binding Vine".
Shashi Deshpande raconte depuis plus de trente ans ces femmes qui rompent le silence et s’éveillent à la conscience, dans des romans qui "représentent le cœur même de l’Inde".
Ses œuvres sont disponibles dans presque tout le monde occidental, en anglais ou en traduction, et elle a reçu toute une série de prix littéraires. Déjà paru en français : Question de temps (Picquier-2007).
lu 14 fois

Après la mousson de Selina Sen (Sabine Wespieser-2009)

Un premier roman mené tambour battant les faubourgs de New Delhi

Lire la suite

lu 25 fois

Notre Comédie du livre 2009-Suite et fin

Fin de cette édition 2009 avec nostalgie lorsque l'on pense à tous ces bons moments passés en compagnie de nos invités.
On ne peut que remercier tous nos amis lecteurs venus sur notre stand nous aider à recevoir avec convivialité et gourmandise nos écrivains.
Voici en quelques images un bien trop bref résumé de ces trois jours d'échanges lors de nos rencontres et projections autour du voyage, de la lecture et de l'amour des mots.

lu 23 fois

Le Baobab de Stanley de Guillaume Jan (Bourin-2009)

Sur les traces de Stanley....

Lire la suite

lu 41 fois

Aventures en Loire de Bernard Ollivier (Phébus-2009)



Dix ans après la trilogie "La Longue Marche" (vendue à plus de 300 000 exemplaires) qui l’avait vu partir à 60 ans sur le Route de la soie, Bernard Ollivier récidive. Et le voyage s’annonce magique.
Imaginez des chemins à la verdure luxuriante, des vignobles aux cépages prestigieux, les brumes matinales flotter autour des plus nobles châteaux, un fleuve majestueux.
Et comme Bernard Ollivier, partez pour une aventure hors du commun : 1000 kilomètres en six semaines sur les bords de Loire, à pied tout d’abord, puis en canoë. Vous découvrirez que l’aventure n’est pas toujours à l’autre bout du monde. Que la beauté est partout si on prend le temps de l’observer. Et que l’hospitalité n’a pas déserté nos terres. Mais prenez garde… La vie du fleuve n’est pas toujours tranquille.
Bernard Ollivier nous donne ici à voir la France comme une terre d’aventure, à la fois physique et humaine. Il nous raconte ces lieux si proches de nous, et pourtant plein de beautés, de silences et de dangers.
L'écriture de ce récit n'a jamais été si belle et la balade franco-française de Bernard Ollivier est un enchantement.

Bernard Ollivier est né en 1938 dans la Manche ; il vit aujourd'hui dans l'Eure. Puisque son itinéraire depuis le début a choisi les voies de l'inattendu, il a résolu de prendre jusqu'au bout son monde à contre-pied : en décidant, il y a quelques années, de partir avec son sac, c'est tout, pour une promenade de quatre ans, jusqu'à Xian en Chine : 12 000 km de route — de piste surtout, et de mauvais sentiers parfois, quand il est possible de tailler un raccourci par la montagne.
Ses (grands) enfants ont un peu cherché à le retenir, pas beaucoup : il a toujours eu la réputation d'un têtu qui ne renonce pas facilement à ce qu'il a décidé. Et puis il est seul à présent, veuf et retraité, mais toujours en attente de quelque chose qui pourrait venir et qu'il serait indigne de manquer. Alors…
Fils d'un ouvrier granitier, il arrête l'école à seize ans, tâte d'un peu tous les boulots (terrassier, docker, garçon de restaurant, représentant, professeur de gymnastique), passe son bac alors qu'il n'est pas loin d'atteindre la trentaine… et décroche dans la foulée (façon de parler) le diplôme de l'Institut de Formation des Journalistes. Comme beaucoup d'autodidactes, c'est un dévoreur de livres (histoire surtout : Braudel est son dieu).
Le fils du carrier sera pendant quinze ans un journaliste politique plein de curiosités et de talents (A.C.P., Paris Match, Combat), et pendant quinze ans encore un chroniqueur économique ou social écouté (Première chaîne, Le Figaro, Le Matin) ; c'est aussi un scénariste à l'occasion, qui s'offre même le luxe de quelques succès.
D'autres en auraient profité pour s'acheter sur le tard une jolie paire de pantoufles. Sa retraite le rend à la solitude : et à la route, qu'il a toujours pratiquée sans faire de bruit. Tuberculeux à dix-huit ans et craignant d'y laisser la peau (comme un de ses copains d'alors), il pratique le sport avec fureur et y retrouve la santé. Il ne cessera ensuite de trotter, quand son métier lui en laisse le temps : une vingtaine de marathons (dont celui de New York), quelques courses de 100 km, une participation aux « Foulées de la Soie » (de Kashgar à Pékin) et à titre de mise en jambes en attendant mieux, une virée jusqu'à Compostelle.
Il lui arrive aussi d'aider les autres à trotter : il a fondé une association (« Seuil ») qui se donne pour but de remettre les jeunes délinquants sur le bon chemin… par la marche ; tout candidat à ce nouveau mode de réinsertion s'engage à accomplir au minimum deux mille kilomètres à pied en pays étranger. De quoi vous changer un bonhomme.
Quant à savoir pourquoi lui persiste à aller ainsi, chaque fois un peu plus loin… Il ne sait trop. On lui a posé cent fois la question, elle l'embarrasse toujours. Peut-être a-t-il écrit ces livres pour essayer d'y répondre. Ou pour se convaincre qu'il n'y avait rien à répondre.
C’est donc la marche à pied qui lui aura valu, à 60 ans passés, la célébrité : celle d’un écrivain-voyageur salué par toute la presse, après la publication de son journal de promeneur au long cours: "Longue marche" (Phébus, 2000), "Vers Samarcande" (Phébus, 2001), "Le Vent des steppes" (Phébus, 2003) et "Carnets d'une longue marche" (Points Seuil, 2009).
lu 73 fois

