Maasaï, légendes de Tanzanie d'Éric Fayet (Ed.Un, deux…quatre-2007)
Par Alain et Christine Londner, samedi 5 juillet 2008 à 15:41.
La première partie du livre rassemble vingt-deux contes, illustrés par les peintures au couteau de l’artiste tanzanien Herman Msole, qui se réfèrent à des mythes fondateurs, des règles d’organisation sociale ou des questionnements plus universels.
La seconde partie allie photographies et textes. Elle relate l’existence d’un Maasaï de sa jeunesse à sa mort. Elle insiste sur les différents rites qui lui ont permis ou lui permettront d’accéder à une classe d’âge supérieure.
En 2005, Éric Fayet a eu la chance d’être le seul étranger invité à y participer, appareil photo en main.
Maasaï. Légendes de Tanzanie traduit dans sa construction ce passage de l’imaginaire à la réalité. Les contes, de tradition orale, ont été collectés en maa et en kiswahili dans les villages maasaï du nord de la Tanzanie, enregistrés, traduits, puis adaptés à l’écrit en français et en anglais.
Journaliste, chroniqueur d’art, auteur, Éric Fayet vit à Clermont-Ferrand. Auparavant, il a travaillé deux ans en Tanzanie où il séjourne régulièrement pour réaliser les interviews et reportages photographiques nécessaires à la conception et la rédaction d’ouvrages sur ce pays.
En 2005, il avait déjà publié, Contes et légendes maasaï. Hadithi za kimasai, en partenariat avec l’Ambassade de France et l’Alliance Française d’Arusha. Ce recueil de 14 contes, bilingue français-swahili, fut distribué gracieusement dans les écoles. Une manière pour l’auteur d’exprimer sa dette aux enfants de Tanzanie, son pays d’adoption.
Herman Msole est Tanzanien. Il habite Dar es-salaam. Avec son frère aîné, il fut le premier artiste de ce pays à peindre au couteau. Même s’il aborde parfois des sujets telles la puissance des règnes animal et végétal ou l’atrocité de la guerre, la vie quotidienne des peuples reste son thème privilégié. À la demande de l’auteur, il a réalisé cinquante-deux tableaux, magnifiques, pour illustrer Maasaï. Légendes de Tanzanie. L’objectif de l’ouvrage est aussi de promouvoir les qualités de cet artiste.
Divertir, préserver une mémoire, inviter à la découverte, sensibiliser à une situation, actualiser une perception souvent erronée… Voilà déjà bien des objectifs pour un ouvrage qui demeure l’un des rares, sinon le seul, recueils de légendes maasaï en anglais ou en français.
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