Le testament des glaces d'Emmanuel Hussenet (Éd.Transboréal-2009)

Un parcours intimement lié au Grand Nord....

Lire la suite

lu 68 fois

Maasaï, légendes de Tanzanie d'Éric Fayet (Ed.Un, deux…quatre-2007)

 

La première partie du livre rassemble vingt-deux contes, illustrés par les peintures au couteau de l’artiste tanzanien Herman Msole, qui se réfèrent à des mythes fondateurs, des règles d’organisation sociale ou des questionnements plus universels.
La seconde partie allie photographies et textes. Elle relate l’existence d’un Maasaï de sa jeunesse à sa mort. Elle insiste sur les différents rites qui lui ont permis ou lui permettront d’accéder à une classe d’âge supérieure.
En 2005, Éric Fayet a eu la chance d’être le seul étranger invité à y participer, appareil photo en main.
Maasaï. Légendes de Tanzanie traduit dans sa construction ce passage de l’imaginaire à la réalité. Les contes, de tradition orale, ont été collectés en maa et en kiswahili dans les villages maasaï du nord de la Tanzanie, enregistrés, traduits, puis adaptés à l’écrit en français et en anglais.

Journaliste, chroniqueur d’art, auteur, Éric Fayet vit à Clermont-Ferrand. Auparavant, il a travaillé deux ans en Tanzanie où il séjourne régulièrement pour réaliser les interviews et reportages photographiques nécessaires à la conception et la rédaction d’ouvrages sur ce pays.
En 2005, il avait déjà publié, Contes et légendes maasaï. Hadithi za kimasai, en partenariat avec l’Ambassade de France et l’Alliance Française d’Arusha. Ce recueil de 14 contes, bilingue français-swahili, fut distribué gracieusement dans les écoles. Une manière pour l’auteur d’exprimer sa dette aux enfants de Tanzanie, son pays d’adoption.
Herman Msole est Tanzanien. Il habite Dar es-salaam. Avec son frère aîné, il fut le premier artiste de ce pays à peindre au couteau. Même s’il aborde parfois des sujets telles la puissance des règnes animal et végétal ou l’atrocité de la guerre, la vie quotidienne des peuples reste son thème privilégié. À la demande de l’auteur, il a réalisé cinquante-deux tableaux, magnifiques, pour illustrer Maasaï. Légendes de Tanzanie. L’objectif de l’ouvrage est aussi de promouvoir les qualités de cet artiste.
Divertir, préserver une mémoire, inviter à la découverte, sensibiliser à une situation, actualiser une perception souvent erronée… Voilà déjà bien des objectifs pour un ouvrage qui demeure l’un des rares, sinon le seul, recueils de légendes maasaï en anglais ou en français.
lu 54 fois

La mécanique du voyage de Céline Roussel & Samuel Chardon (Éd.l'Oiseau Porte-Plume)

Sur la route des Indes en famille et camping-car

Lire la suite

lu 74 fois

Au cœur de l'Inde, 4 400 kilomètres à pied du Kerala à l’Himalaya d'Amandine et Éric Chapuis (Transboréal-2009)

 

Jeunes mariés, Amandine et Éric Chapuis s’offrent un voyage de noces d’un an, pour vivre pleinement leur engagement sans confort ni artifice.
Pour cela, ils choisissent l’Inde, qu’ils souhaitent traverser pas à pas, du sud au nord. Ils trouvent le sens de leur marche dans les rencontres, le long du chemin. De simples sourires en longues confidences échangées le temps d’un thé, d’un repas ou d’une nuit, ils pénètrent au cœur de l’Inde, dans toute sa diversité.
La route les conduit aussi bien chez le propriétaire d’une vaste exploitation de thé que dans le modeste logis d’ouvriers agricoles, dans un hameau d’intouchables cerné de dunes ou encore à l’abri d’un village où hindous et musulmans vivent en paix malgré les tensions qui agitent les villes voisines.
Il faut huit mois de marche au couple pour traverser les plaines du Tamil Nadu, gravir les Ghâts occidentaux du Kerala et longer la côte du Karnataka jusqu’à Goa. Amandine et Éric Chapuis s’enfoncent ensuite dans les terres du Maharastra, poursuivent dans le Gujarat, puis sur les terres arides du Rajasthan, et retrouvent enfin les rizières du Penjab pour finir par l’ascension de cols à 5 000 mètres d’altitude dans l’Himachal Pradesh. C’est là qu’ils s’arrêtent, de peur que leur aventure humaine se transforme en défi sportif.
Ces 4 400 kilomètres à pied leur ont offert plus de rencontres que leur jeune vie ne leur en avait proposée jusqu’alors. Cette marche leur a permis de mettre des visages derrière une population, souvent présentée d’un seul bloc, pourtant aussi diverse que nombreuse ! Ils ont aussi rencontré une multitude de divinités, observé la ferveur et la sagesse tout comme le scepticisme et la déraison, et, surtout, ils ont développé une foi en la nature humaine.

Né à Puteaux en 1975, Éric Chapuis passe la majeure partie de son enfance et de son adolescence à Antibes, avant de monter à Paris en 1996 pour ses études d’ingénieur dans le domaine de l’environnement, notamment le traitement des eaux. Il s’élance sur une voie toute tracée (ingénieur-travaux pour un groupe de traitement des eaux) mais regrette que ses activités professionnelles lui laissent peu de temps pour rêver et s’ouvrir aux autres.
Son mariage, et peut-être aussi l’envie de quitter un itinéraire balisé, le poussent à s’envoler en voyage de noces avec sa femme Amandine pour l’Inde, afin d’entreprendre une marche de huit mois et 4 400 kilomètres.

Née à Aix-en-Provence en 1980, Amandine Chapuis traverse la France pendant toute son enfance, pour passer les vacances estivales sur la côte nord-finistérienne. Cette migration familiale annuelle suffit à lui donner le goût pour les grands départs, le défilement des paysages et les voyages à contre-courant. Mais ce sont surtout ses études en géographie humaine (à Nanterre puis Paris IV-Sorbonne) qui attisent définitivement sa soif de connaissance et de compréhension.
Un premier voyage en licence, en 2003, lui permet de découvrir le Vietnam. Puis elle étudie durant trois mois les changements consécutifs à la fin de l’apartheid dans la vie des ouvriers et des propriétaires terriens sur trois exploitations viticoles de Stellenbosh, dans la région du Cap en Afrique du Sud. Dans le cadre de son DEA, elle arpente l’année suivante la région népalaise du Khumbu, accessible uniquement à pied : elle étudie l’impact du tourisme sur la population sherpa dans cette région de trekking située au pied de l’Everest.
De ces travaux de terrain, ayant donné lieu à des rapports avec soutenance, naît le désir de concilier voyage et témoignage par le biais de l’écriture et de la photographie. D’où l’envie de se tourner vers le reportage journalistique, tout d’abord en France, en collaborant au magazine Balades, et plus localement encore, en tant que correspondante de presse.
Son mariage avec Éric Chapuis en août 2005 lui offre l’occasion de fouler une nouvelle terre, en couple cette fois. En octobre, le voyage à pied qu’ils entreprennent en Inde les mène, en huit mois et sur 4 400 kilomètres de Kanniyâkumari – le cap Comorin, à la pointe sud du Tamil Nadu – à l’Himachal Pradesh – dans l’Himalaya. Sans l’avoir consciemment recherché, cette « marche de noces » prend finalement des allures de pèlerinage en terre sacrée.

lu 79 fois

Embarquées de Sophie Ladame et Isabelle Rosenzweig (Magellan & Cie-2009)

"croqueuse de bord"

Lire la suite

lu 137 fois

Un vent de liberté de Florence Arthaud (Arthaud-2009)



Ce livre est l’autobiographie de celle qui fut surnommée "la petite fiancée de l’Atlantique".
Née le 28 octobre 1957 à Boulogne-Billancourt, elle s’intéresse pourtant très tôt au milieu de la voile, un milieu dans lequel se faire une place lorsqu’on est une femme, fille d’éditeur et parisienne de surcroît n’a rien d’une évidence.
À 19 ans seulement, elle s’engage dans sa première traversée, mais c’est en 1990 qu’elle gagne ses galons et devient l’une des figures incontournables de la voile française. Elle améliore de deux heures le précédent record de traversée de l’Atlantique Nord en solitaire, record jusque-là détenu par Bruno Peyron, et remporte la mythique Route du Rhum à peine quelques mois plus tard, reliant Saint-Malo à Pointe-à-Pitre en seulement 14 jours, 10 heures et 10 minutes.
Elle a depuis participé à de nombreuses courses, et notamment la Transpacifique, remportée avec Bruno Peyron en 1997, mais aussi la Transat Lorient-Saint-Barth ou encore l’Odyssée Cannes-Istambul.
Navigatrice hors pair, Florence Arthaud est avant tout une femme de conviction qui met ses talents au service de causes qui comptent pour elle, se faisant tour à tour ambassadrice de la paix et de l’environnement. En 2006, elle participe à la Route Elissa, une course en Méditerranée, pour la paix et pour les femmes. L’année précédente, elle s’était déjà lancé dans une aventure similaire, traversant déjà cette mer pour porter des messages de paix en Israël-Palestine.
Navigatrice talentueuse et engagée, Florence Arthaud revient aujourd’hui avec Un vent de liberté, son autobiographie.
Elle projette de participer à la prochaine Route du Rhum (départ de Saint-Malo le 31 octobre 2010).

lu 315 fois

Un chemin à l'orée du ciel d'Olga et Arnaud de Turckheim (Actes Sud-2008)

Balade en Himalaya indien.....

Lire la suite

lu 67 fois

Algérie, "soyez les bienvenus" de Claire et Reno Marca (Aubanel-2008)



D’Alger au Sahara, en passant par les vieux ksour du Grand Erg Occidental, Ghardaïa fief de la culture Mozabite, Constantine avec les musiciens qui perpétuent la tradition du malouf, l’Oranie, les montagnes Kabyles ou encore à travers les somptueuses immensités sahariennes peuplées de Touaregs, Claire et Reno Marca nous font partager leurs découvertes au coeur d’un pays d’une rare beauté.
Mais plus qu’un voyage, ce récit illustré est avant tout une aventure intérieure et intimiste au cœur de l’Algérie d’aujourd’hui, fraternelle, chaleureuse et si hospitalière. Un livre témoignage fait d’une multitude de rencontres attachantes qui reflètent une richesse et une diversité culturelles loin des clichés et des plus sombres années du pays.
Claire et Reno ont voulu, avant tout, donner la parole aux algériens comme les anciens, derniers témoins de la période française, les femmes ou les jeunes qui incarnent l’espoir de lendemains meilleurs.
Enrichi de la participation de Maïssa Bey, écrivain algérienne, invitée de cet ouvrage, le livre offre un double regard sur le pays. Illustré de nombreux dessins et photographies, ce récit de quatre mois de voyage est un véritable reportage qui nous parle avec émotion de l’Algérie d’aujourd’hui.
Cet album confirme encore l'immense talent de ce couple attachant, artiste, voyageur et nomade dans l'âme, qui continue, par leurs écrits, dessins et photographies, de dresser, par petites touches, sinon un inventaire du Monde, du moins leur vision des pays qui le composent.

Respectivement auteur et illustrateur indépendants pour la presse de voyage et l'édition. Claire et Reno Marca ont fait de leur passion commune pour les livres et les horizons lointains un mode de vie. Leurs deux ouvrages précédents ont reçu de nombreux prix: "3 ans de voyage" a reçu une Mention spéciale à la Biennale du Carnet de voyage 2005, le Prix des 5 continents 2006, catégorie Beaux Livres, une Mention spéciale au Prix Amérigo Vespucci, au FIG 2006, et le Prix du Jury au FIDLAS 2007 et "Madagascar" a reçu le Grand Prix Michelin, à la Biennale du carnet de voyage de Clermont-Ferrand 2007.

lu 82 fois

Carnet Transcanadien, Toronto-Vancouver à bord du Canadien d'Olivier Barrot et Alain Bouldouyre (Actes Sud-2009)

Et si l'on prenait un train mythique?

Lire la suite

lu 77 fois

Affinités Extrêmes de Kenneth White (Albin Michel-2009)



Si Kenneth White sait traverser des territoires et habiter pleinement la terre, c’est aussi un aventurier de l’esprit qui évolue dans les espaces mentaux les plus exigeants, les plus rares – et les plus vivifiants.
Il évoque dans cet essai littéraire aussi passionné que poétique son rapport personnel à quelques écrivains de langue française qu’il estime être parmi les plus libres et les plus stimulants de cette fin de modernité : prosateurs hors des limites du roman, poètes qui dépassent la philosophie.
Kenneth White n'apprécie guère l'époque, qu'il juge plate, vulgaire, pesamment consensuelle. Comment lutter contre cette "médiocratie" généralisée ? Pour l'écrivain, le témoin de son temps, la tentation serait de se réfugier dans le mépris ou l'indifférence. Mais cette attitude hautaine ne saurait convenir à un homme aussi vivant, réfléchi, aussi habité par les choses de l'esprit.
Où trouver des modèles de révolte, de liberté intellectuelle, des exemples d'insoumission à la petitesse et à la trivialité contemporaine ?
Kenneth White s'avise qu'ils existent, tout près de lui, dans sa mémoire, sa bibliothèque, son expérience de lecteur passionné et de poète explorateur des "extrêmes". Ils se nomment Cioran, Delteil, Saint John Perse, Rimbaud, Segalen, Michaux, Céline, Breton.
En apparence, rien ne rapproche ce nihiliste, cet extravagant, cet anarchiste géographe, ce voleur de feu, ce surréaliste, cet imprécateur mais ils ont tous en commun d'avoir tenté d'atteindre les limites d'eux-mêmes et du monde, d'avoir entrepris leur voyage personnel au bout de la nuit. White ne se sent bien qu'en compagnie de ces extrémistes de l'art, de la société, de l'espace intérieur.
Loin de tout dogmatisme, étranger aux modes intellectuelles de ce siècle débutant, cet essai littéraire se présente comme un manifeste libertaire, un guide d'indépendance d'esprit destiné au grand nombre de ceux qui résistent à la sinistre pensée unique de notre temps.

Poète, écrivain, essayiste, Kenneth White, d’origine écossaise, à choisi la France depuis longtemps. Son oeuvre immense et multiple écrite à la fois en anglais (poèmes, récits) et en français (essais) lui vaut d’être considéré dans le monde comme un des plus grands auteurs contemporains. Il a publié chez Albin Michel Le Visage du vent d’est, Le Rôdeur des confins, La Maison des marées et Le Héros effarouché.

lu 98 fois

De l'aventure au voyage intérieur de Karen Guillorel (Presses de la Renaissance-2009)

de Paris à Jérusalem à pied et à vélo....

Lire la suite

lu 82 fois

La légende de la géographie de Gilles Lapouge (Albin Michel-2009) et La maison des lettres, conversations avec Christophe Mercier (Phébus-2009)



"La carte nous conte un récit féerique, une fable ou un mythe, un graal ou une odyssée. Même sur l'écran G.P.S, c'est dans des terres de légende que la carte nous invite à entrer." écrit Gilles Lapouge.
L’histoire de l’homme est inséparable de la planète qu’il habite, des mers, des continents et des climats. Loin d’être une science exacte ou même une discipline, la géographie est avant tout de l’Histoire, et aussi du rêve, de l’imagination, de l’utopie, de l’imagination, de la fable, de la mythologie, de la tromperie, du vagabondage, de la philosophie, du roman, avec un peu de géologie et de mathématiques.
De Ptolémée et d’Hérodote à Vidal de la Blache et à Google Earth qui survole le toit de nos maisons, Gilles Lapouge raconte la prodigieuse aventure de la géographie, au gré des millénaires et des civilisations. La géographie, une passion qui sous-tend une grande partie de son oeuvre.
Lui-même vagabond endurci et écolier buissonnier amoureux de cartes et d’estampes, il s’est très tôt passionné pour ces savants, voyageurs navigateurs et autres traceurs de frontières parce que justement, ils ne savaient ce qu’ils cherchaient, ni où ils allaient, mélangeant routes et vents, et se perdant dans leurs songes.
Un essai éblouissant d’intelligence, de culture et surtout de non-conformisme dans la pensée et la manière de l’exprimer.

Dans les entretiens avec Christophe Mercier, Gilles Lapouge se dévoile véritablement, pour la première fois, parle de son enfance en Algérie, de sa famille tant aimée, de ses amitiés. Il raconte Paris après la guerre, le Brésil des années cinquante, la presse, la télévision et la radio. Il évoque chacun de ses livres.
Il explique sa façon de voyager, et pourquoi il ne se considère pas comme un voyageur tel que le sont ses amis du festival de Saint-Malo. Et, surtout, il parle de ce qui a été la passion de toute son existence – d’où le titre "La maison des lettres" : la littérature, consacrant de longs passages à ses grandes admirations : Stendhal, Rimbaud, Dickens, Knut Hamsun ou Jean Giono.

Gilles Lapouge est né à Dignes et a passé son enfance en Algérie, à Dellys puis Oran.
Après une licence d’histoire géographie obtenue en France, il est de retour en Algérie où il travaille comme journaliste. En 1950, il part pour le Brésil et devient grand reporter pour O Estado de Sao Paulo. Gilles Lapouge, qui "n’aime ni les pays chauds, ni les palmiers, ni les plages" restera leur correspondant pour l’Europe durant plus de quarante ans.
De retour en France il collabore au Monde, au Figaro littéraire et à Combat aux côtés d’Albert Camus. Dans les années 60, il fait la connaissance de Nicolas Bouvier et publie son premier roman.
En 1975 il crée “Apostrophes” avec Bernard Pivot.
Un peu par hasard, il découvre l’Inde (remplaçant au pied levé Jacques Lacarrière, grippé) et la Finlande. Et choisit de visiter l’Islande, en plein hiver, sans vraiment parler anglais... et encore moins islandais.
À vrai dire, il y a chez Gilles Lapouge comme une fatalité dans le voyage, une envie de se laisser porter par les flux du monde, d’accueillir la surprise et l’inattendu avec bienveillance et malice.
Écrivain, journaliste, producteur à France Culture de l’émission "En étrange pays" et pilier historique du festival Étonnants Voyageurs de Saint-Malo, Gilles Lapouge est un flâneur au style inimitable qui envisage le voyage comme un égarement, un passage dans une autre dimension.
Auteur de nombreux romans et recueils de nouvelles, il se passionne pour les sujets et thèmes les plus divers. Il vient de recevoir le Prix de la Société des gens de lettres pour l’ensemble de son oeuvre.
L’encre du Voyageur a été récompensé du Prix Femina Essai en 2007. Ce livre nous conviait à une flânerie planétaire rappelant que, dans un monde qui court sans savoir où, on ne perd jamais son temps à perdre du temps.
lu 153 fois

Horizon Dakota, en canoé sur la rivière sacrée de Philippe Sauve (Presses de la Renaissance-2009)

Au coeur des terres indiennes de l'Ouest Américain

Lire la suite

lu 89 fois

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 >